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Bulletin de 2012 - Tome CXII

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Table des matières

- La vie de la société

  • Conseil d’Administration et Bureau.
  • Liste des Membres

- Géologie

  • Echinodermes de l’Ordovicien Supérieur (Katien) des Corbières (Aude, France) Alexandra Touzeau , Bertrand Lefebvre, Elise Nardin, Martin Gillard  [1], [2]

- Archéologie - Histoire

  • Monnaies d’argent préromaines autour des Corbières (Aude) (5ème- 2ème siècles av. J.-C.) - Guy RANCOULE  [3], [4]
  • La voie domitienne au sud de Narbonne Céline BEAUCHAMP et Roméo CUVILLIER [5], [6]
  • Château de Leuc (Aude) : fouille de la tour nord (XIVe-XIXe siècles) Frédéric LOPPE avec la collaboration de Carole LESPES [7], [8]
  • Quand l’art baroque triomphait à Narbonne Jean-Louis H. BONNET [9], [10]
  • De l’Hôtel de Murat à la Chambre de Commerce (XVIIe-XXe siècles) Claude MARQUIÉ [11], [12]
  • Face au Boulangisme : l’attitude des républicains audois, et en particulier des députés Ernest Ferroul et Ferdinand Théron, vue a travers la presse locale (1888-1889) Jean RAFFANEL [13], [14]
  • Les Raucoules, pionniers à Carcassonne de la chaussure orthopédique. Une entreprise plus que centenaire Alfred RAUCOULES avec la collaboration de Jacques BLANCO [15], [16]
  • Le cyclisme et ses champions à Carcassonne de 1935 a 1947 Jacques BLANCO [17], [18]

  • Les païchères de Palaja. Jean-Louis BERMAN [19], [20]

- Botanique

  • Compte-rendu d’activité pour l’année 2012 Dominique BARREAU

- Notes d’archéologie

  • R. Aymé, G. Rancoule

- Notes de numismatique

  • Jeton à l’effigie de Monseigneur de Grignan Michel CAU
  • Médaille offerte à M. Philippe Bunau-Varilla par la ville de Carcassonne en 1926 Michel CAU
  • Médaille souvenir de la fête des Cadets de Gascogne (6-18 août 1898) Michel CAU

- Note d’histoire

  • Le Domaine de Prat-Mary à Carcassonne Jean-Louis H. BONNET

- Notes de lecture

- Bibliographie audoise

- Liste des revues reçues da ns le cadre des échanges

- Liste des ouvrages reçus

- Appel à documents

- Comptes rendus des séances mensuelles

- Présentation des recettes et dépenses pour l’année 2012

- Nécrologie

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Notes

[1] Les échinodermes découverts dans l’Ordovicien supérieur du Massif de Mouthoumet appartiennent principalement à trois classes : coronoïdes (Mespilocystites), crinoïdes (Aonodiscus, Conspectocrinus, Cyclocharax, Ristnacrinus, Trigonocyclicus) et rhombifères (Caryocrinites, Heliocrinites). Cet assemblage est similaire à ceux observés dans d’autres régions de la Province méditerranéenne (Algérie, Alpes carniques, Aragon, Bretagne, Montagne Noire, Sardaigne, Thuringe) à la fin du Katien, et aussi dans des régions tropicales (Avalonia, Baltica, Chine du Sud, Iran) dès le Dapingien. Par conséquent, les échinodermes suivent le même schéma migratoire que les autres grands groupes d’invertébrés marins (brachiopodes, bryozoaires, trilobites) qui colonisent la marge méditerranéenne du Gondwana à la faveur du réchauffement (Boda Event) de la fin du Katien.

[2] Echinoderms from the Upper Ordovician (Katian) of the Corbières (Aude, France). Late Ordovician echinoderms from the Massif de Mouthoumet mostly belong to the three classes coronoids (Mespilocystites), crinoids (Aonodiscus, Conspectocrinus, Cyclocharax, Ristnacrinus, Trigonocyclicus), and rhombiferans (Caryocrinites, Heliocrinites). This assemblage appears as very similar to both coeval (late Katian) ones already reported from other regions of the Mediterranean Province (Algeria, Aragon, Brittany, Carnic Alps, Montagne Noire, Sardinia, Thuringia) and earlier (Dapingian) faunas described from tropical regions (Avalonia, Baltica, Iran, and South China). Consequently, echinoderms apparently display the same migratory pattern as other groups of marine invertebrates (e.g., brachiopods, bryozoans, trilobites), with an extension into Mediterranean regions during the Katian global warming (Boda Event).

[3] De nouvelles découvertes, s’ajoutant à celles déjà inventoriées, une révision des acquis, leur mise en relation avec des sites archéologiques reconnus ou encore inédits, permettent une nouvelle approche des débuts de la diffusion de la monnaie à l’intérieur du territoire audois, au 2e Age du Fer ; elles permettent de mieux en appréhender la circulation, la répartition, de la comparer avec celle connue sur le littoral et dans le reste du couloir Aude-Garonne.

[4] Pre-Roman silver coins in the Corbières (500-200 BC). Recent finds, when added to those already catalogued, a revision of previous knowledge, and their relationship to known or hitherto unseen archaeological sites, reveal new information about the beginning of the distribution of money in the interior of the Aude in the Iron Age. The result is a better understanding of the circulation and distribution of coins during this period compared to that on the coast and in the rest of the Aude-Garonne corridor.

[5] La fouille d’une portion de la voie domitienne au sud de Narbonne offre l’opportunité de faire le point sur ce tracé et de présenter des nouvelles données. La connaissance de la via publica repose sur des indices archéologiques et des hypothèses. La fouille du site des collines de Réveillon (commune de Narbonne) en précise l’image. Au total, quatre phases de voiries ont été observées ; elles correspondent à des modifications ponctuelles du tracé. Mal datées, elles permettent de caractériser la voirie antique et les adaptations qu’elle a connues pour faire face aux évolutions topographiques.

[6] The Via Domitia in the south of Narbonne. The excavation of a part of the via domitia, situated to the south of Narbonne, allows us gain more information on the subject as well as enabling us to recapitulate the previous data gathered on the subject. The knowlegde of the via publica comes from archaeological clues as well as theoretical constructions. The site of « les collines de Réveillon (Narbonne) » completes this corpus. A total of four phases of road surface has been identified ; they result from evolutions of the route of the road. Despite the lack of good dating evidence, the data that was gathered confirmed the position of the roman road and illlustrated the modifications made to follow the changing landscape.

[7] Dans le cadre des travaux de réhabilitation du château de Leuc (Aude), l’architecte en charge du projet (SCP Tarbouriech, Carcassonne, Aude) devait aménager le sous-sol de la tour rectangulaire nord (superficie : environ 28 m²) afin d’installer une chaufferie et une cage d’ascenseur. Un sondage archéologique a dès lors été prescrit : il a permis de mettre au jour divers aménagements en creux antérieurs à l’accolement de la tour contre l’aile nord du château, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ainsi, deux fonds de silos médiévaux et une fosse contenant un riche matériel (plus de 1000 objets), notamment céramique (marmites, vaisselle de table glaçurée, essentiellement du XVIe s.) ont été découverts. Ces observations viennent enrichir les données historiques et archéologiques recueillies sur le village en 2003-2004 (prospection-inventaire et publication sur les forts villageois du bas Moyen Âge).

[8] Excavation of the north tower of the castle of Leuc (14th. to 19th centuries). As part of the renovation of the castle of Leuc, the architect (SCP Tarbouriech, Carcassonne, Aude) needed to develop the cellar of the rectangular north tower (which has an area of about 28 m2) so as to install a boiler-room and lift shaft. An archaeological survey was thus ordered. This increased our knowledge of the interior of the tower in the period before it toppled against the north wing of the château in the second half of the 19th. c. Two medieval pits and a ditch were discovered yeilding over 1,000 items mainly pottery of the 16th. c. including cauldrons, glazed table-ware and so on. The results added considerably to the existing historical and archaeological database for the village prepared in 2003-4.

[9] Comme en Languedoc, l’art baroque représente à Narbonne un art spécifique, dans un territoire particulier qui suit rarement les influences nationales. Après une période difficile due aux guerres de religion et leurs ravages, même en milieu rural, le XVIIème siècle est marqué par une croissance démographique, des déplacements plus faciles et un renouveau des croyances. A la campagne, on retrouve les traditions ; en ville, des bandes de musiciens animent les cérémonies privées et les fêtes populaires. Sous l’impulsion des archevêques, la théâtralité apparaît dans les cérémonies officielles et dans la réalisation d’oeuvres pour les lieux de culte et les édifices publics. De 1590 à la fin du XVIIIème siècle, les artistes locaux développent l’étendue des retables, depuis le tableau encadré jusqu’au monument couvrant entièrement le choeur de l’église. L’importance et le nombre de ces oeuvres favorisent l’arrivée de nouveaux artistes, venus d’autres régions du royaume. Entre Toulouse et Montpellier, l’ancienne capitale de la Septimanie devient un foyer artistique exceptionnel qui rayonne dans la province.

[10] When the art of the Baroque flourished in Narbonne. As in the rest of the Languedoc – a region which rarely followed national trends - Baroque art in Narbonne developed its own style. Following a difficult period because of the wars of religion and their devastating effects, even in rural areas, the17th c. was marked by an increase in population, easier travel and a renewal of religious belief. Rural folk went back to their traditional ways ; in towns, musicians enlivened private ceremonies and public events. Encouraged by the archbishops, theatricality appeared in religious ceremony and in the commissioning of works of art for both places of worship and public buildings. From 1590 to the end of the 18th c. local artists experimented with the form of altarpieces ranging from framed paintings to monuments covering the whole of the choir. The size and number of these works encouraged new artists to come from other parts of the kingdom. Situated between Toulouse and Montpellier, the ancient capital of the Roman Septimania became an exceptional artistic centre and a beacon for the arts in the region.

[11] Le bâtiment occupé aujourd’hui par la chambre de commerce carcassonnaise a une longue histoire. La famille Murat, qui en était propriétaire avant la Révolution, fit construire sous Louis XIV l’immeuble donnant sur la rue Aimé-Ramond, puis, au milieu du XVIIIe siècle, le deuxième corps de bâtiment, visible depuis la rue Voltaire. Paul de Murat ayant émigré, son hôtel confisqué par l’Etat fut attribué par Bonaparte à l’évêché. La séparation des Eglises et de l’Etat entraîna le départ de Mgr de Beauséjour en décembre 1906 ; cinq ans plus tard, la chambre de commerce achète l’immeuble auquel elle a apporté de nombreuses modifications tout au long du XXe siècle.

[12] From family seat to chamber of commerce (17th. to 20th. centuries). The building occupied today by the Carcassonne Chamber of Commerce has a long history. The Murat family, who owned it before the Revolution, first built the property in the rue Aimé-Ramond during the reign of Louis XIV ; in the middle of the 18th. c. they added the part which can be seen from the rue Voltaire. Paul de Murat having gone into exile, his house was confiscated by the State and then given by Napoleon Bonaparte to the bishop. The separation of church and state in December 1906 meant that Monseigneur de Beauséjour had to move out. Five years later, the Chamber of Commerce bought the property - which was much modified during the 20th. century.

[13] Unis en 1885, les républicains audois se déchirent en 1889, non sur les solutions à apporter à la crise viticole qui sévit avec les conséquences que l’on sait, mais à propos de l’attitude à adopter face aux ambitions politiques du général Boulanger et de ses affidés. Les modérés ou opportunistes accusent les candidats radicaux-socialistes aux législatives de septembre 1889, Ernest Ferroul et Ferdinand Théron, de pactiser avec le boulangisme. Qu’en était-il exactement ? L’article qui suit n’a pas la prétention de trancher la question à laquelle d’éminents historiens, Rémy Pech et René Petit, ont déjà répondu. Il se veut une évocation des débats parfois vifs et houleux qui opposèrent les deux camps tels qu’ils sont rapportés par la presse locale, et où souvent, l’invective tint lieu d’argument.

[14] Confronting Boulangism : The attitude of republicans in the Aude, in particular the two deputies Ernest Ferroul and Ferdinand Théron, as reported in the local press in 1888-89. After uniting in 1885, the Audois republicans tore themselves apart in 1889 Ð not about how to deal with the crisis in viticulture which struck with the results everyone knows of Ð but on how to react to the political doctrine of General Boulanger and his henchmen. Both moderates and opportunists accused the radical socialists deputies in September 1889 Ð Ernest Ferroul and Ferdinand Théron Ð of consorting with Boulangists. What was Boulangism ? This paperis not going to revisit the question so ably answered by Rémy Pech and René Petit. It is, rather, a reminder of the lively and noisy debates between the two opposing sides, as reported in the local press, where, so often, invective replaced argument.

[15] Né en 1890 à Arfons dans le Tarn, Abel Raucoules bottier et unijambiste à la suite d’un accident à l’âge de 11 ans, racheta en 1916 le fonds artisanal de chaussures sur mesures de Joseph Pons rue de Verdun. Il ne se doutait pas que son fils Alfred le ferait progresser jusqu’à nos jours. Grâce à ses inventions, Alfred Raucoules a modernisé l’exercice de cette profession, écrivant ainsi l’histoire de cette entreprise spécialisée dans la fabrication de chaussures orthopédiques, appelée en 1972 Podo-Orthésie.

[16] The Raucoules, orthopaedic footwear pioneers in Carcassonne for over a hundred years. Abel Raucoules was born in 1890 at Arfons in the Tarn. He was a bootmaker and had lost a leg in an accident when he was 11. In 1916, he bought the made-to-measure shoe business in the rue Verdun belonging to Joseph Pons. He never imagined that his son Alfred would carry on the business until the present day. A great innovator, Alfred Raucoules developed and modernised the business, changing the name in 1972 to Podo- Orthèsie. He has written a history of this company which specialises in the manufacture of orthopaedic footwear.

[17] Dans les années 1930, il y avait à Carcassonne quatre clubs de cyclisme. Chacun avait son siège dans des débits de boissons différents. Certains de ces cafés ont disparu, d’autres ont changé de nom. L’A.S.C., dont le siège se trouvait au café Helder, possédait une équipe de haut niveau, grâce à un chef d’entreprise carcassonnais qui en assurait la présidence. De 1935 à 1947 se sont disputés six tours de France auxquels les cyclistes carcassonnais ont participés. Certains n’étaient pas de la région mais courraient sous les couleurs carcassonnaises, en compagnie de nos champions locaux, pour la plupart d’origine espagnole. Plus tard, ils ont ouvert des commerces de cycles, de mécanique, dont certains continuent d’exister grâce à leurs descendants. Voici le visage de ces champions redevenus anonymes et les lieux de leurs exploits.

[18] The cycling and his champions at Carcassonne (1935-1947). In the 1930s, there were in Carcassonne four clubs of cycling. Each had the head office in differents cafés. Some of these cafés disappeared, the others changed name. The A.S.C., the head office of which was in the café Helder, possessed a high-level team, thanks to a business carcassonnais who was production manager the chairmanship. From 1935 to 1947, played six Tour de France in which the carcassonnais cyclists participated. Some were not of the region but would pédal under colors carcassonnaise, together with our local champions, for the most part of Spanish origin. Later they opened businesses of cycles, mechanics, among which some continue to exist thanks to their descendants. Here is the face of these champions become again anonymous and the places of their exploits.

[19] Les ruisseaux de Palaja sont tous équipés, dans leur zone collinaire, de barrages de pierre sèche destinés à limiter l’érosion, prévenir les inondations, permettre des prises d’eau pour l’agriculture et l’élevage, ou peut-être pour des moulins. Les barrages appelés païchères se retrouvent dans les communes voisines, voire dans toute la région, mais leur existence semble assez mal connue.

[20] The païchères of Palaja. All Palaja brooks are supplied, in their hilly part, with dry stone dams ment to restrict erosion, prevent floods, allow water catchments for agriculture and breeding, maybe mills. These dams called païchères also exist in all neybourhood, even all our region, but they seem rather ignored.

  
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