Castelnaudary, toutes opérations

Toutes les notices sont extraites du Bilan Scientifique 2009 du Service Régional d’Archéologie de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Languedoc-Roussillon.

En Matto, Méric

Castelanaudary En Matto, Méric

ANTIQUITE

Nous sommes ici dans la plaine du Tréboul, sur des
terres agricoles pour la plupart en friche. Le projet
englobe deux grandes parcelles séparées par la
route Castelnaudary-Villasavary, « Méric 1 » à l’est
et « En Matto » à l’ouest, sur une surface de plus de
12 hectares.
Une sépulture en ciste a été découverte au sud de la
zone ; elle semble isolée et suit une orientation nordsud.
Elle apparaît sous 0,60 m de terre végétale,
dans une couche à base d’argile sableuse brune. La
tombe conservée uniquement dans sa moitié nord se
présente sous la forme d’un petit coffre formé par une
dizaine de blocs de grès et de calcaire blanc, disposés
de chant. Elle n’excède pas 0,85 m de long. La largeur
totale du coffre atteint 0,75 m, mais le déplacement des
éléments peut biaiser cette mesure. Quant à l’espace
interne de la sépulture, il est d’environ 0,45 m. On
peut voir en surface du comblement plusieurs micros
fragments d’os, très abîmés certes, mais qui attestent
la présence d’un squelette. Toutefois, une observation
sommaire de ces os, ne nous a pas permis de repérer
des connexions anatomiques. Ces quelques indices ne
nous éclairent pas non plus sur l’orientation du corps
à l’intérieur de la tombe. Dans ce même comblement,
nous avons récupéré plusieurs morceaux de céramique
non tournée et un silex (racloir-perçoir) qui témoignent
de l’ancienneté de cette sépulture, probablement mise
en place durant le Néolithique.
Aucun indice à l’intérieur et aux alentours de la
sépulture ne témoigne de la présence d’une couverture
en pierre. Nous n’avons pas non plus mis en relief
une quelconque fosse d’installation. Par contre une
information orale du propriétaire du champ signale
l’existence d’une butte de terre dans le paysage à cet
endroit et ce avant le remembrement des années 80.
Les traces d’occupation humaine au nord-est se
matérialisent par quelques fosses de différentes
périodes pré et protohistoriques et surtout par
un horizon riche en fragments de céramique non
tournée en place. Ce dernier couvre une séquence
chronologique allant de la toute fi n du Néolithique
voire du Chalcolithique jusqu’à l’Antiquité en passant
par le Ier et IIe âge du Fer. La poursuite des travaux
archéologiques permettrait probablement de mettre
en évidence une zone d’habitat en milieu ouvert, ainsi
que son organisation, mal connue à ce jour dans ce
secteur.
Les vestiges protohistoriques du IIe âge du Fer mis
en évidence dans la partie occidentale du diagnostic
constituent à nos yeux le principal résultat de cette
opération, même si la plupart des structures sont
plutôt mal conservées.
Les vestiges se rapportent à la présence d’une ferme
indigène occupée entre 125 et 30 av. n. ère. Elle
est ceinturée par un enclos fossoyé repéré sur ses
segments nord et est. Une dizaine de trous de poteau,
deux niveaux de sols et de nombreuses fosses
témoignent de l’existence d’au moins un bâtiment
dans le périmètre de l’enclos fossoyé, sans pour
autant pouvoir mettre en évidence un plan cohérent.
Malheureusement, la plus grande partie de cet enclos
ainsi que les vestiges de la ferme indigène échappe à
l’emprise du site.
A l’extérieur de l’enclos, plusieurs fosses et un silo
ainsi que des traces agraires témoignent des activités
agricoles de la petite communauté présente sur les
lieux. Le réseau fossoyé semble en relation avec la
ferme, même si à ce stade de notre réfl exion il n’est
pas possible d’observer une organisation parcellaire
cohérente.
Un de ces fossés est remarquable par ses dimensions,
il a été suivi sur une longueur de 300 m, pour une
largeur variant entre 2,80 m. et 4,00 m. Il s’agit peutêtre
d’un chemin rural en creux aboutissant à la ferme
indigène et se dirigeant vers l’antique voie d’Aquitaine.
Situé juste sous la terre arable, il entame régulièrement
la grave et est comblé d’un très abondant mobilier
amphorique.

Tanguy WIBAUT et Eric YEBDRI
INRAP Méditerranée

Méric Ouest

Castelnaudary Méric Ouest

AGE DU BRONZE AGE DU FER

La réalisation d’une grande surface au lieu dit « Méric
ouest » a conduit le Service régional de l’archéologie
à prescrire un diagnostic archéologique. Le projet
s’inscrit sur une petite parcelle de moins de deux
hectares.

Nous avons mis en évidence un ensemble de vestiges
couvrant les périodes de l’âge du Bronze final IIIb et
de la fin du IIe âge du Fer.

C’est dans la partie méridionale que nous avons
exhumé ce qui semble bien être une sépulture isolée.
La fosse apparaît sur la grave à 0,50 m sous le niveau
du sol actuel. Elle est de forme oblongue, de 1,02 m.
de long pour une largeur maximale de 0,41 m. Elle est
orientée plus ou moins d’est en ouest.

La fouille minutieuse de la fosse a permis la collecte de
larges fragments de céramique sans décor, appartenant
à au moins deux récipients, peut-être trois ? Il s’agit de
céramique non tournée à gros dégraissant, dont les
fragments sont le plus souvent superposés de haut
en bas. Le fond des vases se trouve écrasé en fond
de fosse. La typologique des lèvres et des fonds de
vases, permet d’avancer une datation à la transition
entre le Bronze final IIIb et Ier âge du Fer.

Parmi les éléments céramiques, nous avons également
mis au jour des esquilles osseuses de quelques
centimètres de longueur à proximité des parois
(fragments médians d’os longs ?). En l’état actuel
de nos travaux, rien ne permet de dire s’il s’agit d’os
humain.

De plus, des esquilles d’os brûlés ont également
été trouvées à mi hauteur du comblement. Ces
fragiles artéfacts pourraient alors témoigner non pas
de la présence d’une inhumation, mais plutôt d’une
incinération. Si cette hypothèse est la bonne, elle
n’exclut pas la présence d’esquilles osseuses non
brûlées, celles-ci appartiendraient donc à des restes
d’une offrande alimentaire. Nous n’avons pas non
plus repéré un quelconque élément de signalétique
au-dessus ou aux alentours de cette fosse, ceci
s’explique peut-être par différents phénomènes
comme l’érosion ou les travaux agricoles.

La grande majorité des vestiges se rapportent à la
fin du IIe âge du Fer, précisément entre 125 et 30 av.
n. ère. Pour cette période, une forte occupation est
perceptible au nord-ouest de la parcelle à travers
la présence de plusieurs silos, fosses et trous de
poteau.

Les silos au nombre de cinq semblent mettre en
évidence une aire de stockage sans doute plus
étendue que ce que nous avons pu percevoir lors de
nos sondages.

Un ensemble de trois trous de poteau qui matérialise un
axe orienté nord-est/sud-ouest a été mis en évidence
à l’ouest de l’aire d’ensilage. L’état de conservation de
ces structures est médiocre. Envisager l’implantation
d’un bâtiment à poteaux porteur dans ce secteur n’est
pas dénué de sens, seul un large décapage autour
de ces trois trous de poteau pourrait confirmer cette
hypothèse.

Les décapages des dix-huit tranchées ont permis
également la mise au jour de nombreux fossés de
taille et d’orientation variables. Pas moins de la
moitié de ceux-ci sont protohistoriques. Ils ont été
traités en totalité et du mobilier a été collecté dans
leurs comblements. Ces fossés ont probablement
assuré le drainage de terrains régulièrement humides
au voisinage de la rivière le ‘Tréboul’ mais ont aussi
contribué à l’organisation parcellaire des terres mises
en culture. Une trame est-ouest/nord-sud et une trame
nord-ouest/sud-est en décalage de 17° à 30° Est sont
visibles sur la restitution planimétrique.

La présence du locus repéré au nord-ouest de la
parcelle, ainsi que la double trame de fossé, sont
à mettre en perspective avec une ferme indigène
découverte lors du diagnostic « Pôle commercial En
Matto-Méric1 ». La mise au jour, dans une de nos
tranchées, de l’intersection des deux segments formant
l’angle sud-est de l’enclos fossoyé de cette ferme
indigène est aussi une des informations majeures de
ce diagnostic.

Tanguy WIBAUT et Eric YEBDRI
INRAP Méditerranée

Chemin de l’Imbrouch

Castelnaudary Chemin de l’Imbrouch

ANTIQUITE EPOQUE MODERNE

L’assiette du projet dévolu à une maison individuelle,
couvre une surface de 2622 m2, au nord de la commune,
à proximité de la route de Revel, en limite nord-ouest de
l’oppidum protohistorique qui fait ensuite partie à l’époque
antique de l’agglomération de Sostomago connue pour
être un relais, ou mutatio sur la Voie d’Aquitaine.

Nous attendions des structures protohistoriques ou
une voie antique mais nous n’avons mis en évidence
qu’un habitat sommaire d’époque moderne (fin XVIe

  • milieu XVIIe s.) constitué d’un petit foyer lacunaire,
    d’un angle de bâtiment et d’une fosse… Le terrain n’a
    visiblement pas fait l’objet d’une occupation dans les
    périodes anciennes, par contre il jouxte probablement
    une villa tardo-républicaine (profusion de tegulae et de
    fragments d’amphores italiques et de Tarraconnaise)
    dans un niveau de remblais situé en bordure
    méridionale de la parcelle étudiée. Durant l’époque
    moderne le terrain subit d’importantes transformations
    par l’apport de remblais massifs destinés à niveler et
    gagner en superficie probablement pour une mise en
    culture. La pente est aménagée en paliers et arborée.
    Le substrat, une marne beige à brune très compacte,
    présente en effet une déclivité très marquée vers le
    nord ce qui donne à penser que nous nous situons en
    bordure de l’oppidum.

Véronique CANUT
INRAP Méditerranée

PRAE Nicolas Appert, tranche 2

Castelnaudary PRAE Nicolas Appert, tranche 2

DIACHRONIQUE

Le parc logistique Nicolas Appert est divisé en trois
tranches. La première réalisée en avril-mai 2008 sur
une surface de 48 ha, a permis la mise au jour de
structures datées du Néolithique final jusqu’à l’époque
médiévale. La seconde tranche à l’est de la première,
a abouti à un constat similaire. D’une superficie de
41 ha, elle a été sondée au moyen de 642 tranchées
d’une longueur cumulée de plus de 17 km. Plus d’un
millier de structures ont été répertoriées.

La totalité des structures en creux découvertes n’a
pu être testée ou datées faute de temps, malgré les
indices de mobilier céramique non tournée lié aux
périodes néolithique ou protohistorique régulièrement
présents en surface. Les observations réalisées lors
des tests à maints endroits du diagnostic montrent
le fort arasement des structures, et notamment dans
un vaste secteur au sud du domaine de Sergentou.
Nous y avons fouillé des silos, des trous de poteau et
des fosses sans pour autant pouvoir délimiter le ou
les sites. Une fosse est datée du Bronze final par la
présence d’un mobilier céramique conséquent.
Au milieu de ce secteur nous avons suivi un large fossé
en V datant probablement de la fin du Ier siècle avant
notre ère qui traverse les parcelles du nord au sud.
Au nord-ouest de l’emprise une série de fosses, dont
un silo de grandes dimensions (2,20 m de diamètre
pour 0,80 m de profondeur) a permis une collecte de
matériel céramique appartenant aux XIIIe-XIIe siècles
avant notre ère (Bronze final II).

La mise au jour au sein et au sud de l’établissement
antique (voir infra), de jonctions de segments de
fossés a permis la découverte de quatre enclos
quadrangulaires de superficies variables. Un groupe
de trois petits enclos au nord se distingue d’un grand
enclos situé au sud. Le premier de 1000 m² est daté
du IIe/Ier siècle avant notre ère. Le second d’au moins
500 m² est daté du Ier s. avant notre ère, se situe au
nord-est du précédent. Un vide étroit, large de 0,85
à 1,20 m les sépare. Le troisième à l’est du second
et de même époque mesure au moins 1700 m².
Le quatrième, au sud, ceinture plus de 2 ha par un
fossé de près de 2 m de large pour une profondeur
de 0,75 m. Une datation du Ier siècle avant notre ère
est proposée. Certains de ces enclos ont pu avoir
une fonction (encore indéterminée actuellement) liée
à l’établissement agricole antique, ou plus ancienne
si la présence d’une ferme indigène est confirmée par
une prochaine fouille.

La carte archéologique nous renseignait a priori sur la
présence d’éléments de démolition de bâti antique. Il
ne s’agit pas d’une villa mais plutôt d’un établissement
rural établi autour du changement d’ère. Sa superficie
par contre est bien plus vaste que les 5000 m²
mentionnés par Michel Passelac dans son rapport
de prospection. L’espace ceinturé par la présence
de murs ou de tranchées de récupération avoisine
l’hectare, et la zone occupée par des structures bâties
et enclos liées aux activités agricoles approche les 2,5
hectares. Les maçonneries sont fortement érodées
et un seul exemple de mur présente une assise
d’élévation, les autres étant épierrés et ruinés en
partie par l’action répétée des labours. Il est important
de signaler la présence de murs à contreforts placés
régulièrement. Aucun sol ne subsiste. Le mobilier
indique une occupation entre la période augustéenne
et le second siècle de notre ère. Au moins quatre
secteurs présentent des négatifs ou des éléments de
fondation de mur. Les connections ou les orientations
des murs indiquent que nous avons d’avantage affaire
à un ensemble de bâtiments composites, cadastrés
sur deux trames distinctes, plutôt qu’à un plan unitaire
et symétrique. Trois secteurs A, B et C, se distinguent
ainsi d’un tout petit bâtiment D au nord-ouest.
Le bâtiment A mesure 23,80 m nord-sud et au moins
43 m d’est en ouest. Ses murs sont orientés à 20,57°
nord-est ou à la perpendiculaire et sont renforcés
par des contreforts disposés régulièrement selon un
entraxe de 3,20 m.
Le bâtiment B s’étend sur 54 m d’est en ouest et de
58 m du nord au sud. Le mur occidental comporte des
contreforts extérieurs disposés régulièrement tous les
5,17 m. Le mobilier se rapporte à la seconde moitié du
Ier siècle avant ou au Ier siècle après notre ère.
Le bâtiment C fait entre 13 et 21 m de large par près de
78 m de long. Il comporte également des contreforts
du côté occidental.
Seuls les côtés nord, sud et ouest du bâtiment D ont
été dégagés. Il mesure 3,52 m N-S et au moins 2,80 m
E-O. Ce sont des fondations de murs en grès et mortier
beige dont la largeur oscille entre 0,60 et 0,65 m. Aucun
sol n’est visible.

Au sein de ce complexe, un fond de cuve de 1,91 m
par 1,61 m est révélé par ses murs arasés constitués
de fragments de tegulae liés au mortier et son fond
est constitué par un béton de tuileau. Il est daté entre
à la deuxième moitié du Ier siècle avant et le IIe siècle
de notre ère.
Un autre bassin de 2,50 m de côté a été mis au jour
à une centaine de mètres plus à l’ouest ; ses murs
de 0,45 m de large sont arasés et il n’en reste que
les fondations. L’intérieur est occupé par un béton de
tuileau ou béton hydraulique en partie détruit. Ce sol
est recoupé par une saignée qui va de l’angle nord à
l’angle sud de la structure. A proximité de ce second
bassin, on observe des fragments de tuiles (tegulae),
ainsi qu’un niveau d’enduit blanc ayant basculé sur
place, face lisse contre terre. Il s’agit des vestiges
d’un bâtiment écroulé, peut-être de type semi ouvert
et protégé du vent dominant du nord-ouest daté entre
70 et 150 de notre ère. Les amas de tuiles peuvent
recouvrir des poteaux éventuels. Au milieu du bâtiment
se trouve une petite maçonnerie quadrangulaire de
0,70 m par 0,50 m dont la fonction nous échappe.

Pour cette période, de manière plus large nous
avons découvert des fossés parcellaires et de très
nombreuses traces agraires qui évoquent des activités
agricoles importantes et pérennes. Aussi nous pensons
avoir mis au jour les premiers témoins de la culture de
la vigne dans le Lauragais.

Enfi n, à l’extrémité est des parcelles diagnostiquées,
nous avons mis au jour de nombreuses structures.
Tout d’abord une zone de démolition de bâti antique
comblant des fosses larges et peu profondes, à
proximité d’une très grande fosse rectangulaire
d’environ 50 m² testée dans l’angle sud-est sur plus de
0,50 m de profondeur. Aux alentours de ces structures
nous trouvons deux secteurs funéraires distincts.
Le premier comprend au moins trois incinérations
protohistoriques. Le second est antique, caractérisé par
une fosse à inhumation en bâtière qui a la particularité
de présenter un liseré rubéfié sur ses bords. Dans ce
même secteur, une dizaine de fosses quadrangulaires
aux dimensions similaires (en moyenne 1,80 m x 0,70 m
x 0,40 m) peuvent contenir quelques larges fragments
de céramique ou un seul récipient entier (dont une
coupelle antique). Sur les trois tests pratiqués, aucun
ossement n’a été exhumé. C’est également dans ce
secteur qu’un dépôt monétaire (quatre monnaies dans
un vase éclaté) daté de 310-350 a été trouvé.
Un fond de cabane sur poteau de 3 m par 3,60 m au
sein du secteur de l’établissement antique pourrait
dater du haut Moyen Age et laisse envisager la
continuité de l’occupation dans les premiers temps
de la christianisation. La découverte de nombreux
trous de poteau (fosses présentant des calages de
tegulae) laissent à penser que d’autres bâtiments en
matériaux périssables ont été bâtis à même les ruines
des constructions antiques.

Les vestiges de l’époque médiévale sont confirmés
autour du domaine de Sergentou, les bâtiments du
domaine étant toujours occupés lors de l’opération.
Outre les traces de plantation antiques au nord, et
les vestiges pré-protohistoriques au sud, de larges
fosses à l’ouest du domaine mettent en lumière une
occupation datant du bas Moyen Age et une autre de
la période moderne. Il s’agit de deux zones de rejets
domestiques d’un grand intérêt en termes de corpus
céramique.

Au sud de l’établissement rural antique, une
concentration de structures appartiennent à trois
phases distinctes. Il s’agit d’un enclos en U ouvert au
nord, daté des IVe-Ve siècles de notre ère. Il est doublé
au sud par un fossé daté de la fin du second-début
du premier siècle avant notre ère. Enfin aux alentours,
une trentaine de structures circulaires présentent une
profondeur moyenne de 0,50 m. Il s’agit probablement
de silos associés à des trous de poteau d’une zone
d’habitat dont au moins une fosse est datée du Bronze
final II et III.

Au sud de cette zone, nous avons cerné un autre
secteur révélant de larges structures circulaires non
testées faute de temps. Il s’agit probablement de silos
associés à des trous de poteau d’une zone d’habitat
où de la céramique non tournée a été collectée en
surface.

Pour l’équipe, Tanguy WIBAUT
INRAP Méditerranée

PRAE Nicolas Appert, tranche 3

Castelnaudary PRAE Nicolas Appert, tranche 3

DIACHRONIQUE

Cette troisième phase de diagnostic menée en amont
de l’aménagement du Parc Logistique Nicolas Appert
a permis de mettre en évidence plusieurs occupations
de la Pré et de la Protohistoire : une zone d’ensilage de
période Vérazienne, une zone avec plusieurs petites
fosses ayant livré du mobilier lithique (éclats) attribuée
au Néolithique indéterminé., quelques traces (vases
brisées en place) du Bronze final II, des fosses du
Bronze final III et du début du Ier âge du Fer, une ou
plusieurs occupations du Ve-IVe s. av. J.-C. : fossés,
fosses diverses, et bâtiments, une fosse du deuxième
âge du Fer, des fosses antiques et modernes et
une quantité importante de fossés pour la plupart
modernes ou contemporains mais aussi antiques et
protohistoriques.

Les périodes du Bronze ancien et moyen et du haut
Moyen Age ne sont pour l’instant pas représentées.

Denis ROLIN
INRAP Méditerranée