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Les anciens châteaux seigneuriaux du département de l’Aude

Communes dont le nom commence par S

Par Charles Boyer

SAINT-AMANS

Le château remanié et modernisé est une grande maison carrée qui présente à l’angle S-O une belle tour ronde ancienne et une tourelle en encorbellement à l’angle S-E, également ancienne. Cette construction paraît remonter au XVIe siècle. Comme toutes les communes du Lauragais, ce lieu fut aux mains des comtes de Toulouse jusqu’à la Croisade des Albigeois. Réuni ensuite à la couronne il fut érigé en comté, en 1477, et ne fut replacé sous l’autorité royale qu’en 1609. Il y a eu des seigneurs particuliers aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Raimond-Lasbordes et vers 1760 les Racous-Castanet.

SAINT-ANDRÉ-de-ROQUELONGUE

Les ruines du château féodal se trouvent sur une verte colline dominant le village.

SAINT-BENOIT

L’ancien château féodal s’élève au bas du village, sur l’avenue de Courtauly. C’était une vaste demeure solidement aménagée pour la défense.

On trouve une tour octogonale dans l’angle N-O avec fenêtres à meneaux. Des bâtiments ont été adossés à cette tour à l’époque de la Renaissance. Elle était auparavant isolée. Du côté de la cour, au-dessus de l’ancienne porte d’entrée on voit un mâchicoulis bien conservé.

SAINTE-CAMELLE

L’ancien château seigneurial se trouvait sur une éminence dominant l’église. Il était fortifié. Sur son emplacement on a construit un château moderne. Il restait encore quelques vestiges de l’ancien château il y a peu de temps.

Cette seigneurie était sous la dépendance des comtes de Toulouse avant la Croisade Albigeoise. Elle fit partie ensuite du comté de Lauragais avant de tomber dans le domaine royal en 1609. Au XVIe siècle Louis de la Ruelle était seigneur de cette terre.

SAINTE-COLOMBE-sur-GUETTE

On voit les ruines de deux anciens châteaux sur le territoire de la commune. L’un est appelé « Le Castelet » il est situé sur le rocher, il appartenait à M. d’Escouloubre ; l’autre est placé sur la rive gauche de l’Ayguette à trois kilomètres en aval du village. Les seigneurs de Sainte-Colombe ont été les d’Aniort, les d’Hautpoul, les de Montesquieu et les Montron d’Escouloubre.

SAINTE-COLOMBE-sur-L’HERS

L’ancien château seigneurial situé en face l’église a été transformé en habitations particulières. Il ne reste que quelques vestiges d’une tour ronde. Ce lieu était possédé primitivement par le vicomte Trencavel qui en fit donation au comte de Foix

SAINT-COUAT-D’AUDE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [1] en 1215. Le château est construit sur le rocher qui repousse l’Aude vers le N-O. Il a subi de nombreuses transformations. Il appartenait en 1697 a Guillaume de Bélissens seigneur de Saint-Couat et de Millegrand. On voit encore quelques murs du château avec une porte du XVIIe siècle. Une tour carrée a été transformée en beffroi.

SAINT-COUAT-du-RAZÈS

L’ancien château seigneurial est situé non loin du village. Il paraît remonter seulement au XVIIe siècle. Il est formé de grandes salles qui étaient inhabitées lorsque je l’ai visité en 1940. Les seigneurs de ce lieu furent les de Montesquieu, de Rochechouart, d’Aureville et de Thury.

SAINT-DENIS

Ce village est une ancienne bastide et ne remonte pas au-delà du milieu du XIIIe siècle. Il n’y a jamais eu de château seigneurial en ce lieu. En 1544, noble François Marescot et son frère Pierre Marescot étaient seigneurs de Saint-Denis. En 1631, le marquis de Saissac était seigneur de Saint-Denis pour la moitié, l’autre moitié appartenait à la communauté. À partir de cette époque la communauté est considérée comme seigneuresse du village par jugement royal et a droit d’élire des consuls.

SAINTE-EULALIE

Dans les débuts du Moyen Age, Sainte-Eulalie appartenait au Comte de Carcassonne. Celui-ci donna cette terre en 949 à l’abbaye de Saint-Jean de Mallast (Montolieu) qui la garda jusqu’à la Révolution. L’abbé des Bénédictins de Montolieu devint le seigneur de Sainte-Eulalie. On ne trouve aucune trace de château seigneurial à Sainte-Eulalie. S’il en existait un au Moyen Age, il a surement disparu comme ont disparu les fortifications que possédait ce village. Dans les archives il n’existe aucun texte mentionnant un château selon le Dr. Nègre [2].

SAINT-FERRIOL

Le village possédait un antique manoir sans aucun style, flanqué aux quatre angles de tours massives, les unes rondes, les autres carrées. Cet édifice est en partie habité. Il est construit sur une éminence. La façade sud mesure40 mètres avec deux tours quadrangulaires de 8 mètres de côté. La hauteur est de 20 mètres.

La longueur de la cour intérieure est de 30 mètres. L’épaisseur des murailles de 1,35 mètre. À l’origine, le château fut la propriété des comtes de Mauléon, par la suite la seigneurie fut acquise par le baron d’Espéronnat. À l’intérieur on peut voir encore une monumentale cheminée large de 4 mètres. Elle porte une inscription gravée en creux et une date 1630. Un château féodal ruiné se trouve à Dente, il est cité par Sabarthès [3] en 1523.

SAINT-FRICHOUX

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [4] en 1280. Ce château qui existait à la fin du XIIIe siècle a été transformé en habitation moderne. Il est situé sur le point culminant du village. C’est une vaste demeure d’environ 15 mètres de haut, construite sur le roc. Le portail d’entrée avec mâchicoulis se trouvait au Midi. Une pierre sculptée fixée à l’angle S-E de la maison est une partie du blason qui était placé sur le portail. Il reste de l’ancienne construction presque tout le mur de l’Ouest et la base du mur du Nord. Les religieux bénédictins de Caunes étaient les seigneurs de Saint-Frichoux.

SAINT-GAUDÉRIC

Ce village appartenait aux moines de Montolieu. En 1248, ils le vendirent au chapitre de Mirepoix qui en devint seigneur. Il n’existe aucune trace d’un ancien château seigneurial. Sabarthès ne mentionne rien.

SAINT-HILAIRE

Il n’y a jamais eu de château seigneurial à Saint-Hilaire ; la seigneurie de ce lieu appartient à l’abbé du monastère de bénédictins fondé vers 825 et qui fut uni, en 1758, avec ses revenus au séminaire diocésain. Le logis de l’abbé seigneur de Saint-Hilaire et de ses possessions aux environs était le presbytère actuel.

SAINT-JEAN-DE-BARROU

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [5] en 1218. Ce château se trouvait sur la hauteur dominant le village. Il est complètement démoli. Cette localité était autrefois une possession des vicomtes de Narbonne.

SAINT-JEAN-de-PARACOL

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [6] en 1320. Il ne reste aucune trace de ce château.

SAINT-JULIA-de-BEC

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [7] en 1290. Il n’en reste aujourd’hui aucune trace. Les seigneurs de ce lieu furent les de Voisins, les d’Hautpoul et les de Vivier.

SAINT-JULIEN-de-BRIOLA

Le château seigneurial se trouvait dans la partie haute du village près de l’église. Il n’en reste que les vestiges d’une tour d’angle. Ces restes sont en moellons taillés. Ils indiquent la belle architecture de cette construction disparue. Ce lieu était, durant la période féodale, aux mains des comtes de Toulouse, mais dès 1279 il passa aux mains d’Alphonse de Poitiers en attendant d’entrer dans le domaine de la Couronne. Le château fut assiégé et pris à la fin du XVIe siècle pendant les Guerres de Religion.

SAINT-JUST-de-BÉLENGARD

Ce petit village formé de deux hameaux n’a jamais eu de château seigneurial. Ce lieu dépendait probablement comme son église de la manse archiépiscopale de Narbonne.

SAINT-JUST-et-le-BÉZU

Le vieux château ruiné placé au sommet d’un roc est cité dans les documents historiques de l’année1231 sous le nom de castrum de Abedum d’où dérive le nom de Bezu. Il est fièrement campé à 832 mètres d’altitude. Il est formé de murs a appareillage régulier du XIIe siècle et qui ont 1 à 1,50 mètre d’épaisseur. Ces murs sont interrompus de distance en distance par des vestiges de tours carrées. Les vestiges du donjon sont situés vers le Nord surplombant l’abime du côté de Rennes-les-Bains. Comme les ruines de tous les châteaux du Moyen-Âge pris par Simon de Montfort et qui n’ont pas été réédifiés par la défense, elles ne présentent que des vestiges de tours carrées à l’exclusion d’ouvrages de forme arrondie. Le château fut pris en 1210. Non loin des ruines du château du Bézu on remarque du côté du levant et le long de l’ancienne voie romaine, un manoir du XVe siècle ayant appartenu au seigneur de Rennes. Ce manoir appelé château de Tripliés, fut détruit en partie par les Calvinistes en 1573. On y trouve que quelques pans de murs et des restes de deux tourelles selon Fédié [8].

SAINT-LAURENT-de-la-CABRERISSE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [9] en 1316-1317. Le château-fort, château seigneurial se trouvait dans l’ancien village sur la rive droite de la Nielle. Il en reste encore quelques vestiges ainsi que des fortifications du village. Ce lieu semble avoir été sous la dépendance de l’abbaye de Lagrasse.

SAINT-LOUIS-et-PARAHOU

La veille des calendes de février de l’an 1300, existe un acte de paréage entre le Roi et Guillaume de Castelpore. Il est dit dans cet acte qu’on construirait un bourg du nom de Saint-Louis, dans lequel serait édifié un château pour le seigneur et pour le Roi ; ce château fut brûlé par les Espagnols en 1536 ; il fut reconstruit et plus ou moins modifié par la suite. C’est aujourd’hui une ferme qui se trouve près de l’église.

SAINT-MARCEL

Le château seigneurial de Saint-Marcel est cité par Sabarthès [10] en1202. L’archevêque de Narbonne en était le seigneur en toute justice. Autrefois le village, bâti sur une petite éminence, entouré de fortifications ne comprenait que quelques modestes maisons groupées autour de l’ancienne église et du château. Il ne reste rien du château seigneurial.

SAINT-MARTIN-des-PUITS

Saint-Martin-des-Puits était une possession de l’abbaye de Lagrasse qu’elle conserva presque sans interruption depuis le Xe siècle jusqu’à la Révolution. Office claustral du couvent de Lagrasse : le prieur de Saint-Martin était le seigneur du lieu et curé primitif de l’église. Il n’y avait pas de château seigneurial dans ce lieu très pauvre, mais seulement une maison de petite valeur pour recueillir les recettes, faire prison et pour demeure du religieux qui avait en charge le prieuré.

SAINT-MARTIN-de-VILLEREGLAN

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [11] en1203. Il ne reste plus de vestiges de ce château du XIIIe siècle. Il n’y a plus que le château moderne qui appartient à la famille du baron d’Uston de Villereglan. Ce lieu dépendait au Moyen-Âge de l’abbaye d’Alet.

SAINT-MARTIN-LALANDE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [12] en 1244. Il ne reste aucune trace de ce château du XIIIe siècle alors qu’il y a de nombreux vestiges de fortifications.

SAINT-MARTIN-le-VIEIL

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [13] en 1180. Ce château situé sur la hauteur était avant la Révolution, une superbe et vaste construction flanquée de quatre tours et protégée par une première enceinte crénelée, entourée de fossés avec pont-levis.

Il ne reste que deux tours, l’une carrée, sorte de donjon mesurant 17 mètres de hauteur et formée de deux étages voûtés, et une tour d’angle ronde moins élevée. Ce sont deux beaux spécimens de l’architecture militaire du XIVe siècle.
Il ne reste aucune trace de ce château du XIIe siècle signalé par Sabarthès et qui après avoir appartenu aux moines de Montolieu fut inféodé au XIIe siècle à des seigneurs laïques, possédé ensuite par l’abbaye de Villelongue. Le village de Saint-Martin passa encore à des seigneurs laïques au XIIIe siècle. Il y eut de nombreux coseigneurs, mais les principaux font partie de la famille Saint-Martin qui garda cette seigneurie du début du XVIe siècle à la Révolution.

SAINT-MARTIN-LYS

Il n’y a jamais eu de château seigneurial à Saint-Martin-Lys. L’histoire de ce petit village se confond avec celle de l’abbaye dont les vestiges sont à peu près inexistants.

SAINT-MICHEL-de-LANÈS

Le château seigneurial de ce lieu est cité par Sabarthès [14] en 1212. Du château cité en 1212 et qui fut occupé par Simon de Montfort, il ne reste absolument rien. Il se trouvait comme l’église sur la hauteur dominant le village actuel et était construit à côté de celle-ci, probablement sur l’emplacement occupé aujourd’hui par le jardin devant l’église. Après 1212 Simon de Montfort conserva Saint-Michel-de-Lanès et le partagea entre plusieurs coseigneurs. Les Cavailhès-Lasbordes furent les derniers possesseurs de la seigneurie de Saint-Michel-de-Lanès.

SAINT-NAZAIRE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [15] en 1105. À cette date, le château fut donné avec celui de Saint-Martin par Alsaric et Engelrude à leur fils Arnaud de Béziers en faveur de son mariage avec Mathelène, fille du vicomte Athon. Ce château fut vendu à l’abbaye de Fontfroide en 1257 par Olivier de Termes. Il fut pris par les Ligueurs et repris peu de temps après par les catholiques, commandés par le baron Pujol. Situé dans le vieux Saint-Nazaire, le château dominait les fortifications. Il ne reste que quelques pans de murs. L’abbé de Fontfroide était depuis 1257 le seigneur en toute justice de ce lieu.

SAINT-PAPOUL

L’histoire de Saint-Papoul est celle de son abbaye. L’abbé de Saint-Papoul était seigneur du village. L’ancienne abbaye bénédictine fut ensuite érigée en évêché par les bulles de 1317 et 1318. La seigneurie de la ville cathédrale appartient à l’évêque à partir de ce moment. Le palais épiscopal peut donc être considéré comme étant le palais seigneurial de la ville.

C’est une belle et grande demeure attenant au cloître et entouré d’un parc. Il a été construit au XVe siècle par Pierre Soybert. La façade a été restaurée au XVIIIe siècle.
Dans les environs se trouve le château de Ferrals. En réalité, il y a deux châteaux ; le nouveau château et au Sud de celui-ci le vieux manoir.

De l’antique forteresse, il ne reste qu’une tour en ruine qui porte le nom de tour de la reine Marguerite. Sa construction est antérieure à 1272. Le château actuel fut construit par François de Rogier pour mettre sa nombreuse famille à l’abri du parti protestant ; il fut terminé en 1568. C’est une petite forteresse flanquée de six tours carrées. Cette demeure se rendit célèbre par la visite que lui fit Charle IX et la reine mère Catherine de Médicis en 1565. Le château n’était pas terminé, c’est ce qui expliquerait, comme on le raconte que le plafond de la salle où le baron de Ferrals recevait ses hôtes royaux n’étant pas terminé, put s’ouvrir, et que l’on put faire tomber sur les convives, à la fin du repas une grêle de dragées et une pluie de fleurs.

SAINT-PAULET

Le château seigneurial est une antique demeure remontant au XIIIe siècle, mais qui fut transformée au XVIe et au XVIIe siècles. À l’Est on remarque les vestiges de l’enceinte primitive ainsi qu’une tour ronde qui s’avance comme un promontoire sur les escarpements dominant le village. Un tour du XVIe siècle s’appuie au Sud à la masse rectangulaire du corps de logis principal. Ce château a servi, dit-on de quartier général à Wellington après la bataille de Toulouse en 1814. Pénétrons à l’intérieur, nous y trouvons de nombreux souvenirs de famille, des meubles anciens, une importante bibliothèque, des archives intéressantes et surtout, ce qui fait la célébrité de Saint-Paulet une précieuse relique, le cœur de Turenne.

Nous eûmes autrefois, le plaisir de parcourir avec l’autorisation du prince Godefroid, quelques belles pièces de cet antique logis. Signalons en passant cette curieuse inscription gravée sur le manteau de la vaste cheminée de la cuisine : « On ne mange pas ici le chapeau sur la tête ». Signalons aussi les portraits qui ornent le salon et parmi eux celui du cardinal de Retz. C’est dans la salle de la bibliothèque du château inhabitée depuis de longues années que repose le cœur de l’illustre héros. Il est contenu dans une enveloppe en plomb revêtue d’un sac de velours et accompagné de la note suivante « Ici est enfermé le cœur de très haut et très puissant Pierre Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, colonel général de la cavalerie légère de France, gouverneur du Haut et Bas Limousin et maréchal général du camp et armées du Roi ».

SAINT-PIERRE-des-CHAMPS

Le château seigneurial de Saint-Pierre-des-Champs est cité par Sabarthès [16] en 1237. Les ruines de ce château dominent le village, elles sont transformées en modestes habitations. Ce village fut, depuis le Xe siècle au moins jusqu’à la fin du XVIIIe, une possession de l’abbaye de Lagrasse. La ferme de Forodonnes ou Forodonos arrière fief sous la mouvance de l’abbaye de Lagrasse était une agglomération importante avec son château dont il reste quelques vestiges importants. Au-dessus de l’ancienne porte d’entrée en plein cintre, très basse, englobée aujourd’hui dans une bergerie on voit un ancien mâchicoulis.

Dans la clef de voûte de l’arc qui surmonte la porte, se trouve gravé en relief un blason bizarre dont les angles sont limités par des boules. Au sommet on lit l’inscription CIPA. Ce château seigneurial existait au XIVe siècle.

SAINT-POLYCARPE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [17] en 1324. Il ne reste aucune trace de ce château. Dans les environs du hameau d’Arces, Fédié [18] signale les ruines d’un vieux château. L’histoire de Saint-Polycarpe se confond avec l’histoire de son abbaye fondée en 780 par Attala et qui fut successivement soumise à l’abbaye d’Alet et de Lagrasse.

SAINT-SERNIN

Le château seigneurial qui n’était pas bien important est actuellement à l’état de ruines informes à l’entrée du village, du côté Est. Il possédait une tour il y a une cinquantaine d’années. Parmi les seigneurs du village on peut citer Nicolas Daulon, écuyer au XVIe siècle, les Villeneuve, les Crosille et Guion Jean de Saint-Sernin au XVIIe siècle Plus tard, vers 1780, Louis-Philippe de Durfort acheta le fief.

SAINTE-VALIÈRE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [19] en 1257. L’une des tours de ce château du XIIIe siècle servirait actuellement de clocher. Le reste du château a disparu, transformé en habitations particulières. Au Moyen Âge, l’abbé de Fontfroide était seigneur de Sainte-Valière.

SAISSAC

Les ruines du château qui se trouvent près de l’église appartiennent au XVe siècle. Il n’y a pas là des traces de l’antique castrum du XIIIe siècle qui a vu la Croisade des Albigeois. Les constructions de forme à peu près rectangulaire mesurant 115 mètres de long sur 35 mètres de large, façade nord et 20 mètres façade Sud. Les murs sont à l’état de ruine ; on y voit des fenêtres Renaissance dont on a enlevé une partie de l’encadrement. On y remarque perçant les murs quelques canonnières.

Le donjon massif, avec son escalier à vis et plusieurs tours de l’enceinte présentent encore des vestiges importants. Sous cette construction se trouvent des casemates encore bien conservées. Tout le château a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Les vestiges du château du XIIIe siècle, château de Bertrand de Saissac, grand feudataire du comte de Toulouse, se trouvent en haut du village, le dominant et touchant deux anciennes fortifications. Il en reste deux tours bien conservées dont l’une est l’ancien donjon. G. Pillement [20], est le premier à avoir signalé l’emplacement de l’ancien château que personne jusqu’à ce jour n’avait remarqué, prenant ces deux tours pour une simple partie de l’enceinte du village. La grosse tour, le donjon, a 8 mètres de hauteur, ses côtés ont extérieurement 8 et 10 mètres. La porte surélevée, comme dans les anciens donjons est défendue par un mâchicoulis.

L’autre tour plus petite était réunie au mur de l’enceinte qui fut construite à une époque postérieure. La seigneurie de Saissac appartenait dès le Xe siècle aux comtes de Carcassonne qui l’inféodèrent, le siècle suivant à de puissants vassaux de la contrée. Ceux-ci ne furent dépouillés de leur seigneurie après la Croisade des Albigeois que momentanément. Elle leur fut restituée en partie par le roi Saint-Louis. La part principale resta à Lambert de Thury l’un des compagnons de Simon de Montfort. Cette part fut ensuite transmise aux comtes de Carcassonne au XVe siècle, à la Maison de Clermont de Lodève (XVIe et XVIIe siècles) enfin à la Maison de Luynes au XVIIIe siècle. Où elle finit par suite de la Révolution. Le château du bas participa aux guerres de religion du XVIe siècle. C’est au cours de ces guerres que plusieurs parties de la construction furent démolies.

SALLÈLES-CABARDÈS

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [21] en 1260. Il était situé sur la hauteur au nord de l’église ; il n’en reste que des pans de mur en moellons non taillés tenus par un mortier de terre ; c’était sans doute un château pauvre. Sallèles fut cédée au Roi, en juillet 1206, par Jourdain de Cabaret. Par la suite, la seigneurie resta indivise entre le roi et d’autres seigneurs. M. Rolland Fourtou fut le dernier seigneur avant la Révolution.

SALLÈLES-D’AUDE Le château seigneurial est cité par Sabarthès [22] en 1271. Ce château du XIIIe siècle n’existe plus. Le château seigneurial actuel est du XVIe siècle. Il possède une cour intérieure fermée de deux corps de bâtiments reliés au Sud par une galerie Renaissance. Celle-ci formait logis du côté cour. Au-dessus des six arcades la frise de l’entablement porte une longue inscription illisible aujourd’hui. La loggia a été murée, des fenêtres géminées ont été percées puis murées à leur tour. Les deux corps de bâtiment sont quelconques. On y remarque seulement un escalier Renaissance.

Sur la façade du Midi où était le parc existent six belles fenêtres géminées à croisillon surmontées d’un entablement dorique. Un escalier monumental accède à une double porte surmontée d’une inscription latine. Le 4 septembre 1541, François 1er vint fixer sa résidence à Sallèles pour favoriser le siège de Perpignan. Les ligueurs s’emparèrent du château en 1588. En 1166, Béranger était seigneur de Sallèles, sous la souveraineté des vicomtes de Narbonne. Les vicomtes de Narbonne semblent avoir conservé cette souveraineté jusqu’au XVIIe siècle.

SALLES-sur-L’HERS

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [23] en 1311. De ce château qui avait été modifié il ne reste plus qu’une grosse tour carrée très élevée, construite en petit appareil et qui possède des fenêtres à meneaux du XVIe siècle. Cette tour flanquait un des angles du château qui a été démoli au milieu du XIXe siècle pour être remplacé par une construction moderne.

La façade méridionale de cette nouvelle construction est encadrée par deux petites tours carrées. L’ancienne tour, qui était primitivement plus élevée d’environ trois mètres, possède un escalier en pierre de taille en forme de spirale, donnant accès aux quatre étages composés chacun d’une vaste salle au plafond élevé. La ville était gouvernée par un seigneur et des consuls. La ville qui était une bastide avait été fondée en 1271.

SALSIGNE

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [24] en 1360. On voit encore une échauguette accolée à une tour carrée englobée dans une maison. Il est probable que c’est un reste de l’ancien château. Ce lieu était membre de la châtellenie du Cabardès. Le Roi en était seigneur et percevait un certain nombre de droits.

SALVEZINES

Ce lieu a été érigé en commune le 24 juillet 1867. C’était un ancien hameau de Puilaurens. Le Counil, la partie la plus importante de la commune, était dans la possession de l’abbaye Saint-Martin-du-Lez ou Lys. L’abbé de Saint-Martin pouvait être considéré comme le seigneur. Il n’y avait pas de château.

SALZA

Nous n’avons pas trouvé trace du château qui existait au XIIIe siècle et qui fut habité par Béranger de Mage [25]. Les seigneurs de Salza ont résidé surtout au château de Nouvelles et c’est là que se trouvaient leurs archives.

SEIGNALENS

Le château seigneurial se trouvait sur une éminence au sud-est en avant du village au lieu-dit « Camp d’al Castel » il n’en reste aucune trace. La route allant de Seignalens à Mirepoix en amont du village portait encore, il n’y a pas très longtemps « Carreiro d’al Seigno », rue du seigneur. La seigneurie de Seignalens dépendait de la châtellenie de Montréal, diocèse de Carcassonne.

LA SERPENT

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [26] en 1319. Ce château du XIVe siècle n’existe plus. Le château que l’on voit actuellement a été construit entre les années 1650-1680 il est bien conservé.

C’est un vaste édifice élevé de trois étages. Il a la forme d’un parallélogramme flanqué à chaque angle de la façade d’une tour carrée. Au centre est une cour d’honneur. On voit dans la salle à manger un buste de reine en marbre blanc. À côté du salon un portrait de femme en costume de l’époque Louis XV, en face un costume d’homme revêtu d’une armure, sans doute, le marquis et la marquise de Béon auxquels appartenait jadis le château.Au premier étage on trouve de vastes chambres avec à côté des pièces plus petites. Un bel escalier en pierre occupe le centre ; des escaliers de service occupent les ailes. Les murs sont d’une grande épaisseur. La cuisine voûtée possède une vaste cheminée selon la description de Fages et Gavoy [27] en 1908. Cet ancien château du XVIIe siècle a conservé son caractère primitif. C’est un spécimen remarquable de l’architecture de cette époque. En 1577, le seigneur de La Serpent était l’un des lieutenants du vicomte de Joyeuse.

SERRES Un manoir seigneurial construit par un bourgeois anobli était déjà délabré en 1890. Avant cette époque, l’archevêque d’Alet était seigneur de ce lieu. Avant le XVIIe siècle il y avait un château-fort qui gardait l’entrée des vallées de la Sals et du Rialsès.

La partie nord de la construction du XVIIe siècle est la mieux conservée. Au rez-de-chaussée, côté Est se trouve une cheminée en pierre, très sobre, un escalier à vis en pierre avec des marches de 1,50 mètre de large et 0,20 mètre de haut. Il conduit aux différents étages, il est logé dans la tour de l’angle N-E. Au premier étage on remarque une autre cheminée plus ornée avec un avancement de 0,70 mètre. Une colonne cannelée forme montant de chaque côté de cette cheminée. Sur les montants apparaissent des chapiteaux genre ionique avec oves. La façade sud est remaniée ; c’est le côté habité actuellement. On note l’usage de matériaux anciens réemployés. On remarque sur cette façade des traces de mâchicoulis et trois consoles soutenant actuellement un pigeonnier. Dans l’angle N-O, il reste la base d’une échauguette. Il reste quelques fenêtres à meneaux. Dans l’angle S-O sont des restes de consoles ? Dans l’angle N-E, à côté de la tour se trouve une porte ancienne et des restes d’autres constructions, peut-être du château primitif. Du côté de l’angle S-O se trouve un mur et des traces d’une porte plein cintre. Description faite au mois de mars 1931.

SERVIÈS-en-VAL

Le château qui remontait au XIIe siècle a été profondément restauré au XVIe. C’est une grande construction rectangulaire flanquée aux angles de deux tours rondes sur la face antérieure, méridionale et d’une tour carrée à l’angle N-E. La tour N-O a disparu. Les fenêtres à meneaux sont du XVIe siècle. C’est un édifice intéressant qui est inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

On y remarque la belle cheminée du salon avec ses deux statues, l’Été et l’Automne encadrant un médaillon au centre duquel figure un amour portant une coupe d’une main et une urne de l’autre. En dessous, se voit une reproduction d’un panneau de la laiterie de la reine à Rambouillet, représentant l’Été par Sauvage. Dans une autre pièce on remarque la corniche qui entoure la salle et aboutit à la cheminée, sur laquelle la Force et la Vérité encadrent un médaillon représentant le jugement de Salomon. A remarquer la frise de la cheminée sculptée en plein bois. Au premier étage il faut voir la cheminée ornée d’un Hercule et d’un Bacchus enchaînés par Cupidon, ainsi que le médaillon qui représente Adam et Eve chassés du Paradis Terrestre. Signalons aussi dans une tour, une Renommée entourée de divers groupes séparés par un aigle., ainsi qu’une couronne de marquis surmontant des emblèmes. Description du Dr. Bourrel [28]. Cette contrée appartint d’abord aux comtes de Carcassonne, les seigneurs de Termes leur succédèrent. Au XIIIe siècle la seigneurie fut vendue au chapitre cathédral de Carcassonne. Celui-ci l’aliéna trois siècles après pour sa part contributive au rachat de François 1er prisonnier en 1525. La famille de Calmès qui possédait cette terre à la Révolution, la conserva.

SIGEAN

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [29] en 1157. Le vieux Sigean est bâti sur un rocher. Le réservoir d’eau est construit sur l’emplacement de l’ancien château qui dominait la ville. L’archevêque de Narbonne était le seigneur justicier.
Le hameau du Lac est une ancienne paroisse et communauté. Il y avait un château seigneurial cité par Sabarthès [30] en 1119. C’est actuellement une ferme avec un château moderne.

SONNAC

Cette petite commune formée de trois hameaux a eu pour seigneur les de Bruyères et les de Bounery qui étaient aussi seigneurs d’autres lieux. Il n’y a jamais eu de château seigneurial. On parle seulement d’une tour carrée qui se trouvait en haut du bois du hameau de Roubichoux qui avait dit-on des créneaux et des meurtrières. Il n’en resterait rien qu’une garenne faite avec les pierres.

SOUGRAIGNE

Ce lieu était sous la dépendance avant la Révolution, semble-t-il, au chapitre d’Alet. Il n’y a jamais eu de château seigneurial à Sougraigne.

SOUILHANELS

Nous n’avons trouvé aucune trace de château seigneurial ; on n’en parle pas dans les archives. Ce village fut uni à la couronne en 1271 puis du comté créé en 1477. Il revint sous l’autorité royale en 1609 avec des seigneurs particuliers.

SOUILHE

Il n’y a pas de trace d’un château ancien. Le château que l’on voit actuellement forme une grande masse carrée, flanquée au Sud, de deux tourelles reposant sur d’élégantes consoles sculptées.

L’angle N-O est défendu par une tour demi-cylindrique. Il est précédé d’une vaste cour clôturée de murs, de hangars et par les anciennes écuries aux ouvertures cintrées en briques. Dans l’intérieur un peu délabré les appartements sont ornementés en plâtre. L’escalier en pierre possède encore une partie de la rampe avec balustres. Le château est la propriété de la commune depuis très longtemps. Il date de 1687 et présente de belles décorations. Il mérite d’être conservé. Souilhe avant la révolution faisait partie de la sénéchaussée de Lauragais, comme toute cette région.

SOULATGÉ

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [31] en 1360. Il a complètement disparu, il n’en reste que la chapelle romane qui est maintenant l’église paroissiale. Elle peut remonter à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe. La seigneurie était possédée par les comtes de Carcassonne jusqu’à la Croisade des Albigeois. Elle fut ensuite inféodée de 1345 à 1486 à la maison de Pierrepertuse puis par alliance jusqu’au XVIe siècle à la maison de Montesquieu.

SOUPEX

Le château seigneurial est cité par Sabarthès [32] en 1585. Il a été plusieurs fois remanié. Il se trouve près de l’église, il est actuellement (1973) occupé en partie par la mairie. Il est de plan rectangulaire et était surement flanqué de quatre tours. Actuellement, il n’existe qu’une tour carrée à l’angle N-O et une tour ronde à l’angle N-E. Sa couverture est en tuiles.

La fenêtre à meneaux qui se trouve sur la façade sud ne paraît pas très ancienne. La porte d’entrée monumentale située sur la cour porte la date de 1675. Les fenêtres de la façade Est sont modernes. Ce village du Lauragais a suivi l’histoire de cette région. Dépendant des comtes de Toulouse il fit partie du domaine de la couronne en 1271. Après avoir fait partie du comté pendant un certain temps il revint définitivement dans le domaine royal sous Louis XIII.

Notes

[1] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 372.

[2] NÈGRE (A.) Histoire de mon village.

[3] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 116.

[4] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 386.

[5] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 239.

[6] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 394.

[7] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 395.

[8] Fédié. Le comté de Razès.

[9] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 399.

[10] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 400.

[11] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 405.

[12] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 406.

[13] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 406.

[14] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 408.

[15] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 408.

[16] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 414.

[17] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 416.

[18] Fédié. Le Comté de Razès.

[19] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 381.

[20] PILLEMENT (G.) La France inconnue – Sud-Ouest, B. Grasset 1956.

[21] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 424.

[22] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 424.

[23] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 425.

[24] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 426.

[25] MAHUL (A.) Cartulaire, T. III, p. 429.

[26] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 433.

[27] FAGES (A.) GAVOY (L.) Bulletin SESA T XX, 1909

[28] BOURREL. Bulletin SESA 1906, T. XVII.

[29] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 434.

[30] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 190.

[31] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 437.

[32] SABARTHÈS (A.) Dictionnaire topographie que l’Aude, Paris Imprimerie Nationale, 1912, p. 438.

  
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