RIVIERE DU CAS

Carte, figure 1, n° 21

Au bord de la parcelle n° 175, section C1 du plan cadastral, on remarque 24 piliers alignés le long du chemin (figures 132, 133, 134 et 135). Ce sont manifestement les éléments d’un dolmen détruit, cassés en deux et alignés là pour retenir les terres. Cela donnerait douze dalles de 0,20 m à 0,17 m d’épaisseur, larges de 0,40 m à 0,95 m, hautes de 1 ,20 m en moyenne (sans doute davantage car elles sont en partie enterrées) ce qui correspondrait à un monument important. La parcelle n° 175 a été défoncée et nous n’y avons remarqué aucun vestige préhistorique. Il est difficile de situer exactement ce monument. Mais comme les propriétaires de cette parcelle possédaient aussi en 1821 la parcelle n° 20, section A 1 où fut édifié à cette date le moulin à vent dont les ruines subsistent au milieu de la nécropole du Bronze final, on peut se demander si ce monument n’était pas à l’emplacement du moulin. Un autre indice nous est donné par le chemin dit « de la baraque du loup » (figure 1), qui débute - ou aboutit - à la pointe de la parcelle du Moulin. D’après Niel, ce toponyme est toujours lié à un mégalithe (F. NIEL 1970 p. 28-29) et il ne peut s’agir du dolmen de Mount-Marcou, trop à l’écart de cette route. Quand les Romains ont rectifié le cours de la rivière de Cas pour cadastrer le terrain, une partie de ce chemin s’est trouvée en bordure de la rivière.

A l’endroit où l’on traversait la rivière à gué, une rangée de grosses pierres, en amont, permettait aux piétons de passer à pied sec. Elles ont été enlevées il y a quelques décennies. Nous avons nous-même emprunté cette voie en charrette pour aller vendanger des parcelles actuellement en friche. L’abandon de ces cultures a entraîné la disparition du chemin, qui n’était plus fréquenté, dans le secteur qui longe la rivière. Cette partie, ravinée par les eaux et envahie par la végétation, est maintenant entièrement détruite, mais nous aurions là un rare exemple de voie préhistorique conservée jusqu’à nous.
Nous connaissons d’autres chemins abandonnés, utilisés par les agriculteurs il y a une quarantaine d’années, qui sont maintenant absolument insoupçonnables.

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