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Le 18 février 2017

La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude organise à Carcassonne Samedi 18 février 2017 Deux conférences à l’Auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes. Entrée libre et gratuite.

14 h 30 : Jean-Louis Berman : Un projet d’irrigation en Val de Dagne à la fin de la Monarchie de Juillet.

En juillet 1848, peu après l’abdication du roi Louis-Philippe, une douzaine de petits propriétaires de Rieux en Val adresse aux services départementaux une pétition réclamant le droit de profiter de l’eau d’un barrage déjà établi sur le Sou par un grand propriétaire voisin. Ces travaux ne semblent s’être achevés qu’une trentaine d’années plus tard. Il n’est cependant pas établi qu’il existe un rapport direct entre les évènements politiques parisiens et la situation locale, la revue de Théophile Marcou, active à cette époque et qui défend les idées nouvelles en politique, semble alors peu intéressée par l’agriculture. Une partie de ces travaux demeure visible et fonctionnelle aujourd’hui : plusieurs rigoles à l’air libre ou souterraines, deux réservoirs, un abreuvoir, dans le village de Rieux. On conclura en évoquant la baisse des réserves en eau dans les Corbières et les problèmes d’irrigation de la vigne.

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15 h 30 : Charles Peytavie : Entre défense de la foi et réforme de la vie pastorale, l’action de Clarin à la tête de l’évêché de Carcassonne (1226-1248).

Maître Clarin est désigné évêque de Carcassonne en 1226. Son accession à l’épiscopat dans le contexte de la croisade conduite par le roi Louis VIII fut une étape importante dans une carrière déjà longue toute entière dévouée à la défense de la foi. L’homme n’est pas un inconnu à Carcassonne. Chapelain, puis chancelier de Simon de Montfort, il fut entre 1209 et 1218 le témoin privilégié des succès et des échecs du chef militaire de la Croisade albigeoise devenu vicomte de Béziers et de Carcassonne puis comte de Toulouse. Poursuivant sa carrière après 1218 au service d’Amaury de Montfort, il continue à jouer un rôle politique de premier plan à son arrivée à la tête de l’évêché carcassonnais. Sa bonne connaissance des enjeux religieux et politiques en fait alors un auxiliaire indispensable à la Couronne. Jusqu’à sa mort en 1248, il est l’artisan zélé de la paix du roi œuvrant, après l’échec du siège de Carcassonne en 1240, à la soumission du vicomte Raimond Trencavel et à la réconciliation des carcassonnais avec le pouvoir capétien. Intransigeant en matière de foi, il prend aussi une part très active dans la lutte contre les hérétiques. Tout en favorisant l’installation des ordres mendiants à Carcassonne (Dominicains, Franciscains), il joue un rôle notable pour imposer dans les pays de langue d’oc la nouvelle inquisition pontificale. Il devient, à partir de 1233, l’un de ses plus dévoués protecteurs. En parallèle, il affiche aussi sa ferme volonté de poursuivre la réforme de la vie pastorale de son diocèse et de rétablir les prérogatives du clergé de son église cathédrale. A la fin de cette communication, nous évoquerons brièvement la vie de son neveu, le dominicain Jean de Carcassonne ; nous verrons quel rôle il joua auprès de Louis IX et de son oncle dans la fondation du couvent des Dominicains de Carcassonne et quelle fut sa mission diplomatique pour saint Louis et le pape Innocent IV chez les Mongols à la Cour suprême du grand Khan.

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