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Samedi 15 février 2014

Samedi 15 février 2014, à 14 h 30, Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes à Carcassonne.

Séance gratuite et ouverte à tous.

- Dominique Baudreu, Fabienne Calvayrac : La redécouverte du « Mur » ou prison de l’Inquisition à Carcassonne. Les nouveaux apports inédits de l’archéologie.

Bien qu’évoquée par de nombreux auteurs, la prison inquisitoriale de Carcassonne, appelée aussi le « Mur » dès la seconde moitié du XIIIe siècle, est longtemps restée à l’écart de toute recherche spécifique.

Lieu d’incarcération de nombreux hérétiques (parmi lesquels le dernier Bon homme connu Bélibaste, qui s’en est évadé) ou de leurs partisans, le Mur de Carcassonne, institution à la fois crainte et dénoncée par les habitants du Midi, demeura longtemps le symbole de l’action répressive menées par les inquisiteurs à l’encontre de ceux qui remettaient en cause l’autorité de la papauté romaine. Grande figure de cette contestation au début du XIVe siècle, le franciscain Bernard Délicieux y fut enfermé après son procès en décembre 1319 et y mourut quelques mois plus tard vers la Pâques de l’année suivante. Abandonnée à une période encore incertaine entre le XVe et le XVIIe siècle, le souvenir de la maison de l’Inquisition s’estompa sans pour autant disparaître totalement.

Malgré une localisation suggérée dès le XVIIIe siècle dans les abords sud-ouest de la Cité, Viollet-le-Duc en personne n’a pas su interpréter les vestiges pourtant bien visibles de l’ancienne prison. A partir de 1879, à la faveur de la redécouverte des évènements de la Croisade albigeoise, le lieu devient porteur d’une charge symbolique particulière. Le succès du célèbre tableau de Jean-Paul Laurens, La délivrance des emmurés de Carcassonne, mettant en scène Bernard Délicieux et la révolte des Carcassonnais contre le Mur et les représentants devant la porte principale de la prison y contribua.

Identifiée au début du XXe siècle, l’emprise du Mur n’a pas pour autant réellement attirée la curiosité des chercheurs. Mais depuis quelques années, des reconnaissances de terrain confrontées aux données historiques nous permettent de mieux cerner les limites de la prison et d’en caractériser les vestiges.

En 2012, l’archéologue Dominique Baudreu et Fabienne Calvayrac, adhérents tous les deux au Centre d’Archéologie du Midi Médiéval (CAML), ont obtenu les autorisations nécessaires pour mener à bien une étude des vestiges encore en élévation. Un sondage archéologique a permis de dégager jusqu’au seuil ce qui fut probablement la porte principale du Mur. Les résultats de cette étude seront présentés pour la première fois publiquement lors de cette séance.

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Guillaume Roquefort, Président GRSS du Languedoc Membre de l’EA127, Centre d’Histoire des Sciences et des Techniques, Université Paris - Panthéon-Sorbonne : Le génie civil du XIIe au XIVe siècle en Languedoc à travers la construction des ponts de pays d’Aude.

Cette conférence propose d’aborder les connaissances techniques des bâtisseurs de la fin de l’Antiquité au Moyen Âge, à travers les ouvrages de franchissement (pont, gué, passerelle…) des pays d’Aude. Grâce à une approche plurielle associant l’ingénierie, l’architecture, l’archéologie et l’histoire, nous essaierons de retracer l’ensemble des phases de la construction de ces ouvrages, dont il reste encore aujourd’hui, quelques exemples remarquables.

  
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