CONCLUSIONS GENERALES

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Comme nous l’avons dit au début de cette étude, ce travail est destiné à mettre à la disposition des chercheurs nos observations de fouilles. Nos déductions personnelles peuvent être discutées, mais nous pensons, entre autres choses, qu’il faut réviser la durée de ces périodes. C’est particulièrement clair dans la grotte de la Treille, dont le matériel doit s’inscrire dans tout au plus un siècle de durée, si on tient compte de nos observations.
Une autre évidence, c’est le lien qui existe entre tous ces sites, depuis le plus ancien, celui du Péreiras (n° 1) jusqu’au premier village du Bronze final (Cayla I). Pour la période ancienne, nous pensons que l’étude des poteries pourrait aider à retrouver les routes suivies par les bergers nomades (St-Jean-de-Cas n° 7). Le toponyme du Chemin de la Baraque du Loup (Carte figure 1 et Rivière-de-Cas n° 21) marque le tracé d’une très ancienne route, celui de la Carreirasse également.
Il faut souligner aussi la présence très probable de cuivre ou de bronze dans les périodes anciennes (Périer n° 2, St-Jean-de-Cas n° 3, Rossignol n° 9).
Pour le moment, il est impossible de chiffrer exactement la durée de ce qu’on peut considérer, pour la période ancienne, comme des campements temporaires liés à l’étendue des pâturages environnants. Il est d’ailleurs très possible que ces sites aient été réoccupés après la repousse de l’herbe, comme il apparaît dans le secteur de St-Jean-de-Cas d’autant plus qu’ils sont tous liés à un point d’eau.
Les sites de la Carreirasse (n° 16) et du Rossignol (n° 9) semblent correspondre à une occupation plus prolongée Tous deux ont été incendiés, mais c’est peut-être une coïncidence.

La grotte sacrée de la Treille a une grande importance. Les offrandes accumulées à l’entrée durant toute la durée d’occupation de l’oppidum semblent prouver que le premier village du Bronze final (Cayla 1) a été fondé par les descendants de cette famille. On peut donc croire, sans trop de risque d’erreur, que le crâne entier de la Treille (c 17 et figure 94) est celui du fondateur de Mailhac. Comme l’occupation du sol est ininterrompue jusqu’à nos jours, le Mailhac actuel a vraiment ses racines dans la période que nous étudions ici.

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