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Le 15 mars 2008

Charles Peytavie

Le monastère de Prouille face à son histoire (1207-1307). L’œuvre du dominicain Bernard Gui.

M. Charles PeytavieAu cours de l’année 1307, cent ans après la création officielle du monastère dominicain de Prouille, le frère Bernard Gui, historien reconnu de son ordre vient juste d’être nommé inquisiteur à Toulouse. Il répond à une sollicitation des moniales de cet établissement religieux et accepte de rédiger à leur intention une histoire de leur monastère. Ce travail vient couronner non seulement un siècle d’existence mais aussi le soin tout attentif que les frères et les sœurs de cette institution dominicaine ont constamment apporté à conserver les traces des débuts de leur histoire et les souvenirs liés à leur “fondateur”, saint Dominique. L’œuvre conduite par le frère Bernard consacre définitivement Prouille comme le gardien privilégié de la mémoire des débuts de l’Ordre des Frères Prêcheurs.

Jean-Louis Bonnet et Jacques Blanco

La conduite des eaux potables à Carcassonne (XVIIe-XVIIIe siècles)

M. Jacques BLANCOL’alimentation en eau de la Bastide de Carcassonne a toujours préoccupé les autorités consulaires pour des raisons stratégiques en période d’insécurité, sanitaires en cas de contagion, pratiques lors des incendies. La fontaine de Villaroy appartenant aux Jacobins a intéressé la Ville dès 1418. Les premières décennies du XVIIe siècle présentent des opportunités pour alimenter des points d’eau publics, mais il faut attendre l’intervention spécialisée d’un fontainier de Limoux pour que la première fontaine se dresse sur la place centrale, en 1643. Le contrat passé à Guillaume Cailhau représente un important chantier en conduisant les eaux depuis Villalbe basse jusqu’à la porte de Toulouse par un aqueduc souterrain ou aérien (1670). Le débit diminué des sources et le changement du cours de l’Aude provoquent l’inefficacité des installations pendant une quarantaine d’années. L’entrepreneur Albarede complète les travaux de conduite en 1720 et prolonge la canalisation jusqu’au ruisseau de Baudrigues, sous la direction de l’ingénieur de Clapiers. Trente ans plus tard, les fluctuations de l’Aude ralentissent le débit et obligent les consuls à accepter un nouveau chantier : après plusieurs projets détaillés, l’ingénieur Pitot se détermine pour une prise d’eau dans la presqu’île de Couffoulens. La Ville signe un bail avec l’entrepreneur Germain Mirant qui mènera le chantier de 1744 à 1754. Si plusieurs études ont traité de ce sujet, il convenait de reprendre le problème et surtout compléter sérieusement le dossier en analysant le fonds important d’archives de l’Intendance de Languedoc, déposé à Montpellier.

  
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