Roquefort-des-Corbières Toutes opérations

Les notices sont extraites du Bilan Scientifique 2009 du Service Régional d’Archéologie de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Languedoc-Roussillon.

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Parc éolien du col de Brugues

Roquefort-des-Corbières Parc éolien du col de Brugues

EPOQUE CONTEMPORAINE

Cette intervention avait pour objectif le repérage à la
surface du sol de vestiges en élévation susceptibles
d’être détruits par l’installation du parc éolien sur le
col de Brugues dans le massif des Corbières. Ces
prospections se sont déroulées préalablement à celles
réalisées dans les emprises de futurs parcs éoliens
nommés « parc éolien du Mailleul de Lima » et « parc
éolien du Viala », tous deux également implantés sur la
commune de Roquefort-des-Corbières et aménagés
par des sociétés privées distinctes.

Concernant le parc situé au lieu-dit du col de Brugues,
aucune découverte significative n’a été faite. On compte
à l’issue des prospections, 16 murets construits en
pierre sèche disséminés sans organisation particulière
dans l’emprise du parc (26 280 m2). Ces murs sont
souvent installés sur un affleurement de substrat
rocheux. Ils mesurent en moyenne 2 m de longueur sur
1 m de hauteur. Leur orientation suit systématiquement
la direction N-E / S-O ce qui laisse penser qu’il s’agit
d’abris sommaires destiné à se protéger contre le vent
du N-O particulièrement fort dans ce secteur. Selon
cette hypothèse, nous avons alors supposé que ces
murets pouvaient être utilisés pour s’abriter pendant
la chasse ou lors de la surveillance des troupeaux.
Parmi ces structures, seulement huit se trouvent à
l’emplacement d’une éolienne ou sur le tracé d’une
future voie d’accès au parc. La datation de ces
aménagements est indéterminée car les rares tessons
découverts à proximité montrent une fréquentation
du massif depuis l’époque moderne, mais il est tout à
fait probable que ces petites constructions soient tout
simplement d’époque actuelle. En effet, nous avons
noté à plusieurs reprises que le massif est encore
largement investi par les chasseurs et les randonneurs,
ceux-ci repérant les différents sentiers qui traversent la
garrigue par la mise en place de petits tas de cailloux,
ou bien par des marques sur les arbres les plus hauts. À
noter enfin, que nous avons aussi inventorié des avens
(5) et des dolines (2) car ces anomalies géologiques
sont susceptibles d’avoir piégés des artefacts ou
bien d’annoncer l’entrée de cavités qui aurait pu
être fréquentées par l’Homme. Mais en l’absence
d’investigations spéléologiques, l’intérêt patrimonial
de ces cavités restera en suspend.

Cécile DOMINGUEZ, avec la collaboration de
Véronique CANUT et Laurent BRUXELLES
INRAP Méditerranée

Parc éolien du Mailleul de Lima

Roquefort-des-Corbières Parc éolien du Mailleul de Lima

EPOQUE CONTEMPORAINE

Cette intervention avait pour objectif le repérage à la
surface du sol de vestiges en élévation susceptibles
d’être détruits par l’installation du parc éolien du Mailleul
de Lima. Ces prospections se sont déroulées à la suite
celles réalisées dans l’emprise de futur parc éolien
nommé « parc éolien du col de Brugues » et avant celles
du « parc éolien du Viala ». Ces trois parcs sont tous
implantés sur la commune de Roquefort-des-Corbières
et aménagés par des sociétés privées distinctes.

Concernant le parc situé au lieu-dit du Mailleul de
Lima, aucune découverte significative n’a été faite.
On compte à l’issue des prospections, quatorze
aménagements en pierre sèche dont un mas ruiné,
des murs de terrasse et des abris sommaires similaires
à ceux découverts dans l’emprise du parc du col de
Brugues. La plupart de ces aménagements sont non
datés et dispersés dans l’emprise du parc (36 012 m2)
sans relation apparente, et seulement quatre d’entre
eux (murets de pierres sèches) sont implantées sur
l’emprise d’une éolienne ou sur le tracé d’une future
voie d’accès au parc. Nous avons enfin inventorié au
moins deux avens et une faille qui sont susceptibles
d’avoir piégés d’éventuels vestiges ou de mener
vers des cavités occupées par l’Homme, mais sans
investigations souterraine, l’intérêt patrimonial de ces
cavités restera en suspend.

Cécile DOMINGUEZ, avec la collaboration de
Véronique CANUT et Laurent BRUXELLES
INRAP Méditerranée

Parc éolien du Viala

Roquefort-des-Corbières Parc éolien du Viala

ANTIQUITE
EPOQUE CONTEMPORAINE
Cette intervention avait pour objectif le repérage à la
surface du sol de vestiges en élévation susceptibles
d’être détruits par l’installation du parc éolien du
Viala. Ces prospections se sont déroulées après les
campagnes menées dans les emprises des futurs parcs
éoliens nommés « parc éolien du col de Brugues » et
« parc éolien du Mailleul de Lima ». Ces trois parcs
sont tous implantés sur la commune de Roquefortdes-
Corbières et aménagés par des sociétés privées
distinctes.

À l’issue de la prospection pédestre, nous avons
inventorié neuf aménagements dispersés dans
l’emprise du parc (32 873 m2). On compte précisément
un four à chaux, trois lambeaux de murs de terrasse
et cinq petits amas de blocs en pierre sèches dont la
fonction et la chronologie restent indéterminés. Parmi
ces découvertes, 5 sont implantés sur l’emprise d’une
éolienne ou sur le tracé des futures voies d’accès au
parc, mais il nous a semblé que seul le four à chaux
(conservé sur une élévation de 2 m) mériterait des
mesures de protections ou d’investigations plus
poussées. À noter également la découverte d’un abri
sous roche dans lequel un tesson d’amphore italique
a été découvert.

Cécile DOMINGUEZ, avec la collaboration de
Véronique CANUT et Laurent BRUXELLES
INRAP Méditerranée