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Bram

BRAM Z.A. de Rouzilles, AP 49

Le terrain soumis à diagnostic est destiné à l’extension de la zone d’activités. L’assiette du projet couvre une surface de 29 767 m2, à l’est de la commune. Cette emprise se situe sur un site identifié par Michel Passelac, un enclos rectangulaire détecté en 1987 en prospection aérienne.

Le diagnostic confirme ces observations. L’enclos se situe dans la partie médiane du terrain et déborde dans la parcelle voisine ainsi que sous la voirie actuelle.

Il est matérialisé par un large fossé à fond arrondi initialement pourvu d’une palissade de bois. Les coupes réalisées dans le fossé informent sur le mode de comblement, après arrachage de la palissade, amorcé par l’effondrement partiel des déblais de creusement depuis l’intérieur de l’enclos.

Le fossé est/ouest situé au nord de l’enclos détecté lors de la prospection aérienne, a également été mis en évidence dans sa partie occidentale. La datation de la structure ne peut se déduire, dans l’état actuel des recherches, que par l’étude comparative, le comblement du fossé n’ayant livré que 4 petits fragments de panse de céramique non tournée.

Nous pouvons vraisemblablement attribuer la structure à la période protohistorique, sans toutefois exclure une datation nettement postérieure.

Véronique CANUT
INRAP Méditerranée

BRAM ZA de Rouzilles, Batissol 2

Le terrain diagnostiqué en août 2010 au lieu-dit « ZA de Rouzilles Batisol 2 » à Bram est destiné à l’extension de la zone d’activités. L’assiette du projet couvre une surface de 25 000 m2 située à l’est de la commune.

Cette emprise se situe immédiatement à l’ouest d’un site archéologique correspondant à un enclos rectangulaire détecté en 1987 en prospection aérienne par M. Passelac et partiellement dégagé à l’occasion d’un diagnostic archéologique mené en janvier 2010.

Le diagnostic a permis la mise au jour de vestiges appartenant à quatre grandes périodes : Protohistoire, Antiquité, bas-Empire/haut Moyen Age et époques moderne et contemporaine. Le site d’époque gauloise présente quatre enclos qui s’ajoutent au vaste enclos de type « Langgräben » découvert sur la parcelle voisine. Deux enclos (un circulaire et un quadrangulaire arrondi) sont à vocation funéraire. Dans le troisième enclos (de forme quadrangulaire arrondi) aucun aménagement particulier n’a été dégagé, par contre le quatrième enclos, de forme rectangulaire allongée, abritait, comme le langräbben, un bâtiment sur poteaux. Cette configuration n’est pas sans évoquer des complexes protohistoriques comme le site d’Acy-Romance (Ardennes), site référence pour l’étude du Bronze final et du premier âge du Fer en France septentrionale.

Cet ensemble funéraire et cultuel s’organise au nord d’une constellation de fosses diverses et de trous de poteaux qui induisent la présence de bâtiments dont nous ne pouvons affirmer la contemporanéité.

Il s’agit de bâtiments de natures et de fonctions indéterminées qui sont à placer dans l’époque protohistorique. Après la mise en place d’une séquence limoneuse, bien attestée sur les parcelles voisines au début de l’époque antique, le terrain est destiné à l’agriculture et/ou au pastoralisme.

Les traces de mise en culture sont absentes, par contre le creusement d’un puits, colmaté à la fin de l’Antiquité, étaie cette hypothèse. L’eau ainsi captée pouvait notamment abreuver les troupeaux. La mise en culture n’est certaine qu’à une époque relativement récente.

Véornique CANUT
INRAP Méditerranée

BRAM Village circulaire

Le fort potentiel archéologique du village circulaire de Bram, n’a pas été démenti par le diagnostic des tranches 1 et 2 des travaux de réaménagement de la voirie qui intègre un projet plus vaste de 10 tranches programmées jusqu’en 2014.

Malgré de fortes contraintes techniques liées à l’étroitesse des rues et à la densité des réseaux d’eau, de gaz et d’électricité desservant les habitations et les commerces environnants, neuf sondages sur dix ont pu être exploités. Ils se sont tous révélés positifs avec parfois plus de 2 mètres de stratigraphie, toutes périodes confondues. Les contraintes réduisent les fenêtres d’observation. De plus, les vestiges observés sous le niveau des rues actuelles sont fréquemment bouleversés ou partiellement détruits par l’implantation des réseaux actuels ; notamment dans la partie centrale de la chaussée où se trouve une large et profonde tranchée d’installation pour une conduite d’évacuation des eaux pluviales.

Les vestiges du vicus antique apparaissent sous la forme de niveaux de sols ou de circulations, mobilisant de nombreux fragments de tegulae et d’amphores, de murs et d’angles de bâti ainsi que d’un égout, de deux fosses et d’un fossé. La datation de ces aménagements s’articule autour du changement d’ère (Ier av. / Ier ap.) et aucun autre indice ne vient combler le hiatus qui s’en suit, et cela, jusqu’au Xe s. au moins. A partir de cette date les signes de l’occupation sont nombreux. Le Moyen Age est essentiellement matérialisés par de grandes fosses et des silos dont la disposition au niveau de la rue des Jardiniers évoque une aire d’ensilage. Des vestiges de sols ou de voiries construites avec des dalles viennent compléter la documentation sur l’aménagement du village médiéval.

Guilhem SANCHEZ
INRAP Méditerranée

BRAM 11, rue du Docteur Caizergues

Ce terrain d’une surface de 1 047 m2 est destiné à la construction de deux habitations. La parcelle est incluse dans le périmètre identifié de la ville antique de Bram, le Vicus Eburomagus, comme en témoignent plusieurs sites découverts à proximité.

Malgré un environnement archéologique prometteur, le peu de structures mises au jour, est décevant. Sur trois tranchées, deux se sont révélées négatives.

La troisième, située à l’est de la parcelle, a livré cinq traces agraires et deux fosses de plantation quadrangulaires attribuables à la période antique.

Guilhem SANCHEZ
INRAP Méditerranée

BRAM Carrière de Las Brugues, tranche 1

Le quartier de Las Brugues à Bram se situe à l’ouest du chef-lieu de la commune, à quelques encablures au sud de la Via Aquitania. Le terrain de 7 ha n’a livré que quelques modestes vestiges de la Préhistoire récente et de l’Antiquité.

Un silo isolé demeure le seul reliquat d’une occupation du Néolithique ou du Bronze ancien/moyen, mais il traduit la présence d’un habitat de courte durée abritant une population de quelques individus.

Pour l’Antiquité, nous nous trouvons dans le territoire de l’agglomération secondaire d’Eburomagus. Ces terres doivent être dans la sphère d’un établissement rural, dont plusieurs ont été repérés dans ce secteur de Bram.

Ce terroir agricole est exploité, mais les rares structures mises au jour se limitant à un fossé et une grande fosse, possible puisage de l’eau, elles ne permettent pas de déterminer le type de cultures mises en œuvre.

Maxime GUILLAUME
INRAP Méditerranée

  
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