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Les anciens châteaux seigneuriaux du département de l’Aude

Communes dont le nom commence par C

par Charles Boyer

CABRESPINE

Le château seigneurial de Cabrespine est cité en 1215. Ce village a appartenu à l’abbaye de Lagrasse depuis les premiers temps de son existence sous Charlemagne, jusqu’à la Révolution de 1789. Sabarthès [1] et Mahul, cartulaire, il est situé au dessus du village qu’il domine. Il a la forme d’un rectangle, les petits côtés au nord et au sud. C’est une sorte de donjon dont il ne reste que quelques pans de murs. C’est une construction grossière en moellons non taillés, des meurtrières se voient dans la partie supérieure. Il est accessible d’un seul côté, du côté du village.

CAHUZAC

Le château seigneurial est une spacieuse et magnifique résidence moderne entourée de jardins et d’un vaste parc ombragé de chênes séculaires. C’est l’ancien château-fort transformé en confortable habitation. Il appartenait à l’époque où nous l’avons visité (années 30) à M. de Roucous de Cahuzac. Le château et l’église d’origine romane qui se trouve à côté sont sur le haut d’une colline à 100 mètres.

CAILHAU

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [2]en 1234. Il ne reste aucune trace de cet édifice ancien. Actuellement, on désigne sous le nom de château de Cailhau, une confortable habitation moderne, à l’entrée du village. Le village était autrefois entouré de murailles et de fossés. Il reste de nombreuses traces des fortifications visibles aux abords de l’église fort ancienne qui était elle-même fortifiée, à son angle sud-est une curieuse échauguette en briques.

CAILHAVEL

L’ancien château seigneurial est bâti sur le point culminant du village. Il a été transformé en habitation moderne. Quelques parties sont du XVIIe siècle. La construction est en briques et moellons et n’offre aucun intérêt.

CAILLA

Le château seigneurial est cité, en 1150 par Sabarthès [3]. Il n’y a aucun vestige de château dans le village de Cailla ; mais on voit au hameau de Laprade, situé entre Cailla et Artigues et dépendant de Cailla, un ancien manoir transformé en habitation rurale.

CAMBIEURE

Il n’y a probablement jamais eu de château seigneurial dans ce petit bourg qui fut possédé du XIIe siècle à la Révolution par l’abbaye de Saint-Hilaire. Ce bourg formait autrefois une circonférence entourée de fossés. Les maisons avaient toutes leurs ouvertures vers l’intérieur sur la place ; les murs donnant sur les fossés servaient de fortifications.

CAMPAGNA-de-SAULT

Il n’a jamais existé de château seigneurial dans ce petit village qui dès le IXe siècle appartenait à l’abbaye de Joucou et qui deux siècles plus tard fut cédé par les religieux de ce monastère au chapitre de Saint-Paul-de-Fenouillet Fédié [4] assure qu’il n’y a jamais eu de manoir à Campagna-de-Sault.

CAMPAGNE-sur-AUDE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [5] en 1319 et encore en 1554. Les chevaliers de Malte furent seigneurs de Campagne jusqu’à la Révolution. Ils avaient succédé aux Templiers après la suppression de l’Ordre de Malte. Non loin du presbytère se trouve une demeure, de style très ancien, dite : le château ou encore la maison du Prieur. Il y avait au rez-de-chaussée la salle des gardes et une prison, des armoiries et des inscriptions sur bois. Cette maison du prieur est contiguë à une porte à encadrement à linteau de style XIIe siècle qui donnait accès au chemin intérieur de la forteresse et au pont-levis. Il existe encore quelques vestiges d’un souterrain selon l’abbé Mazières [6].La principale porte, des remparts existe encore près de la place au lieu dit le Fort. Attenant à cette porte se trouve l’ancienne maison seigneuriale en encorbellement où se voient les traces de mâchicoulis, la porte d’entrée fort curieuse. La ville de Campagne-sur-Aude était une commanderie des Templiers depuis 1147.

CAMPLONG

Le château seigneurial de Camplong est cité par Sabarthès [7] en 1118. L’abbé du monastère de Lagrasse était seigneur du lieu. Au XVIIIe siècle la seigneurie appartenait aux Doustet de Cucugnan. La maison Doustet conserva cette seigneurie jusqu’en 1729. Elle passa ensuite par alliance à la maison Degrave qui la conserva jusqu’en 1761. Le vieux Camplong était autrefois entouré de fortifications. Il en reste quelques vestiges. L’ancienne porte d’entrée du château-fort est devenue la tour de l’horloge. On remarque une échauguette à l’angle du mur de l’église.

CAMPS-sur-L’AGLY

Les ruines du château seigneurial se trouvent au centre du village au sommet d’un roc isolé. Sur les murs inférieurs se voit une tête sculptée en haut-relief. Au-dessus on remarque un cartouche avec attributs de maçon. Sur le point central des trois rochers qui lui servent de base, point le plus élevé, se trouvait le donjon. Sur les deux plates-formes latérales étaient établies les autres défenses. Une étroite et tortueuse fissure y donnait seule, accès. Malgré les remaniements subis, le château offre encore quelques restes de l’époque féodale.

CAMURAC

Ce lieu est une ancienne seigneurie royale aliénée, en 1718 à Usson de Bonrepos. Actuellement, on ne trouve pas de vestiges d’un ancien château. La tradition dit cependant que près des ruines d’une ancienne église se trouvait le château seigneurial.

CANET D’AUDE

Le château est cité par Sabarthès [8], en 1157. Le vieux Canet était fortifié. Il se composait de quelques maisons groupées autour du château-fort et de l’église. Deux anciennes portes à l’Ouest et au Nord sont bien conservées. L’archevêque de Narbonne était seigneur de ce lieu en toute justice. Dans les environs de Fontarêche (ferme), lieu cité en 1165, il existait une tour en 1360 et une chapelle. La tour est encore signalée en 1639.

CAPENDU

Ce lieu est cité avec son château seigneurial par Sabarthès [9] en 1603. Capendu est aussi appelé Saint-Martin-de-Surzac et est cité sous ces deux noms entre 1110 et 1693. Il semble d’après les textes que Capendu n’ait désigné tout d’abord que le château. . D’après l’abbé Griffe [10] et son étude parue dans le journal de la paroisse, les agglomérations primitives sont Surzac et Meillac. La construction du premier château en 1063 sur une hauteur appelée « cap pendud » donne son nom au nouveau village. Les restes du château, pans de murs et les vestiges du chœur de la chapelle, sont du XIVe siècle et ont été classés monuments historiques en août 1927. On y voit une échauguette et une fenêtre de la chapelle. Les de Bar étaient seigneur de Capendu.

Dans les vestiges de la chapelle et du château on trouve dans l’abside une porte de la 1ère Renaissance qui serait un monument élevé à Marguerite de Bar.

CARCASSONNE

Le château seigneurial de Carcassonne fait partie de l’enceinte de la Cité et selon l’opinion de Viollet-le-Duc et de Joseph Poux [11] sa construction alentour de 1130, doit être attribuée à Bernar Aton où au plus tard à son fils Roger. La plus ancienne mention de cet édifice est donnée par une charte souvent citée du 17 août 1150.

Des constructions anciennes se trouvent sur son emplacement à l’époque de la cité wisighote. Certaines remontent à l’époque romaine. On peut y voir une céramique qui d’après J. Poux [12] serait de l’époque du Bas-empire romain. Du côté de la ville l’entrée, formée par une barbacane de la fin du règne de Saint-Louis, est défendue par un profond fossé que traverse un pont dormant, mais qui avait au Moyen Âge un pont-levis. Le château a conservé de ses origines une physionomie caractéristique de l’architecture féodale du XIIe siècle. Le plan est un parallélogramme fermé de hautes murailles armées d’un crénelage robuste. Ces murailles sont renforcées par huit tours rondes et une tour carrée. Hormis, deux tours visigotes réfectionnées et une troisième remaniée du XIIIe siècle, les autres tours sont du XIIe siècle. La construction intérieure a été remaniée et modifiée à diverses époques entre le XIIe et le XVIIIe siècles. La cour rectangulaire sur laquelle débouche l’entrée est partiellement entourée aujourd’hui de bâtiments modernes.

Anciennement résidence des seigneurs féodaux puis des sénéchaux qui y représentaient le Roi de France, le château n’a conservé de ses anciennes dispositions que son aspect extérieur. Nous savons que le Sénéchal y résida. Le présidial y tint ses audiences jusqu’en 1656. Au XVIIIe siècle le château de Carcassonne reçut des prisonniers enfermés par lettres de cachet. C’était des jeunes gens que les parents faisaient incarcérer pour réprimer leur inconduite. Nous en connaissons spécialement deux : Espallac de Peyriac-Minervois et Hirvoy diacre prébendier de la collégiale de Montréal (Aude). Nous en avons donné l’histoire dans une étude particulière [13]. En somme l’ancien château seigneurial servit dans les dernières années de son existence de prison d’État au même titre que la Bastille à Paris.

CARLIPA

Le château seigneurial de Carlipa est cité par Sabarthès [14] en 1248. Carlipa était autrefois entouré de fortifications avec un château au centre. Il n’existe que peu de vestiges des remparts. L’ancien château appelé anciennement maison de l’abbé de Villelongue, où il y avait des prisons est complètement transformé en habitations particulières.
Carlipa (Karoli Pagis) fut donné, en 1220, par Amaury de Montfort à l’abbaye de Villelongue qui en a possédé la seigneurie jusqu’en 1789.

CASCASTEL-des-CORBIÈRES

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [15] en 1119. Le château seigneurial est un donjon carré aux murailles épaisses. Il renferme un corps de logis à deux étages percé de fenêtres de la Renaissance. L’abbé de Lagrasse était dès les temps les plus anciens principal seigneur justicier détenteur de la souveraineté féodale des habitants constitués en communauté.

Une charte de 1349 fut concédée par le chapitre de Lagrasse et par son camérier Guiraud de Greffeil seigneur de Cascastel. On lit dans les registres paroissiaux (qui existent depuis 1643) que les Arses du XVIIIe siècle et les Pailloux, en 1745, en furent les principaux seigneurs.

LA CASSAIGNE

Un vieux donjon de forme carrée domine le village. C’est probablement le reste du château seigneurial. L’ancien village était entouré de fortifications protégées par des fossés. On remarque encore une tour d’angle. Au-dessus d’une meurtrière, à la partie supérieure de la tour, se voit une sorte de blason.

CASSAIGNES

Au sud du village sur un rocher blanc, se voient les ruines d’un ancien château remontant, dit-on à 1230. On raconte que Blanche de Castille, mère de Saint-Louis avait fait creuser dans ce château un souterrain. Ce souterrain devint plus tard un refuge pour des faux-monnayeurs venus d’Espagne. La légende dit encore qu’au XIIIe siècle cette cachette contenait plusieurs lingots d’or. Le vicomte Bernard Aton s’empara de ce lieu qui appartenait à la viguerie de Roquetaillade. En 1080, le monastère de Saint-Hilaire recouvra ce village qui lui avait déjà appartenu. À partir du XIIIe siècle, les seigneurs successifs furent les de Voisins, les de Joyeux, les de Bourg et les de Castanier.

LES CASSES

L’ancien château seigneurial appelé le Château-Fort a presque complètement disparu ; il se trouvait près de l’église dans la propriété de M. Reynes. Il a été complètement transformé. La construction carrée s’élevant au-dessus de la toiture serait le seul vestige des fortifications. Les Cassès était au XIIe siècle une importante place forte dépendant du comté de Toulouse et du diocèse de Saint-Papoul. La seigneurie appartenait au seigneur de Saint-Félix. En 1199, Jeanne d’Angleterre, femme de Raymond VII, comte de Toulouse voulant se venger des rebelles qui avaient offensé son mari, en ce moment là à Nîmes, se mit à la tête d’un corps d’armée et entreprit le siège du château des Cassès. Trahie par les siens, elle fut obligée de lever le siège. En 1211, la place fut assiégée par les Croisés, mais dut capituler et obligée de livrer à Simon de Monfort tous les hérétiques qui se trouvaient dans le château.

Peu de temps après 80 hérétiques se trouvant dans une tour du château, l’abbé de Citeaux en fit faire l’assaut et les prisonniers furent livrés aux flammes, il fit ensuite raser les tours et le village.

Le comte de Toulouse ayant remis le pays sous son obéissance fit reconstruire le château des Cassès qui fut repris en 1212 par Simon de Montfort. La seigneurie des Cassés ensuite dépendance du comté de Carcassonne fut détachée par Gaston de Foy comte de Caramaing qui vendit le 12 novembre 1519, la justice haute et moyenne et les services qu’il possédait à noble Hugues des Cassès dont la famille possédait de toute ancienneté la moitié de la basse justice. Au milieu du XVIe siècle une partie des justices appartenait au Seigneur de Montgey et au seigneur de Bélesta. Au XVIIe siècle une famille bourgeoise, les Albouy, voulant l’agréger dans la noblesse acquit une partie des justices et, finalement la totalité. Les Albouy conservèrent la seigneurie des Cassès jusqu’à la Révolution.

CASTANS

Il ne reste aucune trace de château seigneurial. Au-dessus de l’église une plate-forme indique l’endroit où il se trouvait. En 1584, une troupe de huguenots de Mazamet attaqua le château qui passa dans leurs mains. Le 22 juillet de la même année, les catholiques sous la conduite du marquis de Mirepoix reprirent le château et en même temps celui de Cabrespine lui aussi occupé par les huguenots. Avant 1789 le roi était seigneur de Castans.

CASTELNAUDARY

L’ancien château seigneurial a été plus tard le Présidial et le château de Montmorency ; il a servi ensuite de prison. Il n’en reste rien d’une époque bien ancienne, Castelnaudary ayant été brûlé et presque entièrement détruit par le prince de Galles, en 1355. La ville fut reconstruite aussitôt après en 1356. Sur l’emplacement du château on peut encore voir à l’extérieur des fenêtres Renaissance et à l’intérieur une chapelle qui renferme deux statues en bois, dont un Saint Dominique du XVIe siècle, deux christs jansénistes en ivoire et un retable dont la partie centrale est de l’époque Louis XV. Au XIIe siècle Castelnaudary dépendait directement de la maison de Laurac dont les membres rendaient hommage au vicomte Bernard Aton IV de Carcassonne. C’est après la guerre des Albigeois que cette ville fut placée sous l’autorité du Roi, dans l’administration consulaire. L’érection du Lauragais en comté en 1478 fit passer pour quelque temps Castelnaudary sous la domination d’une famille féodale les La Tour d’Auvergne, sans changer les libertés municipales. Enfin, le mariage de Catherine de Médicis, héritière du comté de Lauragais, fit entrer définitivement Castelnaudary sous la domination de la maison de France.

CASTELNAU-D’AUDE

Le château seigneurial aujourd’hui démoli était construit sur une petite éminence couverte de pins. Il ne reste de cette petite forteresse que la citerne assez bien conservée. Le petit village qui dépendait autrefois de la baronnie de Lézignan était fortifié. On peut voir encore sur la place, la porte des anciens remparts avec mâchicoulis.

CASTELRENG

Le château seigneurial de Castelreng transformé en habitation particulière a conservé de nombreux vestiges de son état ancien. On y voit les supports d’un mâchicoulis, les traces d’une grande fenêtre murée et deux meurtrières obliques de chaque côté de la porte d’entrée. Le château se trouve dans la partie ancienne de la ville qui comprenait aussi l’église et quelques maisons. Elle était entourée d’une enceinte fortifiée avec une seule porte que l’on voit encore en avant de l’église. La seigneurie de Castelreng a dépendu de la châtellenie de Montréal jusqu’au XVe siècle. En 1529, le seigneur de Castelreng était archer de la viguerie de Limoux et du Termenès.

Tournon ou Tournou est un château avec ferme et chapelle ancienne propriété de l’évêque d’Alet. L’ancien château est une construction massive et haute carrée avec mâchicoulis, fenêtres à croisées rappelant la Renaissance. D’après les renseignements d’un ancien propriétaire, Tournon avait des seigneurs et appartenait jadis à la famille de la Fajolle. Ce lieu est cité par Sabarthès [16] en 1354 et la chapelle en 1706.

CAUDEBRONDE

Le château seigneurial est cité, en 1318 par Sabarthès [17]. On ne trouve pas de traces de l’ancien château. La seigneurie de Caudebronde, d’après le cartulaire de Mahul appartint d’abord à la maison de Voisins par suite de l’échange de Limoux consenti au roi Philippe le Bel par Guillaume de Voisins en 1396. À la fin du XVe siècle la seigneurie passa par alliance dans la maison de Saint-Jean de Moussoulens. En 1789, elle était possédée en vertu d’engagements par M. Beynaguet de Pennautier.

CAUDEVAL

Le château de Caudeval est classé en 1973 monument historique pour ses façades et toitures, y compris les deux pavillons isolés ainsi que le portail d’entrée. (Journal officiel du 23 mars 1974). Le château se trouve à l’entrée du village, il est entouré d’un vaste parc couvert de grands arbres.

C’est une belle et grande construction dont le milieu de la façade est orné d’une petite tour hexagonale engagée. Il paraît être de la fin du XVIIe ou du XVIIIe siècle. À l’époque où nous l’avons visité, il était habité par M. le comte de Tréville.

CAUNES-MINERVOIS

Il n’existe aucun vestige de château seigneurial à Caunes. Caunes, c’est la vieille abbaye bénédictine autour de laquelle s’est construit le village actuel. C’est l’abbaye qui en avait la possession. Il est entouré de murs, flanqués de bastions et percés de six portes principales. De nombreux vestiges de ces fortifications sont encore visibles. Le village avait été donné à l’abbaye par Milon comte de Narbonne qui lui en avait fixé les limites en 791 [18].

À la ferme de Villerembert sur le territoire de la commune existe un château, bâtisse carrée flanquée de 4 grosses tours rasées à la hauteur du bâtiment central. La tour de l’Est est complètement effondrée. La partie nord du château est mieux conservée. Les larges baies à croisillon paraissent dater du XVIe siècle. Le château existait en 985, époque où il fut donné à l’abbaye de Caunes. Il ne reste aucun vestige de cette antique origine. Les tours furent probablement rasées, en 1632 pendnt les guerres de religion après la bataille de Castelnaudary. Il a été restauré depuis.

CAUNETTES-en-VAL

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [19] en 1324. Le presbytère devait être le château seigneurial qui fut transformé. Il est flanqué d’une tour à l’angle S.-O. Le vieux village était entouré de fortifications. On voit les traces d’une ancienne porte à proximité du chevet de l’église. La seigneurie de Caunettes appartenait dès le XIe siècle à l’abbaye de Lagrasse. Elle fut donnée à Olivier de Termes qui la rétrocéda en 1260 à l’abbaye de Lagrasse. Au XVIIe siècle cette seigneurie était possédée pour trois quarts par ladite abbaye et pour un quart par les religieuses de Lézignan. En 1647, les religieuses cédèrent leur quart à messire Dominique Baudema prêtre et recteur de Caunettes qui le céda à noble Pierre de Sainte-Colombe

CAUNETTE-sur-LAUQUET

Il n’y a aucune trace de château seigneurial à Caunette-sur-lauquet. Ce lieu appartenait au XIIIe siècle à l’abbaye de Lagrasse en toute justice. Avant la Révolution il dépendait du diocèse de Narbonne.

CAUX-et-SAUZENS

Le château seigneurial existe à l’état de ruines. Le château actuel moderne a été construit à côté. Dans les dépendances existe un vieux puits daté de 1769. Il a 10 mètres de profondeur. Vers le Nord on voit des restes de l’enceinte avec une porte assez bien conservée. Il existe quelques fenêtres qui ne semblent pas antérieures au XIVe siècle. L’ancien presbytère face au château porte la date de 1772. La maison de Roger de Cahuzac a possédé la terre de Caux en tout ou en partie durant 500 ans sans interruption de 1292 à 1792. Le dernier représentant de cette maison était Louis Henri de Roger de Cahuzac comte de Caux, ministre plénipotentiaire de France près la Cour de Hanovre, décédé à Paris en 1839.

CAVANAC

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [20] en 1259. Le château actuel est une belle résidence. La tour et l’escalier en spirale sont du XVIe siècle. Il fut restauré, en 1658 par Jean Sébastien de Siran, seigneur de Cavanac. La belle porte d’entrée en fer est surmontée d’un blason ; elle est du XVIIIe siècle.

L’origine de Cavanac remonte au IXe siècle. En 1090, Raymond Arnaud de Cavanac en était seigneur. Le château fut confisqué par le roi en 1272 et donné à Raymond Alban chevalier. La seigneurie fut ensuite possédée, en 1284, par la Maison de la Roque de Ruppe, en 1421, par alliance par la Maison de Siran, avec le titre de baronnie puis de marquisat, en 1773, par Dominique Ayrolles négociant de Carcassonne et en 1788 par M. de Poulhariez qui prit le titre de Poulhariez-Cavanac. En 1793, la terre de Cavanac fut confisquée et vendue.

CAVES

C’est un ancien hameau de la commune de Treilles érigé en commune séparée vers 1876.

CAZALRENOUX

Il existait, dit-on un vieux château féodal qui fut transformé en église. Nous n’avons pas trouvé de traces de cet ancien château. Victor Allègre [21] dit que cette église des XIe et XIIe siècles était fortifiée.

À la ferme de Barsa, ancien prieuré de 1269, on trouve des ruines d’un ancien château appelé le Castela.

CAZILHAC

Le château seigneurial était placé dans l’intérieur de l’enceinte qui entourait le village et qui a laissé seulement sa porte d’entrée. Le château cité plusieurs fois dans l’histoire de Languedoc [22] a laissé des traces, il fut divisé en habitations particulières vers 1750.
Cazilhac fut donné en 1101, au monastère de Lagrasse, par Ermengarde, vicomtesse de Béziers et de Carcassonne et par son fils Bernard Aton vicomte de Carcassonne. Le monastère de Lagrasse a possédé la seigneurie de Cazilhac directement et sans interruption jusqu’en 1790.

CENNE-MONESTIÉS

Il n’y a aucune trace de château seigneurial à Cenne-Monestiés. Vendue avec faculté de rachat à Jehan Roques, en 1556, par Catherine de Médicis, cette seigneurie fut cédée par noble Pierre Roques fils de Jehan à François de Rogier, baron de Ferrals en faveur duquel, la reine Marguerite comtesse de Lauragais renonça à son droit de rachat tant pour elle que pour ses successeurs (1609). À partir de cette date Cenne fut incorporé à la baronnie de Ferrals, à laquelle elle demeura unie jusqu’à la Révolution d’après Ramière de Fortanier [23].

CÉPIE

Le château seigneurial est signalé par Sabarthès [24] en 1215. L’ancien château-fort a été transformé en une confortable habitation moderne. L’abbé de Lagrasse était seigneur de ce lieu.

CHALABRE

Le château seigneurial de Chalabre est cité par Sabarthès en 1162. L’ancien château de cette date n’existe plus. Actuellement, le château seigneurial est une construction sans style qui n’a jamais été achevée. Elle est l’œuvre de Louis Henri de Bruyères, évêque de Saint-Pons qui vers le milieu du XVIIIe siècle sacrifia une partie du vieux manoir. Restauré et agrandi une première fois, au XVe siècle par Roger Antoine de Bruyères, il adapta la demeure aux besoins de l’époque. Seul, fut conservé le donjon que l’on a couronné depuis de créneaux. Un perron de six marches donne accès au vestibule. Un escalier grandiose conduit au premier étage. Le fumoir, le grand salon, sont de fort beaux appartements. On monte à la terrasse du donjon par un escalier tournant en pierre dure datant des premières années de la forteresse.

CITOU

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [25] en 1183. Il s’élève au-dessus du village, sur un escarpement rocheux surplombant la route, dans une situation très pittoresque.

Les quatre murs d’enceinte sont presque intacts, ainsi que la tourelle de l’angle N.-O. Ce n’était qu’un corps de garde ne pouvant contenir qu’une faible garnison. On ne peut y pénétrer que par une ouverture élevée qui devait être reliée au flanc opposé du rocher par un pont-levis. Le côté nord domine un précipice. Ce château fut élevé par les religieux bénédictins de Caunes et resta longtemps en leur possession ; jusqu’à la Révolution. L’abbé de Caunes faisait hommage au Roi pour le château de Citou.

LE CLAT

Il n’existe pas de trace d’un ancien château seigneurial. Les anciens seigneurs connus furent les de Gairaud et les de Nègre à une époque qui n’est pas très ancienne.

CLERMONT-sur-LAUQUET

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [26] en 1110. Il était situé sur un rocher au sud en face du village. Il fut détruit au XIIIe siècle par les troupes de Simon de Montfort. Le donjon est encore debout ; c’est une construction carrée comprenant quatre étages ; jolie voûte au premier étage, fenêtre carrée ; au-dessus était la plate-forme où se trouvaient les hommes d’armes en cas d’attaque. De l’extérieur se voient quelques meurtrières, principalement sur les façades Ouest et Nord.

COMIGNE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [27] en 1324. Avant 1210 (croisade) le château était possédé par un seigneur qui fut dépossédé comme hérétique selon Mahul [28]. Par sentence arbitrale, Comigne fut adjugé à l’abbé de Lagrasse (1215). Après la Croisade, ce lieu resta à l’abbaye jusqu’à la Révolution. En 1363, on mit en état de défense le château pour résister aux pillards (Les grandes Compagnies).

Cet important château édifié sous la féodalité a laissé d’intéressantes parties sur le plateau formant la partie haute du village, au Nord. Il était d’un accès difficile seulement par l’est et l’ouest. Il fut restauré en 1363. Les vestiges que l’on voit actuellement remontent tout au plus à la Renaissance ; ce sont une porte et une fenêtre bien abîmée. Sur le linteau d’une petite porte à côté de la porte principale en plein cintre on lit une date dans un cœur, 1652.

COMUS

Ce village qui existait déjà au XIIIe siècle selon Sabarthès [29] était une seigneurie royale fut vendue en 1718 aux Usson de Bonrepos. On n’y trouve pas de trace de château seigneurial.

CONILHAC-de-la-MONTAGNE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [30] en 1165. Ce village alors appelé Conilhac-du-Razès est fort ancien. C’était une seigneurie dépendante de Roquetaillade. Au XVIIe siècle M. Thimoléon de Montfaucon était seigneur de Roquetaillade et de Conilhac-du-Razès Bernard de Montfaucon, le célèbre bénédictin, était fils de Thimoléon de Montfaucon, il naquit au château de Soulatgé, appartenant à sa mère, le 13 janvier 1655. On ne trouve pas trace des châteaux seigneuriaux. Il existe encore une vieille maison encore solide, appelée la maison du marquis de Montfaucon. Un blason existe sur la porte. Cette maison paraît avoir été rebâtie dans le temps, les fondations sont plus anciennes. Un bel et solide arceau existe dans la cave. On a trouvé dans cette maison de vieux papiers où il est question de la juridiction de Croux, de Conilhac, de M. d’Espezel seigneur du Pieu ; il était aussi seigneur de Roquetailhage et des environs. Il est aussi question de Dame Elisabeth de Levy de Para seigneuresse de Saint-Sernin et de terres dans le territoire de Conilhac.

CONILHAC-CORBIÈRES

Ce village appelé autrefois Conilhac du plat Pays avait un château seigneurial cité par Sabarthès [31] en 1142. Il n’existe aucun vestige d’ancien château seigneurial. Des fortifications entouraient le village. Le portail d’entrée avec mâchicoulis fut démoli au XVIIIe siècle. La tour de l’horloge faisait partie des fortifications.

CONQUES-sur-ORBIEL

Le château seigneurial de Conques est cité par Sabarthès [32] en même temps que le bourg en 1248. Il est situé au centre du village sur un des derniers mamelons de la Montagne Noire. Un donjon depuis longtemps en ruine à l’intérieur, mais dont l’enceinte extérieure est à peu près conservée, est situé au plus haut de l’escarpement où la partie vieille du bourg se groupe sur des pentes abruptes. Le donjon dont les principales parties de style roman paraissent remonter au commencement du XIIIe siècle est un exemplaire assez remarquable de l’architecture militaire de cette époque. Les fossés comblés forment les rues ou boulevards autour de l’enceinte. Le château seigneurial bien plus récent que le donjon militaire ( XVIe et XVIIe siècles) se distingue à l’extérieur de la partie inférieure du donjon. La justice appartenait à l’abbé de Lagrasse seigneur de ce lieu en paréage avec le roi.

CORBIÈRES

L’ancien château féodal ruiné se trouve à la ferme de Balaguier. Il est cité par Sabarthès [33] en 1201. Sur le pic Balaguier altitude 615 mètres, est plantée une croix ou s’élevait dit-on, autrefois un palais construit par les Wisigoths et qui devint plus tard la résidence de Raymond Trencavel vicomte de Carcassonne. En 1171, Roger, fils de Raymond Trencavel, constitua un douaire sur le château de Balaguier à sa femme Adélaïde, fille du comte de Toulouse et nièce du roi de France.

COUDONS

Pas de trace de château au village même, mais au hameau de Montmija, sur une petite colline à l’entrée de la forêt il existait un château seigneurial de Montmirat ou de Mirailles, il est cité par Sabarthès [34] en 1148 – 1639.

COUFFOULENS

Le château seigneurial existait en 1063, Sabarthès [35] . Construit au XIe siècle, il a été restauré, en 1715 par les Castanier dans le goût de l’époque. La seigneurie de Couffoulens après avoir fait partie aux XIe et XIIe siècles des domaines des comtes de Carcassonne fut du nombre des terres données par Simon de Montfort à Pierre de Voisins, un de ses principaux lieutenants, venu avec lui de l’Île-de-France. La Maison de Voisins posséda la terre de Couffoulens de 1231 à 1588. Elle passa par alliance à la Maison de Gélas et, en 1610, dans la Maison d’Entraigue ; celle-ci la transmit par alliance à la Maison Calvière qui la vendit en 1712 à François de Castanier, riche négociant de Carcassonne enrichi par le système de Law.
La terre seigneuriale et le château de Couffoulens furent confisqués en 1793, pour cause d’émigration, sur la tête de Catherine Françoise Castanier, marquise de Poulpry, fille unique et héritière de François Castanier et adjugé à Étienne Sarrand cadet de Carcassonne.

COUIZA

Le château seigneurial des de Voisins et de Joyeuse a été inscrit aux Monuments historique le 4 septembre 1913. En 1518, l’héritière des Voisins épousa Jean de Joyeuse, originaire du Vivarais. Vers 1540 – 1550, il entreprendra la construction du château de Couiza. Guillaume, son fils, chef de la Ligue y réside. Henriette Catherine veuve du balafré le cède, en 1646 à Claude de Rébé, neveu de l’archevêque de Narbonne. La seigneurie est vendue en 1746 à Castanier d’Auriac dont l’héritière, la marquise de Poulpry émigra. Le château fut vendu comme bien national et restauré à une date récente.

C’est un château dit de transition, demeure de plaisance, mais pourvu d’un ensemble d’éléments défensifs. Il se compose de quatre bâtiments disposés autour d’une cour intérieure ; chacun des angles est défendu par une grosse tour dont les murs ont deux mètres d’épaisseur ; elles sont percées de canonnières. La grande porte de l’Est est décorée de remarquables bossages vermiculés ; la cour d’honneur forme la partie la plus élégante du monument d’après M. Debant [36].

COUNOZOULS

Non loin du village sur les pentes du pic Le Bénal se trouvait, dit-on le château seigneurial (château de Bénal) dont il ne reste plus qu’une large plate-forme formée d’anciennes fondations. Une ancienne fontaine, dite du château, coule toujours.

COURNANEL

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [37] en 1119. Les imposantes ruines de ce château ancien dominent le village à l’Est.
C’était une imposante forteresse de forme hexagonale, bâtie sur le roc. Un nouveau château-fort fut construit vers le XVe siècle par un évêque d’Alet ; ses successeurs l’habitèrent souvent. Ce château offre un grand intérêt archéologique ; il était entouré de remparts solidement construits et flanqué de quatre tourelles carrées et d’échauguettes. La porte principale ogivale, en assez bon état, surmontée d’un écusson est précédée d’un arc plein cintre formant mâchicoulis. Deux autres tourelles protègent l’entrée. La tour de l’Est renfermait la chapelle ; la voûte ayant surmonté l’édifice est en bon état.

Contre le mur extérieur de la voûte sont les traces d’un ancien four.Dans la cour est un puits en pierre taillée. Les tours avaient plusieurs étages de voûtes superposées. Les évêques d’Alet ont été les seigneurs jusqu’à la Révolution. Ils y fixèrent leur résidence lorsque le palais épiscopal d’Alet fut démoli par les guerres religieuses à la fin du XVIe siècle. Mgr. De Polverel s’y installa le 24 août 1607. Il y mourut le 26 avril 1637.

COURSAN

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [38] en 1195. Il ne reste aucune trace de ce château ancien. Coursan était un fief royal.

COURTAULY

Il n’y a aucune trace d’un château seigneurial dans ce petit village qui existait, en 1320, d’après Sabarthès[SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 106.]] .

LA COURTÈTE

Au XIVe siècle La Courtète faisait partie de la seigneurie de Mirepoix, fief des Levis. Le château de cette époque détruit à la fin du XVIIe siècle se dressait sur la colline du moulin non loin du château actuel qui date du XVIIIe siècle.

Aux XVe, XVIe et XVIIe siècles, la seigneurie appartient aux Saint-Jean, barons d’Hounoux et de Belvèse puis aux seigneurs de Barthe. Après eux elle passe à la famille Rouche et en dernier lieu aux d’Uston. Napoléon Ier érigera cette terre en baronnie héréditaire et Louis XVIII confirma cette décision en faveur d’Uston de Villereglan.
Le château actuel du XVIIIe siècle est une belle résidence dont la façade est flanquée de deux tours carrées. Dans une des pièces de l’intérieur on remarque une cheminée ornée du blason des d’Uston et des de Voisins leurs alliés.

COUSTAUSSA

Le château seigneurial de Coustaussa est cité par Sabarthès [39] en 1172. Ce château du XIIe siècle démantelé par Simon de Montfort pendant la guerre des Albigeois fut ensuite remanié à diverses époques, (reconstruit ou transformé)

Aux XIIIe, XIVe et XVIIe siècles. Il dépendait de l’ancien Comté du Razès donné en juin 1157 par Raymond Trencavel vicomte de Béziers et de Carcassonne à Pierre de Villar qui le reconstruisit. Il était encore habité au XVIIIe siècle et fut vendu en 1807 et démolit quelques années après. On peut encore reconnaître dans les ruines, le donjon au centre et les restes d’une tour en poivrière à l’un des angles du mur d’enceinte, côté du levant. Du château on jouit d’une vue magnifique sur la vallée de la Salz et la vallée de l’Aude.

COUSTOUGE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [40] en 1271. Le vieux village existe encore formant une rotonde dans laquelle on ne pouvait pénétrer que par une porte plein cintre bien conservée. Autour de cette cour s’élèvent des maisons érigées en cercle et portant des dates du XVIIe et XVIIIe. siècles. Dans l’angle Nord-Ouest se trouvait le château aujourd’hui transformé. On y trouve encore une salle voûtée en berceau. À côté vestiges informes des murs de l’enceinte. Les seigneurs de Donos, près de Thézan possédaient aussi la seigneurie de Coustouge.

CRUSCADES

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [41] en 1157. Il ne reste aucune trace du château signalé. Il était bâti sur la petite éminence s’élevant au centre du village. Dans ce château à la fin du XIIe siècle Bernard Gaucelin, archevêque de Narbonne excommunia publiquement Nicol chef des Aragonais ou brigands qui désolaient le pays. L’archevêque de Narbonne était seigneur justicier de Cruscades.

CUBIÈRES

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [42] en 1215. Il n’existe actuellement aucune trace de château. L’archevêque de Narbonne était seigneur en toute justice de ce village.

CUCUGNAN

Sabarthès [43] cité un château seigneurial en 1240. Ce château fut détruit par les armées espagnoles au XVIIe siècle.. Il n’en reste que quelques pans de murs à moitié démolis, des vestiges d’une tour et des traces de la citerne. La seigneurie fut possédée au Xe siècle par les comtes de Carcassonne puis par leurs vassaux.

Les ruines du château-fort de Quéribus sont perchées sur la haute crête rocailleuse de la montagne de Crabonne, altitude 730 mètres, séparant Cucugnan de Maury à la limite des départements de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, autrefois frontière de France et d’Espagne. L’accès du château n’est possible que du côté de Cucugnan. L’entrée de la forteresse est précédée d’un couloir tournant dont le mur est crénelé et surplombe le vide. Un chaos de ruines couronne la cime où seul est debout le vieux donjon possédant une voûte élégante avec pilier gothique.
Du IXe au XIIIe siècle, le château de Quéribus était possédé par les rois d’Aragon et tenu en hommage de ceux-ci par les vicomtes de Narbonne. Il fut réuni à la couronne de France après la croisade Albigeoise de 1209. En 1255 le sénéchal de Carcassonne fit le siège de Quéribus, refuge des hérétiques et des larrons, il le restitua au Roi. La garnison fut réduite à vingt sergents. En 1473, les troupes du roi d’Aragon l’occupèrent, il tombait en ruine. Le dernier châtelain de Quéribus fut en 1697, M. de Casteras seigneur de La Palme.

CUMIÈS

Le château seigneurial d’origine ancienne a été restauré et transformé au commencement du XIXe siècle ; il est entouré d’un grand parc avec terrasse. Le donjon flanque l’angle Nord-Ouest. L’entrée est précédée d’une cour fermée par un mur élevé sur lequel on remarque d’anciennes ouvertures, en plein cintre, murées. Sur le linteau des portes à l’intérieur de la cour, sont sculptés deux lions. Sur une porte on lit la date : 1827, sur l’autre : Berquier. C’est le nom de l’auteur de ces sculptures. L’église de style gothique est l’ancienne chapelle du château avec lequel elle communique par une porte ogivale.

CUXAC-CABARDÈS

Le château seigneurial était situé sur la place. On y voit encore quelques vestiges. La terre de Cuxac fut confisquée, en 1284 à Gérardus Arquerit seigneur du lieu considéré comme hérétique Albigeois. Le roi l’adjugea, en 1206 à titre d’échange à Guillaume 1er de Voisins. La maison de Voisins posséda cette terre jusqu’en 1668. La Maison d’Hautpoul a été propriétaire de 1578 à 1608. La seigneurie de Cuxac passa, en 1672 à noble Jean-François de Salles et en 1715 à Guillaume Castanier. Cette terre fut confisquée, en 1789 à Catherine Françoise de Castanier marquise de Poulpry seigneuresse de Cuxac, héritière du précédent et vendue comme bien d’émigré en 1794.

CUXAC-d’AUDE

Le château seigneurial est cité, en 1318 par Sabarthès [44] . On ne trouve pas de trace du château, mais il existe quelques vestiges des fortifications démolies au commencement du XIXe siècle. Le portail de Saint-Martin a été conservé. C’est une belle porte en plein cintre. Cuxac est un ancien fief royal.

Notes

[1] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 53.

[2] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 55.

[3] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 55.

[4] Le Comté du Razès

[5] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 59.

[6] MAZIÈRES (M.) Recherches historiques sur Campagne-sur-Aude, Mém. Soc. Arts et Sc. de Carc. 4e ser. T. IV

[7] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 60.

[8] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 63.

[9] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 66.

[10] GRIFFE (E.) Le vigneron de Capendu, nov. 1938, avril 1939.

[11] POUX (J.) La Cité de Carcassonne, histoire et description, Ed. Privat, 1922 T. I Les origines. P. 1

[12] POUX (J.) La Cité de Carcassonne, histoire et description, Ed. Privat, 1922 T. I Les origines. P. 15

[13] BOYER (Ch.) Prison de Carcassonne avant la Révolution, Bulletin SESA, 1926, T. XXX, p. 67

[14] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 70.

[15] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 72.

[16] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 448.

[17] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 76.

[18] DEVIC (C.) VAISÈTE (J.) Histoire générale du Languedoc, Ed. Privat T. I p. 892 – 893.

[19] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 79.

[20] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 80.

[21] ALLEGRE (V.) Les vieilles églises du Lauragais audois.

[22] Histoire du Languedoc T. 3, p.362, 435, 556, 780 et suiv.

[23] RAMIERE de FORTANIER (J.) Droit municipal du Lauragais.

[24] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 85.

[25] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 89.

[26] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 92.

[27] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 97.

[28] Mahul (A.). Cartulaire T. III, p. 261.

[29] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 98.

[30] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 99.

[31] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 99.

[32] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 99.

[33] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 19.

[34] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 252.

[35] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 102.

[36] DEBANT (R.), Congrès archéologique, 1937.

[37] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 105.

[38] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 106.

[39] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 107.

[40] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 107.

[41] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 113.

[42] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 113.

[43] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p.113.

[44] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 592.

  
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