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Les anciens châteaux seigneuriaux du département de l’Aude

Les communes dont le nom commence par V

Par Charles Boyer

VALMIGÈRE

Il n’y a jamais eu de château seigneurial dans ce village.

VENDÉMIES

Il n’y a pas de château seigneurial dans ce village. Nicolas Pavillon évêque d’Alet était seigneur de Vendémies. Le hameau d’Arce possédait un château seigneurial cité par Sabarthès [1] en 1324. On parle dans les archives de 1666 d’une tour en ruine. Sur un terrain voisin du hameau on remarque les ruines du vieux château d’Arce qui fut pris par les Croisés en 1211. Les seigneurs d’Arce jouèrent un rôle assez important parmi les nobles du comté de Rhedez ou du Razès. Ils étaient souvent en rébellion contre leur souverain.

VENTENAC-CABARDÈS

Le château seigneurial dominant la plaine est une vaste construction bien conservée. Il a été restauré avec goût par M. Sambucy de Sorgue qui en était propriétaire.

Le donjon rectangulaire intact est orné au deuxième étage d’une magnifique fenêtre gothique, géminée, dont le chapiteau du meneau est orné de têtes aux angles. Il mesure : 6,60 mètres de longueur et 5,10 mètres de largeur et 0,70 mètre d’épaisseur de mur pour une hauteur de 19,20 mètres. Une porte gothique s’ouvre au bas. Cette construction appartient au XIVe siècle. Ce château a servi, à l’époque des seigneurs bénédictins, de maison conventuelle. Elle abritait huit religieux. Le village de Ventenac apparaît dès le Xe siècle parmi les propriétés du monastère Saint-Jean de Mallast (Montolieu). La seigneurie de ce village n’a pas cessé d’appartenir aux Bénédictins de Montolieu jusqu’à la confiscation générale en 1791. L’abbé de Montolieu était seigneur en toute justice.

VENTENAC-en-MINERVOIS

Le château seigneurial de Ventenac est cité par Sabarthès [2] en 1165. L’ancien château a disparu et sur son emplacement a été construit un château moderne. Ventenac fut donné à Fredol archevêque de Narbonne par une charte du roi Charles le Chauve en 856.

Il fut pris au XIIIe siècle par Simon de Montfort sur Arnoud, archevêque de Narbonne. L’archevêque de Narbonne a conservé la seigneurie de Ventenac et toute justice jusqu’à la Révolution.

VÉRAZA

Le château seigneurial de Véraza est cité par Sabarthès [3] en 1283. Il ne reste aucun vestige de cet ancien château. L’évêque d’Alet Nicolas Pavillon était seigneur de Véraza, Saint-Salvaire et la Valette, fermes de Véraza.

VERDUN-LAURAGAIS

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [4] en 1152. Le château de Verdun appartenait à cette date au seigneur de Saissac, il en fit hommage à Raimond Trencavel. Il ne reste aucun vestige de ce château.

VERZEILLE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [5] en 1119. C’était un château-fort qui appartenait aux comtes de Carcassonne. Les ruines de ce château qui s’élevait aux alentours de la place se voyaient encore, en 1789. Actuellement, il ne reste qu’un pan de mur formant l’angle d’une maison au N-E de la place. L’abbaye de Lagrasse posséda la terre et la seigneurie de Verzeille de 1215 jusqu’en 1790.

VIGNEVIEILLE

Le château seigneurial existait sans doute au XIIe siècle. Actuellement, il reste une grande partie du donjon dont la base forme passage couvert faisant communiquer une partie du village avec la place publique. Le château et la seigneurie étaient possédés par Bernard de Boubonne, lorsque Simon de Montfort s’en empara. Celui-ci donna ce village à Alain de Rossi seigneur de Termes à titre de fief de l’abbaye de Lagrasse. La seigneurie passa ensuite à la famille Mage du XIVe au XVIIIe siècle.
Le hameau de Durfort se trouve entre Vignevieille et Saint-Martin-des-Puits, c’était autrefois une communauté distincte. Son château seigneurial fut au XIIe siècle, le berceau d’une famille longtemps puissante en Languedoc.

Le premier seigneur est mentionné en 1093, Bertrand fils de Foulques. En 1212, Guillaume, qui avait pris le parti des vicomtes de Carcassonne contre Simon de Montfort, eut tous ses biens confisqués. Ils lui furent rendus en 1218. La famille de Durfort conserva cette terre jusqu’à la Révolution. Les ruines du château sont encore importantes. Si nous les parcourons dit le Dr. Courrent [6], nous trouvons à l’Est une salle voûtée qui fut le corps de garde. De là en allant vers l’Ouest, on traverse un couloir éclairé par des baies en plein cintre. La vue plonge jusqu’au fond du ravin. Sur les pentes, se trouvent les vestiges de solides murailles limitant une série de terrasses jusqu’à l’Orbieu.

À l’extrémité du couloir, véritable chemin de ronde, on voit une échauguette bien conservée. En continuant la marche autour du manoir on trouve des constructions écroulées qui circonscrivent de grandes salles.

Au-dessus de la salle de garde se trouve la chapelle d’architecture romane. Les murailles sont moins épaisses sur la face méridionale qui surplombe le torrent. On trouve des traces de salles voûtées dans la partie la plus basse.

VILLALIER

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [7] en 1369. Ce château fut donné par Simon de Montfort avec la terre de Villalier aux évêques de Carcassonne. Ceux-ci firent de ce domaine leur maison de campagne. De ce château fort ancien il ne reste que quelques vestiges. Il a été modifié plusieurs fois depuis le XVIIe siècle, seules les caves solidement voûtées sont anciennes. Au commencement du XVIIe siècle, l’évêque Christophe de l’Estang fit construire un élégant château à l’ouest et attenant à l’ancien château-fort. De grands embellissements furent apportés, en 1680 par Mgr. de Grignan tant au nouveau qu’à l’ancien château qui furent réunis par un escalier monumental en pierre.

Cette magnifique résidence comprenait : maison de concierge, maison de jardinier, moulin à eau à deux meules, écuries, remises et vaste parc clos consistant en labyrinthe, viviers, prairies, fruitiers, potagers, vignes, pigeonnier, rigoles et canaux, etc. Un pont en pierre aboutissant à un large perron était jeté sur le canal principal bordé de balustrades en pierre. Une partie de cette balustrade se trouve au jardin de la préfecture de Carcassonne. Le château seigneurial construit par Mgr. De L’Estang fut confisqué par la Nation et vendu en 1790. Il fut démoli en 1797. Les matériaux furent employés à la construction d’une auberge en face le Canal du Midi. Plusieurs maisons de Villalier ont conservé et réemployé des vestiges de cette belle construction seigneuriale.

VILLANIÈRE

Le château seigneurial est cité en 1360 [8]. Actuellement partagé entre plusieurs propriétaires, il a subi de nombreuses modifications et ne présente aucun intérêt archéologique. L’histoire ne fait pas mention de seigneur particulier pendant la période de la Croisade des Albigeois au milieu du XIIIe siècle. Le Roi était seigneur de ce lieu en toute justice.
L’histoire de Toulouse de Raynal nous dit qu’en 1718, noble Antoine de Ferluc capitoul de Toulouse était seigneur de Villanière. Après lui, Louis Ambroise de Ferluc fut seigneur de Villanière en 1768. Après sa mort en août 1793, la terre fut aliénée par parcelles.

VILLARDEBELLE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [9] en 1344. Il ne reste aucun vestige de ce château.

VILLAR-en-VAL

Le château seigneurial de Villar-en-Val est cité par Sabarthès [10] en 1272. Il a été complètement transformé. C’est actuellement une vaste construction située dans le haut du village, de forme rectangulaire portant à l’angle Nord-Ouest, une petite échauguette construite en briques et supportée par des consoles en pierre, au moyen de petites arcatures en brique.

Cette petite construction, appelée le cachot, paraît avoir été refaite à une époque récente, car le reste de la construction est en pierre bien appareillée. On voit sur la face Sud de grandes fenêtres à meneaux , ainsi que sur la face nord. La porte en plein cintre parait remonter seulement au XVe ou XVIe siècle d’après l’architecture de ces deux montants. À l’intérieur de cette construction sont de vastes salles voûtées qui paraissent anciennes. Ce château a été classé comme monument historique en 1973.
Ce château dépendait primitivement du vicomte de Carcassonne. Après la Croisade des Albigeois il passa sous l’autorité royale qui y plaça des seigneurs particuliers. La famille de Marescot de la Cité de Carcassonne en posséda la seigneurie au XVIIIe siècle, et la garda jusqu’à la Révolution.

VILLARDONNEL

Le curé de Villardonnel écrivait en 1759 : « Il y a des vestiges d’un ancien fort et tour qui depuis deux ans ont été rasés et démolis ». Il en existait encore quelques vestiges ainsi que des fossés qui entouraient la ville, vers 1860. Le presbytère occupe l’emplacement du château seigneurial qui succéda au fort du Moyen-Âge, on y voit encore une tour. Primitivement Villardonnel appartenait à l’abbaye de Montolieu. Cette seigneurie fut inféodée à des seigneurs voisins. Il ne semble pas y avoir eu de seigneur particulier jusqu’en 1725, époque où la maison de Voisins qui la possédait la vendit au seigneur de Canecaude qui a son tour la vendit à Antoine Mahul de Villardonnel en 1786 qui fut le dernier seigneur.

Le village de Canecaude qui n’est plus qu’une métairie de la commune de Villardonnel avait un château seigneurial qui n’était pas très ancien. Il sert de logement au métayer. La porte d’entrée porte gravée dans la pierre la date de 1582 avec un blason fruste.
Le domaine rural de Capservy était autrefois un hameau. Dans la cour de la ferme on voit une porte en tiers-point avec chanfrein surmonté d’un reste de mâchicoulis. Au-dessus est une fenêtre du XIVe siècle très simple.

La porte franchie on pénètre dans une salle où l’on voit deux autres portes semblables, dont l’une est murée. Dans une pièce à côté est une porte en anse de panier, avec chanfrein du XVIe siècle, c’est l’ancien château.

VILLAR-SAINT-ANSELME

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [11] en 1319. L’ancien château a été transformé en une confortable habitation moderne. Devant la porte se trouvent deux piliers supportant des chapiteaux de l’ancien château. Ce château subit de forts dégâts lors des guerres religieuses du XVIe siècle.

VILLARZEL-CABARDÈS

Les châteaux de Villarzel et Villarlong sont signalés dans une transaction de 1260. Le sénéchal de Carcassonne donne ces châteaux à Jordain de Cabaret. Primitivement les seigneurs de Villarzel-Cabardès l’étaient aussi de Villarlong, hameau qui forme jusqu’en 1790, une paroisse annexe. Il ne reste aucun de ces châteaux.

VILLARZEL-du-RAZÈS

Le château seigneurial de Villarzel est bien conservé. Il est construit en briques posées à plat et est flanqué de trois tours posées aux angles.

Primitivement il y en avait quatre. On remarque quelques motifs de sculpture aux deux façades. On accède au château après avoir traversé un petit jardin. À l’intérieur se trouve un bel escalier tournant en pierre surmonté d’un dôme. La cuisine et les appartements sont de vastes pièces. La chambre du seigneur présente porte et cheminée ornées de jolis motifs en plâtre.
Le château et la terre de Villarzel-du-Razès furent donnés, en 1212 par Simon de Montfort à Philippe Golloinh. Cette possession fut longtemps disputée par Guillaume Petri de Villarzel et sa sœur Gaillarde de Fanjeaux, comme faisant partie de l’héritage de Pierre Bernard leur oncle et de Guillaume Petri leur père. Une transaction fut passée, en 1263 par la médiation de Raymond Trencavel vicomte de Carcassonne.

VILLASAVARY

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [12] en 1207. Ce château existait au centre du village au lieu dit le Capitoul. On peut encore voir quelques traces. Ce bourg d’abord uni à la couronne, en 1271, fit partie comme cette région du comté de Lauragais, en 1477 et retourne sous la dépendance directe du Roi, en 1609.
Besplas ancienne ferme-école était autrefois une communauté avec son château seigneurial cité par Sabarthès [13] en 1307. Il n’en reste aucune trace. Il y a actuellement un château moderne.

VILLAUTOU

La commune de Villautou est formée de deux hameaux et de plusieurs domaines agricoles au XIVe siècle, ils formaient une baronnie possédée par Thibaud de Lévis. Il n’existe aucune trace de château seigneurial et il est probable qu’il n’y en a jamais eu. Les archives n’en signalent pas.

VILLEBAZY

Le château seigneurial était bâti sur un piton rocheux. Il ne reste de cette construction qu’un pan de mur. D’après Mahul ce château aurait appartenu à Roger 1er dit le Vieux (an 1000 environ). Cros-Mayrevieille le pense plus ancien. Mgr. De Grignan évêque de Carcassonne, en qualité d’abbé de Saint-Hilaire, était seigneur de Villebazy. Primitivement Villebazy appartenait aux comtes de Carcassonne. La terre et la seigneurie fut ensuite possédée par l’abbaye de Saint-Hilaire en 1034 jusqu’en 1748.

VILLEDAIGNE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [14] en 1165. Il y a peu d’années Villedaigne faisait partie de Raissac-d’Aude. Il en a été séparé en 1893. Il ne reste aucune trace de l’ancien château cité par Sabarthès.

VILLEDUBERT

Il ne reste plus aucune trace du château-fort qui, selon la tradition, s’élevait sur l’emplacement du réservoir actuel, au lieu dit la Tour. Il semble qu’au XIIIe siècle, la seigneurie appartenait déjà à l’évêché de Carcassonne. L’évêché conserva ces terres jusqu’à la Révolution.

VILLEFLOURE

La seigneurie de Villefloure était divisée primitivement entre dix familles nobles. Ce n’est qu’au XVIIe siècle que la seigneurie fut presque entièrement aux mains du sieur de Cavanac.
Un fief du territoire de Villefloure, Gougounet avait pour seigneur en 1300 Guillaume-Pierre de Saint-Félix chevalier. Un château seigneurial cité par Sabarthès [15] en 1348 existait dans ce fief. Il n’en reste aucune trace.

VILLEFORT

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [16] en 1152. Les ruines sont connues sous le nom de le Castelas. Elles se trouvent sur la colline dominant le village au Sud-Est. Il ne reste qu’un petit pan de mur d’une hauteur d’environ 4 mètres. À côté se trouvent des vestiges des constructions de l’ancien village. C’est après la démolition du château que fut construit sur les bords de la rivière, le Blau, le village actuel.
Sabarthès [17] cite dans les environs Montgascon, une tour reste d’un ancien château ruiné (1594).

VILLEGAILHENC

Le village était entouré de murs et d’un fossé ? Vers le milieu du XVIIIe siècle, on acheva de détruire quelques tours de l’ancien château-fort et l’on combla les fossés de l’enceinte pour en former la place et des promenades. On trouve encore les traces des quatre tours d’angle du château. Ce château existait encore, en 1741 et avait été acheté en même temps que les terres de la seigneurie par M. de Pennautier qui fut probablement le dernier seigneur engagiste de ce lieu. Voici quelques vestiges anciens provenant sans doute du château seigneurial. La maison du boulanger possède une échauguette d’angle. La maison voisine, le presbytère, a sa porte surmontée des restes d’une bretèche avec mâchicoulis. Restes de bretèche également, sur la porte du jardin. Cette porte s’ouvre au bas d’une tour polygonale renfermant un escalier à vis, en pierre. Une grande pièce du bas est voûtée d’ogives en pierre soutenant une voûte en briques. Dans cette pièce se trouve une grande cheminée avec four, c’est sans doute une cuisine du XVe siècle. La propriété de la seigneurie appartenait au Roi, tandis que la jouissance était divisée entre plusieurs engagistes dont l’importance n’était pas prépondérante. La terre était tombée dans le domaine de la couronne après la guerre des Albigeois, confisquée aux trois seigneurs qui la possédaient et qui étaient accusés d’hérésie.

VILLEGLY

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [18] en 1309. Cet ancien château cité par un document était du XIIIe ou du XIVe siècle. Il était placé à l’entrée du village, il en reste quelques traces. En 1970, Louis d’Alauziès a publié, à l’occasion du Congrès de la Fédération du Languedoc de 1968, une intéressante étude sur cet édifice. Voici ce qu’il dit : "La partie Sud du château a été reconstruite sur de nouveaux plans, par le général d’Ouvrier entre 1871 et 1886. Mais la partie Nord est antérieure dans ses grandes masses.

Avant sa modification, le château occupait, sans les tours, un rectangle irrégulier d’environ 30 mètres sur 26 et comprenait deux bâtiments principaux orientés, réunis en leur milieu par un escalier et au Midi, par un bâtiment étroit de 4,50 mètres hors d’œuvre. Il y avait deux cours, une au Nord de 13 sur 14,50 mètres, entourée de bâtiments sur trois côtés et une cour intérieure de 7 sur 13 mètres. Probablement le château avait été jadis flanqué par quatre petites tours en encorbellement de 3,50 mètres de diamètre, mais celle de l’angle Sud-Est qui menaçait ruine avait été démolie en 1810, dit Mahul dans son cartulaire. L’escalier subsiste.
Des constructions antérieures au milieu du XVIe siècle, il ne doit rester que des pans de murs. L’escalier ne peut être antérieur à 1550. A signaler les vestiges suivants : Une grande porte en arc brisé, moulurée, d’un type toujours en usage qui pourrait être du XVe siècle ; elle se trouve maintenant du côté Ouest du couloir qui descend de la cour au parc. Avant 1871 elle était dans le mur Est de la cour intérieure, presque en face de son emplacement actuel. Une belle cheminée en pierre, dans la pièce à gauche en entrant dans la cour, le linteau mouluré repose sur deux colonnes ; le bas est abîmé. La cheminée de la cuisine. Le vieux pont à dos d’âne à deux arches et à deux pentes inégales qui se trouve dans le parc.
"
La seigneurie de Villegly d’abord possédée par l’abbaye de Caunes, puis par les vicomtes de Minerve, passa en 1200 sous l’autorité royale. Elle appartenait, en 1308 à la maison Gaubert de Durban, en 1357 à la maison de Merle ou Marli, en 1408 à la maison de Danty et par alliance en 1754 à la maison d’Ouvrier de Bruniquel de Villegly. Cette famille donna les derniers seigneurs de Villegly.

VILLELONGUE

Le château fort construit, sur le roc, défendait l’angle Nord-Ouest. On voit les restes des mâchicoulis, du donjon et du pont-levis, une belle porte ogivale, une large terrasse d’où l’on jouit d’une belle vue.

On remarque aussi les traces des escaliers du perron. Une cave voûtée creusée dans le roc sous l’entrée du château. À côté on voit une ancienne porte et des parties de murs fortifiés. En 1110, Bernard Aton vicomte de Carcassonne possédait cette seigneurie qu’il tenait en fief de l’abbaye de Lagrasse.

VILLEMAGNE

L’ancien château seigneurial s’élève au Sud-Ouest, à l’entrée du village ; sa construction remonte au XIIIe siècle. Il est transformé au XVIIe siècle. Le château fut mis en vente à la révolution comme propriété nationale et sa démolition fut commencée, puis abandonnée. Devenu demeure particulière, il a été complètement modernisé et, ce qui reste d’ancien est insignifiant.

Ce lieu semble avoir dépendu de Toulouse jusqu’à la Croisade Albigeoise. Il passa probablement après sous l’autorité royale.

VILLEMOUSTAUSSOU

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [19] en 1262. Ce château ancien cité par Sabarthès au XIIIe siècle a été complètement transformé à la fin du XIVe siècle.

Actuellement, le seul vestige important est une haute tour de plan rectangulaire, sorte de donjon dont la base percée est une porte fortifiée qui donnait accès à une cour intérieure. Les quatre étages de cette tour ont été transformés en logement moderne. Le sommet paraît avoir été tronqué. Les murs de cette tour sont d’une épaisseur et d’une structure remarquable.
Le château a eu des seigneurs et des coseigneurs. La maison Don de Cépian possédait le fief depuis le XIVe siècle. Le dernier seigneur a été M. de Beynaguet de Pennautier.

VILLENEUVE-la-COMPTAL

Le château seigneurial se trouve sur la hauteur à l’Est du chœur de l’église, dont il est séparé par une rue. Il est à l’état de ruines qui continuent à se démolir chaque jour. Il paraît remonter au XIIe ou au XIIIe siècle, mais a été construit probablement en grande partie au XIVe siècle.

On y remarque un reste de porte en plein cintre, donnant sur une terrasse où on accède par un ancien escalier partant de la cour d’entrée, et une belle tour d’angle à base carrée, sorte de donjon, dont la hauteur a sûrement été diminuée, lorsqu’on a modernisé la construction. Le village fut fondé probablement au IXe siècle par les comtes de Toulouse et on l’appela « Villa nova de terra capulata ». Il fut placé d’abord sous l’autorité des moines d’Alet puis possession de seigneurs particuliers à partir du XIIIe siècle jusqu’à la Révolution.

VILLENEUVE-les-CORBIÈRES

Cette commune date seulement du 15 décembre 1892. Elle faisait partie avant de la commune de Cascastel. Un château Castrum de Villanova est signalé par Sabarthès [20] en 1272 sur son territoire. Il n’en existe aucune trace.

VILLENEUVE-LÈS-MONTRÉAL

Le château de modeste proportion et apparence est un édifice qui ne paraît pas remonter plus loin que le XVIe siècle. Il semble avoir été transformé à plusieurs époques.

Des tours massives de plan carré flanquent les angles de la façade. À l’intérieur on remarque dans une grande salle, une cheminée ornée de sculptures assez curieuses. Ce village hérétique pendant la guerre des Albigeois passa dans le domaine de la couronne après la guerre. Les seigneurs particuliers prêtaient serment de fidélité au Roi. Le dernier seigneur en 1789 fut noble Guillaume d’Abadie ancien capitoul de Toulouse.

VILLENEUVE-MINERVOIS

L’ancien château a été transformé en confortable habitation par M. le commandant Capxir.

Il présente encore une belle et imposante masse quadrangulaire, avec ses courtines crénelées, et est flanqué à l’angle Nord-Est d’une grande et forte tour solidement bâtie en moellons taillés, garnie de meurtrières. Elle a été restaurée par M. Vassas, architecte. Elle renferme une cuve de vin. Dans l’intérieur du château il y a une autre tour octogonale de la Renaissance renfermant un escalier en spirale, en pierre, qui dessert tous les étages. La porte d’entrée de l’escalier, murée, est encadrée de fines moulures et surmontée d’un blason effrité. Il y a aussi des traces d’une ancienne chapelle ; il en reste une vieille fenêtre. La grande porte d’entrée du château, en plein cintre, est visible au Sud, derrière le cœur de l’église. Au-dessus de la porte, s’ouvre une fenêtre gothique géminée finement sculptée. Le village appartenait dès le XIIIe siècle au chapitre cathédral de Carcassonne d’où la dénomination vulgaire de Villeneuve-les Chanoines.

VILLEPINTE

Les archives ne signalent aucun château seigneurial. Les moines de Sorèze parurent dans ce village dès son origine et en devinrent seigneurs en 816. Ils y restèrent croyons-nous jusqu’au début du XIVe siècle époque où l’église s’unit à la collégiale de Castelnaudary.

VILLEROUGE-TERMENÈS

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [21] en 1110. Le village était chef-lieu d’une baronnie qui appartenait à l’archevêque de Narbonne qui en était seigneur.

Le château du XIe et du XIIe siècle, flanqué de quatre tours est une vaste construction solidement bâtie et assez bien conservée. Il a servi de prison d’État du temps où le Roussillon appartenait à l’Espagne. On remarque au Nord une belle porte avec mâchicoulis. Un blason portant les armes de Bernard de Fargis archevêque de Narbonne de 1311 à 1345 se trouve sur le portail ogival précédant cette porte.

Les deux tours du couchant sont moins importantes que les deux autres. Ces tours joignent les angles d’une enceinte crénelée de 120 mètres de développement. La tour du nord est datée de 1030. La grande tour sud-est est la mieux conservée, elle mesure 9,70 mètres de diamètre. Elle possède de belles salles voûtées superposées reliées par un escalier hélicoïdal logé dans l’épaisseur des murs. La tour du sud-ouest est également intéressante par sa coupole du premier étage, renforcée par six arcs diagonaux qui reposent sur des corbeaux sculptés de feuillages ou de têtes humaines.

VILLESÈQUE-des-CORBIÈRES

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [22] en 1271. Il n’en reste que quelques pans de mur. À la ferme de Gléon, il existait un château seigneurial cité par Sabarthès [23] en 1280. On en a fait une confortable maison bourgeoise.

VILLESÈQUELANDE

Le château seigneurial se trouvait à l’ouest de l’église dans un quadrilatère fortifié de soixante mètres de côté. La cour d’honneur du château est devenue la place du village. Après la guerre des Albigeois, la seigneurie du village appartient au Roi. Le roi aliéna une partie de la seigneurie à la communauté et une autre partie fut donnée en engagement à divers seigneurs successifs. Le dernier seigneur, en 1789, fut Guillaume Escarguel négociant à Castelnaudary.

VILLESISCLE

Un acte de vente cité par le chanoine Andrieu [24] signale le château de Villesiscle en 1547. C’est le seul renseignement que nous ayons sur l’existence d’un château seigneurial dans ce village au XVIe siècle et le nom de son seigneur Bertrand de Baud.

VILLESPY

Le château seigneurial a été construit dans la première moitié du XIVe siècle par Guillaume de Cardaillac évêque de Saint-Papoul. Il n’offre que quelques vestiges ancien, deux fenêtres géminées, des traces d’une porte charretière et un ancien puits dans un jardin à côté. La construction primitive a été complètement transformée. En 1738, on pouvait voir encore la chapelle. Il fut saccagé pendant les guerres religieuses de la fin du XVIe siècle. Les évêques possédaient à Villespy le château avec ses barbacanes, un four, la maison de la Guilhote ou tour prisonnière, le bois de la Batut, le bois des potences, une grange, des jardins, etc. L’évêque avait droit de toute justice, mais en paréage avec le Roi.

Villesplas, hameau de Villespy était autrefois une communauté. Le Roi y avait la haute justice dans le consulat de Villesplas. Au XVIe siècle la maison de Baure y possédait un château appelé La Bastide de Carlipa en 1674 et Labastide de Villesplas en 1773. Ce château fut acquis au XVIIIe siècle par Louis de Lordat de Bram.

Il appartenait à cette famille pendant la Révolution. La propriétaire ayant émigré, il fut vendu comme bien national et acheté par M. Denille maire de Bram. Ce château moderne existe toujours.

VILLETRITOULS

En face du village, au-delà de la rivière l’Alsou, existe une vieille masure de tour, située au nord de la rivière et du village. C’est tout ce qui reste de l’ancien château signalé par Sabarthès [25] en 1361. La seigneurie de ce village, tenue au XIIe siècle de l’abbaye de Lagrasse par les comtes de Carcassonne, suivit le sort de la baronnie de la Val-de-Dagne dont elle était membre. En 1775, cette seigneurie fut possédée par la maison de Nègre, qui l’avait encore, en 1839, après la Révolution.

VINASSAN

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [26] en 1271. L’ancien château situé sur la place du village a été transformé et divisé en habitations particulières. Il existe encore le grand escalier en pierre et quelques autres vestiges anciens.
Des ruines intéressantes d’un vieux château féodal et de sa chapelle, perchés sur un mamelon dépendant du domaine de Marmorières, existent encore. Ce château est signalé par Sabarthès [27] en 1167.

Notes

[1] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 10.

[2] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 462.

[3] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 462.

[4] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 462.

[5] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 463.

[6] COURRENT, Bulletin SESA. T XXI, 1910

[7] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 468.

[8] Vic Vaissette Histoire générale de Languedoc

[9] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 469.

[10] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 469.

[11] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 470.

[12] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 471.

[13] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 32.

[14] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 473.

[15] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 168.

[16] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 474.

[17] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 249.

[18] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 475.

[19] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 476.

[20] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 477.

[21] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 479.

[22] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 480.

[23] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 166.

[24] ANDRIEU. (J.P.) Histoire de Bram

[25] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 481.

[26] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 481.

[27] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 227.

  
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