SAINT-JEAN-DE-CAS 1963 B

Carte, figure 1, n° 6.

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Plan de cet article

  • Caractères du mobilier céramique
  • Inventaire
  • Céramique
  • Mobilier lithique
  • Faune
  • Conclusions
  • Datation

En 1963, on devait élargir un sentier qui traversait la, friche n° 955, section B4 du cadastre de Mailhac.
Nous avions remarqué en bordure de la pièce n° 954 des tessons de grandes jarres à mamelons superposés qui émergeaient d’un petit tas de pierres perdu dans les broussailles : L’élargissement projeté devant entraîner la disparition de ces vestiges, une fouille de sauvetage s’imposait. (figure 31 )
Après débroussaillage, nous avons décapé une sorte de petit tumulus ovale, de 1,40 m X 1,60 m, formé de pierrailles, de tessons et de plaques d’argile cuites portant l’empreinte de branchages. Au centre, ce tumulus dominait de 0,40 m la surface actuelle du sol, qui est légèrement en pente.
Nous avons fouillé par tranches de 0,20 m ce tumulus qui s’enfonçait dans le sol d’argile jaune jusqu’à 0,60 m au point le plus bas. Cela donne une fosse légèrement elliptique aux parois verticales et au fond légèrement concave très nettement creusé dans l’argile jaune (figure 45).

  • Caractères du mobilier céramique.
    Fragments de 7 grandes jarres à fond arrondi, ornées de mamelons superposés, toutes incomplètes, de deux fragments appartenant à des vases plus petits de profils différents.
  • Inventaire.
  • Céramique.
    N° 263. Poterie brunâtre grossière mais solide, beige à la cassure. Gros dégraissants roulés à grains de schiste. Les mamelons forment quatre groupes de cinq superposés, qui s’alignent verticalement et divisent le vase en quatre secteurs égaux. Il y a environ les 2/3 de ce vase (figure 48). Do : 0,30 m, H : 0,445 m.
    N° 264. Poterie rose en surface, noire à la cassure, fine et solide. Dégraissant : sable fin. Il y a quatre groupes de quatre petits mamelons superposés disposés comme sur le précédent. Il y a environ la moitié de ce vase (figure 46). Do : 0,30 m, H : 0,425 m.
    N° 265. Poterie assez fine mais très friable, rouge brique marbrée de noir en surface, noire et gris foncé à la cassure. Dégraissant : quartz ou calcite et mica. Les mamelons sont ici disposés d’une manière différente : ils s’échelonnent sur deux lignes verticales assez proches et légèrement divergentes vers le haut. Le vases est trop mal conservé et trop incomplet pour voir s’il y avait quatre groupes doubles au seulement deux sur les faces opposées de la jarre (figure 47). Do : 0,30 m H : 0,45 m.
    N° 266. Poterie très grossière, feuilletée et friable, jaune en surface, très noire à la cassure. Dégraissant : gros sable roulé à cailloux de schiste. Mamelons superposés. Très incomplète (figure 47).
    N° 267. Poterie très grossière, brun-rouge en surface, noire à le cassure. Même type que la précédente. Non figuré.
    N° 268. Poterie fine et solide, jaune clair en surface, noire à la cassure (figure 47). Do : 0,32 m, H : 0,21 m.
    N° 269. Poterie brun-rouge. Dégraissant : gros sable roulé (figure 47).
    N° 270. Poterie noirâtre grossière. Dégraissant : sable roulé schiste et un caillou rouge (ocre ?) un seul fragment (figure 47).
    N° 271. Poterie noirâtre. Dégraissant : sable roulé avec schiste. Ecuelle carénée (deux tessons seulement) On remarque des traces d’une croûte blanche à l’intérieur (figure 47).
  • Mobilier lithique.
    N° 5271. Fragment de meule plate en micaschiste, posé à plat au fond du silo. Il mesure à peu près 0,21 m X 0,15 m et 0,03 m d’épaisseur. Non figuré. D’autres fragments de meule identiques se trouvaient parmi les cailloux du haut en bas du silo.
    Il y avait aussi dans ce remplissage une centaine de fragments de crépi à empreintes de branchages rougis par le feu. Le silex est complètement absent.
  • Faune : également absente, à part un minuscule fragment de coquille de moule presque au fond du silo.
  • CONCLUSIONS

Les morceaux de crépi à empreintes de branchages font penser à une cabane incendiée, mais l’absence presque complète de cendres et de charbons (à peine, tout au fond et seulement par endroits 2 à 3 millimètres de charbons aplatis, que nous avons recueillis) le fait que les parois du silo, creusé dans l’argile, ne sont pas rougies, le fait que les jarres n’étaient pas écrasées sur place (on voit nettement que ce sont de gros tessons, mêlés aux pierres et aux autres débris, qui se sont fragmentés sur place) montrent nettement que l’incendie n’a pas eu lieu à cet endroit. D’ailleurs tous ces vases sont incomplets et nous n’avons remarqué aucune graine brûlée. Nous pensons donc que ce silo, vide, était à proximité d’une cabane incendiée et qu’on l’a rempli avec ses déblais.

  • DATATION

Un C14 sur les charbons a donné 3730 B. P. ±110 (analyse GIF 3573).

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