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Bulletin de 2001- Tome CI

BOTANIQUE :
- JEKHOWSKY (Benjamin de), Etudes botaniques dans les basses Corbières des environs de Lagrasse (Aude). »  [1]  [2]

HYDROLOGIE :
- VERDEIL (Pierre), Les événements des 12 et 13 novembre 1999 dans l’Aude.  [3]  [4]

GEOGRAPHIE :
- ARINO (Marie-Christine), Les territoires innovants dans l’Aude.  [5]  [6]
- VIALA (René), L’évolution de la population audoise et le recensement de 1999.  [7]  [8]

HISTOIRE DU MOYEN-AGE :
- CAILLE (Jacqueline), Les « vikings » et Narbonne : entre histoire et légende.  [9]  [10]
- FERRADOU (Bernadette), Raymond Terré et la fondation du couvent des prêcheurs de Fanjeaux (1348-1367).  [11]  [12]
- JEANJEAN (Catherine), L’abbaye de Montolieu du IXe au XVe siècle.  [13]  [14]

HISTOIRE MODERNE :
- BONNET (Jean-Louis), Nicolas Tournier (1590-1639) et les peintres montbéliardais en Languedoc.  [15]  [16]
- CALVET (Corinne), Histoire de l’approvisionnement en eau de Carcassonne, ville basse aux XVIIe et XVIIIe siècles.  [17]

- RICALENS (Henry), Les patrimoines mobiliers du Lauragais au XVIIe siècle.  [18]  [19]
- ROBION (Claude-Marie), Grandeurs et incertitudes de la mission. L’exemple d’un village narbonnais au XVIIIe siècle.  [20]

EPOQUE REVOLUTIONNAIRE :
- VIALA (Marie-Rose), Les écoles de la Révolution et de l’Empire dans l’Ouest audois.  [21]  [22]

HISTOIRE CONTEMPORAINE :
- MARQUIÉ (Claude), Deux Carcassonnaises au destin original : Jeanne Marty-Combes et sa fille Marie Duchan (1810-1928).  [23]  [24]
- CAU (Michel), Les jetons de présence de la Société d’agriculture de Carcassonne.  [25]  [26]
- SUZZONI (Jean-Pierre), Les poteries traditionnelles du Mas-Saintes-Puelles au début du XXe siècle.  [27]  [28]

Notes

[1] La dition, assez homogène à tous les points de vue, d’altitude comprise entre 70 et 450 m, couvre 280 km2 autour de Lagrasse, dans les Corbières audoises. Elle est située en zone méditerranéenne (série du chêne vert), sur un substrat toujours plus ou moins calcaire. Une soixantaine d’espèces végétales ont fait l’objet de relevés permettant de les représenter sur carte par des nuages de points et des courbes d’isodensité. Sept types de répartition ont été distingués et leurs liens avec divers facteurs (édaphiques, climatiques, hydriques et anthropiques), esquissés.

[2] The concerned area stretches, over 280 km2 and between 70 m and 450 m in altitude, all around Lagrasse (Aude), in the Corbières, at the western part of the Mediterranean region (evergreen-oak series), the substratum being prevailingly calcareous. Sixty odd vegetal species were surveyed and corresponding cluster and density maps drawn up. Seven types of geographical distributions are istinguished, and influences of edaphic, climatic, hydric and anthropic factors outlined.

[3] Les 12 et 13 novembre 1999, des précipitations exceptionnelles ont atteint les secteurs méditerranéens des Corbières, du Minervois et de la Montagne Noire, entraînant des crues brutales des cours d’eau qui endommagent les stations hydrométriques. Pour reconstituer la crue et les inondations qui en ont résulté, nous avons du nous fonder sur les observations réalisées au cours des événements antérieurs. La confrontation entre ces dernières et les nôtres montre qu’il existe deux types de crues : des crues classiques liées à l’intensité et (ou) au volume des précipitations et des crues plus spécifiques au régime méditerranéen et résultant de la rupture d’embâcles qui entraînent la production de vagues pouvant atteindre plusieurs mètres de haut. Ce sont ces vagues qui sont responsables des plus importants dégâts observés. La protection contre les crues dans l’Aude suppose donc l’emploi de moyens classiques mais aussi et peut-être surtout la mise en place d’ouvrages susceptibles d’interdire la formation d’embâcles.

[4] On 12 and 13 November 1999, exceptional rainfall affected the Mediterranean parts of the Corbières, the Minervois and the Montagne Noire resulting in sudden spates in water courses which damaged hydrometric stations, leaving them out of use for most of the crisis period. To study the high water levels and the consequential flooding, we have looked at observations made during previous similar events. A comparison of historical records with those of 1999 shows that there are two types of flooding :
- classical floods which are linked to the intensity and/or volume of the rainfall ;
- floods which are specific to Mediterranean weather and result from the break-up of obstructions created by debris carried downsteam, which cause waves several metres high. It is these waves that were responsible for the worst of the damage. Flood protection in the Aude requires classical means but also - and perhaps more importantly
- the construction of devices which might prevent the build up of water-borne obstructions.

[5] Le monde des agrobiosciences et le monde professionnel agro-industriel évoluent sous l’effet de multiples facteurs. Soumis à la demande institutionnelle et sociale, contraints par la mondialisation à innover pour résister à la concurrence, pressés par la grande distribution de répondre de la sécurité alimentaire, les liens entre professionnels et chercheurs se renforcent. Comment se traduisent géographiquement ces mutations et se construisent les territoires innovants dans l’Aude ? Le territoire peut-il se résumer à l’organisation socio-spatiale que l’on observe ? Est-il le produit des multiples territorialités qui le traversent ?

[6] A number of factors are bringing about a lot of changes in agronomy and in the farm industry. Subjected to institutional and social pressure, compelled by globalisation to innovate to resist competition, pressed by marketing managers to ensure safe food, ties between researches and professionals are getting stronger. How do such changes translate in terms of geography and how do innovative territories build up in the Aude department ? Can the notion of territory simply come down to the socio-spatial organisation we observe ? Is it the product of special organisation we observe ? Is it the product of multifarious territorialities that interact in it ?

[7] Dès le début du XIXe siècle, la démographie audoise a été marquée par le maintien d’une forte mortalité, le déclin de la natalité et le vieillissement de la population avec ses conséquences. Le déficit naturel qui en a résulté perdure depuis le recensement de 1886. La croissance de la population, tributaire du bilan migratoire, a repris pendant ces dernières années. Les nouveaux Audois, venus s’installer dans le département entre les deux derniers recensements, n’ont pas modifié sensiblement les caractéristiques de la démographie. Le déclin des emplois dans l’agriculture et l’industrie a favorisé la concentration de la population dans le secteur des services. Elle s’est localisée dès lors dans les couronnes périurbaines et sur le littoral où se multiplient les emplois saisonniers et précaires.

[8] From the beginning of the 19th century, demography in the Aude has been marked by the persistence of high mortality, a declining birth-rate and an ageing population, with all that that brings. The resulting shortfall has lasted since the 1886 Census. Population growth, thanks to migration, is recent. The new arrivals, who set up home in the Department between the last two Censuses, have made little difference to demographic trends. The loss of jobs in agriculture and industry has been matched by the growth of employment in the service sector. People are now concentrated in the suburbs and on the coast, where there has been an increase in jobs which are both seasonal and insecure.

[9] A trois reprises, au Moyen Age, on a pu voir à Narbonne des Scandinaves. Au milieu du IXe siècle, la ville fut sans doute attaquée par des Vikings, peut-être même à deux reprises. Au milieu du XIIe siècle, un prince des Orcades aurait rendu visite à la vicomtesse Ermengarde, s’il faut en croire une saga islandaise médiévale. Au milieu du XIIIe siècle, enfin, une princesse norvégienne, en route vers l’Espagne pour y épouser un infant de Castille, résida quelques jours dans l’antique cité où lui fut réservée une brillante réception. Reste que de ces divers événements ne sont parvenus jusqu’à nous que des bribes de « souvenirs » parmi lesquels il est difficile de démêler la part de l’histoire de celle de la légende.

[10] One might have seen Scandinavians in Narbonne on three occasions during the Middle Ages. In the middle of the 9th C, there is no doubt that the town was attacked by Vikings, possibly twice. If one is to believe a mediaeval Icelandic saga, a prince from Orkney visited Viscountess Ermengarde in the middle of the 12th C. Finally, in the middle of the 13th C, a Norwegian princess, on her way to Spain to marry a Castilian prince, spent several days in the old city, where she was given a glittering reception. Apart from these episodes, fragments of « history » are all that is left, from which it is difficult to disentangle truth from legend.

[11] Depuis la première moitié du XIVe siècle, le castrum audois de Fanjeaux a pu être considéré comme un lieu-saint dominicain dont les habitants, jadis attirés par le catharisme, auraient finalement admis de bonne grâce la présence des fils de saint Dominique parmi eux. Cette construction intellectuelle d’une identité dominicaine du village, inventée par les prêcheurs à partir des années 1300 à leur propre usage, ne correspond néanmoins pas à la réalité des faits telle qu’elle est appréhendée par les Fanjuvéens de l’époque. L’analyse du testament fondateur du couvent dominicain de Fanjeaux, celui du riche laïc Raymond Terré, permet de jeter un nouvel éclairage sur la situation des relations existant entre les prêcheurs et leurs paroissiens en présentant le point de vue de l’un de ces derniers sur la vie religieuse de son bourg : la largesse inaccoutumée d’un Fanjuvéen en faveur des dominicains serait-elle exclusivement le fait d’une amitié spirituelle ou peut-elle également être perçue comme une stratégie visant à la reconnaissance sociale d’un marchand récemment anobli ?

[12] Since the first half of the 14 th century, the former fortified Roman town of Fanjeaux was thought to have a Dominican holy place, whose inhabitants, once drawn to Catharism, had finally accepted among them the sons of St Dominic. This intellectual view of a “ place of memory ”, invented by the preachers from 1300 onwards, does not in reality correspond with the facts as they were understood by local residents at that time. An analysis of the will of the wealthy layman Raymond Terré, founder of the Dominican Priory of Fanjeaux, enables a fresh light to be thrown on the relationship between the preachers and their parishioners, presenting the point of view of one of these about the religious life of the town : was the surprising gift from a Fanjeaux resident to the Dominicans simply evidence of spiritual friendship or should it be seen as a sign of social gratitude by a recently ennobled merchant ?

[13] « Montoulieu » est une petite ville assez mal bâtie, située sur un rocher au confluent de deux rivières de Dure et Alzau. Il y a au pied de cette ville une magnifique maison de bénédictins, à l’extrémité d’une prairie, garnie d’arbres fruitiers et bordée de très beaux peupliers, le long de la rivière, on voit quelques oliviers et quelques vignobles." Telle était la vision de M. de Gensanne au XVIIIe siècle. De nos jours, le monastère semble oublié, enfoui sous les bâtiments modernes du couvent des sœurs de la Charité. Pourtant, son origine remonte au IXe siècle. La communauté religieuse voit son temporel considérablement augmenter au cours du Xe siècle tandis qu’elle connaît les troubles de l’hérésie cathare aux XIIe et XIIIe siècles. Enfin, au XVe siècle, s’abat sur elle le système de la commende. Montolieu suit le même type d’évolution que ses sœurs bénédictines en pays d’Aude.

[14] Montolieu is a small town, rather badly built, perched on a rock above the confluence of the Dure and Alzau rivers. Below the town, there is a magnificent Benedictine abbey at the far end of a large meadow, planted with fruit trees and surrounded with beautiful poplars ; along the river there are several olive trees and vineyards. » This was what M. de Gensanne saw in the 17th century. These days, the abbey seems forgotten, lost amidst the modern Convent of the Sisters of Charity. However,its origin can be traced to the 9th century. The religious community saw its revenues grow during the 10th century, while it dealt with the problems of the Cathar heresy in the 12th and 13th centuries. In the 15th century, the partial secularisation of the monastery la commende affected Montolieu which went the same way as the Benedictine nuns of the Aude.

[15] Dès le début du XVIIe siècle, dans le Languedoc enfin pacifié, de nombreux artistes passent, séjournent ou résident, comme ces peintres qui participent au rayonnement de l’art baroque. L’école montbéliardaise de peinture domine largement cette immigration avec Isaac et Jean Marchant, Nicolas Tournier. Issu d’une famille d’artisans protestants originaires de Besançon, ce dernier, après un séjour à Rome, s’installe en Languedoc, à Narbonne, Carcassonne et Toulouse. Au cours de sa brève vie, Tournier a cependant eu le temps de montrer autant l’influence italienne que son tempérament original dans les œuvres religieuses.

[16] From the beginning of the 17th century, many painters passed through a Languedoc at last at peace, stayed a short while or settled, particularly those who influenced the development of baroque art. Painters from the Montbéliard school were at the forefront of this immigration, for example Isaac and Jean Marchant and Nicolas Tournier. He came from a protestant family of craftsmen in Besançon, and after some time in Rome, put down roots in the Languedoc - in Narbonne, Carcassonne and Toulouse. In his short life, he was able to show both the Italian influence and his original skill in his religious painting.

[17] Cette communication fait suite à un travail de maîtrise de l’histoire de l’art et d’archéologie à l’Université de Perpignan sous la direction de M. Cadé, professeur d’histoire contemporaine. J’ai pris le parti d’étudier ici la question de l’eau dans la ville basse DE Carcassonne car la Cité et ses faubourg ont un tout autre parcours. La bastide avait besoin de cette eau aussi bien pour ses habitants que pour ses industries. Il fallait amener l’eau au coeur de la ville . Pour cela, l’eau une fois trouvée a été conduite jusqu’aux remparts et distribuée à travers la ville grâce aux fontaines.

[18] Les inventaires dressés après décès, dans le premier XVIIe siècle, nous introduisent dans l’intimité des populations du Lauragais. Ils nous dévoilent ce qu’était le cadre de vie des humbles et des notables sous les premiers Bourbons.

[19] The after death inventories drawn up in Lauragais, during the first French seventeenth century, introduce into the privacy of families in the first Bourbons reigns. They disclove the households of the different social groups.

[20] L’histoire des missions catholiques en Languedoc est encore mal connue. Parmi une documentation lacunaire, deux riches comptes-rendus de missions, rédigés par un curé de Portel-des-Corbières en 1735 et 1748, se révèlent précieux pour analyser l’importance de cette pastorale. Ils laissent voir une nette évolution dans le comportement des fidèles qui passe durant cette période d’une grande ferveur à une certaine indocilité et une relative indifférence. Ils fournissent également de nombreux renseignements et permettent d’étudier les rapports entretenus par les missionnaires avec la culture populaire et la langue vernaculaire, précieux indicateurs pour jauger la réussite ou l’échec de l’entreprise. Ce sont les limites des missions qui se révèlent à travers ces documents remarquables de précision.

[21] Les idées d’éducation nationale, d’éducation du peuple, sont inhérentes à la philosophie des Lumières, bien qu’inégalement partagées. On les retrouve aussi dans les vœux des populations lauragaises, dès avant 1789. La Révolution va œuvrer à les satisfaire. En comparant la trentaine de petites écoles de 1789 et les 43 recensées en 1809, il semble que le pari engagé ait été gagné. La réalité est plus nuancée. Mais l’intérêt est moins de mesurer cet apparent progrès que de voir si les premières lois sur l’école ont été appliquées, comment, quels espoirs elles ont fait naître, quelles en ont été les limites et ce qu’il en est resté.

[22] The ideas of public education , of the education of the people are inherent to the philosophy of the “ enlightened age ” even though not equally shared. They also are to be found in the wishes of the populations of the Lauragais even before 1789. The Revolution will strive to fulfil them. If we compare the thirty or so little schools in 1789 and the 43 schools recorded in 1809 it seems that the bet has been won. The reality is more subtle. But the interest of this study does not lie so much in measuring this apparent progress than in seeing if the first laws on the school were enforced, how they were what, hopes they raised, what their limits were and what remains of them.

[23] Dans la première moitié du XIXe siècle, un ménage dans lequel l’épouse paraît avoir un rôle actif fait fortune grâce au commerce des tissus, ce qui permet au couple d’acheter plusieurs maisons en ville et des propriétés autour de Carcassonne. Veuve pendant 27 ans, l’épouse gère fort bien le patrimoine acquis, et sa fille qui connaît un veuvage encore plus long d’un demi-siècle réussit deux beaux mariages pour ses fils tout en conservant l’essentiel de la fortune acquise par ses parents.

[24] In the second half of the 19th century, a family, in which the wife seemed to have played an active part, made a fortune in the cloth trade which enabled the couple to acquire many houses in Carcasssonne, and other properties outside the city. The wife, widowed for 27 years, managed the family estates and her daughter, who was also à widow for more than half a century, arranged successful marriages for her two daughters while preserving the greater part of the fortune accumulated by her parents.

[25] Créée par un arrêté préfectoral en date du 10 janvier 1820 la Société d’agriculture de Carcassonne décide, peu de temps après sa naissance, qu’il sera distribué des jetons de présence. Cette société dont la durée de vie est de 140 années, changera à plusieurs reprise l’aspect de ces jetons. Ce travail fait l’historique des jetons de présence de la Société d’agriculture de Carcassonne en reprenant les éléments publiés dans un précédent travail pour tout ce qui est de l’aspect fonctionnel du jeton. Une partie abordant le côté numismatique permet de compléter l’évocation de cette pratique du jeton aujourd’hui tombée en désuétude dans nos sociétés savantes.

[26] The Carcassonner agricultural society, created by The Carcassonner agricultural society, created by prefectoral order on the tenh of January 1820, decided shortly after its birth to distribute attendance tokens. The appearance of these tokens changed often during the 140 years of the society’s existence. The present study traces the history of the tokens using a previous study as the source of their functional aspects. In conclusion the numismatic aspect of this discontinued practice of our scientific societies is evoked.refectoral order on the tenh of January 1820, decided shortly after its birth to distribute attendance tokens. The appearance of these tokens changed often during the 140 years of the society’s existence. The present study traces the history of the tokens using a previous study as the source of their functional aspects. In conclusion the numismatic aspect of this discontinued practice of our scientific societies is evoked.

[27] Les livres de compte de la poterie Perrutel au Mas-Saintes-Puelles (Aude) permettent d’avoir une vision assez complète de la production traditionnelle de cet atelier pendant la période 1904-1909. Cette étude, réalisée sur un ensemble de plus de 240 000 pièces, fournit des éléments précis sur les différents articles fabriqués : grésales, pots à graisse, cruches, etc., mais aussi les modèles, les tailles ou les tarifs. Les vingt-trois clients de cette poterie, répartis dans tout le Sud-Ouest (Toulouse, Castelnaudary, Marmande, etc.), donnent un aperçu de la diffusion régionale de cette production. Elle montre aussi des différences sensibles entre les habitudes des utilisateurs en fonction de la région. Enfin, pendant cette période, on décèle déjà les difficultés rencontrées par cette profession bien avant la guerre de 1914 qui verra la fermeture de bon nombre d’ateliers de potiers.

[28] The accounts of Perrutel’s pottery at Mas-Saintes-Puelles in the Aude give an almost complete picture of production between 1904 and 1909. This study, based on more than 240,000 items, provides exact information about the models, sizes and prices of the range of products made there : stoneware, jars, jugs etc. That twenty-three of the firm’s customers came from the south-west (Toulouse, Castelnaudary, Marmande etc), shows the regional distribution of the pottery’s output. The study also shows that there were marked differences in the custom of users according to region. Finally, it confirms that the problems of the industry were already becoming apparent during the period, and well before the Great War which caused the closure of a good many potteries.

  
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