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Séance du samedi 15 novembre 2014

  • Henry Erre : Le système aquifère karstique de Montlaurès : nouvelle ressource d’eau souterraine pour la ville de Narbonne.

Depuis la fin du XIXe s., Narbonne s’alimente en eau potable par des puits, implantés à 7 km au nord, dans la nappe alluviale d’accompagnement de l’Aude, production actuelle maximale 42.000 m3/j. Depuis 30 ans, une nouvelle ressource est mise en évidence dans le tréfonds des reliefs calcaires karstiques d’âge jurassique en limite ouest de la ville. Le gisement aquifère occupe 65 km2 dont le tiers sous couverture principalement oligo-miocène. La ressource renouvelable annuelle est estimée à 12 millions de m3. Elle est emmagasinée dans les fissures et cavités karstiques et issue des précipitations locales (580 mm/an). L’eau souterraine s’écoule à une vitesse moyenne de 1 m/j vers un unique exutoire, au nord, la source artésienne Oeillal de Montlaurès (débit moyen 305 l/s). La consommation du narbonnais, constitué par la ville, les communes adossées au massif de La Clape –Fleury-St-Pierre, Salles d’Aude, Vinassan, Armissan, Narbonne-Plage– et les communes de l’ouest –Marcorignan, Moussan, Névian, Raissac-d’Aude et Villedaigne–, représente 25.000 m3 /j en basse-saison, 48.000 m3 /j en pointe estivale, soit presque le volume annuel renouvelable de la nouvelle ressource, dite de Montlaurès. A ce jour, trois forages de la communauté d’agglomération, de profondeur 75, 125 et 220 m prélèvent le quart de la ressource. La vulnérabilité à la pollution de l’aquifère karstique est très élevée (au même degré qu’une eau de surface et attestée par des traces de désherbants) en raison de sa ‘perméabilité en grand’ et de sa relative faible profondeur. Les forages collectifs d’eau potable sont certes protégés –ou en voie de l’être– par des périmètres sanitaires très étendus, jusque 6 km2, mais c’est l’ensemble du système aquifère karstique qu’il conviendrait de préserver en qualité et de le gérer en quantité par le biais d’outils réglementaires puisqu’il est capable de se substituer, au moins partiellement, à la ressource phréatique alluviale de l’Aude ou à l’apport des eaux de la rivière Orb de BRL en cas de défaillance (inondations, pollutions accidentelles).

  • Pierre Bascou : Moulins et meuniers des hautes Corbières sous l’ancien régime.

Cette communication sera consacrée aux moulins fariniers elle est repose sur une abondante documentation recueillie dans les minutiers des notaires de cette période. Elle se propose de montrer leur importance au sein des communautés villageoises, du 16e au 18e siècle. Elle évoquera la fragilité des édifices exposés à la violence des éléments, le vent capable d’emporter les ailes et le toit des moulins exposés sur les collines, les inondations dévastatrices détruisant les chaussées et causant d’importants dégâts aux bâtiments. Il sera question du statut des moulins au cours de cette période, au cours de laquelle les seigneurs s’efforceront de reprendre en main les moulins pour les rendre banaux et profiter ainsi des rentes qu’ils espèrent en retirer. Elle se terminera par une rapide évocation de l’endogamie qui se manifeste au sein de cette profession.

La séance aura lieu à partir de 14 h 30 rue des Etudes à Carcassonne dans l’auditorium de la Chapelle des Jésuites gracieusement mis à notre disposition par Monsieur le Maire.

Entrée libre et gratuite.

  
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