Sortie 6 Forêt des Fanges 19 avril 2014

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COMPTE RENDU

Sortie SESA-LPO dans la forêt domaniale
des Fanges (Lapradelle-Puilaurens) du 19
avril 2014

La sortie a été co-organisée avec Thierry
Rutkowski, vice-président de la section
audoise de la Ligue pour la Protection des
Oiseaux (LPO).

Nous avons visité le
secteur oriental de la forêt des Fanges entre le
Col Marty et le Tuc d’en Guinxe, à une altitude
comprise entre 810 et 870 mètres.

L’approche pluridisciplinaire nous a permis
d’apprécier la biodiversité locale sous l’aspect
géologique, botanique, bryologique,
lichénologique et ornithologique.

Du point de vue de la flore lichénologique,
nous avons étudié 23 espèces corticoles, 3
saxicoles calcicoles, une muscicole et une
lignicole.

Note : le présent rapport intègre les
observations d’un repérage effectué le 11 mars
2014.

Le milieu

La forêt des Fanges occupe un plateau
calcaire de 6-7 km de long et 2,5 km de large
entre le Col de St-Louis et le Col de St-Martin
qui surplombe le défilé de la Pierre-Lys.
Ce plateau, situé entre 800 et 1000 mètres
d’altitude, est très accidenté et parsemé de
nombreuses dolines qui rendent l’exploitation
forestière très difficile.
Cette ancienne forêt royale se compose
d’une hêtraie-sapinière qui montre les signes
d’un dépérissement lié au réchauffement
climatique ainsi qu’aux dégâts provoqués par
les épisodes météorologiques des 15
dernières années (tempêtes de vent en 1999
et 2009, neige lourde en 2006, périodes de
sécheresse prolongée en 2003, 2007, 2011 et
hivers doux).
D’autres facteurs climatiques semblent
également importants : l’atténuation des
phénomènes humides d’origine maritime
(Marin) et l’évapotranspiration accentuée par
l’exposition aux vents chauds qui remontent
les versants escarpés méridionaux du
Fenouillèdes et de la Boulzane.
Les effets du réchauffement sur la
couverture forestière sont accentués par la
faible altitude du relief et par le substrat
karstique qui absorbe l’humidité superficielle
(sol squelettique sur lapiaz et dalles calcaires).
La présence d’arbres morts encore sur
place dans les endroits difficilement
exploitables confère au site une allure de
forêt primaire.
Parfois, des sapins pectinés non encore
atteints par le dépérissement profitent du
microclimat des dolines qui conservent une
ambiance forestière plus humide (inversion
thermique et situation abritée du vent chaud) et
permettent l’accumulation de poches de terrain
au fond des dépressions.

Géologie

Au cours de l’Éocène (entre -53 et -34 Ma)
la collision de la plaque ibérique avec celle de
l’Europe donna lieu à l’orogenèse
pyrénéenne qui provoqua des plissements et
des déplacements tangentiels affectant les
formations géologiques préexistantes.
À la limite septentrionale des Pyrénées, les
calcaires jurassique-crétacé inférieur du
plateau des Fanges ont été repoussés vers le
nord, chevauchant des formations d’âge plus
récent. Plus à l’est dans la partie centrale et
orientale des Corbières, ils recouvrent en
partie le socle paléozoïque du massif de
Mouthoumet. Failles et escarpements signent
le point de démarcation entre les deux unités
géologiques.
Aujourd’hui, le chevauchement frontal
nord-pyrénéen forme une longue dorsale
calcaire à orientation est-ouest qui se prolonge
parallèlement à la chaîne sur 150 km, des
Pyrénées-Orientales à la Haute-Garonne
(Petites Pyrénées). Bien que séparés en
plusieurs tronçons, le Plantaurel et le Pech de
Foix en Ariège font partie de la même
structure.
Au sud des Fanges, le synclinal de Saint-
Paul-de-Fenouillet apparait comme une
profonde dépression parallèle à la dorsale
calcaire qui forme une barrière naturelle
escarpée, s’opposant à l’écoulement de l’Aude
et de l’Agly. Ces deux fleuves la traversent
cependant par le biais de profondes gorges
(Défilé de la Pierre-Lys et gorges de Galamus).
Les calcaires du massif des Fanges
recèlent un important réseau karstique,
résultant de la dissolution des roches
carbonatées par l’infiltration des eaux de
pluies. Ces dernières réapparaissent au pied
du plateau sous forme de résurgences
alimentant plusieurs cours d’eau.
En Ariège, on trouve les mêmes
phénomènes avec les célèbres résurgences
de Foncirgue et de Fontestorbes.

Botanique

La couverture forestière est assez
discontinue et largement dominée par le Sapin
pectiné (Abies alba) en association avec le
Hêtre et le Frêne commun.
Des formations arbustives dominées par
le Buis occupent les pentes ensoleillées sur
lapiaz et les versants abrupts méridionaux.
Dans ces milieux, des exemplaires résiduels
de Sapin et de Hêtre laissent progressivement
la place à de jeunes pieds de Chêne
pubescent et de Chêne vert témoignant ainsi
de la transition vers une couverture végétale à
connotation plus thermophile.

Fig. 1 : Chandelles et troncs de Sapin pectiné gisant au sol dans un secteur exposé à la sécheresse.

Dans les dolines et les endroits plus
humides comme le versant septentrional du
plateau, les feuillus sont mieux représentés
avec Tilleul, Frêne commun (Fraxinus
excelsior
), Érable champêtre (Acer
campestre
), Érable sycomore (Acer
pseudoplatanus
), Érable à feuilles d’obier
(Acer opalus), Alisier blanc (Sorbus aria) et
plus occasionnellement Alisier torminal
(Sorbus torminalis), Saule marsault (Salix
caprea
).
Parmi les espèces arbustives on remarque
l’Aubépine (Crataegus monogyna) le
Chèvrefeuille à balais (Lonicera xylosteum), la
Viorne lantane (Viburnum lantana) et quelques
Groseilliers des Alpes (Ribes alpinum).
Dans les clairières, au pied des sapins
tombés, les Noisetiers et les Prunelliers
remplacent la forêt disparue, profitant du bois
en décomposition.
Parmi les espèces herbacées du sousbois
on peut observer des Euphorbiacées
comme Mercurialis perennis, Euphorbia
amygdaloides, E. hyberna
 ; des Lamiacées
telles que Lamium galeobdolon, Stachys
officinalis
mais aussi Daphne laureola, Ruscus
aculeatus, Helleborus foetidus, Alliaria
petiolata
.
De nombreux pieds de Cardamine
heptaphylla
colonisent les talus et les clairières
avec l’Ail des Ours (Allium ursinum).
Deux Rosacées, Fragaria vesca et
Potentilla sterilis possèdent des feuilles très
ressemblantes mais la présence des
fructifications permet de les distinguer
facilement.

Fig. 2 : L’Euphorbe d’Irlande (Euphorbia hyberna) est une plante basophile des ourlets et des pâturages de montagne assez xérophiles.

Des fougères occupent les lieux
ombragés dans le fond des dolines ; on y voit
Polystichum setiferum, Polypodium interjectum
et la Scolopendre ou Langue de cerf
(Asplenium scolopendrium). Ces deux
dernières ptéridophytes colonisent les blocs
moussus avec le Lierre qui peut facilement
tapisser le sol.
Parmi les floraisons précoces, le Perceneige
(Galanthus nivalis) est très commun
avec l’Anémone hépatique (Hepatica nobilis),
l’Anémone des bois (Anemone nemorensis),
Viola riviniana, V. reichenbachiana et le
Tussilage (Tussilago farfara) qui préfère les
lieux ouverts un peu boueux le long des
chemins forestiers.
Dans les dolines, les bryophytes sont
particulièrement denses et recouvrent presque toutes les surfaces disponibles en dépit des
lichens.

DESCRIPTIF

  • Un lichen totalitaire

Nous avons commencé la visite par
l’observation des écorces de gros Sapins
pectinés dans un secteur de la forêt encore
assez verdoyant.
Phlyctis argena, un lichen stérile de
couleur blanche, occupe la presque totalité des
troncs ombragés, montrant ainsi une situation
de fermeture dans l’évolution des populations
lichéniques typique des formations végétales
fermées et soumises à des conditions
écologiques très contrastées.
Ce lichen donne le nom au Phlyctidetum
argenae
, une association qui caractérise les
milieux forestiers plus ou moins sciaphiles et
moyennement humides dans lesquels elle
semble empêcher l’installation de
communautés plus hétérogènes et riches en
espèces.
Sur le même support, nous observons
Pertusaria amara reconnaissable par son goût
très amer et des soralies blanches en forme
d’amas globuleux.
Parmi les lichens fruticuleux, nous avons
noté des touffes de Ramalina fastigiata et de
R. farinacea. Cette dernière devient plus
abondante sur des arbres en situation éclairée.
Sur les arbres tombés au sol et envahis de
mousses, Parmotrema perlatum et
Hypogymnia physodes sont assez bien
développées. Certains individus gisent au sol
après avoir été détachés des ramifications par
le vent.
Toujours sur les troncs de Sapin pectiné,
des lichens farineux verts nous ont rappelé le
genre Chrysothrix ; identification confirmée par
la réaction P+ orange. Il s’agirait probablement
de C. candelaris qui peut varier du vert
jaunâtre au jaune fluo.
À la base des arbres des thalles lépreux de
Lepraria profitent de la position non
directement exposée à la pluie formant des
taches farineuses blanches à reflets bleutés.

  • Des absents remarquables

Nous avons constaté l’absence de
certaines espèces assez communes telles que
Evernia prunastri qui semble mal apprécier les
écorces acides des conifères et les milieux
forestiers montagnards.
Malgré la présence de nombreux supports
favorables comme les blocs calcaires
recouverts de mousses, certains genres très répandus comme Peltigera et Collema
semblent complètement absents.
Les Cladonia qui sont normalement bien
représentées sur les mousses et le bois en
décomposition étaient très localisées.
Le même constat vaut pour ce qui
concerne les espèces pourvues de lirelles qui
colonisent les écorces lisses, limitées à
quelques thalles peu développés de Graphis
scripta
sur du Frêne.
Est-ce le signe d’un milieu perturbé en
rapide transformation ?

  • Une fenêtre sur la canopée

Ensuite nous avons parcouru un chemin
forestier qui contourne des dolines. Sur les
écorces lisses de hêtre nous avons remarqué
des thalles verdâtres de Pertusaria leioplaca
qui forment des bandes étroites horizontales
dues à l’élargissement rapide des troncs, qui
est supérieur au rythme d’expansion du thalle
lichénique.
Sur le tronc d’un Saule marsault nous
avons repéré un thalle verdâtre bien circulaire
de Melanelixia subaurifera grâce à la réaction
de la médulle C+ rouge fugace.
Une branche de Hêtre tombée le long du
chemin nous a permis d’explorer la partie
haute et inaccessible du houppier dont la flore
lichénique est bien plus différenciée à cause
de l’exposition à la lumière et de l’évolution
plus rapide du support non encore envahi par
les mousses et les Phlyctidetum argenae

Fig. 3 : Pseudevernia furfuracea forme une « perruque » qui semble nous renseigner sur la direction du vent dominant.

Parmi les thalles foliacés, Pseudevernia
furfuracea
a attiré notre attention à cause de
ses grandes touffes arrondies formées par des
lanières très étroites et isidiées.
Le Pseudevernietum furfuraceae est une
association photophile des écorces acides de
l’étage montagnard particulièrement
développée dans les anciennes hêtraies-sapinières.
Elle se compose d’espèces
foliacées à teinte grise comme Parmelia
sulcata, Evernia prunastri et Hypogymnia
physodes
. L’absence des espèces
accompagnatrices moins sensibles aux écarts
thermiques et plus exigeantes en humidité
montre le caractère appauvri de cette
association à l’étage méso et
supraméditerranéen.
En continuant la prospection de la branche
tombée nous avons identifié Parmelia saxatilis
qui peut être confondue avec Parmelia sulcata
à cause des pseudocyphelles et de la forme
du thalle gris clair. Cependant, les nombreuses
isidies brunâtres qui recouvrent la partie
centrale de son thalle permettent de faire la
différence.
Xanthoria parietina est bien représentée
avec ses grands thalles jaunes riches en
apothécies.
Hypogymnia physodes nous a surpris par
de nombreux boutons foncés sur les lobes qui
rappellent des champignons parasites. Il s’agit,
au contraire, de pycnides qui sont rarement
mentionnées dans les descriptions de ce
taxon.
Sur le même support nous avons identifié
Hypogymnia tubulosa qui porte des lobes
tubulaires terminés par des soralies.

Fig. 4 : Lobes tubulaires d’Hypogymnia tubulosa portant des soralies en forme d’amas carrés.

Pertusaria amara fait aussi son apparition
avec un seul exemplaire.
Une Lecanora assez curieuse a attiré notre
attention à cause du thalle vert complètement
recouvert d’apothécies lécanorines munies
d’un disque couleur chair ne présentant
aucune réaction chimique. Ces caractères
rappellent Lecanora symmicta qui colonise
aussi bien les écorces que le bois mort
décortiqué, mais sa détermination demande
l’observation à la lumière polarisée des
cristaux situés à l’intérieur des apothécies.
Sur les petites ramifications nous avons
identifié une Melanohalea, genre qui peut être
confondu avec Melanelixia. Cependant, ce
dernier se différencie par la réaction C+ rouge
carmin de la médulle qui est visible par simple
abrasion du cortex en passant les doigts sur le
thalle. L’analyse au microscope des
échantillons nous a permis d’identifier
Melanohalea elegantula qui porte des isidies
en bâtonnet cylindrique (parfois coralloïdes).
Des espèces photophiles comme Physcia
tenella
colonisent les ramifications avec
Physcia aipolia et Physcia adscendens
profitant des écorces non encore recouvertes
par les grosses tignasses de Pseudevernia
furfuracea
.
D’autres Lecanora sont visibles sur les
petites branches. Elles montrent des affinités
avec le groupe chlarotera.
Cladonia fimbriata colonise le bois mort
spongieux du Sapin pectiné. C’est une espèce
à vaste amplitude écologique.

  • Des saxicoles calcicoles très particuliers

Sur un mur en pierre sèche qui traverse la
forêt nous avons repéré une joyeuse mosaïque
de thalles crustacés endolithiques qui se
partagent les surfaces verticales des blocs
calcaires en situation ombragée.
Acrocordia conoidea, dont le thalle est
vaguement rose, possède des périthèces
assez gros (entre 0,5 et 1 mm de diamètre)
formant des dômes proéminents partiellement
enfoncés dans la roche. L’ostiole central est
généralement peu visible.
Acrocordia tire son nom de la forme des
périthèces dont la coupe longitudinale rappelle
un coeur et s’identifie par un caractère propre à
ce genre : la structure discoïdale de l’apex des
asques. Conoidea dérive de la production de
conidies.
Une Bagliettoa le côtoie formant un
hypothalle noir dans les points de contact
avec Acrocordia. Cette fois, les périthèces rappellent des urnes bien enfoncées dans la
roche (entre 0,1 et 0,3 mm de diamètre) bien
typiques de ce genre. À l’œil nu ils donnent
l’impression de petits points noirs.
L’écologie de cette espèce, la dimension
des fructifications, la présence d’un hypothalle
et la teinte claire du thalle nous ont fait penser
à Bagliettoa baldensis, mais la détermination
exacte de cette espèce nécessite l’observation
au microscope de la coupe des périthèces.

Fig. 5 : Périthèce proéminent d’Acrocordia conoidea (1) ; P. de Bagliettoa (2) ; P. de Bagliettoa avec involucellum (3).

Nous avons rencontré ces deux lichens
dans les murs en pierre sèche de Villardebelle
(Hautes-Corbières) à 500 mètres d’altitude, en
compagnie de nombreux Collema. Ces
derniers sont des lichens gélatineux qui
semblent complètement absents dans cette
partie de la forêt des Fanges, à notre grand
étonnement.
Sur les roches émergeant à peine de la
litière, nous avons observé Verrucaria
nigrescens
et l’algue Trentepohlia aurea avec
ses touffes orange qui colonisent également
les troncs de sapin.
Dans la partie supérieure du mur, une
Cladonia du groupe pyxidata se développe sur
les mousses qui recouvrent les pierres. Ses
podetia forment des « trompettes de Jéricho »
dont les scyphes sont couverts de
granulations en plaques.

  • Remerciements

Nos remerciements à Thierry Rutkowski
pour la magnifique visite ornithologique ; à
Daniel Vizcaïno pour la présentation du volet
géologique et pour la révision des textes ; à
Alain Gaston pour les explications de
bryologie ; à Jean Sanègre et Max Marty pour
les relevés botaniques.

Textes et illustrations : Enrico Cangini
Conseil et correction : Jean Sanègre

Glossaire

Conidie ou pycnidiospore : spore haploïde
(n) produite par les pycnides par mitose et
permettant la reproduction asexuée.
Doline : Dépression d’origine karstique de
forme plus ou moins circulaire issue de la
dissolution de calcaire et gypse.
Lapiaz : érosion superficielle (sillons, cavités,
fissures) de la roche karstique due au ruissellement de l’eau de pluie, à l’action des
glaciers, au cycle de gel et dégel (gélifraction
ou cryoclastie).
Pycnide ou pycnidie  : conidiome globuleux ou
piriforme qui produit des conidies (ou
pycnidiospores) par mitoses successives. Les
pycnides peuvent être superficielles ou se
situer à l’intérieur du thalle.
Scyphe  : partie terminale des podetia en forme d’entonnoir typique du genre Cladonia).

pH Subneutres > 7 Neutres ou peu acides 7 – 5.6 Modérément acides 5.6 – 4.9 Acides 4.8 – 4.1 Nettement acides 4 – 3.4
Essence Sureau noir Peuplier Érable plane Orme Noyer Poirier commun Pommier Robinier Tilleul Frêne Érable sycomore Hêtre Aulne Merisier Prunier Chênes Conifères Bouleau
Le bois pourri est plus acide que les écorces de la même essence
La pollution acidifie le support
Fig. 6 : Profil de la forêt : essences et dépérissement en fonction du substrat et de l’exposition.
Acrocordia conoidea, périthèces et pycnides (petites taches noires)
Acrocordia conoidea, détail des périthèces (le trou d’un ostiole est visible)
Bagliettoa baldensis ?
Cladonia pyxidata, détail des scyphes
Hypogymnia physodes, exemplaire partiellement humide tombé des branches
Phlyctis argena (blanc) et Chrysothrix candelaris (vert)
Physcia aipolia
Xanthoria parietina
Melanohalea elegantula
Parmotrema perlatum sur tronc pourissant au sol
Parmelia sulcata
Parmelia saxatilis
Pertusaria amara
Trentepohlia aurea, algue
Pseudevernia furfuracea, détail des lobes portant des isidies
Ramalina farinacea
Melanelixia subaurifera

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