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Termes Le Château

MOYEN AGE EPOQUE MODERNE [1]

À la suite de diverses campagnes d’analyses architecturales et de sondages, la fouille archéologique programmée sur le château de Termes s’attache à identifier la phase initiale de la fortification seigneuriale.

Après une identification de vestiges en élévation et de la topographie de la forteresse seigneuriale sur la partie occidentale du noyau castral en 2005, une fouille extensive a débuté en 2006 à l’emplacement de la chapelle castrale et de l’espace situé au sud de celle-ci. Leur étude a été poursuivie dans le cadre d’une opération triennale débutée en 2007 et qui s’est poursuivie en 2008.

L’exploration de l’emprise de la chapelle a été terminée cette année. L’organisation des vestiges est maintenant bien reconnue. Ils sont notamment représentés par une phase initiale d’installation qui se singularise par la présence d’épaisses couches de mortier, sans doute à mettre en relation avec un important chantier de construction (peut-être à l’origine du château). Les niveaux d’occupation qui lui sont associés ont livré un lot de mobilier spécifique et maintenant bien daté des Xe et XIe siècles. Les niveaux postérieurs ont, dans ce secteur, été arasés lors de l’aménagement de la chapelle castrale vers la fin du XIIIe siècle.

Sur le côté sud, le dégagement exhaustif d’un grand bâtiment rectangulaire, sur lequel est venu prendre appui l’ensemble des constructions périphériques, a été poursuivi et est presque terminé. Une érosion importante de son comblement est consécutive à l’effondrement de son mur occidental, du côté de la pente du relief. Ici aussi seuls les niveaux d’occupation primitifs ont été préservés. La fouille extensive a mis en évidence les couches contemporaines de son édification, dans le courant du Xe siècle, et d’une occupation de la première moitié du XIe siècle, datations obtenues par des analyses radiocarbones, qui convergent avec quelques pièces de mobiliers caractéristiques (éperon, céramiques, monnaie).

Les céramiques recueillies sur les deux secteurs, bien que très fragmentées, révèlent un faciès bien identifiable qui comprend des productions glaçurées très caractéristiques. Celles-ci constituent pour cette période une originalité qui n’avait jusqu’à présent pas été constatée dans la région.

Une citerne située au sud du second bâtiment a enfin été entièrement dégagée dans la perspective d’une consolidation des vestiges. Le niveau inférieur de son comblement a livré un lot intéressant de mobilier de la dernière phase d’occupation du site (milieu XVIIe s.), dont une grande quantité de petits creusets liés à une activité artisanale déjà reconnue dans la chapelle, mais dont la finalité reste à identifier.

Enfin, les travaux d’aménagement du site mené par la municipalité donnent lieu, de façon simultanée à la fouille programmée, à un suivi archéologique qui s’attache essentiellement à compléter, par des relevés de détail, la connaissance des parties architecturales du monument.

Jean-Paul CAZES
C.C.S. Patrimoine, UMR 5608 TRACES, Toulouse

Notes

[1] Notice extraite du Bilan Scientifique 2008 du Service Régional d’Archéologie de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Languedoc-Roussillon

  
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