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Compte-rendu de la séance du 18 novembre 2006

Jean-Michel MICHEZ : Evolution de la flore commensale de la vigne.

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M. Jean-Michel Michez

En écologie, le commensalisme traduit un mode de vie partagé, mais concurrentiel dans un même milieu. Certaines espèces végétales, qualifiées parfois de mauvaises herbes ou de flore adventice peuvent être concurrentes de la vigne pour l’eau et les éléments fertilisants, mais elles peuvent être également bénéfiques dans la lutte contre l’érosion des sols en viticulture de coteaux. Jean-Michel Michez montrera comment l’homme, au travers des différentes techniques d’entretien et du travail du sol pratiquées sur une période d’un siècle, a fait évoluer cette flore commensale. A l’origine, elle était diversifiée et composée essentiellement de plantes annuelles et bisannuelles. La simplification progressive des façons culturales auxquelles se sont substitués, dans un second temps, les herbicides, a entraîné une modification de cette flore. Les espèces annuelles ont régressé en fréquence et en abondance, alors que les pluriannuelles et les vivaces ont occupé l’espace libéré. Des phénomènes de résistance sont apparus. Actuellement, de nouvelles techniques sont mises en œuvre : enherbement naturel maîtrisé, retour au travail du sol, semis de graminées à faible développement lorsque l’alimentation hydrique du sol le permet.

Laurent BLUCHE : Création de schémas d’usure dentaire en fonction du type d’aliment sur prémolaire extraite. Application sur dents du Moyen-Age.

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M. Laurent Bluche

Les vestiges anthropologiques sont souvent représentés par des organes dentaires ou par des reliquats du massif facial du fait de leur forte minéralisation. Les chercheurs se sont penchés depuis longtemps sur le développement de techniques pour en déduire le type d’alimentation et le mode de vie des prè-hominidés, hominidés ou représentant de civilisations anciennes. Le but de cette étude est de visualiser au travers d’une expérimentation un schéma d’usure spécifique en fonction du type d’aliment. Les techniques précédentes visaient à une évaluation quantitative matérialisée par une usure générale des dents. Ces techniques permettaient, en passant en partie sous silence l’usure tellurique, de définir une catégorie d’aliment le plus souvent consommé. L’expérimentation réalisée dans cet exposé affine ces bases en trouvant des marques plus spécifiques d’un groupe d’aliment. Nous avons ensuite appliqué cette méthode en analysant des dents découvertes dans un cimetière moyenâgeux de la chapelle de Saint Julien à Montirat (Aude). Les résultats peuvent allier en partie le qualitatif et quantitatif et esquisser une première ébauche du régime alimentaire dans nos campagnes.

  
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