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Bulletin de 2005 - Tome CV

BOTANIQUE :

- MICHEZ (Jean-Michel), Le séneçon du Cap  [1]  [2]

ARCHEOLOGIE :

- PERRAMOND (Jean-Pierre), Le dolmen du Palet de Roland.  [3]  [4]
- PASSELAC (Michel), D’Elesiodunum à Elusio, nouveaux documents sur l’occupation pré-romaine de Montferrand (Aude).  [5]  [6]
- AYMÉ (Régis), Tracé de voie romaine sur les communes d’Ornaisons et de Névian.  [7]  [8]
- RICHARD (Jean-Claude) avec la collaboration de CRAWFORD (M.H.), DELESTRÉE (L.-P.), DEPEYROT (G.), DHÉNIN (M.), LAFAURIE (J.), SCHEERS (S.), Les monnaies d’or du musée de Narbonne (Aude).  [9]  [10]
- RANCOULE (Guy) & MELMOUX (P.Y.), Balles de fronde en plomb, d’époque romaine républicaine, trouvées sur l’oppidum de la Lagaste, commune de Pomas et de Rouffiac d’Aude.  [11]  [12]

HISTOIRE DU MOYEN-ÂGE :

- GARDEL (Marie-Élise), JEANJEAN (Catherine), Le Haut Moyen - Âge sur le versant sud de la Montagne Noire : première approche  [13]  [14]
- CHALLET (Vincent), Conflits et relations sociales en Languedoc à la fin du Moyen-Age : le tuchinat dans la sénéchaussée de Carcassonne.  [15]  [16]

HISTOIRE MODERNE :

- BONNET (Jean-Louis), Un groupe social particulier : les hommes du Marbre en Minervois au XVIIe et XIXe siècles.  [17]  [18]
- BACSOU Pierre, Paziols et son terroir à la fin du XVIIe siècle.  [19]  [20]
- VIALA (René), Les cartes anciennes et les territoires du diocèse de Saint-Papoul et de la Sénéchaussée du Lauragais.  [21]  [22]
- CAU (Michel), Les comices agricoles de l’Aude.  [23]  [24]

HISTOIRE COMTEMPORAINE :
- ROBION (Claude-Marie), La nostalgie d’un passé résolu : les confréries de pénitents dans l’Aude au XIXe siècle.  [25]  [26]
- TIRAND (Paul), Emile Digeon (1822- 1894) : l’exil d’un audois à Palma de Majorque.  [27]  [28]
- BOULBES (Yves), Localisation de la population des enfants assistés dans le département de l’Aude, du Second Empire à 1945.  [29]  [30]
- MARQUIÉ (Claude), Une entreprise carcassonnaise en 1945.  [31]  [32]

Notes

[1] Le séneçon du Cap est originaire d’Afrique du Sud. Ses graines sont venues en France avec des toisons de laine de moutons qui furent traitées à Mazamet. Des déchets de l’industrie lainière stockés dans une décharge, sont apparues quelques plantes signalées en 1929. La dissémination s’est effectuée par voie hydrochorique, par des rivières, jusque dans le Bordelais, mais surtout par voie anémochorique, sur les ailes des vents. La plante a traversé le col des Martys en 1970, pour commencer à envahir la Montagne Noire puis le Minervois et l’ensemble du département vers 1980. Nous la trouvons aujourd’hui en région lyonnaise, bordelaise, en Catalogne et sur les hauteurs de Font-Romeu. Elle envahit les pâturages, les plantations forestières, les vignes conduites en non culture. Sur brûlis elle est très envahissante. Il semblerait qu’elle joue un rôle dans l’apiculture de la région, car c’est unes des rares plantes à fleurir en décembre. Elle affectionne les sols tassés, mais se développe sur tous les types de sol. Depuis quelques années nous lui avons découvert un insecte parasite et une maladie, qui seront sans nul doute, des facteurs de régulation à son extension.

[2] The “séneçon du Cap” Senecio inaequidens is a native of South Africa. The seed was brought to France on fleeces to be treated at Mazamet. Several plants appeared in 1929, in heaps of waste. Seed was scattered partly by the rivers towards Bordeaux but primarily by the wind. Ragwort had crossed the Col des Martys by 1970, and began to invade the Montagne Noire, then the Minervois and finally the whole of the Aude by 1980.Today, it is to be found around Lyon, in the Bordeaux region, Catalunya and as high as Font-Romeu. Ragwort invades pastureland, woodlands and neglected vineyards. It spreads rapidly on land which has been destroyed by fire. It appears to have some use in bee-keeping, because it is one of the few plants to flower in December. Ragwort prefers soil which has compacted, but it will spread on all types of land. In recent years a parasite and a disease have been observed, which will doubtless affect its further spreading.

[3] Avant la mise en valeur des dolmens de Villeneuve Minervois, un sondage archéologique est décidé autour du dolmen du Palet de Roland. L’objectif est de rechercher les traces éventuelles du tumulus. Le résultat a dépassé toutes les espérances. Ce monument, apparemment taillé à grands coups d’épée comme le dit la légende, est en fait le fruit d’un très ingénieux et minutieux labeur, comme le démontrera ce sondage.

[4] Before restoration started on the dolmens at Villeneue Minervois, an archaeological survey was carried out on the « Palet de Roland ». The purpose was to look at the extent of the tumulus, and the results were beyond all expectation. Although the Dolmen appeared to have been carved by sword - as in the legend - the survey showed that it was actually the result of exceedingly detailed and painstaking work.

[5] Le site de Montferrand a fait récemment l’objet de bilans et de recherches sur le terrain principalement orientés vers l’agglomération gallo-romaine et l’ensemble paléochrétien. Cet article se propose de revenir aux origines du site, d’apporter des documents nouveaux pour affiner la connaissance de l’établissement indigène occupant la colline. La question de la date et des causes du déplacement vers la plaine est également abordée, en partant de l’inventaire des découvertes anciennes et récentes effectuées sur cette nouvelle agglomération. Ainsi, l’établissement en bordure de la voie semble avoir été crée antérieurement à la conquête romaine, au moment où s’intensifient les échanges le long de cet axe. D’Elesiodunum à Elusio, le rôle stratégique de ce site de carrefour et de frontière est évoqué.

[6] The site of Montferrand has recently become a focus of attention for research, particularly that concerned with gallo-roman built-up area and paleo-christian complex. This article aims to go back to the origins of the site, using new documention to clarify our knowledge of the indigenous occupation of the hill. The question of the date and causes of the movement towards the plain are also dealt with, starting with the inventory of the ancient and recent finds made on this new settlement. Thus, the settlement beside the road seems to have been created before the Roman conquest, at the time when exchanges were increasing along this axial route. From Elesiodunum to Elusio, the strategic rôle of this crossroads and frontier site is brought to mind.

[7] Sur les communes d’Ornaisons et de Névian, des anomalies de terrain ont été révélées par les labours profonds et l’étude des photographies de l’I.G.N. Ces indices ont permis après une enquête minutieuse au sol1, d’identifier le tracé d’une voie romaine importante.

[8] In the communes of Ornaisons and Névian, surface irregularities have come to light following deep ploughing and the study of ærial photographs taken by IGN (the French Ordnance Survey). After a detailed investigation of the ground, theevidence suggest the route of a significant Roman road.

[9] La collection des monnaies d’or du Musée de Narbonne est la plus importante, en nombre et en qualité, non seulement de l’Aude mais aussi du Languedoc-Roussillon. Ces 124 monnaies - 63 de l’Antiquité à la période wisigothique, 61 du Moyen-Age à l’époque contemporaine - offrent un très large panorama historique.

[10] The collection of gold coins from the Narbonne Museum is the most important one,in numbers and quality,not only in Aude but also in the Languedoc-Roussillon region.These 124 coins, of which 63 range from antiquity to the Wisigoth period and 61 from the Middle-Ages to the Modern period, affords a very wide historical overview.

[11] Plus de cent cinquante balles de fronde en plomb, provenant de l’oppidum de La Lagaste ont été étudiées. Une série qui, par ses types et ses poids, présente une assez grande unité, et, hormis l’absence de balles marquées, reste proche des projectiles employés par les armées et les auxilliaires romains en Espagne et en Gaule, à l’époque républicaine, très comparable à un ensemble d’importance voisine, issu du site gaulois de Vieille-Toulouse. Sur l’origine et les raisons possibles de cette présence sur le site de La Lagaste et sur les utilisateurs potentiels de nombreuses questions restent posées.

[12] A study has been made of over 150 lead sling-shot from the oppidum of La Lagaste. The different types and weights of the shot produced an interesting hoard, which, in the absence of any marked pieces, seems similar to the missiles used by the Roman armies and mercenaries in Spain and Gaul during the Republic. The hoard is comparable in importance to a neighbouring hoard found at the gallo-roman site at Vieille-Toulouse. The discovery raises many questions about the origin of, and the reasons for the presence of the shot at La Lagaste.

[13] Cette étude préliminaire a été impulsée par la réunion de deux thèmes de recherche sur deux territoires mitoyens : le canton d’Alzonne (recherche effectuée dans le cadre d’une maîtrise par C. Jeanjean) et le canton du Mas (thèse et fouilles de M.-E. Gardel). Un travail complémentaire a été effectué en archives et sur le terrain pour la vallée de l’Argent-Double1. Nous avons choisi de traiter deux périodes anciennes encore peu abordées pour notre département, et encore moins en ce qui concerne la Montagne Noire. Il s’agit d’abord de la période actuellement désignée sous le nom d’Antiquité tardive, plus particulièrement à partir de la domination wisigothe, puis la période suivante, qu’on a pour habitude d’appeler haut Moyen Âge, ou période carolingienne. Nous avons limité à l’An Mil nos dépouillements, qui couvrent donc six siècles, préliminaires à notre Moyen Âge classique, mieux connu...

[14] This preliminary study incorporates the work of two research papers on adjoining Cantons - Alzonne (a thesis by C Jeanjean) and Mas (a thesis and excavations by M-E Gardel). In addition, research was carried out in the archives and on the ground in the valley of the Argent-Double. The paper covers two periods of approximately six hundred years which are little studied in the Aude (and even less as far as they relate to the Montagne Noire). First, Late Antiquity, ie. the Visigothic occupation : this is followed by the so-called “High Middle Age” - from 400 AD to 1000 AD, or the Carolingian period.

[15] La révolte des Tuchins qui agita le Languedoc entre 1381 et 1384 a été vue par l’historiographie traditionnelle comme un mouvement de marginaux poussés par la misère à se lancer dans une guérilla contre les troupes du duc de Berry. Le mouvement des « compagnons » s’inscrit pourtant dans une tradition de luttes sociales, de contestation de la pression fiscale et de résistance armée aux compagnies de routiers dans le cadre de la guerre de Cent Ans. Insérés au sein de leurs communautés, les Tuchins sont le reflet d’une sociabilité villageoise et leurs revendications - meilleure justice fiscale, suppression de la gabelle du sel, lutte contre les routiers - rejoignent les objectifs poursuivis par les États de Languedoc. Cette implication des élites constitue l’une des originalités d’un mouvement s’appuyant sur une conscience régionale et démontre que la révolte, forme extrême de sociabilité, est un langage politique permettant de renouer le dialogue avec le roi. Cet aspect se lit d’autant mieux dans la sénéchaussée de Carcassonne que l’on peut y repérer des destins individuels ou collectifs qui mettent en évidence la collaboration des élites et des révoltés : Pierre de Bré, seigneur d’Aigues-Vives, Pierre Boyer, docteur ès décrets de Carcassonne, ou les consuls narbonnais en sont quelques exemples frappants.

[16] The revolt by the Tuchins, which shook the Languedoc between 1381 and 1384, has traditionally been seen by historians as a marginal movement driven by poverty to continue guerrilla warfare against the troops of the Duc de Berry. The action by journeymen appeared to be part of the wave of social struggles against taxation, and of armed resistance to mercenary forces during the Hundred Years War. Encouraged by their communities, the Tuchins reflected village views, and their demands - fairer taxation, an end to the salt tax, opposition to mercenaries - were in line with the aims of the States of Languedoc. The involvement of the local elites is one novel aspect of the movement advancing local concerns, and showed that revolt, an extreme form of social action, was in fact a political strategy aimed at renewing dialogue with the king. This aspect is best observed in the seneschalsy of Carcassonne where one can follow the fortunes of individuals and groups to see how both elites and the rebels collaborated : Pierre de Bré, the seigneur of Aigues-Vives, Pierre Boyer, docteur ès décrets of Carcassonne, and the Narbonne consuls are some striking examples.

[17] Tandis que les habitants du Minervois survivent dans une maigre agriculture, l’abbé de Caunes se préoccupe de remettre les carrières de marbre en service, vers 1610. Après l’exploitation intensive par les Italiens et les échanges avec leur pays, des maîtres français viennent s’installer dans le bourg et profitent des multiples commandes royales. Ainsi se constituent des dynasties de marbriers qui se perfectionnent dans l’art et développent le négoce dans les principales villes de la province.

[18] While the population struggled to make a living from agriculture, around 1610 the Abbé of Caunes thought about reopening the marble quarries. After intensive quarrying by Italian workers and work exchange in Italy, French stone masons became established in the town and benefited from many royal orders for marble. These men were the founders of the dynasties of marble sculptors who perfected their art and built up trade with the main towns in the region.

[19] Les archives municipales de Paziols conservent le compoix de la communauté dressé en l’année 1686, son étude fait l’objet de la présente communication. Avant de présenter le résultat il sera nécessaire de préciser la signification de quelques termes occitans utilisés par les arpenteurs et estimateurs ayant réalisé ce travail. Ils désignaient ainsi des bâtiments ou des parcelles cultivées, et de nos jours il est parfois difficile de retrouver leur signification exacte au moment de leur utilisation. Nous décrirons ensuite, selon leur destination, l’ensemble des divers bâtiments et des espaces agricoles répartis sur le territoire de la communauté. La précision apportée par les arpenteurs et estimateurs dans la description des parcelles permettra d’esquisser une répartition géographique de certaines cultures, nous verrons alors que certaines portions du terroir avaient une utilisation préférentielle. Nous terminerons par l’étude de la société paroissiale selon la répartition des richesses entre les différents tenanciers exploitant le domaine communautaire. Il sera alors possible d’appréhender la pyramide sociale de Paziols il y a de cela trois siècles.

[20] The municipal archives at Paziols include very old surveys of the parish drawn up in 1686 and which are the basis for this paper. An explanation will be given of certain Occitan expressions used by surveyors who carried out the work. They measured and surveyed buildings as well as parcels of cultivated land, and today it is sometimes difficult to divine their precise contemporary meaning. The paper includes a description of all the various buildings and farmland within the parish boundaries. The precision with which the surveyors described the parcels enabled a plan to be made showing different land use, as well as how some properties were marked out for special usage. The paper concludes with an explanation of the social structure of Paziols three hundred years ago, evidenced by the division of wealth among the tenantry.

[21] La recension des cartes anciennes permet de caractériser les conditions des grands progrès de la cartographie du XVIIIe siècle mais aussi les images souvent tenaces qu’elles ont laissées à la postérité. Elle est utile pour délimiter le diocèse de Saint-Papoul à la fin du XVIIIe siècle et le devenir de son territoire au début de la Révolution. En ce qui concerne le Lauragais, en l’absence de carte précise, les limites et le peuplement peuvent en être cartographiés grâce à la liste des différentes communautés de la sénéchaussée dressée en 1789.

[22] A critical examination of ancient maps enables us to characterize the conditions of the big progress of the cartography of the eighteenth century and also to characterize the pictures, often persistent, the transmitted to posterity ! It is useful to delimit the diocese of St-Papoul at the end eighteenth century and the future of its territory at the beginning of the Revolution. As far as the Lauragais is concerned, without a precise map, the limits and population can mapped thanks to the list of the different communities of the senechalsy drawn up in 1789.

[23] Pendant des siècles l’agriculture a peu évolué. La fin du XVIIIe siècle marque le départ d’un mouvement de progrès. L’agriculture est passée d’un modèle archaïque aux méthodes surannées à une agriculture moderne, productive. Cette évolution est l’œuvre de plusieurs acteurs parmi lesquels les comices agricoles. Ce travail après avoir présenté les comices du département de l’Aude montre comment ces structures aujourd’hui oubliées ont participé à ce mouvement de progrès.

[24] For centuries agriculture changed little. The end of the 18th century, was the starting point for improvement. Agriculture went from an ancient model, using outdated methods, to a modern, productive system. These changes came about through the work of many factors, among them, agricultural societies. This paper describes the Aude agricultural society, and goes on to demonstrate how these now forgotten bodies did so much to encourage progress.

[25] Supprimées en 1792, les confréries de Pénitents se reconstituent dans l’Aude au début du XIXe siècle, malgré l’hostilité des autorités civiles et religieuses. Cette reconstitution s’effectue à la faveur de la restauration monarchique de 1815 et s’étale sur plus de dix ans. Au total, seule une moitié des confréries existantes avant 1789, retrouve une existence qui ne sera jamais reconnue officiellement. Les Pénitents vont se heurter très vite à d’importantes difficultés. Retrouver un lieu de culte, indépendant de la paroisse, s’avère une tâche ardue qui grève souvent les finances d’associations fragiles. Obtenir que des membres des élites sociales s’enrôlent et s’investissent dans les nouvelles confréries nécessite une lutte constante et souvent mal récompensée, ce qui crée des disfonctionnements graves.

[26] Fraternities of Penitents, abolished in 1792, were reconstituted in the Aude at the beginning of the 19th C, despite opposition both civil and religious. These revived groups supported the restoration of the monarchy and lasted more than ten years. Barely half of the Fraternities existing before 1789 were re-formed and they were never officially recognised. The Penitents immediately encountered serious problems. The recreation of a place of worship - outside the parish - proved too arduous a task for the finances of such precarious groups. It was a continuous struggle to recruit influential and wealthy people to the new Fraternities and this led to their ultimate difficulties.

[27] Condamné à la déportation en Algérie, suite au coup d’État du 2 décembre 1851, Émile Digeon (1822-1894), le futur chef de la Commune de Narbonne (mars 1871), s’évade et gagne Palma de Majorque où, après avoir fait un riche mariage, il se consacre à différentes activités commerciales, avant de revenir en France à la fin de l’Empire. En 1872, il retourne à Palma pour quelques années ; il y mène des actions politiques. Nous avons pu reconstituer ces deux épisodes peu connus de la vie d’Émile Digeon à la suite de recherches aux Baléares (archives publiques et privées).

[28] Emile Digeon (1822 to 1894) who later became Mayor of Narbonne, was exiled to Algeria following an attempted coup on 2 December 1851. He escaped and eventually reached Palma, Majorca, where he married well and devoted his life to a range of commercial activities. He returned to France at the end of the Empire. In 1872, he returned to Palma and spent several years there in politics. This paper, the result of detailed investigation of public and private archives in the Balearic Islands, recalls these teo little known aspects of Emile Digeon’s career.

[29] L’étude de la répartition de la population des enfants assistés (trouvés, abandonnés, orphelins, en dépôt ou en garde) dans le département de l’Aude offre des données utiles à la compréhension de l’histoire sociale. Un premier mouvement s’opère d’est en ouest, inversement à ce qui est observé au niveau de la population départementale. Un deuxième est perceptible du nord-ouest vers le sud-ouest. La répartition se différencie alors selon l’âge et le sexe de l’enfant ainsi que sur la longue durée.

[30] The study of the pattern of the settlement of the children assisted (found, given up, orphan, in deposit or guard) in the department of the Aude offers data useful for comprehension of the social history. A first movement takes place of is in west, conversely with what is observed on the level of the departmental population. Second the North-West is perceptible towards south-west. The distribution is different then according to the age and the sex from the child like over the long duration.

[31] Au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe, Carcassonne possédait deux brasseries qui fournissaient en bière une partie de l’Aude et des départements limitrophes. Un inventaire de 1905 permet de voir l’importance des bâtiments, des machines et des capitaux indispensables dès cette époque pour une telle entreprise.

[32] In the 19th c. and the first half of the 20th c., there were two breweries in Carcassonne, making beer for part of the Aude and adjoining departments.An inventory dated 1905 provided evidence of the valuation of buildings, machinery and capital for one such business at that time.

  
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