Accueil du site > La bibliothèque > Documents de la bibliothèque numérisés > Les châteaux de l’Aude > Commune dont le nom commence par L

Les anciens châteaux seigneuriaux du département de l’Aude

Commune dont le nom commence par L

par Charles Boyer

LA BASTIDE D’ANJOU

La Bastide d’Anjou est la dernière Bastide fondée en Lauragais par Louis duc d’Anjou en janvier 1373. Il n’y a jamais eu de château seigneurial en ce lieu.

LABASTIDE-EN-VAL

Les ruines de l’ancien château seigneurial dominent le village. Cette terre était possédée au XIIe siècle d’abord par l’abbaye de Lagrasse, puis par le vicomte de Carcassonne et ensuite par les seigneurs de Clermont-sur-Lauquet. Ces seigneurs furent dépossédés comme hérétiques par la croisade des Albigeois (1210). Depuis cette époque cette terre fut divisée en plusieurs parts dont les seigneurs appartenaient aux maisons de d’Alban, de Siran, de Pellevin, de Muretex et du Villar. De 1306 à 1770, les autres seigneurs ont été de Cucugnan, de Calmès et de Bellissens.

LABASTIDE-ESPARBAIRENQUE

Le château seigneurial de ce lieu est cité par Sabarthès [1] en 1260. Ce lieu s’appelait Préverenca avant le XIVe siècle. Son nom changea lorsque lui furent accordés les privilèges des bastides. En 1260, Jordan de Cabaret seigneur de ce lieu céda le château de Prevenriendre qu’il tenait de son père. Actuellement, il ne reste rien de cet ancien château.

LABÉCÈDE-LAURAGAIS

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [2] en 1271. Ce château appelé le Castellas s’élevait au Nord près de l’église. Remanié plusieurs fois, il était à l’état de ruine. Un nouveau château seigneurial fut bâti au XVe siècle probablement sur les ruines de l’ancien.

Il est situé dans le village en face de l’avenue de Castelnaudary, il a été restauré et transformé en belle résidence moderne en 1900.
Les rois de France n’étaient seigneurs de Labécède que pour un quart. À la fin du règne de Louis XIV, la maison de Senaux posséda trois quarts de la seigneurie. La famille Senaux fut la dernière à posséder la seigneurie de ce village avant 1789.

LACOMBE

Ce lieu fut érigé en commune seulement en 1850. La seigneurie de Lacombe était possédée depuis le commencement du XVIe siècle par la maison Corbière. Le marquis Corbière fut maintenu en noblesse le 22 juin 1669. Il n’existe pas de château seigneurial à Lacombe. Il existait un château à la ferme de la Loubatière propriété de la manse épiscopale de Carcassonne. Il est cité par Sabarthès [3] en 1330 et en 1704. Il n’en reste que quelques traces.

LADERN-SUR-LAUQUET

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [4] en 1281. C’était à cette époque un château-fort (castrum Aladernum). Il appartenait à Roger vicomte de Carcassonne et de Béziers qui le donna par testament, en 1150, au comte Guillaume. Après la croisade, la terre et seigneurie de Ladern, réunie à la couronne, fut donnée en partie, en 1230 par Saint-Louis à Raymond de Saverdun. Ses héritiers le gardèrent jusqu’au milieu du XIVe siècle. Elle fut possédée ensuite par divers seigneurs. En 1789, les coseigneurs étaient MM. Joseph Airolles, secrétaire du Roi et Antoine Foucaud, citoyen de Carcassonne.

Le 14 janvier 1576, le capitaine Villa, huguenot prit par escalade le château. Le château de Ladern a été restauré, en 1884 par M. Maiviès-Pons. Cette restauration dura une quinzaine d’années. Le château avait déjà été remis en état, en 1426, ainsi que l’indique une inscription sur la cheminée monumentale de la cuisine. P. Vanhove [5] écrit :« Le donjon avec ses créneaux, ses mâchicoulis et ses tourelles produisent un effet saisissant. À chaque détail, l’on reconnaît le style gothique. L’on ne saurait trop admirer la belle façade avec ses échauguettes posées en encorbellement et ses fenêtres à croisées ». Il faut ensuite pénétrer dans la cour pour voir ses belles fenêtres à meneaux et visiter les grandes pièces de cet édifice qui ont été meublées et ornées avec goût par les propriétaires.

LAFAGE

Le château seigneurial a été démoli vers1885 pour utiliser les pierres dans la construction du château des Cammas situé sur la commune de Lafage. Il restait encore une tour, elle a été utilisée en 1933, par la municipalité de ce village pour y loger un réservoir d’eau. Le château s’élevait sur un point élevé au Nord de l’église. Il ne reste que quelques vestiges de murs et la tour de l’angle sud-ouest. Ce château était l’ancien fief des Gouget de Casterase.

LAGRASSE

L’histoire de Lagrasse se confond avec celle de l’abbaye à laquelle elle doit son origine. Il n’existe pas de château seigneurial.

LAIRIÈRE

Un château seigneurial existait à Lairière, il devait se trouver sur le versant de la colline où se voient quelques traces anciennes de murs. Au XIIIe siècle ce village appartenait à l’abbaye de Lagrasse ; le seigneur de Termes le réclamait. Finalement, le village de Lairière resta à l’abbaye de Lagrasse jusqu’à la Révolution. D’après Sabarthès [6] un château seigneurial existait en 1208.

LANET

Le château seigneurial domine le village qui s’étage au-dessous de lui.

C’est une grande construction dont la façade principale regarde le midi. Vers l’Ouest se trouvent deux tours d’angle, l’une carrée au Sud, l’autre ronde à l’Ouest. Une échauguette se voit sur la façade. De nombreuses meurtrières percent les murs. Ce château est du XIIIe siècle, dont certaines parties ont été modifiées depuis cette époque. On y accède à l’Est par une ouverture ogivale avec porte en fer forgé moderne. Par un escalier on parvient à une terrasse sur laquelle d’ouvre la porte de l’habitation. Cette terrasse domine le village ; au-dessous est un parc traversé par un chemin en lacets qui conduit à la route. Le fond de la terrasse aboutit à la tour carrée, sorte de donjon massif percé d’une grande ouverture ogivale. La terre et le château de Lanet possédés par la famille d’Arse juqu’en1576 et par la famille de Grave jusqu’au XVIIe siècle.

LAPALME

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [7] en 1302. Il ne reste aucune trace de ce château primitif. En 1204, Amiel d’Auriac parent d’Olivier de Termes était seigneur de Lapalme. M. de Torol était seigneur de Lapalme en 1772. Le dernier seigneur jusqu’à la Révolution a été M. d’Homs. Le château seigneurial actuel, près de l’église est en partie occupé par l’école des filles. Ce château fut construit en même temps que les fortifications du village.

LAPRADE

La commune de Laprade est de formation récente. Elle est érigée en commune distincte, en 1818. Le lieu de Laprade d’origine très ancienne fut donné au IXe siècle par Charles le Chauve au comte Oliba. Avant 1789, deux seigneurs se partageaient Laprade. L’un, la chartreuse de Castres avait le lieu de Laprade ou la Serre Haute ; l’autre M. le marquis de Martinais avait Laprade Haute. Chaque seigneur faisait exercer la justice dans sa terre. La Maison de Couderc figure parmi les seigneurs en 1591, 1609, 1655. Il n’existe pas de château seigneurial.

LAREDORTE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [8] en 1188. Ce château n’a laissé aucun vestige. Il existe actuellement au milieu de la ville une belle construction du début du XVIIIe siècle appelé le château de Laredorte ; elle a été restaurée en 1849. Laredorte appartint d’abord à des vassaux des comtes de Carcassonne et depuis la Croisade de 1209 à la famille de Nigri qui fut du petit nombre des seigneurs qui adoptèrent le parti de Simon de Montfort.

Elle garda cette terre jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Elle passa à cette époque à la famille de Peyrat.

LAROQUE-de-FA

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [9] en 1258. D’après la tradition un château-fort se trouvait sur un rocher au-dessus du village. Il n’en reste plus aucune trace. Ce lieu fut disputé au XIIIe siècle entre les seigneurs de Termes et l’abbaye de Lagrasse. Il fut vendu au roi Louis IX par Olivier de Termes en 1257. Avant cette époque, en 1167 Bernard de Balbonne avait été seigneur de Laroque-de-Fa. En 1557, on trouve, Françoise d’Arse seigneuresse en partie et Jean de Montredon seigneur en 1607. En 1695, Bernard de Barre, acquiert du Roi la seigneurie de Laroque-de-Fa.

LASBORDES

D’après une note [10], la construction du château seigneurial serait postérieure à 1570. Il s’élevait à l’Ouest de l’église. Il n’en reste qu’une cave voûtée qui a été transformée en réservoir d’eau. Une partie de la voûte émerge du sol. En 1220, la seigneurie de Lasbordes fut donnée par Louis IX à Odon de Lyliers. Raymond comte de Toulouse qui l’avait prise à ce dernier la restitua, en 1229, à l’évêque de Toulouse et au fils d’Odon. En 1570, Lasbordes fut pris et brûlé par les Religionnaires. Jean Henry marquis d’Hautpoul-Félines, né en 1725 et mort en 1804 fut le dernier seigneur de Lasbordes.

LASSERRE-de-PROUILLE

Le château seigneurial a été complètement transformé. Il se trouvait dans la ville sur l’emplacement occupé de nos jours par la maison Ponderoux. Il a été habité par Monseigneur de Brézilhac, fondateur de l’Ordre des Pères des Missions Africaines. Ce prélat était le descendant des anciens signeurs de Brézilhac village situé à proximité de Lasserre. Le seigneur de « La Serra » était archer de la châtellenie de Montréal.

LASTOURS

Les tours de Cabaret. On désigne sous ce nom les quatre châteaux en ruine de la commune de Lastours. Les vicomtes de Carcassonne les donnèrent en fief, la royauté après la guerre des Albigeois y plaça des gouverneurs militaires avec une garnison de mortes payes. C’est sûrement des tours de Cabaret qu’a voulu parler Grégoire de Tours : Capus Arietis Castra. En allant du Nord au Sud la première tour s’appelait Cabaret au XIIe et XIIIe siècles

Le deuxième tour : Régine ou tour neuve XIIIe siècle. La troisième Surdespine ou Fleur d’Épine XIIe siècle. La quatrième Quertinheu XIIIe siècle. Ces quatre forteresses pratiquement imprenables s’étendent sur 250 mètres au sommet de l’arrête rocheuse en forme de croissant. Des restes de courtines et de murs informes permettaient de se rendre sans danger d’une tour à l’autre. Quertinheux est le moins élevé, il est isolé sur un piton. C’est dans cette masse que se trouvaient les anciennes citernes. Le château de la Caunette hameau de Lastours appartient à l’époque de la Renaissance. La cheminée monumentale de la cuisine porte la date de 1569. Il possède deux tours carrées situées aux angles de la construction dont l’une avec mâchicoulis sur une porte monumentale armée de colonnes. À l’intérieur on voit un bel escalier tournant dans une des tours et des portes à cannelures en pierre surmontées dans les angles de sculptures avec au centre les armoiries du châtelain. On peut dater ce château du XVIe siècle. Il est habité.

LAURABUC

Au centre du village entouré de murs au XIIIe siècle se trouvait un donjon crénelé construit sur le roc et qui sert actuellement de clocher. Ce donjon est probablement un reste du château seigneurial. Les murs de cette haute tour, située au Sud-Est du chœur ont 0,90 mètre d’épaisseur ils sont en libage. Les étages sont formés par des voûtes en pierre. La tour carrée, seul vestige de l’ancien château, a été utilisée comme clocher qui est octogonal.

LAURAC

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [11] en 1070. Le château-fort était situé sur un mamelon. En 1143, Sicard était seigneur de Laurac et prenait même le titre de vicomte. Ce château qui était un foyer d’hérésie fut plusieurs fois pris et repris par Simon de Montfort et par le comte de Toulouse. Le château fut démantelé à la fin de la guerre et ce lieu devint un simple village. Le château avait été remis entre les mains du Roi en 1243 par le comte de Toulouse. Le Lauragais fut érigé en comté en 1478.

LAURAGUEL

La seigneurie de Lauraguel était possédée à la fin du XIIIe siècle par Bernard de Monclar, vicomte de Monclar et par deux autres coseigneurs. Elle passa ensuite par alliance dans la Maison d’Auriol descendant de la noblesse du territoire de Montréal qui la posséda jusqu’à la Révolution, et même après conserva cette terre. Une petite colline dépendant du domaine de la Salutière ancien fief d’Auriol porte le nom de Pech-Auriol. L’ancien château seigneurial était situé derrière le chevet de l’église. Il n’en reste aucune trace. Sur son emplacement s’élève la cave et les écuries du château moderne.

LAURE-MINERVOIS

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [12] en 1127. Cet ancien château n’a laissé aucune trace. Il a probablement disparu après la réunion de la ville à la couronne après la guerre des Albigeois. Laure, anciennement Lauran, appartenait sous les Carolingiens au monastère de Caunes. En 875 Charles le Chauve confirma cette possession. Plus tard sous les comtes de Carcassonne, le monastère conserva des droits importants. Vers 1100, Pierre de Lauran et Arnaud sont seigneurs de ce bourg et, en 1125, ils se mettent sous la protection du vicomte de Carcassonne Bernard Aton, qui leur donna en échange une maison à Herminis à charge de résider à Carcassonne six mois de l’année. La famille de ces seigneurs le soutint dès le début de la guerre des Albigeois. À la fin du XIIe siècle, ce fief comptait parmi les plus hérétiques de la région. Nous trouvons les Lauran au siège des tours de Cabaret dont ils étaient les défenseurs. Lors de la révolte de 1240 Laure ouvrit ses portes aux troupes de Trencavel et après son abdication le château de Lauran retomba sous l’autorité directe du roi de France et y resté jusqu’à la Révolution.

LAVALETTE

Le château seigneurial occupé par les évêques de Carcassonne se trouvait sur le haut du village ; c’était une simple maison qui servait après la Révolution de presbytère. Un château moderne divisé actuellement en habitations particulières a été la résidence de Fabre de l’Aude dit Fabre d’Églantine.

LESPINASSIÈRE

Le château est situé sur un rocher isolé. Il est cité par Sabarthès [13] en 1183. Il n’en reste que le donjon carré, construit en schistes mais ayant des pierres taillées aux angles. On y voit une porte en plein cintre, sur la façade Sud et une plus étroite sur la façade Est, également en plein cintre mais avec chanfrein.

Cette dernière paraît moins ancienne. À une certaine hauteur on voit plusieurs fenêtres en plein cintre. À l’intérieur de ce donjon se trouvent deux voûtes en berceau légèrement brisés formées d’un blocage très épais. Il n’y a pas de trace d’escalier. Des échelles comme maintenant permettaient d’accéder par des trous de la voûte, aux étages. Les murs de la tour ont un mètre d’épaisseur. Il reste s’appuyant sur cette tour, des ruines à l’Ouest, mais surtout à l’Est, qui faisaient partie du château et où l’on remarque un fragment de tour cylindrique, une porte en plein cintre murée et un départ d’arc indiquant une avant-porte qui défendait le chemin montant au château. L’ensemble de cette construction n’est pas antérieur au XIIIe siècle.

LEUC

Le château seigneurial placé à l’entrée du village, entouré de jardins et d’un vaste parc est remarquable par sa forte et puissante construction. Il a été bâti, en 1347 par Pierre de la Jugie, archevêque de Narbonne. Il existait déjà un château cité par Sabarthès [14] en 1215. La tour de l’Ouest qui autrefois avait quatre étages de voûtes superposées ainsi que les caves et les cuisines sont du XIVe siècle. Un escalier à vis est placé dans la tour hexagonale de 13,50 mètres de hauteur encastrée dans l’angle de la construction et qui date de 1457. Là se trouve de la même époque la porte d’entrée surmontée de quatre fenêtres l’une au-dessus de l’autre. La grande salle avec sa cheminée décorée aux armes de la famille Dax est remarquable. Sur la partie postérieure à l’angle sud-ouest se trouve une tour ronde de 16,80 mètres de hauteur et d’un diamètre de 6 mètres qui paraît aussi du XVe siècle. Une autre tour carrée semblable à la tour de l’Ouest dont nous avons parlé, devait occuper le côté Nord.

LEUCATE

Un château seigneurial de Leucate (Castrum de Leucata) est cité par Sabarthès [15] en 1272. L’ancien fort couronnant le sommet du mamelon qui domine le Sud de la ville a, sans doute, servi de château seigneurial. Il n’en reste que d’immenses pans de murs d’une épaisseur incroyable. Il fut démoli, en 1665 après l’annexion du Roussillon. À l’origine possession de la Maison de Durban, il devint citadelle royale en 1309.

LÉZIGNAN-CORBIÈRES

Un château seigneurial est cité par Sabarthès [16] en 1119. Il existe encore une place du château plus ou moins défigurée par les aménagements ultérieurs. En son centre était le puits communal. Cette place était située en bordure du four communal. Elle s’appelait au XVIIIe siècle place du Romarin selon (Al. Roumany). Il ne reste rien de l’ancien château. Montrabech à quatre kilomètres de Lézignan est un domaine possédant encore un donjon du XIIe siècle dominant le pays. Le château est encore cité par Sabarthès [17] en 1272. Il en reste quelques vestiges dont le donjon, deux portes principales défendues par des mâchicoulis et quelques parties des murs d’enceinte.

LIGNAIROLLES

Il n’existe pas de trace de château seigneurial dans ce village qui paraît remonter seulement au XIIe siècle. Sabarthès [18] le cite seulement en 1265. Sa population qui était de 200 habitants, en 1830, n’est actuellement, en 1980, que de 60 habitants.

LIMOUSIS

Un château seigneurial est cité par Sabarthès [19] en 1260. Le vieux château actuel, dont l’une des tourelles démantelée supporte l’horloge communale, est divisé entre plusieurs particuliers, une pièce du rez-de-chaussée sur la place est ornée d’une cheminée surmontée d’un bas-relief en pierre qui représente l’enfant jésus qui tient le Monde dans ses mains ; de chaque côté se trouve un vase de fleurs. Le linteau de la cheminée porte la date de 1658. Un château plus moderne a été bâti dans une rue du village, vers le milieu du XVIIIe siècle par le dernier seigneur Rolland de Trassanel ; il n’offre rien de remarquable. Sur la place se trouve le puits banal bien construit avec une margelle et piliers réunis par une plinthe surbaissée où est gravée la date 1648. Marmorières : Primitivement ce hameau dépendait de la seigneurie de Limousis, mais en 1400 il y avait deux seigneurs. Le château de Marmorières n’existe plus. La chapelle qui a servi d’église pour le hameau jusqu’au XVIIe siècle existe encore, mais a été transformée.

LIMOUX

Il existait, avant la guerre des Albigeois, un château sur la colline qui domine Limoux. Ce château défendait le bourg construit primitivement sur cette hauteur. Louis VIII le fit raser en 1226. On ne songea plus à le reconstruire. Au commencement du XIIIe siècle les habitations de cette colline de Rives Haute n’existaient plus. Celles de la vallée firent leur apparition en 1218 sur la rive gauche de l’Aude. Le bourg érigé en ville, en 1218 par Amaury de Montfort, passa, en 1231 sous la domination de Pierre de Voisins. Après la mort de ses enfants. La seigneurie en 1376 releva toute entière de la couronne. Aucun château seigneurial ne fut construit dans la nouvelle ville qui n’avait plus de seigneur particulier.

LOUPIA

Un château seigneurial est cité par Sabarthès [20] en 1116. Sabarthès [21] signale aussi un château, en 1319 à la ferme Le Soulier.
Loupia était défendu par une première enceinte ronde avec une seule porte au Sud (Le Portail). Une deuxième enceinte circulaire (Le Fort) était renfermée dans la première dont elle était séparée par une rue la contournant, remplacée actuellement par un boulevard ombragé. Une seule porte permettait d’entrer dans cette enceinte qui avait l’église fortifiée en son centre, servant de refuge. La porte existe encore. Une ancienne maison près de l’église se trouve dans le Fort. Elle a une porte ogivale et une fenêtre géminée sculptée au premier étage. C’est peut-être un vestige de l’ancien château seigneurial.

LA LOUVIÈRE-LAURAGAIS

Le château seigneurial est situé en bordure du village. C’est une belle construction flanquée de deux tours carrées construite en briques posées à plat. Ce château qui a été complètement remanié dans sa partie centrale, qui forme l’habitation, possède un superbe escalier avec rampe en fer forgé. Les deux tours sont la partie la plus ancienne, mais ne paraissent pas antérieures au XVe siècle. La tour de droite a été exhaussée plus tard pour y faire une sorte de galerie Renaissance.

LUC-sur-AUDE

Ce village est cité pour la première fois en 889 dans une charte du roi Eudes parmi les possessions de l’abbaye de Saint-Polycarpe. Il resta probablement sous sa dépendance jusqu’à la Révolution. Au XVIIe siècle de Montesquieu seigneur de Coustaussa était aussi seigneur de Luc-sur-Aude. Il n’y a jamais eu, semble-t-il de seigneur particulier pour ce petit village (230 habitants, en 1870) et par conséquent pas de château seigneurial.

LUC-sur-ORBIEU

Un château seigneurial est cité par Sabarthès [22] en1119 et en 1159. Il ne reste aucune trace de château. Un beau château moderne avec grand parc ombragé par des arbres magnifiques se trouve à l’intérieur du village. Il ne présente aucun intérêt archéologique.

Canos, localité disparue, dont le seul reste est une chapelle rurale du XIIIe siècle, avait un château seigneurial, cité par Sabarthès [23] en 1262.

Notes

[1] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 189.

[2] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 190.

[3] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 214.

[4] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 192.

[5] VANHOVE (P.) L’indépendant du 1er septembre 1968.

[6] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 194.

[7] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 197.

[8] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 198.

[9] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 199.

[10] Bulletin SESA 1901, t. XIII p. 62

[11] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 201.

[12] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 202.

[13] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 207.

[14] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 205.

[15] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 208.

[16] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 210.

[17] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 254.

[18] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 211.

[19] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 212.

[20] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 214.

[21] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 437.

[22] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 215.

[23] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 64.

  
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0