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Les anciens châteaux seigneuriaux du département de l’Aude

Communes dont le nom commence par M

Par Charles Boyer

MAGRIE

Ce village est une ancienne commanderie du Temple puis de l’Ordre de Malte d’abord indépendante puis membre de la commanderie de Douzens. Les commandeurs en ont été les seigneurs jusqu’à la Révolution. Le château seigneurial bâti sur le roc complétait la défense de la ville entourée d’une enceinte. Il en formait l’angle Nord-Ouest. Quoique transformé en confortable habitation particulière le château offre des détails intéressants.

On y trouve : cour avec galeries, ancien puits creusé dans le roc, jolie fenêtre à meneau sculptée sur la façade de l’Est, vestiges d’anciennes chapelles. Les anciennes terres seigneuriales et le terrain communal sont délimités par des bornes où est gravée la croix de Malte.

MAILHAC

L’église et le château seigneurial sont cités par Sabarthès [1] en 1119. Le château-fort entourait la placette. Il appartenait au XIIIe siècle aux vicomtes de Narbonne. Il a été transformé en habitations particulières. Plus rien n’indique son ancienne existence. Dans une rue près du lieu où était l’ancien château se trouve une ancienne demeure avec deux portes en plein cintre. Celle de droite a un écusson. Cette maison est indiquée comme étant une ancienne demeure seigneuriale.

MAISONS

L’ancien château seigneurial dont il ne reste plus trace était situé à 500 mètres au couchant du village, au lieu dit « Les Castels ». L’abbaye de Lagrasse a possédé la seigneurie de Maisons de 1118 à 1215. À cette époque elle fut adjugée à Alain de Roci seigneur de Termes. Les seigneurs se succédèrent jusqu’à la Révolution. Une vieille maison avec porte en plein cintre datée de 1653 a peut-être servi de demeure seigneuriale.
Montrouch sur le territoire de Maisons seigneurie et château était une imposante forteresse, aujourd’hui démolie.

MALRAS

Un château seigneurial est cité par Sabarthès [2] en 1518. Transformé en habitations particulières, il existe encore. On y voit le grand escalier en pierre et de grands appartements. Sur le mur extérieur soutenu par de puissants contreforts, traces de mâchicoulis. Aucun escalier au bas du mur conduisant à l’ancienne cave du château encore appelé : « Le Tinal ». L’ancien parc du château est situé au N-E de l’école ; on y voit encore le vieux pigeonnier qui communiquait avec le château par un souterrain d’une longueur d’environ 40 mètres.

MALVES-en-MINERVOIS

Le château seigneurial a été construit à la fin du XVe siècle par Pierre de Bélissens. Il n’y a pas de trace d’une construction antérieure. Le château est flanqué de quatre grosses tours rondes, plus une tourelle à encorbellement à l’angle Nord-Est dominant le parc.

Il est bien conservé et actuellement (1975) habité. On y voit une chambre avec alcôve que l’on appelle la chambre du Roi, parce qu’elle fut habitée pendant quatre jours par Charles VIII, en 1493 ou 1494. On croit que c’est en allant faire la conquête de Naples que le Roi s’y arrêta. Des peintures assez curieuses de cette époque y sont conservées. Le château possède dans une salle du rez-de-chaussée une belle cheminée Renaissance en bois sculpté qui a été classée.

MALVIÈS

Un château seigneurial est signalé, en 1215 par Sabarthès [3]. Il n’a pas laissé de vestiges. À l’entrée du village se trouve une belle résidence précédée d’un grand parc. Ce serait l’ancien château seigneurial, ancien fief de la famille d’Aubergeon.

MARQUEIN

En 1464, Rogier de Roquefort, dans le dénombrement de ses biens, signale une maison forte qui se trouvait sur l’emplacement du château actuel ; il signale aussi le pigeonnier, reposant sur quatre piliers isolés qui existe toujours. Dauphine de Montbrun veuve de Jean de Roquefort, seigneur de Montbrun a remplacé, en 1539, le château primitif par une belle construction rectangulaire flanquée d’une tour ronde à chaque angle. Solidement bâti en moellons taillés, le château est à la fois forteresse et habitation d’agrément. Il mesure côté Sud-Nord , 27,50 mètres ; côté Est-Ouest 18,50 mètres. L’épaisseur moyenne des murs est de 1,40 mètre. Construit en prévision des guerres fréquentes à cette époque, on a disposé des meurtrières de façon à parer à toutes attaques. La porte d’entrée portait les armes de Roquefort-Marquein, elles ont été martelées à la Révolution.

Cette porte est précédée d’un perron moderne. L’édifice n’a qu’un rez-de-chaussée et un premier étage. Au-dessus sont les combles couverts d’une toiture en bois, à quatre pentes rapides, couverte de tuiles plates. Cette charpente est remarquable par d’ingénieux assemblages de ses multiples bois. Les deux tours de la façade d’entrée ont des toitures semblables ; les autres tours sont crénelées. Toutes les fenêtres sont à meneaux semblables, mais celles du premier étage sont encadrées dans des demi-colonnes rondes. La restauration a été faite d’une façon parfaite. Le style général de cette habitation du XVIe siècle n’a pas été déformé. Entouré de prairies, de bosquets et de grands arbres, placé sur une petite éminence, le château n’est séparé du village que par l’étroite vallée du Gardijol [4].

MARSA

Sur un rocher surplombant la rivière, il ne reste que des ruines informes du château féodal de Castelport, qui fut détruit, en 1496, par les Espagnols. On voit encore à Marsa la maison seigneuriale dont il ne reste des quatre tourelles que celle du Nord-Est et la porte d’entrée en plein cintre. L’ancien pigeonnier seigneurial existe encore sur l’avenue de Joucou.

MARSEILLETTE

L’ancien village construit sur le roc, au lieu-dit Le Fort était entouré de murs avec un château au centre. De profonds fossés le protégeaient. La porte principale, dont les montants sont formés par le roc, existe toujours.

C’est une porte en plein cintre avec mâchicoulis. Sa largeur est de 2,30 mètres. En ce moment la porte est surélevée, car on a creusé le roc. La rue passe beaucoup plus bas qu’au Moyen Âge. Il ne reste aucune trace du château. La tour actuelle de l’horloge, ancienne tour du télégraphe aérien, se trouverait sur l’emplacement du château.

LES MARTYS

Cette commune distraite, en 1791 de la commune de Miraval-Cabardès unie ensuite à la commune de Laprade, fut érigée en commune distincte le 7 mars 1817. Elle est formée d’une collection de hameaux épars. Il n’y a pas de château seigneurial sur son territoire.

MAS-CABARDÈS

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [5] en 1319. Il était construit sur un rocher élevé et était formé de deux étages. On y voyait avant 1789, une chapelle dans le bas, des logements considérables et des prisons. Le tout était entouré de murailles et de tours remontant au XIVe siècle. On y accédait par un pont-levis. En 1791, il fut vendu à des spéculateurs qui le démolirent pour vendre les matériaux.

MAS-des-COURS

Il existe un ancien château seigneurial en ruine en bordure du village. Le chemin montant qui y conduit aboutit à une porte d’entrée, dont l’arc est démoli. Il donne accès à plusieurs pièces en ruine et à un escalier dans le même état, avec balustrades de la fin du XVIe siècle ou du XVIIIe

Au fond est une grande cour de 19,20 mètres sur 16 mètres au-delà de laquelle se trouve une sorte de bastion bien appareillé. Les murs sont faits avec des pierres régulières du côté de la rivière où ils apparaissent plus anciens. L’épaisseur des murs varie de 0,50 mètre à 1,20 et 1,50 mètre. Certaines parties sont en pierres sèches, d’autres avec un mortier où il y a moitié terre. La longueur totale est de 50 mètres environ et la largeur de 16 mètres. Il semble y avoir des traces d’un édifice plus ancien qui a précédé sur le même plan la construction actuelle.

MAS-SAINTES-PUELLES

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [6] en 1327. Il n’a laissé aucune trace.

MASSAC

Il n’y a pas de trace du château seigneurial dont on parle au XIVe siècle. Il se trouvait sûrement à côté de l’église où d’ailleurs était édifié le village primitif dont on voit encore quelques vestiges. Près du hameau de Gédelhias se trouvent les ruines d’un ancien château, appelé Casteillas.

MAYREVILLE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [7] en 1311. Il se trouvait près de l’église citée à la même époque. Il en reste des vestiges. Au N-O de la place, une maison d’habitation appelée le château serait la dernière demeure seigneuriale ayant remplacé l’ancien château du Moyen-Âge.

MAYRONNES

Il restait une maison seigneuriale au XVIe siècle. Il en resterait encore des vestiges.

MAZEROLLES-du-RAZÈS

Le vieux village appelé encore le Fort, construit sur le roc dominé par le château seigneurial et l’église était entouré d’un mur. On y pénétrait par une porte unique au S-O. Le château seigneurial est transformé. Il appartenait autrefois à une famille Nicoleau qui possédait aussi toutes les maisons comprises dans le Fort.

MAZUBY

Ce lieu avait pour seigneur au XIVe siècle l’abbé de Cuxa (Pyrénées-Orientales). Il n’y a jamais eu de château seigneurial à Mazuby.

MÉRIAL

L’ancienne demeure seigneuriale se trouvait au milieu du village. Elle sert de logement à l’administration forestière. On y remarque une haute tour d’angle.

La seigneurie de Gébets, localité antérieure disparue et plus tard Mérial possédés jusqu’au XIIIe siècle par des seigneurs particuliers, passa, en 1275, aux archevêques de Narbonne qui en conservèrent la propriété jusqu’à la Révolution.

MÉZERVILLE

Le château démantelé, mais bien conservé s’élève sur le point culminant à l’Est du village.

C’est une vaste construction carrée. La face N-E est flanquée de deux tourelles. Celle du milieu renferme l’escalier tournant en pierre ; on y voit une large fenêtre avec banc pour le guet, transformée plus tard pour le tir à l’arquebuse. L’autre tourelle défendait l’angle Ouest ; le bas en cul-de-basse-fosse servait de prison. Un mâchicoulis est placé au-dessus de la porte d’entrée qui se trouve sur la façade Sud où se voient des fenêtres à meneaux.
Un élégant balcon Renaissance orne l’angle sud-ouest. Ce balcon communique avec le grand escalier du premier étage. Une petite tourelle, en forme d’échauguette, orne l’angle Nord-Est. Dans l’intérieur sont des salles spacieuses avec cheminées monumentales. On y voit une belle porte en plein cintre et une grande fenêtre dans la cuisine, avec barres lancéolées en fer forgé. Le portail d’entrée au mur d’enceinte est défendu par des meurtrières. On dit qu’un souterrain s’ouvre dans le château et se dirige vers Sainte-Camelle.

MIRAVAL-CABARDÈS

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [8] en 1270. Il ne reste que quelques pans de murs de ce château construit sur un rocher et séparé de l’église par la route. On y monte par un escalier creusé dans le rocher.

MIREPEISSET

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [9] en 1271. Il reste de ce château une vieille tour ronde surplombant la rivière la Cesse et dominant la partie Nord du village

MIREVAL-LAURAGAIS

Il reste des vestiges importants de fortifications, dont deux portes, mais il n’y a aucune trace d’un château seigneurial.

MISSÈGRE

Un important château-fort appelé le Castellas s’élevait sur un pic dominant le village du côté du levant. On y voit encore quelques traces des murs de l’enceinte.
Au lieu-dit : Moncournié se trouvait un ancien château-fort ayant appartenu à Olivier de Termes puis à la baronnie d’Arques. Il est cité par Sabarthès [10] en 1200. C’est aujourd’hui une bergerie.

MOLANDIER

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [11] en 1142. Il n’en reste aucune trace.

MOLIÈRES

Ce village, qui semble remonter au XIIe siècle, à appartenu à la commanderie de Douzens, Molières n’a jamais eu de château seigneurial.

MOLLEVILLE

Le château seigneurial actuel a été construit au XVIIIe siècle, sur l’emplacement de celui du XIIIe siècle. Il forme un parallélogramme flanqué de quatre tours carrées.

On voit à côté le vieux pigeonnier seigneurial. Au-dessus de la porte d’entrée de la cour, en plein cintre et sculpté un magnifique écusson portant les armes de Molleville, surmonté d’un casque empanaché : « d’or à un cerf de gueule chargé d’un olivier de sinople et un chef d’azur chargé d’une étoile d’argent, accosté de deux coquilles d’or ». Ces armes sont aussi gravées sur l’ancienne porte d’entrée en plein cintre, murée, visible dans l’angle de la façade Ouest. Un mâchicoulis en haut de la façade Ouest donnant sur la cour protégeait la porte. Dans l’intérieur on remarque un bel escalier en pierre avec rampe en bois de chêne et barreaux sculptés. Au premier étage est une belle cheminée de 2,60 mètres de largeur en pierre blanche avec guirlandes de fruits en nœud de rubans Louis XVI. Nous devons noter encore dans cette habitation de vastes salles et des caves voûtées en pierre du XIIIe siècle.

MONTAURIOL

Au Nord et sur le point culminant du village se trouvent l’ancien château seigneurial et l’église. Le château des anciens seigneurs de Montauriol est une vaste et confortable résidence précédée d’un jardin, d’un parc et entourée d’arbres séculaires. Deux tourelles carrées démantelées flanquent les angles de l’Est et du Sud. D’anciennes fenêtres grillées donnent sur l’église. Du côté Nord-Ouest le château était naturellement défendu par une pente rapide. Des fossés aujourd’hui comblés protégeaient les autres faces.

MONTAZELS

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [12] en 1319. D’après Fédié [13], le château serait l’ancien couvent que Bernard Aton nouveau maître de ce lieu fit transformer en manoir fortifié. Malgré divers changements et restaurations, on remarque à l’un des angles des vestiges d’une poivrière. La façade du château est longée du côté du levant par une terrasse d’où l’on a une vue magnifique.

MONTBRUN

Dans le haut du village, se trouvent les restes du château seigneurial, construction en forme de rectangle d’un âge indéterminé, dont il ne reste que le bas des murs. Il est cité par Sabarthès [14] en 1351. Il est antérieur à cette date.

MONTCLAR

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [15] en 1265. Il n’a laissé aucune trace. À la tête de cette terre furent cependant des seigneurs et des coseigneurs qui se la partagèrent.

MONTFERRAND

Le château seigneurial de Montferrand est cité par Sabarthès [16] en 1213. Des ruines existent encore à côté des vestiges des fortifications du village du côté Sud qui sont postérieures (XVe siècle).
A la ferme de Lassale sur le territoire de la commune, il reste les ruines d’un château. On voit encore une tour ronde à murs très épais percés d’une canonnière le datant du XVe ou XVIe siècle. Une autre tour d’angle est englobée dans les nouvelles constructions de la ferme. Cette tour possède un escalier en spirale. Dans les restes du château on voit encore sur une partie très ancienne de la façade, une porte Renaissance très simple.

MONTFORT

D’après Sabarthès [17] en 1594 « il y avait un château ruiné et seize maisons ou cabanes de bois ». On remarque dit Fédié [18] une ancienne demeure seigneuriale remaniée et reconstruite, il y a environ 200 ans (environ vers 1700) a perdu son caractère primitif. La fondation de Montfort est due à un important château fort (Castrum de Montfortis) qui s’élevait au-dessus du village sur la montagne dominant la vallée au lieu-dit : Le roc d’al Casteillas. Il fut détruit en 1496, lors de la guerre avec l’Espagne. Il reste quelques traces de murs. Le manoir seigneurial construit après la destruction du château se trouve au centre du village. Il sert de mairie et d’école.

MONTGAILLARD

L’ancien château seigneurial bâti sur le roc était situé sur le point culminant du village. Il n’en reste que quelques pans de murs. On voit les traces d’une meurtrière dans l’angle du mur ruiné du Nord-Est.

MONTGRADAIL

Il n’y a pas de trace de château seigneurial dans ce petit village formé de hameaux et de domaines environnant la colline dite de Montgradail.

MONTHAUT

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [19] en 1130. De ce château du XIIe siècle il reste quelques vestiges. Un château plus récent se trouve à côté. Il forme une masse carrée à deux étages sur une cave voûtée construite sur le roc et assez bien conservée.

À l’intérieur se trouve un large escalier en pierre montant jusqu’au deuxième étage. Un mâchicoulis placé sous la toiture surplombe la porte d’entrée. Le mur d’enceinte, la porte d’entrée et le donjon ainsi qu’une tour de guet en ruine, sont en partie conservés, ils sont d’une époque antérieure. Le château de Monthaut appartenait, en 1245 à Guy de Lévis Maréchal de Mirepoix en association et paréage avec le roi de France.

MONTIRAT

À l’Ouest du village sur le sommet de la colline où il est construit se trouvent les restes du château seigneurial. On voit quelques pans de murs principalement au Nord. Ils sont bien appareillés ; appareil allongé de 20 sur 40 centimètres. On remarque les restes d’un puits d’un mètre de diamètre intérieur ; il est comblé. Il reste trop peu de choses pour dater d’une façon précise l’âge du château. Nous pensons que cette construction avec des murs de 0,90 mètre d’épaisseur est antérieure aux murs de la ville. Il pourrait remonter au XIIe siècle sur la fin ou au XIIIe siècle. Les murs de la ville ne sont pas antérieurs au XIVe siècle. Le château et l’église sont cités par Sabarthès [20] en 1182.

MONTJARDIN

Il n’y a aucune trace de château seigneurial dans ce petit village qui a été longtemps uni à Chalabre dont il avait le même seigneur, la Maison de Bruyères.

MONTJOI

Le château seigneurial est cité, en 1232 par Sabarthès [21], Nous n’avons vu aucun vestige de ce château seigneurial qui devait exister au XIIIe siècle d’après les archives.

MONTLAUR

Le château seigneurial de Montlaur est cité, en 1215 par Sabarthès. [22]. Philippe le Hardi le donna à Simon de Melun en 1283. Au XIIIe siècle l’abbaye de Lagrasse en eut la jouissance, sous inféodation, jusqu’à la Révolution. Le dernier seigneur par inféodation fut M. Viguier, avocat au parlement de Toulouse en 1789. Actuellement, il ne reste que des ruines informes du château sur la hauteur dominant le village.

MONTMAUR

Le château-fort situé à l’entrée du village forme une solide masse carrée flanquée de quatre tours rondes. Une première porte surmontée d’une salle de guet avec mâchicoulis donne accès dans l’enceinte protégeant l’entrée du château. Cette entrée est elle-même défendue par un autre mâchicoulis. On remarque, sur la construction de belles fenêtres à meneaux, des gargouilles finement sculptées et de nombreuses canonnières.

Le donjon occupe le centre du château. Cette construction est du XVe siècle, mais elle a été remaniée au XVIIIe siècle. En 1628-1629 le château servit de lazaret pendant l’épidémie de peste. Il existe un deuxième château au Nord, des réparations successives lui ont fait perdre son ancienne forme. On y voit seulement présentant un certain intérêt, une vieille tour qui a été rasée à la hauteur de la toiture.
Le consulat de Montmaur avait sous sa dépendance le château de Valès. Ce château fut inféodé le 31 décembre 1583, par le chapitre de Saint-Étienne de Toulouse, qui le possédait à noble Jean Antoine Coffinières d’Avignonet dont la famille le garda jusqu’à la Révolution. Cette belle résidence s’élève sur une colline à trois kilomètres de Montmaur

C’est une construction du XVIe siècle, composée d’un corps principal avec trois grosses tours rondes et donjon polygonal flanqué d’une tourelle. Il y a une porte d’entrée gothique et de belles fenêtres à meneaux. Au-dessus de la porte est sculpté un écusson écartelé de Foix et Béarn. Cette construction qui était fort délabrée a été restaurée, en 1805, par le sieur Corbières d’une façon presque parfaite.

MONTOLIEU

Un château est cité en 898 par Sabarthès [23]. Il s’agit probablement d’un simple château-fort, créé au moment ou s’établissait un village à la fondation de l’abbaye. C’est seulement, en 1146, que Roger de Béziers autorise dans ce lieu anciennement appelé castellum Mallasti, la construction d’une forteresse (castrum) pour la sûreté du monastère. Ce document semble indiquer qu’il n’existait antérieurement qu’un château, autour duquel s’étaient groupées quelques maisons. Les seigneurs appartenant à l’abbaye, il n’y a jamais eu de château seigneurial.

MONTRÉAL

D’après M. Nègre [24], le château se trouvait, en 1632, au saillant N-O. de Montréal et non sur l’emplacement du château vieux pris au XIIIe siècle par Simon de Montfort et qui, rasé, disparut de son site primitif, l’Espérou derrière l’église Saint-Vincent. Il existe deux souterrains connus de M. Nègre, l’un passant sous la porte Gaïté entre les immeubles Noué et Mazières, l’autre comportait une salle ronde d’où partaient trois branches sur l’emplacement du château vieux. Le troisième château date du XVIIe siècle et a été souvent remanié.

MONTREDON-des-CORBIÈRES

Sabarthès [25] cite ce château en 1272. Ce vieux château seigneurial semble avoir complètement disparu. Il existe seulement près de l’église et attenant à celle-ci un reste de rempart impossible à identifier. Dans le village on appelle actuellement le château la maison du notaire du XVIIIe siècle nommé Barthe dont un fils chanoine à Narbonne devint évêque constitutionnel d’Auch. Ce petit bourg fortifié dépendait au Moyen-Âge du domaine du vicomte de Narbonne. Il fut inféodé au XIIe siècle à un chevalier du nom d’Arnaud, souche du seigneur du lieu.
À deux kilomètres au S-O. de Montredon au bord de la route vers les Corbières, s’élève sur un mamelon, les ruines du Casteillas, vieux château de Saint-Pierre-le-Clair du XIIe siècle. Il reste presque intact le mur d’enceinte démantelé et un pan du donjon. Il n’y a jamais eu là un château seigneurial.

MONTSÉRET

Un château seigneurial est signalé par Sabarthès en 1134. Il s’agit probablement du vieux château dont les ruines se trouvent sur la Roquelongue et qui figure aussi sur la carte de Cassini. Ce rocher domine au Nord le village de Montséret. Un différend concernant le château de Montséret s’éleva, en 1153 entre Ermengarde et Guillaume de Durban.

MONZE

Le château seigneurial se trouvait au centre du village, il en reste des vestiges importants ; les murs ont deux mètres d’épaisseur. Aux quatre angles de la construction se trouvent des tourelles en saillie. Le village, bien que sous la domination du Roi avait des seigneurs particuliers. Les deux derniers qui furent Mlle Farjonal et Joseph Farjonal trésorier de France, dernier seigneur, en 1789.

MOUSSAN

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [26] en 1219. Il ne reste aucune trace de ce château ancien. Après la guerre des Albigeois ce bourg passe en paréage sous la domination du Roi et du chapitre de Narbonne. Aucun autre château n’était nécessaire, car il n’y avait plus de seigneur particulier.

MOUSSOULENS

Le village était entouré de murailles dont il reste des vestiges et au milieu se trouvait le château seigneurial. Celui-ci a été complètement restauré. Il est précédé d’une porte monumentale qui s’ouvre sur la place de l’église. C’est une belle demeure moderne entourée d’un beau jardin dominant la vallée.

MOUTHOUMET

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [27] en 1260. De ce château du XIIIe siècle qui devait avoir subi des modifications, il reste accolé à une maison voisine de l’église, une tourelle d’angle. L’ancien édifice a été transformé en habitations particulières.

MOUX

L’ancien château seigneurial situé sur la hauteur touchant à l’église et à l’enceinte au Nord-Est a été restauré. On n’y voit rien d’intéressant si ce n’est deux tours carrées qui flanquent les angles. C’est une construction vaste qui remonte tout au plus au XVIe siècle.

Notes

[1] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 218.

[2] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 223.

[3] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 223.

[4] MULLOT (H.) Excursion du 7 juillet 1901 Château de Marquei. Bulletin SESA T XIII, p 36

[5] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 229.

[6] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 230.

[7] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 234.

[8] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 242.

[9] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 242.

[10] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 248.

[11] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 243.

[12] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 246.

[13] FÉDIÈ. Le Comté de Razès et le diocèse d’Alet.

[14] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 247.

[15] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 248.

[16] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 248.

[17] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 249.

[18] Fédié, Le Comté du Razès.

[19] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 250.

[20] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 250.

[21] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 250.

[22] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 251.

[23] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 252.

[24] NÈGRE (R.) Étude sur Montréal. Bulletin SESA 1968, T. LXVIII, p. 243

[25] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 255.

[26] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 269.

[27] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 270.

  
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