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Séance du 20 décembre 2014

La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude propose le samedi 20 décembre 2014 à partir de 14 h 30 dans l’Auditorium de la Chapelle des Jésuites, mis à disposition par la ville de l’auditorium les conférences suivantes (entrée libre et gratuite) :

  • Jean-Claude Capéra, Daniel Vizcaïno : Aspects géologiques originaux du site de Ferrals.

En terminaison occidentale du versant Sud de la Montagne Noire, le château de Ferrals, commune de Saint Papoul, occupe une position un peu particulière entre Cabardès et Lauragais. Le bâti du château donne à voir les matériaux de la série tertiaire classiquement reconnue et en particulier les calcaires à alvéolines.
Au-dessus de la série marine, les calcaires lacustres de Ventenac donnent au paysage un très léger modelé. Connus pour la présence en son sein de fossiles de characées, d’ostracodes et de mollusques pulmonés, ces calcaires s’enrichissent ici de nombreux restes de végétaux (feuilles et fragments de tiges), mais surtout par la découverte dans les années soixante, d’une larve de coléoptère appartenant aux Psephenidae-Eubrianacinae. Ce gisement découvert par l’abbé Courtessole, est le premier gisement au monde à avoir fourni des restes fossiles de cette famille d’insecte aujourd’hui confinée dans quelques secteurs hors d’Europe (Afrique du Sud, Amérique du Nord, Asie du Sud-Est).
La découverte récente dans le célèbre gisement des anciennes mines de bitume de Messel en Allemagne, de larves pséphénoïdes d’Eubrianacinae d’âge équivalent, nous permet de mieux appréhender l’importance que revêt la présence de cet insecte fossile dans les calcaires lacustres de Saint Papoul.

  • David Gazel  : La Divisio Wambae et les limites de diocèses de la Narbonnaise wisigothe

Le prologue et l’épilogue de la Divisio Wambæ affirment que ce texte a été rédigé sous l’autorité du roi wisigoth Wamba (672-680), lors d’un concile qui se serait tenu à Tolède, dans le but de régler des dissensions qui s’étaient élevées entre les évêques au sujet des limites de leurs diocèses respectifs.
La Divisio Wambæ, en autres à cause de l’incapacité à identifier la plupart des noms de lieux qu’elle associe aux diocèses, a posé de graves difficultés aux historiens depuis quatre siècles ; on y a vu tour à tour un authentique document ou un apocryphe forgé au XIe s. par des évêques espagnols peu scrupuleux, cette dernière opinion étant la plus largement partagée depuis les travaux de Luis Vázquez de Parga.
A propos de diocèses de la Narbonnaise peu susceptibles d’avoir été partie aux manipulations dont fit l’objet le texte, nous montrons, à l’aide de chartes des VIIIe et IXe s., qu’il existe des indices concordants pour l’appliquer à une situation antérieure à la chute du royaume wisigoth de Tolède, qui soit en outre cohérente avec l’épigraphie des cités latines.
Outre des arguments décisifs en faveur de l’authenticité du texte, cela amène à reconsidérer l’étendue des diocèses autour de celui de Carcassonne, et par conséquent celui des cités antiques dont ils sont les héritiers présumés.

  
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