Accueil du site > L’Aude et le Monde. > Bilans scientifiques du SRA (DRAC) > Bilan 2008 du SRA > Système portuaire narbonnais

Système portuaire narbonnais

Projet collectif de recherche

ANTIQUITE

Le système portuaire narbonnais entre Méditerranée et Atlantique : du IIe siècle AV. J.-C. au Bas Empire.

 [1]

Ce projet collectif de recherche commencé en 2005 s’est poursuivi en 2008 par les opérations suivantes :
- l’intégration au S.I.G. des nouvelles données archéologiques et géophysiques,
- des prospections géophysiques terrestres à Tintaine et dans le secteur de Mandirac et du Castelou réalisées par l’ UMR 6250 LIENSs (Université de la Rochelle),
- une prospection géophysique terrestre réalisée par le BRGM à Port-la Nautique,
- des sondages au Castelou afin de valider les données de la détection géophysique.

Ces recherches ont été financées par le Conseil Régional et la DRAC de Languedoc-Roussillon et par le DRASSM.

Evolution du SIG La constitution d’un Système d’Information Géographique dédié au projet collectif de recherche sur le système portuaire narbonnais dans l’Antiquité répond à la nécessité de disposer d’outils communs capables d’enregistrer et de traiter les informations les plus diverses. L’outil retenu pour satisfaire à ces objectifs est un logiciel SIG, en l’occurrence ArcView dans sa version 9.2, mis à disposition par l’UMR 5140 (archéologie des sociétés méditerranéennes). L’année 2008 a permis l’intégration de nombreuses données de sondages terrestres ou subaquatiques, archéologiques et géophysiques. Elle a également permis de poursuivre la collecte de nombreuses cartes anciennes et d’intégrer des informations archéologiques comme les centuriations de la Narbonnaise.

En 2008 deux nouvelles couches d’information sont venus compléter les données archéologiques : les cadastres antiques de la Narbonnaise d’une part et le tracé de la voie Domitienne d’autre part. Le tracé de la voie Domitienne a été sommairement reporté d’après les cartes éditées dans l’ouvrage collectif sur les voies romaines du Rhône à l’Ebre publié en 1997 sous la direction de G. Castellvi, J. –P. Comps, J. Kotarba et A. Pezin (Castellvi et al. 1997). Les cadastrations antiques ont été intégrées au SIG sous la forme de grilles, correspondant aux paramètres donnés par Antoine Perez dans son ouvrage sur les cadastres antiques en narbonnaise occidentale publié en 1995 (Perez 1995).

Ensuite, ont été intégrés une dizaine de sondages subaquatiques effectués par l’équipe ANTEAS dans les années 90 ainsi que trois autres réalisés en 2007. Nous avons également pu cette année relever des points qui nous ont été mentionnés par les plongeurs de l’équipe de Bouscaras et qui correspondent à autant de traces de lests, de lignes de points durs dans l’étang ou de concentration de tessons divers en bordure de ce dernier. Ce travail d’intégration de données ponctuelles, anciennes ou nouvellement acquises, devra être poursuivi avec pour objectif d’établir une cartographie fine des vestiges liés à des activités portuaires.

Les données du sous-sol sont regroupées dans un dossier spécifique qui comporte aussi les informations géomorphologiques. Il s’agit des campagnes de prospections géophysiques terrestres et subaquatiques réalisées dans le cadre de ce PCR ou antérieurement. Les résultats d’une campagne magnétométrique, effectuée en 2002 dans l’étang de Mateilles, ont pu être récupérés auprès de Max Guy, sous la forme d’images de synthèse, comme cela a été le cas pour les autres prospections. Les prospections géophysiques au sondeur paramétrique de sédiments, menées dans le cadre du PCR par MM Hanz Günter Martin et Klaus Storch en 2006 et en 2007 ont permis l’intégration au sein du SIG d’une série d’images de synthèse, environ cinq par secteur, qui figurent en composition colorée la résistivité du sol à différentes profondeurs et selon différentes méthodes. Les prospections terrestres réalisées en 2007 sur le secteur du petit Castélou par l’équipe de l’université de la Rochelle sont intégrées au SIG, là encore, sous la forme d’images de synthèse, une pour chaque secteur.

Le dossier « sous sol » comprend de plus un dossier « géomorphologie » qui a vocation à recueillir les données issues de sondages et d’analyses géomorphologiques. Un premier travail de dépouillement des sondages anciens a pu être effectué. Ces sondages anciens proviennent de la Banque du Sous Sol du BRGM qui recense les informations de forage à l’échelle nationale. L’intégration au SIG de ces points de sondages et leur confrontation avec les contours de la carte géologique nous ont permis d’opérer un tri et de ne retenir que ceux qui pouvaient comporter une information pertinente. Ainsi la description géologique de 18 sondages, dans un espace allant du sud de l’autoroute A9 à l’étang au sud et limité par le massif de la Clape à l’est, a été récupérée auprès du BRGM.

La constitution de ce SIG a été fortement orientée vers le recueil et l’intégration de documents cartographiques anciens afin de percevoir l’évolution paléogéographique de cet espace pour les périodes historiques. Ces travaux nous permettent aujourd’hui d’avoir une vision de cette évolution pour les quatre derniers siècles mais également et surtout de proposer une collection de cartes anciennes depuis le début du XVIIIème siècle jusqu’à nos jours qui, sans prétendre à l’exhaustivité, tend tout de même vers celle-ci. Plusieurs cartes très intéressantes, datant du début du XVIIIème siècle, ont ainsi été collectées, comme par exemple la très belle carte levée par Lhuillier et Villaret en 1719 et qui montre « le littoral depuis le château de Salces jusqu’à la hauteur de Narbonne ». Cette carte présente une topographie en cours de formation, mise en évidence par un superbe traitement des couleurs, qui rend compte des processus à l’oeuvre dans l’évolution de ce milieu (cf. fi gure 1). Enfin deux autres cartes, une du Canal du Midi et une de la côte du Languedoc, respectivement de 1724 et du début XVIIIe siècle, ont été obtenues auprès des archives de VNF (Voies Navigables de France).

L’année 2008 a également permis l’acquisition des planches du cadastre napoléonien auprès des archives départementales de l’Aude, pour l’ensemble des communes contiguës à l’étang (Narbonne, Bages, Peyriac, Sigean, Port la Nouvelle et Gruissan) : soit 172 planches dont seulement seize ont pu être géoréférencées à ce jour sur le secteur du Castelou. Auprès de M. de Marmiesse, propriétaire du domaine de Montfort, à l’est de la Nautique, nous avons récupéré un plan daté de 1924 et qui fait le relevé de l’ancien étang du cercle. Il y mentionne un ancien port de mer ainsi que les bornes qui le délimitaient. Selon lui, cet étang n’aurait été asséché qu’au début du XVIIIe siècle, ce qui semble confirmer par l’examen des cartes anciennes. Enfin nous avons également numérisé des cartes provenant du fond du Musée Languedocien (société archéologique de Montpellier) présidé par M. Laurent Deguara qui conserve, pour ce qui est de la cartographie, les très belles planches des cartes de diocèse commandées à la Société royale des sciences par les Etats généraux du Languedoc vers 1746-1750.

Les résultats que nous avons pu observer, sur l’évolution de ce milieu depuis le début du XVIIIe siècle, témoignent de l’extrême rapidité des phénomènes de colmatage. La déconnexion des sept étangs encore identifiés au début du XIXe siècle, à Gruissan, s’est effectuée entre la fi n du XIXe siècle et la fin du XXe siècle, ce qui a mis fin à de nombreuses possibilités de navigation. En effet, la connexion de tous ces étangs offraient un accès maritime à la ville via l’étang du Capitoul. Dans le secteur du Castélou, les cartes du début du XVIIIe siècle que nous avons pu consulter nous permettent de dresser un état des lieux à cette période. L’anse de Montfort est bien attestée ainsi que l’île, dénommée alors île de Mandirac. Le golfe de Tournebelle est plus étendu vers le nord, mais semble être déjà en voie de colmatage au début de ce siècle. L’étang du Capitoul apparaît remonter plus au nord que ce que nous avions pu constater auparavant, dépassant la ville de Narbonne. L’étang du Cercle est en eau sur les cartes de cette période qui figurent également des canaux le reliant à l’étang de Bages-Sigean, probablement destinés à l’assécher. La question de la connexion de cet étang avec celui de Bages-Sigean via l’anse de Montfort est essentielle car elle permettrait d’envisager un possible accès maritime au pied de la ville.

Les prospections géophysiques terrestres L’objectif des prospections géophysiques menées en 2008 était de localiser d’éventuelles structures portuaires antiques dans la paléo-baie de Tintaine- Mateille. En effet, d’une part de nombreuses épaves antiques ont été retrouvées à proximité de cette zone, et d’autre part, le fond de cette paléo-baie est marqué par une construction assurément gallo-romaine dont des parties portent encore un revêtement de tuileau. Afin de répondre à l’objectif, des prospections électromagnétiques ont été réalisées pour déterminer les zones les plus favorables à l’implantation des structures recherchées. Environ 8 ha ont été cartographiés avec la méthode électromagnétique sur le site de Tintaine- Mateille. Ensuite ces zones ont été cartographiées par des méthodes de prospection électrique permettant d’obtenir une résolution supérieure et de connaître la profondeur des structures.

Les prospections électromagnétiques réalisées dans le secteur nord n’ont révélé aucune structure enfouie à proximité de la construction antique visible en fond de baie. Les résultats des prospections électromagnétiques du secteur sud sont beaucoup plus informatifs. L’avancée maximale du trait de côte a pu être repérée approximativement ; des investigations complémentaires pourraient être envisagées de part et d’autre de cette limite pour rechercher d’anciennes structures portuaires. Une prospection électrique a été réalisée sur deux zones recoupant cette limite. Au final, les prospections révèlent des structures anthropiques a priori antique, compte tenu du matériel archéologique observé à la surface du sol (amphores et dolia en grande quantité). Ces structures ont été localisées de part et d’autre de l’avancée rocheuse constituant la limite sud de la paléo-baie. Au nord, les structures repérées n’apparaissent pas nettement mais c’est plutôt la structuration de l’image qui indique l’anthropisation. Au sud-est, les structures sont mieux marquées et associées à une grande quantité de matériel archéologique. Cependant, les contours flous de la plupart des anomalies laissent supposer une forte érosion des vestiges. Ceux-ci, bien que localisés à proximité immédiate du paléo- littoral, ne peuvent être rattachés à une quelconque activité portuaire par les seuls résultats de la prospection géophysique. Seule une fouille semblerait pouvoir lever cette interrogation.

JPEG - 105.8 ko
Pour agrandir, cliquez sur l’image
Projet collectif de recherche
Système portuaire narbonnais
Carte levée par Lhuillier et Villaret en 1719 _« le littoral depuis le château de Salces jusqu’à la hauteur de Narbonne »

Des compléments d’investigation électromagnétique, environ 1,35 ha, ont également été réalisés sur le site de Mandirac, à l’ouest d’une parcelle prospectée en 2007. L’objectif de ces investigations complémentaires était de cartographier la continuité des structures repérées précédemment. Les hypothèses émises en 2007 suite aux premières investigations géophysiques semblent se confirmer. Il semblerait que les prospections mettent en évidence au moins deux vastes bassins parallèles entourés de structures maçonnées.

Par ailleurs, cette étude géophysique se révèle particulièrement riche d’un point de vue méthodologique : le couplage de la prospection électromagnétique à large maille et haute résolution et de la prospection électrique s’est à nouveau révélé efficace. Il permet de tirer au mieux partie de la rapidité de l’exploration à l’EM31 et de la finesse des résultats acquis avec le RM15. L’EM38 s’avère être un compromis entre ces deux instruments particulièrement performant surtout sur les zones très conductrices.

A Port la Nautique où est actuellement situé le seul quai antique documenté, une reconnaissance géophysique a été conduite par le BRGM afin de détecter et de localiser d’éventuelles structures complémentaires. Les méthodes radar et de tomographie électrique selon le procédé Ohmmapper ont été mises en oeuvre. Comme on pouvait s’y attendre, la pénétration du géoradar s’est révélée insuffisante dans cet environnement de lagune soumis aux invasions salées.

Les tomographies électriques réalisées sur cinq profils parallèles au droit de la zone intéressante mettent en évidence, dans la partie S du quai moderne, des anomalies résistantes qui par analogie avec les résultats d’un profil d’étalonnage réalisé au droit des vestiges connus peuvent être associées à des vestiges de fondation. Ces anomalies sont situées toutefois en limite d’investigation de la tomographie ce qui ne permet pas de préciser leur extension vers le sud et leur géométrie exacte. Une reconnaissance à la pelle mécanique permettrait dans un premier temps de préciser la nature exacte des structures responsables de ces anomalies.

Cette étude montre que le paramètre résistivité est pertinent pour traduire en image les vestiges recherchés. Le sondage TEM (Transient ElectroMagnetism en anglais) est une méthode électromagnétique également basée sur le paramètre résistivité qui permettrait, grâce à une meilleure focalisation, de reconnaître la partie S du quai où la tomographie Ohmmapper est aveugle.

Les sondages au Castelou et Mandirac L’intervention archéologique a été réalisée dans une zone entièrement couverte par les prospections géophysiques conduites l’année précédente c’est-à-dire dans la partie sud correspondant aux parcelles KL23, 24, 25, 27, 28 et 29. Neuf tranchées ont été réalisées et cinq se sont révélées positives. L’enregistrement des données stratigraphiques et céramologiques a été réalisé avec le logiciel Syslat. Les sondages réguliers ont permis de mettre en évidence une voie nord/sud, parallèle à la route actuelle et correspondant aux anomalies observées en photographie aériennes et par les prospections géophysiques (anomalies D1 et D2). La voie, qui mesurait 12,5 m de large vers le Nord, s’élargit vers le sud : dans la tranchée 9, on la suit en largeur sur plus de 17 m. Nous n’avons pas pu la délimiter car elle s’enfonce clairement vers l’étang à l’ouest. Dans la tranchée 9, sa pente est proche de 4% et elle dépasse les 4% dans la tranchée 7, la plus au Sud.

À l’extrémité nord de la zone sondée, la voie antique est extrêmement abîmée par les labours. Le renforcement en pierres sur le côté Ouest a été en partie conservé, ce qui permet de la délimiter et surtout de confirmer qu’elle tourne nettement à cet endroit. Elle est ensuite parfaitement conservée dans la tranchée 2 et extrêmement usée à partir de la tranchée 3. Elle subit très clairement des débordements de l’étang vers le sud (tranchées 7 et 9), peut être des apports de tempête déposant du sable et des débris. Un phénomène d’érosion est aussi marqué. Cette voie présente pour particularité d’avoir été construite dans un milieu contraignant. Dans la zone nord, elle prend appui sur des niveaux assez stables. En revanche dans sa partie Sud, elle est construite sur des niveaux sableux.

Le premier niveau de voie, assez épais, est composé de galets de petites dimensions, 3 cm de diamètre en moyenne. Dans un second état, les galets sont en général plus grands, atteignant parfois 5/6 cm. Ces galets proviennent des affleurements de la terrasse du Quatourze, visibles dans la rupture de pente surplombant Port-la-Nautique. Un niveau sablo-limoneux d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur recouvre complètement le premier niveau de voie. Cette couche argilo sableuse, ocre à gris clair, est compacte avec quelques inclusions de couleur rouille. Elle a emprisonné des tessons de grandes dimensions mais également des tessons roulés. La présence de fragments de sigillées sud-gauloises Drag.37 permet de proposer une datation postérieure à 70 ap. J.-C. Cette date est importante car elle correspond à l’abandon du site de Port-la-Nautique où des activités portuaires sont reconnues depuis la fin du Ier s. av. J.-C. Ce niveau ne semble pas correspondre à un remblai de rehaussement mais à un important événement naturel. Un autre événement naturel mais ayant drainé moins de matériaux est matérialisé par une faible épaisseur de sédiments qui recouvre la seconde voie. Alors que le premier recouvrement est uniforme (une vingtaine de centimètres), ce dernier événement semble lié à un apport de sédiments venant du sud-ouest.

JPEG - 60.3 ko
Pour agrandir, cliquez sur l’image
Structure en pierre non liée au mortier interprétée comme la base d’une machine à élévation d’eau

.

Enfin, il faut signaler la découverte d’une structure en pierre non liée au mortier. Cette structure longue de 5,6 m pour une largeur de 2,4 m est apparue dès les premiers centimètres. Elle a été construite avec des pierres calcaires peu ou pas équarries de modules variables. Les dimensions du canal interne dans la partie la plus large sont de 3,20 sur 0,60 m. Ce canal se prolonge à son extrémité orientale par un conduit plus étroit (0,30 m sur une longueur d’1,40 m environ dans la partie interne). L’ensemble se déverse vers le Nord où plusieurs pieux en bois ont été mis au jour. Cet élargissement de la structure pourrait être le support d’un bassin de réception d’eau. Selon Sophie Coadic qui a étudiée cette structure dans le cadre de sa thèse, le plan est clairement comparable aux systèmes hydrauliques connus : l’espace quadrangulaire allongé permet l’installation de la roue alors que les pieux latéraux servent à soutenir une gouttière. Si la structure mise au jour au Castélou était antique, ce qui nous paraît le plus probable compte tenu de son orientation dans le parcellaire et des données archéologiques, elle constituerait un témoignage exceptionnel.

Les sondages au Castélou permettent de mieux définir les limites antiques du rivage. Ils mettent en évidence au moins une phase de comblement importante marquant deux états de la voie dont le rôle est bien entendu primordial : elle fait clairement le lien entre Narbonne et la zone des étangs. Le premier état peut être contemporain de La Nautique tandis que le second lui succède. Par ailleurs, les fouilles permettent de décrire un étang peu ouvert comme le soulignent les auteurs antiques qui évoquent un paysage littoral peu différent de l’actuel. La question de l’emplacement d’une zone portuaire reste ouverte mais se restreint géographiquement. La présence vers le Sud d’une plage recouverte de nombreux tessons montre que nous nous rapprochons peut-être d’une zone de transbordement. La datation du mobilier couvre toute l’Antiquité. Les éléments les plus anciens sont illustrés par des fragments de campanienne A et d’amphores italiques. Les amphores africaines sont aussi bien représentées et témoignent d’une fréquentation de la partie sud durant le bas Empire. Dans la tranchée 9, de nombreux fragments d’amphores gauloises permettent de combler un vide chronologique dans la zone de redistribution de ces containeurs. En effet, aucune amphore à fond plat narbonnaise n’est attestée à Port-la-Nautique.

Les sondages terrestres en 2008 permettent d’éliminer l’hypothèse d’un passage de l’Aude dans le secteur du Castélou. Les anomalies autrefois considérées comme des quais suite aux observations anciennes correspondent en définitive à une voie antique. Cette voie est importante pour la compréhension de l’organisation portuaire car elle traverse les marécages pour rejoindre une zone de contact entre les étangs vers le Sud. Le géoréférencement des cartes anciennes a d’ailleurs démontré que cette langue de terre n’avait pas de raison d’être si ce n’est qu’elle correspond à la voie antique.

Pour l’équipe du PCR
J.M. BALTHASSAT (BRGM),
Julien CAVERO,
Marie-Pierre JEZEGOU,
Hans Günter MARTIN,
Vivien MATHE,
Corinne SANCHEZ.

Notes

[1] Notice extraite du Bilan Scientifique 2008 du Service Régional d’Archéologie de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Languedoc-Roussillon

  
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0