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Palaja : Cazaban

MOYEN AGE

L’expertise archéologique menée sur les dix hectares de plusieurs parcelles destinées au futur bassin de rétention de Palaja, a permis de confirmer l’existence de bâtiments liés au prieuré de Saint-Foulc aux abords de la tour-clocher Cazaban.

Dans ce secteur, l’étude géomorphologique met en évidence la dynamique du ruisseau Palajanel qui, par ses apports alluvionnaires, a clairement permis la préservation des vestiges. D’autre part, des travaux de défrichement médiévaux ont dû accentuer les phénomènes d’érosion qui ont également contribué au recouvrement sédimentaire des vestiges situés en bas de pente.

Les indices de site antique dans l’emprise du projet sont faibles et ne font que timidement écho à des découvertes anciennes d’habitats situés sur les hauteurs des parcelles explorées.

Les vestiges archéologiques présents sont nombreux et se rapportent quasi exclusivement à la période médiévale. Ce diagnostic éclaire d’un jour nouveau nos connaissances sur cette période dans le secteur de l’ancien prieuré de Saint-Foulc. Nous avons désormais une vision plus large, bien que lacunaire et remplie de questionnements sur la localisation de constructions et la nature de l’occupation humaine entre le XIe et le XIIe s.

Dans l’ensemble les vestiges archéologiques sont plutôt bien conservés sous une épaisseur de terre végétale variant entre 0,60 et 2 m.

Un premier locus d’une surface équivalente à 2 500 m2, dans le secteur sud, très proche de la tour-clocher de Cazaban, nous informe de la présence d’un ou plusieurs bâtiments dont la proximité et la chronologie semblent indéniablement à mettre en relation avec les vestiges de l’église et de la tour-clocher. Ces structures correspondent probablement à une partie des vestiges de l’ancien prieuré de Saint-Foulc au nord de l’église.

Plus au nord, au-delà du ruisseau, une série de vestiges sur environ 8000 m2 ont confirmé l’intense activité humaine dans ce secteur autour de l’an mil. Le présence de nombreux silos fournit des informations directes sur les activités agricoles de la communauté paysanne présente sur les lieux, la culture et le stockage des céréales. Ce sont ces mêmes paysans qui ont sans doute dépensé énormément d’énergie à drainer des terres agricoles jugées trop humides, comme le laisse entrevoir le substantiel réseau de caniveaux observés de part et d’autre du Palajanel.

Les traces d’activités domestiques sont nombreuses : charbons de bois, cendres, céramiques communes, fragments de faune, etc., ainsi que des indices d’habitat en matériaux périssable sous forme de torchis.

Tanguy WIBAUT
Eric YEBDRI
INRAP Méditerranée

  
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