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Bulletin de 2006 - Tome CVI

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Bulletin 2006, TCVI

BOTANIQUE :
- Jean-Michel MICHEZ : Evolution de la Flore commensale de la vigne.  [1]  [2]
- Benjamin de JEKHOWSKY : Les champignons supérieurs des environs de Lagrasse (Aude) : vue d’ensemble et déroulement du cycle annuel moyen de « fructification »  [3]  [4]

GÉOLOGIE :
- Philippe FAURÉ : Le Domérien (Pliensbachiensupérieur) des Corbières (Aude, France) : biostratigraphie, évolution sédimentaire, paléogéographie  [5]  [6]

ARCHÉOLOGIE :
- Odette TAFFANEL : La céramique idéogramme du Bronze final  [7]  [8]

HISTOIRE DU MOYEN - ÂGE :
- Franck PONTIÈS : L’abbaye de Saint-Hilaire (Aude), des origines à la fin du XIIe siècle.  [9]  [10] - Magali RIEU : L’abbaye de Lagrasse et Louis IX, sur la restitution des fiefs tombés en commise.  [11]  [12]
- Solène RADOT : Jean XII et le diocèse d’Alet : le renouveau du clergé bénédictin au XIVe siècle  [13]  [14]
- Julien PECH : Un édifice préroman dans la Piège : l’église de Sainte-Camelle (Aude)  [15]  [16]
- Gwendoline HANCKE : Le monachisme féminin dans l’Aude à l’époque du Catharisme (XIIe-XIIIe siècles)  [17]  [18]

HISTOIRE MODERNE :
- Pierre BASCOU : Jean de Brunet et seigneur d’Auriac, Bouisset et autres places, receveur du diocèse de Narbonne  [19]  [20]
- Geneviève DURAND & Claude-Marie ROBION : L’abbaye de Montolieu à l’époque mauriste ( XVIIe - XVIII e siècles)  [21]  [22]
- Marie-Rose VIALA : Enfants et nourrices de l’hôpital de Castelnaudary au XVIIIe siècle  [23]  [24]
- Henry RICALENS : La maison et ses artisans en Lauragais sous l’Ancien Régime  [25]  [26]

HISTOIRE CONTEMPORAINE :
- Michel CAU : Mahul et l’agriculture  [27]  [28]

HISTOIRE GÉNÉRALE :
- Jean-Claude CAPÉRA & Claude MARQUIÉ : Les garrigues de Conques, de la Préhistoire à la Révolution  [29]  [30]

Vous pouvez vous procurer notre nouveau bulletin :
- Si vous êtes adhérents et à jour de votre cotisation (28 euros), il sera distribué samedi 17 mars après les communications de M. Perramond et de Mmes Despax et Gardel ainsi que mercredi 21 mars après-midi dans nos locaux.
- Si vous n’êtes pas membres, le prix de vente du bulletin est de 32 euros ou vous pouvez adhérer à notre société.

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Notes

[1] En écologie, le commensalisme traduit un mode de vie partagé, mais concurrentiel dans un même milieu. Certaines espèces végétales, qualifiées parfois de mauvaises herbes ou de flore adventice peuvent être concurrentes de la vigne pour l’eau et les éléments fertilisants, mais elles peuvent être également bénéfiques dans la lutte contre l’érosion des sols en viticulture de coteaux. Jean-Michel Michez montrera comment l’homme, au travers des différentes techniques d’entretien et du travail du sol pratiquées sur une période d’un siècle, a fait évoluer cette flore commensale. A l’origine, elle était diversifiée et composée essentiellement de plantes annuelles et bisannuelles. La simplification progressive des façons culturales auxquelles se sont substitués, dans un second temps, les herbicides, a entraîné une modification de cette flore. Les espèces annuelles ont régressé en fréquence et en abondance, alors que les pluriannuelles et les vivaces ont occupé l’espace libéré. Des phénomènes de résistance sont apparus. Actuellement, de nouvelles techniques sont mises en oeuvre : enherbement naturel maîtrisé, retour au travail du sol, semis de graminées à faible développement lorsque l’alimentation hydrique du sol le permet.

[2] Companion planting is the cultivation of different kinds of plants together in the same area. Certain species, sometimes described as weeds or self-propagating, will compete with vines for water and food, but they may also help in the battle against soil erosion. Man has developed the use of This paper will show how man has developed the use of companion planting in viticulture for over a century. Initially, annual and biennial species were used but the development of herbicides simplified the choice of companion plant. Fewer annuals were selected in favour of hardy perennials. Some resistance became apparent. Nowadays, modern techniques have been developed such as natural ground cover, working the soil, and sowing non-invasive grasses when there is sufficient moisture available.

[3] Dix-sept années d’observations dans un rayon de dix kilomètres autour de Lagrasse (Aude) ont permis de recenser dans cette portion de l’étage méditerranéen du chêne vert dans les 150 genres et 650 espèces de macromycètes. Dénombrements et traitements graphiques ont mis en évidence l’allure moyenne du cycle annuel des divers taxons, de leur succession et de leur importance relative, ainsi que le profil moyen de l’ensemble de la population fongique. Celui-ci se caractérise par la prédominance marquée d’une grande saison, s’étendant d’octobre à janvier inclus, séparée par un creux estival accentué d’une saison mineure qui la précède d’avril à juin inclus et peut être considérée comme le début de l’année mycologique.

[4] Seventeen years along, observations around Lagrasse (Aude), in a perimeter covering about three hundred km² ( Green Oak series), have resulted in an inventory of about six hundred and fifty species, distributed in one hundredand fifty odd genera of upper mushrooms (Macromycetae). By use of counting and graphic processes, are shown the trends of the mean annual cycle of « fructification » for individual taxons and for the whole population. The major phenomenon consists of a strongly marked main season, from october to january inclusively, separated by a summer « through » from a previous minor season (april-june), with which the mycological year may be considered to begin.

[5] Le cycle sédimentaire du Domérien (sous-étage supérieur du Pliensbachien) s’intègre, dans les Corbières, dans trois formations lithostratigraphiques superposées. La Formation Névian, à dominante argilo-carbonatée (partie terminale seule), la Formation Fontjoncouse, essentiellement terrigène, et la Barre à Pecten, à caractère carbonaté. L’étude biostratigraphique permet d’identifier l’ensemble des zones et des sous-zones standards d’ammonites et de brachiopodes ainsi que la plupart des horizons connus en Europe occidentale. Les principales ammonites domériennes sont décrites et figurées.

[6] In Corbières, the sedimentary cycle of the Domerian (Late Substage of Pliensbachian) is integrated into three superimposed lithostratigraphic formations. The Nevian Formation, with dominant marly-carbonated facies (final part only), the Fontjoncouse Formation, terrigeneous, and the « Barre à Pecten », essentially carbonated. The biostratigraphic study allows us to identify the whole of the standard Zones and Subzones of Ammonites and Brachiopods as well as the majority of the horizons known in Western Europe. The mains Domerian Ammonites are described and figured.

[7] Les signes variés, incisés sur des vases datés de la première moitié du dernier millénaire précédant notre ère, donc très antérieurs à l’introduction de l’écriture dans notre région, ne semblent pas avoir une signification phonétique, mais souvent véhiculer une idée ou une croyance. Après un rappel des aspects techniques, à partir de la série provenant de l’oppidum du Cayla de Mailhac et de la nécropole correspondante du Moulin, est proposé un inventaire des principaux thèmes : motif de base, ou plus élaborés, comme les chars, les défilés ou les danses, est abordée une approche de leur sens supposé, par comparaison avec des figurations antérieurement connues autour de la Méditerranée, est enfin envisagée leur association à l’intérieur de décors plus complexes.

[8] Pots marked with a variety of signs, dating from the late Bronze Age, came to light during excavations at Mailhac by Odette and Jean Taffanel. The engraved marks, predating the introduction of writing in this region, do not appear to have any linguistic significance but rather suggest an idea or belief. Making comparison with similar earlier representations around the Mediterranean, Odette Taffanel has prepared a detailed list of the principal themes and suggests an interpretation of their real meaning and how they fit within more complex designs.

[9] Négligée de toute historiographie récente -exception faite des travaux sur l’art-, l’histoire de l’abbaye de Saint-Hilaire n’en est pas moins riche. La période de fondation -VIe siècle ?- demeure très floue jusqu’à l’attestation d’une communauté monastique sous les Carolingiens. L’abbaye bénédictine connaît ensuite son apogée au Xe siècle sous la protection du comte de Carcassonne Roger Ier qui fait procéder à la translation des reliques de saint Hilaire ; dotée d’un patrimoine foncier que le comte n’a de cesse d’augmenter, l’abbaye intègre à la même époque une congrégation l’unissant, sous l’égide de l’abbé Garin, aux monastères de Cuxa, Lézat, Mas-Grenier et Alet, avant que les bénédictins italiens de Saint-Michel de la Cluse n’imposent leur autorité sur le sanctuaire des bords du Lauquet. La lointaine protection des Trencavel augure par la suite une période moins faste -quasi absence d’actes aux XIe et XIIe siècles- avant la crise complexe qu’ouvre la croisade albigeoise.

[10] Despite very little recent research (apart from that on its art) the history of the Abbey of Saint Hilaire is very rich. The period of history encompassing the foundation of the abbey, presumably in the 6th century, remains uncertain until we find evidence of a monastic community under the Carolingians. The Benedictine Abbey was at its height in the 10th century, under the protection of Count Roger I of Carcassonne, who arranged for the translation of the relics of saint Hilaire. Benefiting from estates which the Count continued to increase, the abbey integrated during the same period a congregation that united their community, under the care of abbot Garin to the monasteries of Cuxa, Lézat, Mas-Grenier and Alet, before the Italian Benedictines from Saint Michel de La Cluse imposed their authority on this sanctuary beside the Lauquet. The distant protection of the Trencavel family meant a period less splendid (there is a dearth of records in the 11th and 12th centuries) before the complex crisis entailed by the Albigensian crusade.

[11] Dans le cadre de la croisade albigeoise, les biens des cathares et des méridionaux les protégeant furent confisqués. Les vassaux de l’abbaye de Lagrasse ayant épousé la cause des hérétiques furent dépossédés au profit des croisés. L’abbaye tenta alors, en vain, de profiter de ces confiscations pour reprendre en main ses fiefs, sans les inféoder à nouveau. Lorsque ces fiefs passèrent aux mains du roi de France, le monastère essaya d’obtenir du souverain qu’il les lui rende en pleine propriété. Les négociations furent longues et délicates, en partie à cause de la crise financière et morale que traversait l’abbaye. Les avantages que retira le monastère furent bien minces : Louis IX sut imposer sa volonté à la communauté audoise et à son peu scrupuleux abbé.

[12] During the Albigensian crusade, the property of both the Cathars and the local people who protected them, was confiscated ; thus the serfs of the Abbey of Lagrasse, having sided with the heretics, were dispossessed to the profit of the crusaders. The Abbey tried, in vain, to benefit from these confiscations by taking over the fiefs without making the serfs resubmit. When the fiefs passed into the hands of the King of France, the monastery tried to prevail upon him to return them. Negotiations were long and delicate, partly because of the financial crisis and mood of pessimism which afflicted the Abbey. The benefits which finally derived to the monastery were few. Louis IX imposed his wishes on the this community and on its less-than-scrupulous Abbot.

[13] A partir de 1317, le souverain pontife - récemment élu - Jean XXII opère une vaste restructuration ecclésiastique du Midi de la France en procédant à la création de nouvelles entités provinciales, comme la Province de Toulouse, ou à la modification des Provinces existantes, à l’instar de la Narbonnaise. Il instaure en effet dans les cadres de cette dernière de nouveaux évêchés, dont Alet, en mars 1318, et de nouvelles collégiales, à l’image de Saint-Paul-de-Fenouillet. Il met ainsi en avant deux structures pluriséculaires ayant pour base l’ordre bénédictin. Le diocèse d’Alet devient, durant le XIVe siècle, un véritable laboratoire permettant aux papes successifs de mener des réformes ecclésiastiques depuis Avignon et de promouvoir notamment le clergé bénédictin, qui connaît une sorte de renouveau. L’étude d’un corpus de lettres communes, issues de la Curie, constitue la principale source sur le clergé d’Alet au XIVe siècle, et permet de dresser un portrait - certes incomplet - des chanoines bénédictins du diocèse à la fin du Moyen Âge.

[14] From 1317, the newly elected Pope John XXII put in hand a complete reorganisation of the church in the Midi creating new Provinces - such as Toulouse - or modifying existing ones, for example, Narbonne. Here, he set up new bishoprics, of which Alet was one, in 1318, and new colleges of canons based on that at St Paul de Fenouillet. He thus put in place two long-lasting Benedictine structures. The diocese of Alet became, during the 14th C., a real testing ground which allowed successive Popes to implement the ecclesiastical reforms following Avignon and, notably, to promote Benedictine clergy who enjoyed a revival. A study of “lettres communes” sent from the Papal Curia is the main source of the history of the clergy of Alet in the 14th C. ; it enables an albeit incomplete picture to be painted of Benedictine canons in the diocese at the end of the Middle Ages.

[15] Pleinement révélé par des réfections récentes, Saint-Jean-Baptiste de Sainte-Camelle est l’un des plus vieux monuments de l’Aude. Cet édifice est aussi un cas unique dans la Piège où coïncident en un même lieu les données architecturales, archéologiques et historiques.

[16] Recent renovation work at St John the Baptist in Saint Camelle confirms that it is one of the oldest monuments in the Aude. It provides architectural, archaeological and historical data unique in the Piège.

[17] Au XIIe siècle, le monachisme féminin est quasiment absent dans la région appelée à devenir celle de la plus forte implantation cathare (dont, dans l’actuel département de l’Aude notamment le Carcassès et la Montagne Noire) et reste d’ailleurs à ce jour relativement peu connu. Le succès de la branche féminine de Cîteaux - et la « féminisation du religieux » en général - ne s’y fera jour que tardivement et ce n’est que vers la fin du XIIIe siècle, après également l’arrivée des ordres mendiants, que les institutions religieuses catholiques pour femmes prennent réellement leur envol - grâce particulièrement à la fin des communautés religieuses hérétiques. Toutefois, la vie religieuse monacale des femmes au sein de l’Eglise catholique, au XIIe siècle, trouve d’autres formes : dans la tradition des Deo devotae, menant vie religieuse à la maison, des moniales existent sous l’autorité des abbayes d’hommes, dans les murs même du monastère ou dans des petits prieurés féminins et mixtes. Cette forme de vie, qui a malheureusement laissé peu de traces dans les cartulaires de ces abbayes, plus intime et sans doute moins institutionnalisée que celle dans un monastère de femmes, ressemble sans doute davantage à la vie en communauté cathare. Ayant même peut-être inspiré la naissance de ces dernières, elle disparaît cependant aussi au même moment, au profit également des nouvelles institutions religieuses ne sortant plus des cadres établis de l’Eglise romaine.

[18] In the 12th century, female monastic life was almost non-existent in what was to become the stronghold of Catharism - in the Aude notably around Carcassonne and in the Montagne Noire - and even today little is known about it. The success of the convent at Citeaux - and the feminisation of religion in general - dawned later, and it was only towards the end of the 13th century, after the arrival of the mendicant friars, that religious institutions for women really became established, thanks in particular to the disappearance of the heretics. Nonetheless, female religious life in the 12th century Catholic church took other forms : the Deo Devotae, which advocated leading a religious way of life at home ; other women would choose to be nuns living under the authority of Abbots, either within the monastery walls or in small priories - female or mixed. This way of life, more intimate and certainly less institutionalised than that in a convent, but of which, unfortunately, there are few records within abbey charters, was not dissimilar to life in the Cathar community. Having perhaps given birth to Catharism, this hybrid system gave way to new religious institutions created within the church of Rome.

[19] En 1999, les archives départementales ont récupéré une copie de l’inventaire après décès de feu noble Jean de Brunet sieur d’Auriac réalisé en1623. Ce document nous fait découvrir le parcours exceptionnel d’un personnage peu connu, voire même ignoré de ceux qui se sont intéressés à l’histoire des seigneuries des Corbières. D’origine roturière, il devint l’une des plus puissantes personnalités du diocèse de Narbonne au début du XVIIe siècle. L’énumération des actes et la description des biens meubles et immeubles, dispersés dans diverses paroisses des hautes Corbières et du narbonnais, permettent d’entrevoir cette ascension sociale peu commune et d’estimer la fortune qui l’accompagne.

[20] In 1999, the Departmental Archives came across a copy of the probate schedule dated 1623 of the estate of the feudal lord, Jean de Brunet, Seigneur of Auriac. This document enables us to trace the extraordinary career of a man about whom previously little was known, even by those with an interest in the history of the Seigneuries of the Corbières. From humble beginnings, he rose to become one of the most important people in the Diocese of Narbonne at the beginning of the 17th century. The record of deeds and the description of real and personal property, to be found in many parishes in the high Corbières and around Narbonne, underlines this unusual social ascent and enables some estimate to be made of the value of his fortune.

[21] L’abbaye bénédictine de Montolieu adhère à la réforme mauriste en 1647. Peu de temps après leur arrivée, installés dans le palais abbatial, les mauristes entreprennent des travaux de consolidation de l’église gothique dont le style est très prisé par les architectes de la Contre-Réforme. La reconstruction générale de l’ensemble conventuel démarrera en 1674 et durera un quart de siècle. Sans doute faute de moyens, le chantier ralentit considérablement au XVIIIe siècle mais une ultime campagne d’embellissement et de restructuration des locaux se termine à la veille de la Révolution. L’abbaye est alors vendue au propriétaire de la Manufacture royale de Montolieu, Pierre Thoron, qui la revendra à son tour, en 1826, aux Lazaristes auxquels succèdent les soeurs de la Charité en 1869.

[22] The Benedictine Abbey of Montolieu adopted the Maurist reforms in 1647. Shortly after their arrival, and installed in the Abbot’s palace, the Maurists undertook the work necessary to consolidate the gothic church, a style much valued by the architects of the Counter Reformation. The main rebuilding of the convent began in 1674 and took a quarter of a century. Undoubtedly because of lack of resources, the work slowed down considerably in the 18th century, but a final campaign of decoration and the reorganisation of the accommodation ended on the eve of the Revolution. The Abbey was then sold to Pierre Thoron, the owner of the Manufacture Royale at Montolieu who, in turn, re-sold it in 1826 to the Lazarists, which were succeeded by the Sisters of Charity in 1869.

[23] Entre 1711 et 1789 l’hôpital de Castelnaudary a eu à charge, annuellement, entre 10 et 120 enfants : enfants légitimes de familles pauvres, enfants illégitimes, abandonnés définitivement ou temporairement. Ses ressources propres, complétées par les moyens légaux allant jusqu’aux procès lui ont permis de faire face et de recruter un nombre croissant de nourrices, femmes de la campagne, essentiellement. Les enfants, dont le 1/5 environ n’a pas survécu, ont constitué, pour ces familles, un surcroît de ressources et de main-d’oeuvre.

[24] Each year between 1711 and 1789, the hospital at Castelnaudary took in between 10 and 120 infants : whether legitimate babies from poor families, or illegitimate babies abandoned either temporarily or permanently. Its own resources, supplemented by grants, enabled it to recruit a growing number of wet-nurses, mostly peasant women. The children, of whom about 20% died, were simply too much for families with limited resources to cope with.

[25] Les minutiers des notaires des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles nous font découvrir les maisons du Lauragais dont les prix, dans leur évolution tout au long de l’Ancien Régime, sont indicatifs de la qualité des constructions. Complétés par d’autres documents conservés dans les archives de l’Aude et de la Haute Garonne, ils nous font connaître les gens de métier du bâtiment dans leur cheminement professionnel et leur environnement familial.

[26] The increases in property prices recorded in Notarial minutes in the Lauragais in the 16th, 17th and 18th centuries give clues as to the quality of construction. When examined with other material from the Archives of the Aude and the Haute Garonne, it is possible to identify individual master builders by their professional ways and family records.

[27] Ce travail a pour objet de montrer qu’Alphonse Mahul connu comme homme politique et surtout historien s’est, sans discontinuer tout au long de sa vie, intéressé à l’agriculture. Il l’a fait comme propriétaire foncier, comme membre de la Société d’agriculture de l’Aude et par des écrits nombreux sur le sujet. Sans être un agriculteur d’avant-garde, il a participé activement au mouvement de progrès rural qui a débuté dans le département au cours du XIXe siècle.

[28] The purpose of this paper is to show that Alphonse Mahul, political figure and, above all, historian, also had a lifelong interest in agriculture. He demonstrated this as a landowner, member of the Aude Agricultural Society and by his many publications. Although no pioneer, he was actively involved in the movement for rural development in the Aude which began during the 18th century.

[29] La commune de Conques possède une vaste zone calcaire occupée par « la garrigue » qui en ce début de XXIe siècle connaît un phénomène de redécouverte lié notamment à l’abondance de constructions en pierre sèche. Mais depuis le néolithique ce territoire a une longue histoire liée à sa mise en valeur par l’homme avec des variations importantes au cours des siècles. Dans ce premier article, les auteurs s’efforcent de retracer ces évolutions culturelles, de la Préhistoire à la Révolution.

[30] The district of Conques lies on a large chalky zone covered with shrubland which, in this beginning of the XXIrst century, knows a rediscovery phenomenon, mostly due to the great number of dry-stone hutches. But, since the neolithic Age, this land has a long history linbed to its improvment by man with important changes all along the centuries. In this first article authors try to outline the cultural changes from Prehistory to the Revolution.

  
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