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Sorties botaniques 2000

5 sorties en 2000 :

- 9 avril :
Sigean, Port-la-Nouvelle
- 7 mai :
Feuilla
- 28 mai :
Pinède de Boutenac
- 18 juin :
Milobre de Massac
- 2 juillet :
Belcaire

Dominique BARREAU et Henri CASTEL

9 avril : Sigean, Port-la-Nouvelle Le temps étant très médiocre avec une petite pluie venant de la mer, c’est sans beaucoup d’enthousiasmeque nous nous dirigeons vers notre premier lieu d’herborisation guidés par Marc Pala. Le ruisseau du Rieu a autrefois creusé une vallée assez considérable séparant les terrains du tertiaire au nord des calcaires du crétacé et jurassique au sud, ces derniers formant le plateau du Cap Romarin où vient d’être installée une nouvelle série de dix éoliennes. La partie nord est constituée de terrasses du pliocène, plus précisément de marnes à passées gréseuses de l’aquitanien, donc dans des terrains souvent siliceux. Le fond de la vallée étant formé de marnes de l’albien. Nous ferons une boucle dans le secteur de la Mongère. La pluie gêne la prise de notes au début, mais elle finira par se calmer. Les bords du chemin sont très fleuris, et déjà nous notons l’influence des terrains acides avec trois espèces de cistes : Cistus albidus, C. monspeliensis, et même C. salviifolius, puis aussi Lavandula stoechas à côté de Lavandula latifolia. Une vesce naturalisée, méconnue dans les flores classiques : Vicia monantha, est bien reconnaissable à sa grappe pauciflore et à la couleur bleue des fleurs passées. La polygale rupestre est abondante et forme de belles touffes. Une orobanche à odeur de girofle prononcée se révèle être Orobanche gracilis. En arrivant dans une pinède de pins d’Alep, nous remarquons les feuilles dressées du buplèvre rigide, puis des petites touffes feuillées nous intriguent, une visite ultérieure confirmera l’Onobrychis saxatilis. Dans des friches, près du ruisseau, un chardon commence sa poussée, c’est le rare Scolymus grandiflorus, plus loin nous pouvons comparer deux aristoloches, Aristolochia rotunda et A. paucinervis, cette dernière à la fleur plus pâle et aux feuilles pédonculées. Quelques pieds d’euphorbe des bois nous étonnent en milieu découvert. Dans les talus du bois de pin d’Alep, une petite astragale pourrait être confondue avec la classique astragale de Montpellier, en fait ses folioles ayant le dessus glabre il s’agit sans doute d’Astragalus incanus. En remontant un petit ruisseau, on trouve des bassins où poussent des plantes aquatiques comme l’alisma lancéolé, ce milieu plus frais accueille aussi quelques fougères comme Polypodium cambricum. Nous traversons des pelouses de garrigue encore gorgées d’eau avec Euphorbia nicaeensis, Echium italicum, Hippocrepis biflora... Sur le replat, il y a du sorbier domestique et plus loin une petite station d’Erodium acaule, assez différent d’E. cicutarium par ses fleurs plus rouges, plus grandes et aux pétales arrondis. L’après-midi le temps reste gris mais la pluie a cessé, aussi nous partons vers Port-la-Nouvelle dans l’arrière plaine littorale au pied du Cap Romarin. C’est un secteur avec plusieurs résurgences venant du plateau, et où se développent aussi des marécages salés. Nous visitons la belle résurgence du Rec Mendil située au-dessous d’un site archéologique en partie fouillé, un abri sous roche de l’époque moustérienne. L’eau qui sourd est très pure, on y voit flotter de longues lanières d’une plante aquatique devenue rare, le Potamogeton pectinatus. Quelques-uns équipés de bottes vont explorer le marais qui révèle un milieu nettement saumâtre avec le jonc, le laiteron et la sagine maritimes mais surtout une autre plante aquatique très intéressante, notée autrefois par Gautier, Zannichellia palustris avec des fleurs et fruits petits mais bien typiques. Nous continuons dans un milieu complètement différent et très aride en remontant la Combe Redonde creusée dans les calcaires. Nous y noterons les premières pousses du liseron laineux, puis une petite cistacée du littoral : Fumana laevipes et plusieurs gesses : Lathyrus saxatilis, L. setifolius, L. sphaericus. M. Michaud attire notre attention sur une petite vesce étonnante, c’est la sous-espèce amphicarpa de Vicia sativa, elle possède des fleurs souterraines ! Nous retrouvons dans les rochers en exposition sud une petite fougère xérophile très rare Asplenium petrarchae. En quittant le fond du vallon pour remonter sur le versant nord, nous accédons à des anciennes carrières et de nombreuses ruines. Au retour près des voitures une petite station d’une vipérine prostrée : Echium arenarium. Pour terminer, Lionel Belvèze ami de Marc Pala nous amène au-dessus du poste de transformation sur la piste qui conduit aux éoliennes. Ceci pour voir quelques caroubiers qui peuvent ici laisser croire à l’indigénat de l’espèce, mais il est plus probable que ces individus sont naturalisés. Près d’eux abonde Scorzonera crispatula. Le long de la piste des zones rudérales abritent Rubia tinctoria, Coronopus didymus, Brassica fruticulosa...Haut de page

7 mai : Feuilla C’est sous un ciel gris et bas que va se dérouler cette journée, mais il en faut plus pour décourager la douzaine de participants qui vont suivre le matin le chemin du Rec de Feuilla sous la conduite de Marc Pala. Des plantes hygrophiles comme le cresson de fontaine (Nasturtium officinale) et le faux cresson (Apium nodiflorum) sont installées dans le lit même du ruisseau. Des touffes de menthe aquatique et des prêles (Equisetum arvense) poussent sur ses rives plantées de saules. Le chemin bordé d’un côté par le ruisseau et de l’autre par des champs réduits à des friches va nous permettre de rencontrer des plantes aux affinités différentes. Certaines préfèrent les cultures comme le peigne de Vénus (Scandix pecten-veneris) ou le glaïeul des moissons. D’autres aiment les sols riches et frais : la douce-amère (Solanum dulcamara) toxique, la ballote fétide, ou le concombre sauvage (Ecballium elaterium) dont le fruit mûr lance au loin ses graines en se détachant du pédoncule. Plantes européennes, l’herbe aux perles (Lithospermum officinale) et la consoude (Symphytum tuberosum) voisinent avec des espèces méditerranééennes comme les aristoloches (Aristolochia rotunda). Au bout du chemin les murs d’un vieux moulin s’ornent de plantes habituées des vieilles pierres : nombril de Vénus (Umbilicus rupestris), herbe dorée (Asplenium ceterach). Au bord de l’eau une belle touffe de capillaire de Montpellier attire le regard. L’après-midi, Dominique Jalabert nous fait visiter le jardin botanique qu’il a créé en 1990. Ce jardin d’une superficie de 3,5 ha comprend sur le bas une collection d’environ 180 arbres et arbustes : eucalyptus, acacias, pins européens et exotiques, luzerne arborescente, sumac... Au-dessus, sur la pente, se trouve le jardin des cactées et plantes succulentes (environ 600). On y voit des cierges (Cerasus), des echinocactus dont certains en pleine floraison, des opuntias, des carpobrotus, des agaves, des aloès et même des lithops poussant dans les anfractuosités du rocher. A côté le jardin méditerranéen permet au visiteur de prendre connaissance des plantes les plus typiques de la flore mésogéenne. On remarque en particulier quelques baguenaudiers reconnaissables à leurs fruits en forme de vessie et des pistachiers térébinthe de grande taille. M. Jalabert a eu la bonne idée de laisser pousser la plupart des plantes sauvages qui se sont installées dans son jardin. Nous reconnaissons au passage diverses fabacées (gesses, vesces, luzernes...) ainsi que des espèces méditerranéennes, Teucrium aureum, Dorycnium hirsutum, Bituminaria bituminosa et une gesse aux fleurs panachées, Lathyrus clymenum, qui n’avait pas encore été retrouvée dans l’Aude. Nous montons ensuite sur le plateau de la Serre. Les gros nuages qui s’accrochaient aux pentes du Pic du Pied du Poul nous gratifient d’une pluie fine et pénétrante. Cela ne nous empêche pas d’explorer la garrigue qui entoure une bergerie en ruine. Nous retrouvons les arbustes typiques de ce milieu et quelques plantes basses parmi lesquelles Leuzea conifera, Convolvulus lanuginosus, Allium roseum, Scorzonera crispatula. Nous apprenons à distinguer deux liliacées à leur feuilles basales, Anthericum liliago aux nombreuses feuilles très étroites et Ornithogalum narbonense à deux ou trois feuilles assez larges. Pour terminer la journée, les plus courageux d’entre nous escaladent les pentes abruptes au-dessus d’une falaise vers le plateau de Castel aux rochers recouverts de touffes de Phagnalon sordidum.Haut de page

28 mai : Pinède de Boutenac

Après avoir visité l’an dernier le site prestigieux de Fontfroide, le groupe botanique va explorer cette fois un massif de même origine mais moins connu, la Pinède de Boutenac. Le sol d’âge crétacé supérieur, composé en majorité de grès siliceux, est favorable aux cistes comme à Fontfroide. Le contraste de végétation sera assez net dans les quelques endroits où l’on rencontrera des parties calcaires. Un premier arrêt s’effectue peu après le camping de Villerouge-la-Crémade. Il s’agit encore d’une garrigue en bordure de la Pinède. On y distingue le cade, la filaire, et quelques chênes verts et kermès. Mais déjà les premiers sols siliceux portent des cistes (Cistus albidus, crispus et monspeliensis), la bruyère arborescente et la bruyère à balai. Parmi les plantes basses citons la leuzée, la dorycnie, Coris monspeliensis, Blackstonia perfoliata. Nous reprenons la piste en direction de l’Arboretum dont M. Valette, responsable de l’ONF dans le secteur, va nous retracer l’origine et montrer les différentes espèces le composant. Créé il y a une dizaine d’années par M. Cassignac de Thézan avec l’aide de M. Debru, agent forestier local, ce parcours botanique comporte des essences régionales comme le chêne vert, le chêne pubescent, l’arbousier, le pin mésogéen (race locale de pin maritime), le châtaignier, le sorbier domestique, mais aussi des espèces introduites : le chêne-liège, le pin maritime (race des Landes), le cèdre de l’Atlas, le chêne zéen (Quercus faginea) aux feuilles marcescentes légèrement découpées qui a été planté par des forestiers de retour d’Afrique du Nord. M. Cassignac avait aussi installé dans ce coin les diverses espèces de cistes de la Pinède. Une crassulacée naine forme des tapis rouges, c’est Crassula tillaea, espèce caractéristique des terrains sablonneux. Plus loin nous nous arrêtons dans une grande clairière et nous montons au Montauriol. Le chemin effectue une trouée parmi les pins maritimes accompagnés de chênes verts, de romarin et de chêne kermès. Quelques arbousiers, la lavande stoechade et les cistes montrent bien l’acidité du terrain. Après le repas nous continuons vers l’est. Dans la côte de la Vigie, nous apercevons des arbrisseaux un peu épineux aux fleurs jaunes que nous prenons pour des calycotomes. En réalité il s’agit d’une autre fabacée aux feuilles trifoliées, Adenocarpus telonensis, plante rare qui recherche les terrains siliceux comme le calycotome. Tout le long du chemin nous pouvons admirer les belles fleurs rouge carmin du Cistus crispus, et celles plus petites et blanches du Cistus monspeliensis. Malheureusement les cistes à feuille de peuplier (Cistus populifolius) sont juste défleuris, ainsi que la plupart des cistes à feuille de sauge (Cistus salviifolius). Nouvel arrêt près de la Garrigue Haute où la partie acide nous montre le calycotome et l’ajonc de Provence actuellement fanés. La partie calcaire présente une garrigue à kermès et romarin avec Cistus albidus et Cneorum tricoccon accompagnés d’espèces habituelles de ce milieu : Helianthemum violaceum, Phlomis lychnitis aux belles fleurs jaunes, Teucrium aureum, Convolvulus lineatus, Ruta angustifolia, Iris lutescens en fruit. La journée va se terminer à Roque Sestière, barre calcaire du jurassique, qui domine la plaine des Olieux. On y retrouve les espèces citées lors d’une sortie botanique de la SESA le 16 juin 1892, avec des plantes saxicoles comme Erodium foetidum, Bufonia perennis et Hormathophylla spinosa aux silicules creuses ce qui permet de la différencier de H. macrocarpa.Haut de page

18 juin : Milobre de Massac Le rendez-vous a lieu au col de Redoulade où nous avons retrouvé avec plaisir quelques amis de la Société castraise de sciences naturelles. Point de soleil mais un vent marin qui amène au-dessus de nos têtes des nuées grisâtres peu encourageantes. La matinée est consacrée à l’herborisation tout le long du coupe-feu et de la piste qui grimpe au sommet du Milobre. Le bas est occupé par une lande à raisin d’ours (Arctostaphylos uva-ursi) actuellement en fruits. Il voisine par endroits avec la thymélée des Alpes (Daphne cneorum) malheureusement défleurie ce qui ne nous a pas permis d’apprécier ses belles fleurs rouges et son odeur suave. Nous voyons aussi diverses plantes que l’on rencontre à des altitudes inférieures : Carduncellus mitissimus, Linum bienne, Linum catharticum, Inula montana, Ononis minutissima, Thalictrum minus, Anacamptis pyramidalis... La porcelle maculée (Hypochoeris maculata) n’y est pas rare. Des capitules violets attirent le regard, c’est l’aster des Alpes (Aster alpinus). Compte tenu de leur port, nous en concluons qu’il pourrait s’agir de la sous-espèce cebennensis normalement endémique des Causses. Nous arrivons sur une partie plus plane au moment où le soleil daigne faire une apparition, puis ne nous quittera plus de la journée. Ici nous trouvons des plantes plus montagnardes, comme Androsace villosa, Senecio provincialis, Euphrasia alpina, Serratula nudicaulis et le genêt de Villars (Genista pulchella ssp. villarsii). Cette dernière espèce de petite taille se voit sur quelques hauts sommets calcaires des Corbières : Tauch, Alaric, Matefagine. Nous continuons notre ascension mais avant de grimper vers le sommet nous nous dirigeons vers la forêt de pins noirs dont le sol est par endroits labouré par les sangliers à la recherche de bulbes et de vers. Nous y remarquons quelques pieds non fleuris de lis des Pyrénées et, sur la pelouse proche, du plantain argenté (Plantago argentea) signalé à Matefagine par Gautier. Après le repas pris à l’abri du taillis de hêtres nous montons au sommet (908 m) tout proche sur lequel le vent souffle sans retenue. Beaucoup de plantes, comme la globulaire rampante et l’ibéris des rochers, forment des coussinets offrant moins de prise au vent. Nous traversons le replat sommital vers le sud. Les quelques pins qui ont pu résister au vent ont un port en drapeau. Leur maigre couvert abrite une pelouse de seslérie et raisin d’ours. A l’extrémité sud, mieux exposée, quelques espèces méditerranéennes subsistent comme le thym et l’aphyllanthe. Nous descendons ensuite la pente orientale avec des pelouses entourées de hêtres. Parmi les végétaux reconnus citons Euphorbia nicaeensis, Linum campanulatum aux belles fleurs jaunes, la belladone et une grande station de jonquille (Narcissus pseudonarcissus) actuellement en fruits. Le sentier débouche sur la petite crête de Serre Mijane d’où le regard embrasse le Roc de Matefagine (871 m) dont la formation et la végétation sont semblables à celles du Milobre. A partir de là, pour revenir aux voitures, nous allons suivre la route forestière qui traverse la forêt de l’Orme Mort. Nous herboriserons tout le long du chemin bordé de massifs de ronce (Rubus canescens) à fleurs en longue grappe blanche. Au hasard des rencontres citons la raiponce en épi (Phyteuma spicatum) à la racine charnue, la campanule à feuille de pêcher, aux grandes fleurs, et dont nous trouverons un pied albinos, l’œillet à petites fleurs (Petrorhagia prolifera), le Geranium sanguineum, la digitale jaune et la gueule de loup (Antirrhinum majus) ici à fleur jaune. Ayant repris nos voitures, nous revenons au col de Redoulade pour observer une station de Stachys heraclea plante rare dans notre région. Il ne faut pas la confondre avec Stachys alpina, présent aussi sur le Milobre, qui a une odeur fétide, une inflorescence glanduleuse et des feuilles plus larges. Nous rappelons qu’une étude plus approfondie des milobres a été faite par M. Rémi Dupont dans le cadre d’un mémoire de DEA qui est consultable à la SESA. Une article paru dans le tome 97 résume sa méthode et les principaux résultats.Haut de page

2 juillet : Belcaire Une journée très ensoleillée et même chaude malgré l’altitude nous attend à Belcaire. Sous la conduite de Nicolas Point, nous explorons le coteau calcaire audessus du village du côté nord. Ce qui nous frappe c’est le mélange d’espèces méditerranéennes et montagnardes. Ainsi d’une part : Bupleurum baldense, Helichrysum stoechas, Coronilla minima, Teucrium aureum, Thymus vulgaris..., et d’autre part : Dianthus carthusianorum, Ononis pusilla, Trifolium montanum, Teucrium pyrenaicum... La crépide blanche (Crepis albida) y domine, c’est une espèce des rochers et rocailles calcaires qui fait bien la liaison entre les deux systèmes. Nous avons quelque difficulté à reconnaître la saponaire (Saponaria ocymoides) qui est déjà fanée, il n’est pas non plus facile de faire la différence entre les deux polygales : Polygala calcarea et P. vulgaris. Nous pouvons comparer deux épipactis bien fleuris : Epipactis helleborine et E. atrorubens. C’est en vain que nous essayons de retrouver Erysimum incanum, espèce protégée signalée dans cet endroit. Un blaireau a laissé sa trace sous la forme d’un beau crottier. L’après-midi nous prenons le chemin au sud du village qui passe sous le sommet du Bouychet. Nous espérons y trouver un peu d’ombre car la chaleur devient étouffante. Le long des prairies nous notons Vicia onobrychioides et Vicia villosa, cette dernière souvent confondue avec Vicia cracca déjà vue le matin. Dans les haies Rosa tomentosa et au bord du chemin des beaux pieds de gentiane croisette. Sur les pentes rocailleuses on retrouve la plupart des espèces du matin, mais aussi le raisin d’ours, la globulaire à tige nue, et plus rares Cerastium arvense et Teucrium botrys. Dans le bois apparaissent des espèces montagnardes caractéristiques de la hêtraie comme le sureau à grappe, l’hellébore vert, Cicerbita plumieri, Tephrosis helenitis, Actaea spicata, Roegneria canina... Haut de page

  
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