LE PEREIRAS

Communes de Mailhac et de Pouzols (Aude) : Carte figure 1, n° 1

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Plan général de cet article


En 1958, un défonçage d’automne mit au jour de nombreuses taches de terre noire tranchant nettement sur la teinte claire du sol, dans une parcelle cadastrée, d’une part, sous le n° 169 section B1 de la commune de Mailhac, d’autre part sous le n°519 section A2 dans la commune de Pouzols-Minervois (figure 2). Cette terre noire renfermait des os d’ animaux, quelques os humains, des charbons et des fragments de poteries.

Nous pûmes exécuter quatre sondages avant la fin de l’année pour préciser la nature du gisement (n° 1, 2, 3, 15, figure 3) mais nous ne pûmes reprendre les fouilles qu’en juin 1959. A ce moment une partie de la parcelle 519 était déjà replantée. Nous avons donc exploré le côté encore libre de la même parcelle (figure 3). Notre temps étant limité, nous avons préféré ouvrir des tranchées discontinues pour mieux préciser l’étendue de la station qui occupe toute la partie de la parcelle voisine 169 et le quart environ de la partie plantée. Précisons que le défonçage n’a pas causé de dégâts trop importants et que plus tard il serait possible de compléter nos fouilles.

  • Géologie : La parcelle 519 se trouve dans les « alluvions récentes et anciennes : a 2-1 », de la carte géologique. C’est un gravier de teinte claire, friable dans la couche arable, beaucoup plus compact dans les parties intactes du sous-sol. La parcelle descend en pente légère vers la rivière du Répudre, qui coule à 140 m de là (figure 2).

  • Fouilles : Les fouilles ont révélé deux sortes de vestiges : des tombes et des foyers. Nous donnons ici l’inventaire de leurs mobiliers respectifs.

  • Etudes et analyses : L’anthropologie a été étudiée par R. P. Charles, la faune par Pierre Ducos
    , on trouvera ces deux études en annexe.
    En ce qui concerne la datation, un Carbone 14 sur os (analyse Gif 3571) a donné 4690 ±110 = 2740 avant J.-C.

Le matériel le plus typique a fait l’objet d’une fiche d’inventaire numérotée, avec dessins et descriptions (voir planches ci-jointes) ; il y a 94 fiches pour la céramique, numérotées de 1 à 94 et 21, pour le petit mobilier, numérotées de 5059 à 5077 et de 5117 à 5118, le reste est simplement marqué : Ps 59 avec le n° de la fouille.


Plan Tombes

  • Tombe 1
    • Inventaire
      • Céramiques
      • Silex.
      • Schistes.
      • Quartzites.
      • Anthropologie
      • Faune.
  • Tombe 2
    • Inventaire
      • Céramique.
      • Silex.
      • Anthropologie
      • Faune
  • Tombe 3
    • Inventaire
      • Céramique
      • Silex
      • Quartzite
      • Calcaires
      • Métal
      • Anthropologie
      • Faune
  • Tombe 4
    • Inventaire
      • Céramique
      • Silex
      • Quartz
      • Anthropologie
      • Faune
  • Tombe 5
    • Inventaire
      • Céramique.
      • Silex
      • Grès
      • Granit
      • Anthropologie
      • Faune

Début article


  • LES TOMBES

  • TOMBE 1 (figure 3). A cet endroit, la charrue avait ramené en surface des os humains et des tessons. Une tranchée de 2m X 1,50 m nous a permis de recueillir parmi la terre soulevée par la charrue des ossements humains appartenant à deux adultes incomplets, en partie broyés par le soc, des os d’animaux, quelques-uns brûlés, d’assez nombreux tessons appartenant à 12 vases au moins ; tous très incomplets, un fragment de lame en silex, un long galet plat en schiste qui parte des traces d’usure sur un bout et un éclat de galet en quartzite rougi par le feu.
    • Inventaire
      • Céramiques :
        1 : Fragment de plat à rebord renforcé (figure 4, n° 1) en poterie brune. Dégraissant : quartz finement broyé. Inventaire 1.
        2 : Deux fragments d’un plat à bord simple légèrement aplati (figure 4, n° 2) en poterie brunâtre fine. Dégraissant : sable très fin à grains roulés légèrement micacé. Inventaire 2.
        3 : Fragment d’un col de vase probablement caréné (figure 4, n° 3). Poterie noire polie. Dégraissant : sable très fin, un peu de mica. Inventaire 3.
        4 : Morceau de rebord d’un petit vase épais (figure 4, n° 4) en poterie noire avec une zone rouge au milieu de la cassure. Dégraissant : sable grossier. Inventaire 4.
        5 : Quelques fragments d’un vase à bord renforcé en poterie fine noire, brune en surface (figure 4 n° 5). Dégraissant : sable fin grains roulés. légèrement micacé. Inventaire 5.
        6 : Un fragment de rebord analogue au précédent, mais d’un autre vase (figure 4, n° 6) en poterie noire fine. Dégraissant : quelques grains de sable roulés. Inventaire 6.
        7 : Fragment d’un petit vase à fond arrondi (figure 4, n° 7) en poterie brun-clair bien polie. Dégraissant : sable très fin. Inventaire 7.
        8 : Quelques fragments d’un vase à anses, (figure 4, n° 8) en poterie brune, brun-rouge en surface. Dégraissant : sable fin à grains roulés et quartz broyé. Inventaire 8.
        9 : Un fragment de vase à anse (Figure, 4 n° 9). Même poterie que le 8. Inventaire 9.
        10 : Fragment avec amorce d’anse plate (figure 4, n° 10) en Poterie noirâtre. Dégraissant : sable et quartz. Inventaire 10.
        10 bis : Amorce d’une anse. Poterie noirâtre en surface, rougeâtre à la cassure. Dégraissant : sable anguleux, quartz. Non figuré, non inventorié. Marqué Ps 59 T. 1 (10 bis).
        11 : Treize fragments d’un grand vase à fond arrondi en poterie lissée à l’extérieur, rugueuse à l’intérieur. Dégraissant : quartz finement broyé (quelques grains plus gros). Epaisseur du fond 13 mm. Non figuré. Marqués Ps 59 T.1 (11)
        12 : Six fragments d’un grand vase identique au précédent. Poterie noire et fine marbrée de brun-rouge à l’extérieur. Dégraissant : quartz grossièrement broyé. Epaisseur : 11mm. Non figurés. Marqués Ps 59, T. 1 (12).
        Il faut y ajouter 69 fragments seulement marqués Ps 59 T. 1 qui peuvent appartenir aux autres vases.
      • Silex.
        N° 5059. Petit fragment de lame en silex brun presque entièrement patiné de blanc (figure 4 et 16).
      • Schistes.
        N°5060. Long galet plat qui porte des traces d’usure à une extrémité (figure 4). Longueur : 0,11 m.
      • Quartzites.
        N° 5060 bis. . Eclat d’un grand galet rougi par le feu. Traces de piquetage sur une face. Cassure très calcitée. Dimensions : 0,07 m X 0,065 m, et 0,007 m d’épaisseur. Non figuré.
      • Anthropologie.
        Les ossements humains appartenaient à deux adultes masculins, l’un âgé de 30 à 35 ans, l’autre de plus de 40 ans.
      • Faune.
        Bos taurus : Un jeune et un adulte de 4 à 5 ans.

  • TOMBE 2 (figure 3)
    A cet endroit, la charrue avait soulevé de la terre noire et des tessons. A 0,70 m foyer circulaire de 1,40m de diamètre environ, encore reconnaissable au centre où, il avait encore 0,25 m d’épaisseur. Parmi la terre du foyer et dans la terre soulevée par la charrue, os humains, nombreux ossements d’animaux, tessons de poterie et une lame en silex.
    • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Fragment d’une écuelle profonde à rebord simple (figure 5) en poterie brun-noirâtre. Dégraissant : sable fin à grains roulés. Inventaire 11.
        2 : Fragment de même forme que le précédent. Même poterie (figure 5). Inventaire 12.
        3 : Deux fragments d’un vase probablement caréné (figure 5) en poterie noire lissée, brune à la cassure. Dégraissant : sable fin avec quelques gros grains roulés. Inventaire 13.
        4 : Deux fragments d’un vase à bord renforcé (figure 5) en poterie brun-noirâtre fine. Dégraissant : sable fin avec quelques grains plus gros, roulés. Inventaire 14.
        5 : Un fragment aminci et arrondi à angle droit. Pourrait appartenir à un large manche rectangulaire du type dit « spade handles » (figure 5) en poterie noire et fine. Dégraissant : sable très fin légèrement micacé. Inventaire 15.
        6 : Téton perforé horizontalement, incomplet (figure 5). L’empreinte de la brindille qui a servi à le ménager est bien visible. Poterie beige avec quelques taches noires, affinée en surface. Dégraissant : quartz broyé. Inventaire 16. Six fragments de fond arrondi pourraient appartenir au même vase mais ne se raccordent pas.
        7 : Deux fragments d’un vase à fond arrondi de forme indéterminable. Poterie brunâtre avec une zone rouge-brique sous la pellicule extérieure brune. Dégraissant : quartz broyé. Non figurés, non inventoriés, marqués Ps 59 T 2 (7).
        8 : Trois fragments d’un vase de forme indéterminable, probablement à fond arrondi, en poterie brun-clair. Dégraissant : sable fin à grains plats et roulés, légèrement micacé, et quartz concassé. Non figurés, non inventoriés, marqués Ps 59 T2 (8).
        9 : Deux fragments de forme indéterminable. Pellicule brun-clair à l’extérieur, fine et bien lissée. Dégraissant : quelques gros grains de quartz. Non figurés, non inventoriés, marqués Ps 59 T 2 (9)
        10 : Un fragment de forme indéterminable en poterie brune fine. Dégraissant : sable fin avec fines particules d’aspect métallique plus brillantes que le mica. Non figuré, non inventorié, marqué Ps 59 T 2 (10)
        11 : Fragment d’un grand vase de forme indéterminable en poterie brun-rouge, épais de 10mm. Dégraissant : sable à grains plats et roulés. Non figuré, non inventorié, marqué Ps 59 T 2 (11).
        12 : Trente deux autres tessons informes appartiennent peut-être aux vases précités ou à d’autres, avec la même diversité de dégraissants. Marqués Ps 59 T 2.
      • Silex.
        N°5061. Une lame en silex brun-clair, mince, à peine patinée de blanc sur les arêtes et sur une face plane. Le bout manque. (figure 5 et 16).
      • Anthropologie.
        Le squelette avait été disloqué par le labour, il appartient à un sujet féminin très jeune.
      • Faune.
        Bos taurus : 7 individus dont un très jeune de moins d’un an, et un de 7 ou 8 ans.
        Ovis aries : 4 individus, un jeune de moins d’un an, un de 1 à 2 ans et deux adultes de 2 à 3 ans.

  • TOMBE 3 (figures 3, 6 et 17).
    La charrue avait soulevé de la terre noire et des tessons à cet endroit. La fouille a révélé à 0,70 m de profondeur un foyer circulaire et lenticulaire de 1,40 m de diamètre formé de terre nettement plus noire que le terrain environnant mais fort peu cendreuse, où l’on reconnaissait néanmoins quelques charbons. Ce foyer était encore épais de 0,20 m au centre, et dans les parties intactes en voyait nettement que de gros tessons d’un récipient à fond arrondi, de grande taille, étaient posés à plat à sa surface. Le foyer renfermait aussi quelques os d’animaux et d’autres tessons. Dans la terre remuée par la charrue nous avons recueilli une hache en pierre polie, cassée, et un fragment de métal blanc et lourd, à demi fondu et en contact avec quelques charbons qui y sont incrustés, ce qui nous fait penser qu’il est contemporain du foyer.
    Au-dessous, mais séparé du foyer par une épaisseur de terre, était un squelette replié couché sur le côté droit (figure 6 et 17) très mal conservé. Toutes les parties spongieuses, vertèbres, côtes et même le crâne avaient disparu. Les dents elles-mêmes sont corrodées. Sous le squelette et au-dessus, des tessons de poterie et des os d’animaux, quelques-uns brûlés étaient disséminés. A la hauteur de la poitrine on avait déposé une petite lame en silex. Nous avons aussi recueilli quelques fragments de coquilles de moules. Vers l’emplacement du bassin reposait une petite écuelle (figure 7 n° 3)
    • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Trois fragments d’un vase à anses en poterie brune fine (figure 7) Dégraissant : sable fin légèrement micacé. Provient du foyer. Inventaire17.
        2 : Deux fragments d’une écuelle à fond probablement arrondi (figure 7) en poterie noire bien lissée avec une zone brun­-rouge sous la pellicule extérieure. Dégraissant : sable fin légèrement micacé. Inventaire 18.
        3 : Ecuelle en poterie fine noire à l’extérieur, rouge à le cassure, très friable. Dégraissant : sable très fin (figure 7) Do : 85 mm, H : 60 mm. Inventaire 19.
        4 : Six fragments d’un vase en poterie noirâtre bien affinée en surface. Dégraissant : sable à grains plats roulés et quartz broyé (figure 7). Inventaire 20.
        5 : fragment d’un plat en poterie rougeâtre (figure 7). Dégraissant : sable légèrement micacé. Inventaire 21.
        6 : fragment de rebord d’une écuelle en poterie brune (figure 7) Dégraissant : sable légèrement micacé. Inventaire 22.
        7 : Fragment d’une écuelle analogue à la précédente mais grande, en poterie grisâtre fine (figure 7). Dégraissant très fin. Inventaire 23.
        8 : Deux fragments d’un plat à rebord renforcé à l’intérieur en poterie brun-rouge marbrée de noir (figure 7). Dégraissant : sable légèrement micacé à grains plats et roulés. Inventaire 24.
        9 : Fragment d’un vase en poterie brun-rouge très friable, nuire à l’extérieur, avec arrachement d’une anse (figure 7). Dégraissant : quartz broyé. Inventaire 25.
        10 : Fragment d’un vase à anse en poterie identique au précédent mais plus mince (figure 7). Inventaire 26.
        11 : Deux fragments d’une grande anse en poterie rougeâtre friable. Dégraissant : sable légèrement micacé, à grains plats et roulés. Non figurés. Non inventoriés. Marqués Ps 59 T 3 (11)
        12 : Trente huit fragments d’un très grand vase à fond arrondi en poterie brune rougeâtre à l’extérieur. Ils étaient posés à plat sur le foyer. Epaisseur 12 mm. Dégraissant : sable grossier,à grains plats et roulés. Non figurés, non inventoriés. Marqués Ps59 T 3 (12)
        Il faut y ajouter 55 tessons et 34 débris non inventoriés marqués Ps 59 T 3. A part le 1 et le 12, tous les fragments de poterie proviennent de la fosse.
      • Silex.
        N° 5062. Petite lame mince, en silex brun presque entièrement patiné de blanc (figure 7) Longueur : 50 mm.
      • Quartzite.
        N° 5117. Hache polie incomplète cassée depuis longtemps, à tranchant sinueux et ébréché, façonnée dans un galet dont seules les faces planes ont été polies (figure 7). Longueur : 90 mm
      • Calcaires.
        N° 5063. Galet ovoïde qui semble avoir servi de broyeur. Longueur : 60 mm. Non figuré.
      • Métal.
        N° 5064. Cet objet est à moitié fondu et on devine seulement une lame mince repliée. Il n’a pas été analysé, mais la pierre de touche indiquerait de l’étain. Comme il provient de la terre remaniée par la charrue on ne peut écarter tout à fait la possibilité d’une intrusion moderne. Mais le fait que le seul foyer de ce secteur était sur la tombe 3 et truffé de tessons, les charbons qui y adhèrent ne permettent pas de le passer sous silence (figure 7). Une analyse plus poussée serait souhaitable, car les perles et objets à demi fondus en plomb ne sont pas rares dans les grottes (GUILAINE 1977, figures 73,80, 98, 112 etc)
      • Anthropologie.
        Enfant de 6 ou 7 ans
      • Faune.
        Les quelques os recueillis sont trop broyés pour être identifiés, quelques-uns sont brûlés. Un morceau de petite coquille de moule.

  • TOMBE 4 (figure 3, 8 et 17)
    La charrue avait soulevé quelques tessons et des fragments d’os d’animaux à cet endroit. A 0,60 m de profondeur, un squelette replié était couché sur le côté gauche (figure 8 et 17). Le crâne a été abîmé par la charrue qui a poussé dedans une grosse pierre. Tout autour du squelette, au-dessous et au-dessus, nombreux os d’animaux et tessons de poterie. De petits fragments d’os brûlés, disséminés un peu partout dans la fosse. Devant le genou gauche était déposée une petite lame en silex.
    • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Cinq fragments d’un vase en poterie brune fine (figure 9) Dégraissant : sable grossier à grains plats et roulés, peu abondant, très légèrement micacé et quelques petits grains de quartz. Il y a probablement sur ce fragment l’arrachement d’une anse. Inventaire 27.
        2 : Cinq fragments d’un vase à fond arrondi en poterie noirâtre fine (figure 9). Dégraissant : sable fin légèrement micacé. Inventaire 28.
        3 : Cinq fragments d’un vase en poterie noirâtre fine (figure 9). Dégraissant : sable très fin légèrement micacé et quelques petits grains de quartz. Inventaire 29.
        4 : Quatre fragments d’un grand vase en poterie rougeâtre sur la face interne, beige à l’extérieur, assez fine (figure 9). Dégraissant : sable grossier à grains plats et roulés. Inventaire 30.
        5 : Fragment d’un grand vase. en poterie beige (figure 9). Dégraissant : sable grossier à grains roulés et plats. Inventaire 31.
        6 : Six fragments d’un vase fin en poterie beige, brune à la cassure (figure 9). Dégraissant : sable très fin. Inventaire 32.
        7 : Trois fragments d’un grand vase en poterie noirâtre (figure 9). Dégraissant : sable grossier à grains roulés. Inventaire 33.
        8 : Deux fragments d’un vase en poterie noirâtre fine (figure 9). Dégraissant : sable à grains plats roulés. Inventaire 34.
        9 : Fragment d’un vase en poterie noire très fine (figure 9). Dégraissant : sable très fin/ Inventaire 35.
        10 : Quatre fragments d’un vase en poterie noire en surface, rougeâtre à la cassure (figure 9). Dégraissant : sable fin à grains plats et roulés. Inventaire 36.
        11 : Deux fragments d’un petit vase en poterie noire fine (figure 9). Dégraissant : sable légèrement micacé. Inventaire 37.
        12 : Deux fragments d’une écuelle en poterie rougeâtre (figure 9). Dégraissant : sable grossier à grains plats et roulés. Inventaire 38.
        13 : Fragment d’un petit vase en poterie noirâtre en surface, rougeâtre à la cassure, portant un mamelon perforé incomplet (figure 9). Dégraissant : sable grossier à grains plats et roulés. Inventaire : 39.
        12 : Deux fragments d’un vase en poterie noirâtre en surface, rougeâtre à la cassure, fine, ornés d’un cordon multiforé qui semblait encercler le vase (figure 9). Dégraissant : sable assez fin à grains roulés. Inventaire 40.
        Il faut y ajouter 138 tessons non inventoriés, marqués Ps 59 T 4 qui peuvent appartenir aux vases inventoriés mais ne se raccordent pas, dont 10 petits morceaux de bords et d’anses, et de tout petits débris.
      • Silex.
        N° 5065. Petite lame étroite et assez épaisse, en silex brun presque entièrement patiné de blanc. Le cortex est visible du côté du bulbe de percussion (figures 9 et 16) Longueur : 45 mm.
      • Quartz.
        Un gros cristal transparent, long de 23 mm, Non figuré, non inventorié, marqué Ps 59 T 4.
      • Anthropologie.
        Enfant de 12 ans environ.
      • Faune.
        Bos taurus : 2 individus, dont un jeune de moins de 2 ans et un adulte de 9 à 10 ans.
        Ovis aries : 1 seul individu adulte.
        Canis familiaris : 1 individu.
        Il faut y ajouter 3 petits fragments de coquille de moules.

  • TOMBE 5 (figure 3)
    A 0,95 m de profondeur, espace circulaire de 0.80 m de diamètre plein de pierres, et dans la terre qui remplissait les interstices quelques tessons et un fragment de silex (n° 5067) Après enlèvement sur 0,35 m d’épaisseur de pierres et de tessons, squelette replié couché sur le côté gauche (figure 10 et 18).
    A la hauteur de la poitrine, il y avait un fragment de lame en silex (n° 5066). Au-dessous du squelette, la fosse était emplie de pierres entremêlées de tessons et d’ os d’animaux sur une épaisseur de 0,21 m. Les tessons appartenaient aux mêmes vases que ceux trouvés au-dessus du squelette. Parmi les pierres, notons un fragment de meule et un galet plat piqueté.
    • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Trois fragments d’un vase à deux anses en poterie noire fine (figure 11). Dégraissant : sable fin anguleux avec quelques grains roulée. Inventaire 41. Une anse provient de la couche surmontant le squelette, l’autre était dessous. Diamètre de l’ouverture 0,18 m environ.
        2 : Fragment d’un vase à anse plus étroite (figure 11), en poterie brunâtre assez fine marbrée de rouge à l’extérieur. Dégraissant : sable fin. Inventaire 42.
        3 : Fragment d’un vase en poterie beige fine (figure 11). Dégraissant : sable fin. Inventaire 43.
        4 : Fragment d’un grand vase à parois épaisses en poterie noirâtre (figure 11). Dégraissant : sable fin anguleux. Inventaire 44.
        5 : Fragment d’un vase en poterie noirâtre (figure 11). Dégraissant : sable fin anguleux. Inventaire 45.
        6 : Fragment d’un vase en poterie beige (figure 11). Dégraissant : sable grossier à grains roulés. Inventaire 46.
        7 : Fragment de poterie noire en surface, brunâtre à la cassure avec arrachement d’un morceau d’anse. Dégraissant : sable grossier à grains roulés et plats. Non figuré, non inventorié, marqué Ps 59 T 5 (7).
        8 : Fragment d’un petit vase avec peut-être l’arrachement d’une anse. Dégraissant : quartz concassé. Non figuré, non inventorié, marqué Ps 59 T 5 (8)
        Il faut y ajouter 47 tessons non inventoriés, marqués Ps 59 T 5, qui peuvent appartenir aux vases inventoriés, mais qui ne se raccordent pas, et de tout petits débris.
      • Silex.
        N° 5066. Un fragment de lame en silex brun patiné de blanc sur le tranchant, à section triangulaire. Le côté opposé au tranchant porte encore le cortex (figures 11 et 16). Il était à la hauteur de la poitrine du défunt.
        N° 5067. Un éclat qui peut avoir été utilisé, en silex brun patiné de blanc (figures 11 et 16).
        N° 5068 et 5069. Deux éclats informes. Non figurés.
      • Grès.
        N° 5070. Fragment de la partie mobile d’une meule à va-et-vient, ovale et plan-convexe. Largeur : 0,14m Epaisseur : 0,045 m. Un petit éclat de grès doit faire partie de la même pièce. Non figurés
      • Granit.
        N° 5071 . Galet discoïdal de 0,09m de diamètre qui parait piqueté. Non figuré.
      • Anthropologie.
        Sujet féminin âgé de 40 ans environ.
      • Faune.
        Bos taurus : deux individus, un jeune de 1 à 2 ans, un adulte de 7 à 8 ans.
        Ovis aries : un individu de 1 à 3 ans.


Plan Foyers

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  • LES FOYERS

  • FOYER n° 8 (figure 3)
    A 0,80 m de profondeur, un peu de terre noire, quatre tessons et un grattoir en silex.
    • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Un fragment de panse en poterie noirâtre à l’extérieur, rougeâtre à l’intérieur, portant un mamelon très large et peu saillant perforé horizontalement et plaqué sur un amincissement de la paroi (figure 12). Dégraissant : sable grossier à grains plats et roulés. Inventaire 47. Il faut y ajouter 3 petits tessons non inventoriés marqués Ps 59 F 8.
      • Silex.
        _N° 5072. Grattoir épais entièrement patiné de blanc (figures 12 et 16). Longueur : 22 mm.
        La fouille poussée en profondeur n’a donné aucun autre vestige.

  • FOYER n° 9 (figure 3)
    Pierres en surface. En profondeur, terre noire soulevée par la charrue et deux fragments de silex.
    • Inventaire
      • Silex.
        N° 5073. Silex patiné de blanc (figures 12 et 16). Le second n’est pas inventorié. Marqué Ps 59 F 9 Aucun vestige tige en profondeur.

  • FOYER n° 10 (figures 3 et 19)
    Sous le terrain remanié par la charrue, à 0,80m de profondeur, fosse circulaire de 0,30m de profondeur et 1,40 m de diamètre, creusée dans le sel naturel (figure 19) pleine de terre noire mêlée de charbons, renfermant des tessons, des pierres (quelques-unes rougies) et beaucoup d’ossements d’animaux, surtout sur le bord. Tout au bord aussi, une petite coquille percée à la pointe et un fragment de quartz.
    • Inventaire
      • Céramique.
        Deux fragments d’un vase en poterie noirâtre et fine (figure 12 n° 4). Dégraissant : sable fin anguleux légèrement micacé avec quelques grains plats roulés et un peu de quartz broyé. Inventaire 48.
        Il faut y ajouter 13 tessons informes appartenant à des vases différents, non figurés, non inventoriés, marqués Ps 59 F 10, et des débris.
      • Faune.
        N° 5074. Coquille percée à la pointe (figure 12, n° 5), Cardium edule fossile.
        Bos taurus : un adulte : deux individus, un jeune de 2 ans environ et un adulte
        Ovis aries : un individu.
        Sus sp. : un individu
      • Quartz.
        Un petit éclat tiré d’un rognon. Non inventorié, marqué Ps 59 F 10.

  • FOYER n° 12 (figure 3)
    A 0,60 m de profondeur, tas de terre noire de 1 m de diamètre 0,25 m d’épaisseur au centre et 0,15 m environ sur les bords. Au centre, une grosse pierre posée à plat était rougie par le feu. Parmi la terre noire, charbons, fragments de céramique, os d’animaux.
    • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Six fragments d’une écuelle à fond arrondi en poterie noirâtre marbrée de brun (figure 12,
        n° 6). Au départ de la carène, un arrachement correspond soit à une anse, soit à un mamelon. Plus loin, au même niveau, on remarque un point d’usure comme si le vase basculait habituellement sur cet endroit de la carène. Dégraissant : quartz broyé plus ou moins finement. Inventaire 49.
        2 : Fragment d’une écuelle en poterie noirâtre (figure 12 n° 7).
        Dégraissant : sable à grains plats et roulés. Inventaire 50
        3 : Fragment d’un vase en poterie brun-rougeâtre clair (figure 12, n° 8). Dégraissant : sable à grains plats roulés. Inventaire 51
        4 : Fragment d’un vase en poterie brun-noirâtre(figure 12 n° 9). Dégraissant : quartz broyé. Inventaire 52.
        5 : Fragment d’un vase en poterie noirâtre fine (figure 12 n° 10). Dégraissant : sable fin anguleux. Inventaire 53.
        Il faut y ajouter 50 tessons appartenant soit aux vases inventoriés, soit à d’autres, dont un très grande à parois épaisses. Non inventoriés. Marqués Ps 59 F 12.
      • Faune.
        Quelques débris d’os longs non identifiables, dont un brûlé, et quatre fragments de coquilles de moules.

  • FOYER n° 13 (figure 3)
    A 0.50 m de profondeur, espace circulaire de terre noire mêlée de pierres, de 0.80 m de diamètre et 0,10 m d’épaisseur.
    Parmi la terre noire, fragments de 5 vases au moins, très incomplets, une petite hache polie et un silex.
    • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Cinq fragments d’un vase en poterie gris-verdâtre clair marbré de brun (figure 13 n° 1). On y distingue le rebord et un cordon perforé, mais la forme du vase est difficile à préciser. Dégraissant : quartz broyé. Inventaire 54.
        2 : Cinq fragments d’un vase en poterie noirâtre probablement à fond arrondi, et bord rentrant (figure 13 n° 2). Dégraissant : quartz broyé. Inventaire 55.
        3 : Fragment d’un vase en poterie brun-noirâtre (figure 13, n° 3). Dégraissant : sable fin légèrement micacé. Inventaire 56.
        4 : Fragment d’un vase en poterie brune grossière, avec un cordon peut-être perforé (figure 13 n° 4). Dégraissant : sable grossier à grains roulés plats. Inventaire 57.
        5 : Tesson en poterie brun-rouge, épais, portant une perforation après cuisson (figure 13 n° 5). Dégraissant : quartz grossièrement concassé et mica fin. Inventaire 58.
      • Pierre.
        N° 5118. Petite hache polie en pierre fine, verdâtre, translucide au tranchant sinueux (figures 13 et 16). Longueur : 50 mm
        Un petit éclat d’un galet en quartzite. Non figuré, non inventorié, marqué Ps 59 F 13.
      • Silex.
        N° 5075.- Petite lame en silex brun légèrement patiné de blanc sur les arêtes et sur la face plane, retouchée au bout et sur les bords (figures 13 et 16). Longueur : 31 mm

  • FOYER n° 14 (figure 3)
    A 0,70 m de profondeur, poche irrégulière de terre noire tranchant sur la teinte claire du terrain et s’enfonçant par endroits jusqu’à plus de 0,60 m plus bas, renfermant de rares tessons et quelques os d’animaux.
    • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Poterie grossière brunâtre, avec amorce d’une anse (figure 13 n° 10). Dégraissant : quartz grossièrement concassé. Inventaire 59. Longue oreillette en poterie brun-rouge (figure 13 n° 9). Dégraissant : sable grossier à grains plats roulée. Inventaire 60.
        2 : Poterie noire en surface, brun-rouge à la cassure (figure 13, n° 8). Dégraissant : sable fin légèrement micacé. Inventaire 61.
        En plus quatre petits fragments non inventoriés, marqués Ps 59 F 14.
      • Faune.
        Deux dents de bœuf.

  • FOYER n° 15 (figure 3)
    A 0,60 m de profondeur, zone circulaire de terre noire de 1,20 m de diamètre et 0,50 m d’épaisseur au centre, de section plan-convexe. Le sommet du foyer avait été effleuré par la charrue, qui avait remonté un peu de terre noire et des tessons. La partie en place a donné de nombreux tessons appartenant au moins à 23 vases très incomplets, une petite lame en silex, des morceaux de silex et de quartz informes, un fragment de coquille de moule et quelques os.
    • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Poterie noirâtre marbrée de brun-clair. Petite anse près du bord.
        2 : Trois fragments (figure 14 n° 2). Dégraissant : sable fin anguleux et mica très fin. Inventaire 63
        3 : Quatre fragments d’une écuelle à fond rond en poterie noirâtre marbrée de brun (figure 14 n° 3). Dégraissant : sable fin anguleux. Inventaire 64.
        4 : Fragment d’une écuelle à fond arrondi en poterie brunâtre
        (figure 14 n° 4). Dégraissant : sable fin anguleux et mica très fin. Inventaire 65.
        5 : Tesson portant une perforation après cuisson, en poterie brun clair (figure 14 n° 5). Dégraissant : sable fin anguleux. Inventaire 66.
        6 : Fragment à bord biseauté, en poterie brun-rouge, noire à la cassure (figure 14 n°6). Dégraissant : sable fin anguleux, très peu de mica. Inventaire 67.
        7 : Fragment en poterie brun-clair (figure 14, n° 7). Dégraissant : sable fin anguleux, un peu de mica fin. Inventaire 68.
        8 : Fragment de poterie brun-clair (figure 14 n°8). Dégraissant : quartz broyé. Inventaire 69.
        9 : Fragment de poterie brun-clair (figure 14 n°9). Dégraissant : sable fin anguleux, mica très fin, inventaire 70.
        10 : Fragment de poterie rouge brique à l’extérieur, brun-clair à l’intérieur, grise à la cassure (figure 14 n° 10). Dégraissant : sable fin anguleux. Inventaire 71.
        11 : Deux fragments d’écuelle en poterie noirâtre (figure 11 n° 11) Dégraissant : sable fin anguleux. Inventaire 72.
        12 : Fragment de poterie noirâtre marbrée de brun à l’extérieur (figure 14 n° 12). Dégraissant : sable à grains roulés plats. Inventaire 73.
        13 : Fragment de poterie noirâtre marbrée de brun à l’extérieur (figure 14 n° 13). Dégraissant : sable fin anguleux et mica très fin peu abondant. Inventaire 74.
        14 : Fragment de poterie noire (figure 14 n° 14). Dégraissant : sable anguleux et mica très fin. Inventaire 75.
        15 : Un fragment de poterie noire (figure 14 n°15). Dégraissant : sable fin anguleux et mica très fin. Inventaire 76.
        16 : Fragment de poterie noirâtre (figure 14 n°6). Dégraissant : sable fin anguleux et mica fin peu abondant. Inventaire 77.
        17 : Fragment de poterie brun-grisâtre (figure 14 n°17). Dégraissent : sable à grains plats et roulés. Inventaire 78.
        18 : Fragment de poterie brun-clair marbré de noir (figure 14 n°18). Dégraissant : sable fin anguleux. Inventaire 79.
        19 : Fragment de poterie noire (figure 14 n°19). Dégraissant : sable roulé à grains plats et mica très fin. Inventaire 80
        20 : Fragment de poterie brune à l’extérieur, brun-rouge à la cassure (figure 14 n°20). Dégraissant : quartz broyé , sable fin anguleux et mica très fin. Inventaire 81.
        21 : Fragment d’une anse large en poterie brune marbrée de noir (figure 14 n°21). Dégraissant : sable à grains plats et roulés. Inventaire 82.
        22 : Fragment portant un mamelon percé horizontalement (figure 14 n°22). Poterie noire, brun-rouge à la cassure. Dégraissant : quartz finement broyé. Inventaire 83.
        23 : Deux fragments d’une petite écuelle à manche du type « spade handles » (figure 14 n° 23) en poterie noire en surface, brun-rouge à la cassure. Dégraissant : quartz broyé. Inventaire 84
        24 : Un fragment en poterie noire micacée pourrait appartenir à une écuelle du même type. Non figuré. Inventaire 84 bis.
        Il faut y ajouter 66 tessons plus ou moins gros, appartenant, soit aux vases inventoriés, soit à d’autres plus épais. Mentionnons un tesson très rouge et un autre qui renferme des grains d’ocre rouge dans le dégraissant. Non inventoriés, marqués Ps 59 F 15.
      • Silex.
        N° 5076. Lame en silex brun translucide (figures 14 et 16). Longueur : 57 mm.
        Trois fragments de silex gris informes, non inventoriés, marqués Ps 59 F 15.
      • Quartz.
        Quatre nodules de quartz martelés, marqués Ps 59 F 15
      • Faune.
        Bos taurus : 1 individu adulte
        Ovis aries : 1 individu de 2 à 3 ans
        Deux fragments de coquilles de moule. Cinq esquilles d’os brûlés. Les vestiges étaient particulièrement abondants en surface et sur les bords de ce tas de terre noire, où cendres et charbons n’étaient plus clairement reconnaissables.

  • FOYER n° 16 (figures 3 et 20).
    A 0,65 m de profondeur, aire rectangulaire de 1,70 m X 1,35 m, irrégulièrement pavée de gros galets sur 0,15 m d’épaisseur (figure 20), recouvrant une couche de terre noire épaisse de 0,15 m. Dans cette terre noire mêlée de très menus débris de charbons nous avons recueilli des tessons assez rares, presque tous à parois minces. Quelques galets sont rougis, et cela donne l’impression qu’on a éteint le feu en le couvrant de pierres. Parmi les galets, en surface, un petit silex et quelques débris d’os d’animaux non brûlés.
  • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Fragment de poterie brun-clair (figure 15 n°1). Dégraissant : quartz. Inventaire 85.
        2 : Fragment de poterie rougeâtre (figure 15 n°2). Dégraissant : sable fin. Inventaire 86
        3 : Fragment de poterie brunâtre (figure 15 n°3). Dégraissant : quartz. Inventaire 87.
        4 : Bord de plat renforcé à l’intérieur (figure 15 n°4) en poterie noire. Dégraissant : sable très fin, légèrement micacé. Inventaire 88.
        5 : Bord de plat biseauté en poterie brunâtre fine (figure 15 n°5) Dégraissant : sable très fin. Inventaire 89.
        6 : Bord de vase avec amorce d’anse ou de mamelon, en poterie brunâtre (figure 15 n°6). Dégraissant : quartz. Inventaire 90.
        7 : Anse plate en poterie brunâtre (figure 15 n°7). Dégraissant : sable grossier. Inventaire 91.
        8 : Deux morceaux d’une petite anse en poterie brunâtre (figure 15 n° 8). Dégraissant : quartz. Inventaire 92.
        9 : Morceau de panse avec amorce d’une anse ou d’un mamelon, en poterie rougeâtre à l’extérieur, jaunâtre marbrée de noir à l’intérieur (figure 15 n°9). Dégraissant : sable grossier. Inventaire 93.
        _Il faut y ajouter 28 tessons appartenant aux mêmes vases ou à d’autres, dont un tesson épais de 15 mm. Non figurés, non inventoriés, marqués Ps 59 F 16.
      • Silex.
        N° 5077. Petit grattoir en silex gris opaque, presque noir (figures 15 et 16). Longueur : 22 mm.
      • Quartz.
        Nodule de quartz martelé, trouvé parmi les galets, au-dessus du foyer. Marqué Ps 59 F 16.

  • FOYER n° 17 (figure 3)
    A 0,70m de profondeur, un peu de terre noire autour de quatre pierres plates posées de chant, alignées sur 1 m de longueur.
  • Inventaire
      • Céramique.
        1 : Fragment de bord en poterie brun-noirâtre (figure 15 n°11). Dégraissant : sable grossier à grains roulés. Inventaire 94.
        En plus, 11 fragments informes, marqués Ps 59 F 17, parmi eux, un tesson épais de 13 mm appartient à un grand vase.
      • Faune.
        Bœuf : quatre dents.
        Moules : deux fragments.

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Plan Autres sondages

  • Sondage n° 6
  • Sondage n° 7
  • Sondage n° 11
  • Sondage n° 18
  • Sondage n° 19

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  • Autres sondages
  • SONDAGE n° 6 (figure 3).
    Tranchée de 2 m X 3 m, profonde de 1 m, qui n’a donné aucun indice.
  • SONDAGE n° 7 (figure 3).
    A 1,20 m de profondeur, quelques pierres, quelques petits charbons et un tesson informe. Aucun autre vestige.
  • SONDAGE n° 11 (figure 3).
    Tranchée de 3 m X 3 m. A 0,70 m de profondeur sol vierge irrégulier sans vestiges.
  • SONDAGE n° 18 (figure 3)
    La terre semblait plus noire à cet endroit, mais un sondage à 1 m de profondeur n’a rien donné.
  • SONDAGE n° 19 (figure 3)
    Quelques pierres rougies en surface, probablement traînées par la charrue, car le sondage en profondeur n’a rien donné.


Plan Ramassages

  • Inventaire
    • Céramique
    • Faune

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  • Ramassages
    Après le labour, nous avons ramassé tout ce qui traînait en surface.

Inventaire

  • Céramique.
    Sept fragments informes, dont un très grand, un morceau de bord d’assiette biseauté, une anse plate, tous marqués P s 59 S.
  • Faune.
    Deux coquilles (cardium edule) dont une probablement percée accidentellement. L’autre est incomplète. Marqués Ps 59 S


Plan Conclusions

    • Anthropologie
    • Faune :
    • Rites funéraires
    • Foyers
    • Mobilier
    • Céramique
      • Formes
      • Technique

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  • Conclusions
  • ANTHROPOLOGIE : Les squelettes du Péreiras ont malheureusement été perdus après l’étude du Professeur CHARLES, mais son travail laisse entrevoir un groupement familial, d’après les perforations olécraniennes présentes dans trois sujets sur six (tombes 1, 2 et 4).
  • FAUNE : Il n’est pas possible de voir si les restes d’animaux des tombes et ceux des foyers appartiennent aux mêmes individus. Il est cependant probable que ceux dont on trouve des échantillons dans les tombes ont été sacrifiés et consommés au moment des funérailles. La tombe 2, avec sept bœufs et quatre moutons, dénoterait un cheptel abondant.
  • RITES FUNERAIRES : Dans les trois tombes à peu près intactes (n° 3 - 4 - 5), les squelettes étaient couchés sur le côté, mais l’orientation est variable. Ces trois tombes renfermaient chacune une lame en silex plus ou moins fine, dont le dépôt est sûrement intentionnel. Un seul vase, celui de la tombe 3 (n° 3, figure 7), semble avoir été déposé entier.
    La tombe 5 est particulière : loculus profond, couche de pierres et de tessons au fond, le mort par-dessus, et d’autres pierres et tessons recouvrant le tout. Les fragments des mêmes vases se trouvant dans les deux couches de pierres prouvent que le remplissage a été fait en même temps. Bien qu’il n’y ait aucune trace d’incinération du cadavre, le feu est dans une certaine mesure associé à la sépulture : des débris d’os d’animaux calcinés sont dispersés au fond de la fosse dans les tombes 3 et 4, un foyer par-dessus la tombe 3.
  • FOYERS : La destination de ces foyers n’est pas très claire. Il faut noter d’abord que les cendres ont été, en quelque sorte, lessivées, et ce que nous appelons « foyer » n’est au fond qu’une terre sensiblement plus noire que le terrain environnant, où l’on reconnaît tout juste quelques débris de charbons.
    Tous ces foyers ont été sondés en profondeur après leur enlèvement, pour vérifier si, comme dans la tombe 3, ils ne recouvraient pas un dépôt funéraire, mais ces sondages n’ont donné aucun résultat.
    On pourrait voir dans quelques-uns des foyers de cuisine : le foyer n° 13 avec trois pierres au centre, le foyer n° 12 avec une grosse pierre rougie par le feu posée au milieu.
    Le foyer n° 10 emplissait une fosse circulaire de 0,30 m de profondeur. Aucune trace de parois taillées dans le sol, ni de trous de poteaux, n’a été relevée aux alentours de ces foyers Même en tenant compte du fait que le défonçage a écrêté le gisement, en a l’impression qu’il s’agissait de foyers en plein air. Le foyer n° 16 était rectangulaire, et ici les pierres recouvraient le foyer au lieu d’y être mêlées, comme dans les autres. Cependant, quelques-unes étaient rougies et brûlées ce qui semblerait indiquer qu’on les a jetées sur un feu encore vif. L’emplacement de ce foyer était moins nettement circonscrit dans le sol naturel que celui du foyer n° 10.
    Ces foyers sont pauvres, les fragments de poterie que nous y avons trouvés appartiennent à des vases très incomplets.
    Quant aux os d’animaux parfois brûlés qu’ils renferment en plus ou moins grande quantité, ils ne prouvent pas à eux seuls la destination culinaire habituelle de ces foyers, puisqu’on en trouve aussi dans les tombes. D’ailleurs, si l’on regarde l’emplacement des tombes et des foyers (figure 3) les morts auraient été enterrés au milieu du campement, si on admet l’hypothèse des foyers de cuisine. Nous pensons qu’il s’agit plutôt ici de foyers rituels allumés dans les cimetières, sans doute pour y cuire les animaux sacrifiés et consommés au moment des funérailles.
  • MOBILIER LITHIQUE : Les pointes de flèche sont absentes de ce mobilier plutôt pauvre, où prédominent les lames sans retouches sur les bords. Ces lames, et les deux racloirs, semblent correspondre au travail des peaux et des cuirs, que laisse supposer l’abondance du bœuf et du mouton. La petite hache est plus probablement un tranchet. Quant au fragment de meule, c’est probablement celui d’une meule à grains, mais malgré un examen attentif des charbons nous n’avons pas décelé une seule graine carbonisée.
  • PARURES : La coquille percée à la pointe du foyer n°10 (5074 figure 12), est une coquille fossile, longuement roulée par les eaux, et son usure est naturelle, ainsi que la perforation. Deux autres coquilles de la même espèce ont été recueillies en surface mais elles ne portent pas trace d’usure et leurs perforations semblent accidentelles.
  • CERAMIQUE :
    • Formes : Dans l’ensemble, les profils sont tout à fait ceux de la céramique chasséenne. Les formes sont rarement reconstituables en entier, mais les fonds plats semblent inexistants, ainsi que les décors.
      Certains fragments appartiennent à des écuelles à bords plus ou moins évasés ou rentrants : figure 4 n°2, figure 5, n°1, 2, 3, figure 7 : n° 2, 3, 4, 6, 7, etc. (PIGOTT 1953, p. 148, fig. 2 n° 2, 6, 8 et 11) et (J. VAQUER 1975, figure 2). D’autres semblent correspondre à des vases carénés : figure 4, n° 3, figure 9, n° 4 (PIGOTT 1953, figure 3, n° 3) et (VAQUER 1975, figure 44, n° 2 et 6). Certains fragments semblent appartenir à des écuelles tronconiques évasées : figure 7, n° 5, figure 14, n° 13 (PIGOTT 1953, p. 419, figure 3, n°8). D’autres fragments à bords renforcés semblent être des variantes de la même forme générale : figure 4, n° 1, figure 13, n° 8 figure 14, n° 6 et 7, figure 15, n° 5 (ARNAL-BAILLOUD-RIQUET 1960, page 85, n° 14-15) et (VAQUER 1975, figure 20, n° 4). Le fragment n° 21, figure 14, appartient à une tasse à manche (PIGOTT 1953, page 420, figure 4, n° 10) comme aussi peut-être le fragment n° 5 de la figure 5 qui est très incomplet (ARNAL-BAILLOUD RIQUET 1960, page 82, figure 22, n° 4). Les vases à anses paraissent le plus souvent rétrécis à l’ouverture ( figure 11, n° 1, figure 12, n° 6). A part les anses, toujours en ruban et collées, les systèmes de préhension comportent des oreillettes longues (figure 13, n° 9) des mamelons perforés soit verticalement (figure 9, n° 13) soit horizontalement (figure 5 n° 6, figure 12 n° 1) et des cordons multiforés de façon discontinue ( figure 9, n°14, figure 13, n°1) qui semblaient encercler les vases.
      Quant aux rebords renforcés à l’extérieur des types figure 5, n° 5 et 6, figure 4, n° 4, figure 14, n° 2, nous les avons retrouvés à quelques kilomètres de là, dans la station d’Embusco III (ci-après, figure 99, n° 533, 535, 536, 537, 539, 540, et figure 100, n° 538) accompagnant une céramique nettement campaniforme.
    • Technique : Tous ces vases, montés sans l’aide du tour, sont parfois très réguliers, avec des parois minces. Nous pensons qu’une étude approfondie des argiles et des dégraissants permettrait de jalonner les déplacements de ces pasteurs semi-nomades. Le sable anguleux se trouve dans nos rivières : Répudre et ruisseau de Cas, la distance depuis leur point de départ étant trop courte pour permettre un bon polissage des grains. Ce quartz anguleux parait avoir été concassé plus ou moins finement pour être mélangé à la pâte. Les nodules de quartz martelés des foyers 15 et 16 pourraient indiquer une fabrication sur place des poteries qui en contiennent, ainsi que du sable anguleux. Par contre, le sable à grains plats et roulés, souvent du schiste, provient de cours d’eau qui prennent leur source beaucoup plus haut dans les terrains primaires, comme l’Aude, et plus près de nous la Cesse. Le mica, lui, pourrait aussi bien être présent dans l’argile que dans le sable et pourrait contribuer à situer les lieux d’extraction.
      Tous les tessons publiés ici ont marqués et numérotés, et font l’objet d’une fiche d’inventaire. Les tessons dont on ne peut préciser la forme portent seulement l’indication Ps 59 avec l’indication de la tombe ou du foyer. La station du Péreiras est loin d’être épuisée et nous espérons que des fouilles permettront un jour d’affiner et de compléter nos observations.


Plan Restes humains

  • Description des ossements
    • Sépulture Péreiras 1
    • Sépulture Péreiras 2
    • Sépulture Péreiras 3
    • Sépulture Péreiras 4
    • Sépulture Péreiras 5
    • Conclusions

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  • OBSERVATIONS SUR LES RESTES HUMAINS DES SEPULTURES DU PEREIRAS.
    Par Robert-P. CHARLES.

Les restes humains provenant des cinq sépultures mises au jour à Péreiras se composent d’ossements profondément corrodés, devenus très friables, qui n’ont généralement pas permis des reconstitutions suffisantes pour que les principales mensurations puissent être faites. Nous devons à la minutie du fouilleur que le maximum de documents ait été prélevé et conservé, aussi nous tenons à exprimer à leur « inventeur », mademoiselle O. Taffanel qui a bien voulu nous en confier l’étude, l’expression de notre très vive reconnaissance.

  • DESCRIPTION DES OSSEMENTS
    • Sépulture Péreiras 1 (Tombe 1).
      Elle a livré deux sujets dont les restes vont être décrits successivement.
      Sujet n° 1 . Fragment de calva et éléments non assemblables d’un sujet masculin âgé de 30 à 35 ans.
      La partie reconstituable n’est pas suffisante pour permettre des mensurations ; d’après l’aspect extérieur, le sujet parait dolichocrâne, chamaecrâne, tapéinocrâne. Il convient donc de le classer dans le type méditerranéen ancien. La suture sagittale est dans un état de synostose assez avancée mais la plus grande partie de la coronale est libre. De la mandibule on ne possède qu’un fragment de la branche horizontale, d’aspect assez massif, avec le menton bien développé et des empreintes musculaires assez fortes. La moitié droite de l’arc dentaire et en place, à l’exception de I1 brisée post-mortem les PM sont peu usées, M1 est formée de 5 cuspides déjà très usées, M2 a également 5 cuspides mais peu usées, M3 ne comporte que 4 cuspides encore intactes.
      Sujet n° 2 . Fragment de frontal, et éléments non assemblables d’un sujet masculin de plus de 40 ans.
      L’état de conservation des restes n’est pas suffisant pour permettre d’évaluer les caractéristiques. D’après des éléments isolés, on voit que la suture sagittale est presque complètement oblitérée et que la coronale est dans un état de synostose avancée. De la mandibule, on possède un important fragment, comportant la branche horizontale presque entière, et une partie de la branche montante droite. Le Corps mandibulaire est massif, assez élevé le gonion droit nettement éversé, le montant proéminent, les empreintes musculaires fortes. Sont en place PM2d, M1d et g,M2-3d ; toutes sont très usées, les molaires paraissent formées de 4 cuspides.
Mensurations des mandibules N°1 N°2
Longueur de la branche horizontale - 83
Hauteur aux molaires 20 31
Epaisseur aux molaires 20 18
Hauteur à la symphyse 34 (35)
Epaisseur à la symphyse 16,5 17
Indice de robustesse aux molaires 71,4 58,1
Indice de robustesse à la symphyse 48,5 48,6

Os longs : la plupart sont en très mauvais état, aussi avons-nous dû nous borner à en faire l’inventaire : Fragments de deux clavicules. Humérus gauche dont la longueur peut être évaluée à 293 mm, ce qui correspond à une stature de 1,51 m environ ; portion distale de l’humérus droit du même sujet, avec perforation olécranienne. Portion distale de l’humérus gauche de l’autre sujet, de dimensions sensiblement plus fortes, mais la longueur ne saurait être appréciée. Eléments non rassemblables des radius et des cubitus des deux sujets. Fragments non mesurables de deux fémurs. Fragments de deux tibias, dont l’un est nettement platycnémique (mensurations au niveau du trou nourricier : 23 X 37 ; indice 62,2. Deux phalanges isolées.

    • Sépulture Péreiras 2 (Tombe 2).
      Cette sépulture n’a livré que quelques fragments d’os longs provenant d’un seul sujet.
      Segment distal d’un humérus droit, avec la perforation olécranienne, fragment de radius, et débris divers d’os du bras, dont probablement débris de l’humérus gauche, d’un sujet sans doute féminin, car les impressions musculaires sont très faibles, et très jeune car l’ossification des épiphyses est à peine achevée. Aucun des os longs n’est suffisamment conservé pour qu’on puisse apprécier la stature, mais celle-ci est certainement très faible, inférieure à 1m,45 par comparaison avec l’humérus de la tombe Péreiras 1.
    • Sépulture Péreiras 3 (Tombe 3).
      Dents isolées et fragments divers très corrodés d’un enfant de 6 à 7 ans. Parmi les dents on peut identifier les incisives et les molaires de lait, trois des M1 définitives, formées de 4 cuspides étaient poussées, la 4 2 était en cours de poussée ; nous avons également pu identifier les bourgeons de deux PM1 et de plusieurs l et C définitives. Parmi les débris divers, en peut reconnaître la plupart des os longs, malheureusement ces restes sont trop précaires pour être mesurés. Notons simplement que les tibias paraissent très platycnémiques.
    • Sépulture Péreiras 4 (Tombe 4 ). Restes d’un enfant de 12 ans environ.
      Du crâne on ne possède qu’une partie du massif facial, celui-ci, très écrasé, n’a pu être reconstitué. La denture, très bien conservée, comporte I 1-2 , C , PM 1-2 d et g , M 1-2 g, cette dernière n’ayant pas encore entièrement achevé sa poussée ; les molaires sent fermées respectivement de 4 et 3 cuspides.
      De la mandibule on n’a que la branche horizontale, très corrodée par Son séjour en terre. Plusieurs dents sont tombées post-mortem ; les M2 avaient achevé leur poussée, les M 1-2 d et g sont formées de 4 cuspides ; les bourgeons des M3 Sont encore très petits et profondément logés dans le corps mandibulaire.
      La plupart des os longs ont été conservés. Tous sont de petite taille, mais on ne remarque pas de particularité notable. Les deux humérus portent la perforation olécranienne. Le radius et le cubitus gauche ont été conservés en connexion la main ramenée vers le visage, au niveau duquel ont été recueillies plusieurs phalanges. La longueur des fémurs peut être évaluée à environ 350 mm, ce qui correspond à une stature de l’ordre de 1m,38. Les tibias sont mésocnémiques.
Mensurations des tibias au niveau du trou nourricier Droit Gauche
Diamètre antéro‑postérieur 27 26
Diamètre transverse 17 17
Indice cnémique 63.0 65.4
    • Sépulture Péreiras 5 (Tombe 5). Restes d’un sujet féminin âgé de 40 ans environ.

Crâne. La plus grande partie de la calvaria a été conservée. La boite crânienne est de type ellipsoïde ; l’occiput est un peu saillant en arrière mais ne forme pas de chignon bien net ; les apophyses- mastoïdes sont assez petites. Les lignes de suture sont à peu près complètement oblitérées. La voûte est haute mais non carénée. Le massif facial, écrasé, n’a pas pu être reconstitué ; tel que l’ensemble a pu être observé, les différents fragments maintenus en place par la motte de terre, la face parait petite par rapport au crâne et plutôt étroite dans ses proportions. La mandibule, très corrodée, n’a pu être dégagée sans risque de destruction totale.

Mensurations de la calvaria
Diamètre antéro-postérieur maximum 188-5
bi pariétal 134
Basilo-bregmatique 144
Pore‑bregmatique 130
Frontal maximum 120
Frontal minimum 96
Indices : crânien 71,0
Vertical au basion 76,5
Transverse 107,4
Vertical au porion 68,9
Transverse 97,0
Fronto‑frontal 80,0
Fronto‑pariétal 71,6

Caractéristiques : dolichocrâne, hypsicrâne, acrocrâne, front très, à moyennement divergent, eurymétrope. Type : aquitano-méditerranéen.
Os longs . La longueur de l’humérus droit a pu être évaluée à 310 mm ce qui correspond à une stature de 1,58 m. L’humérus gauche, les radius et les cubitus se réduisent à des fragments inutilisables. Les fémurs, non mesurables, sont pourvus d’une ligne âpre relativement forte. Le tibia droit est mésocnémique (mensurations au niveau du trou nourricier : 28,5 X 18 ; indice cnémique : 63,2). Le tibia gauche n’est pas mesurable. Les péronés sont profondément cannelés.

  • CONCLUSIONS
    Le type anthropologique n’a pu être déterminé que pour 2 sujets sur 6, et nous avons ainsi noté un Méditerranéen ancien et un Aquitano-méditerranéen. Bien que faibles, ces résultats ne sont pas négligeables ; les sépultures bien datées du Néolithique sont en effet fort rares et jusqu’ici nous ne connaissions en Bas Languedoc que 13 sujets déterminables appartenant à cette époque. [1]

La série de 15 sujets dont nous pouvons maintenant disposer se distribue comme suit :
1. Méditerranéens anciens… 3 sujets, soit 20 % de la population
2. Grimaldoïdes : 4, soit 26,6 %
3. Aquitains : 5, soit 33,3 %
4. Caussenards : 2, soit 13,4 %
5. Aquitano-méditerranéen : 1, soit 6, 7 %.

Seuls les types méditerranéen ancien et caussenard peuvent être considérés comme vraiment indigènes ; le type aquitano-­méditerranéen, quoique moins spécialisé, est aussi bien adapté à l’ aire méditerranéenne et peut donc être considéré comme indigène. Avec 6 sujets en tout, il n’y a donc que 40% de la population qui constituent l’élément autochtone.
Les 26,6 % de sujets de type grimaldoïde sont le témoignage d’une invasion ancienne, ayant eu son point de départ en Afrique du Nord et ayant atteint le Languedoc après avoir traversé l’Espagne [2].
Les 33,3 % de sujets de type aquitain sont l’indice d’une invasion plus récente, ayant amené les populations du bassin aquitain vers les régions situées plus à l’Est [3]. Nous avions été amené à dater cette migration des environs de l’an 3000. Dans l’état de nos connaissances en 1958 ; à la lumière de précisions nouvelles apportées par l’étude du C14 [4], il semblerait que les systèmes chronologiques acceptés jusqu’ici pour le Chalcolithique et le Néolithique de l’Europe méditerranéenne devraient être révisées et que ce phénomène démographique se serait, en réalité, produit plusieurs siècles avant la date que nous proposions alors.
La stature, calculée d’après les tableaux de Manouvrier, de 1,51 m à 1,58 m chez les sujets adultes, est, nettement au-dessous de la moyenne des populations du Languedoc, actuelles ou même anciennes [5], mais nous avions déjà signalé en Provence des populations de très petite taille [6].
La détermination de l’âge met en évidence une assez forte mortalité infantile : sur 6 sujets un enfant de 6 à 7 ans (Ps 3), un enfant de 12 ans (Ps 4) et un adolescent (Ps 4). Chez les adultes, on note un homme de 30 à 35 ans (Ps 1/1) un homme (Ps 1/2) et une femme (Ps 5) de 40 ans environ ou plus, ce qui indique une durée moyenne de la vie assez faible, particularité que nous avons fréquemment notée chez les populations préhistoriques.


Plan Les ossements d’animaux

  • Bos taurus
    • Maxillaire inférieur :
    • Omoplate :
    • Radius :
    • Tibia :
  • Petits ruminants :
    • Omoplate
    • Humérus
    • Radius
    • Tibia
    • Astragale
  • Canis familiaris
  • Sus sp.
  • Répartition des ossements
    • Tombe 1
    • Tombe 2
    • Tombe 4
    • Tombe 5
    • Foyer 10
    • Foyer 15

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  • LES OSSEMENTS D’ANIMAUX DE LA NECROPOLE CHASSEENNE DE PEREIRAS (AUDE).
    Par Pierre DUCOS, Chargé de Recherche au C. N. R. S.
    Centre de Recherches d’Ecologie et de Préhistoire, St-André-de-Cruzière (Ardèche).

Les ossements d’animaux de la nécropole de Péreiras sont pour la plupart très brisés et présentent souvent, en surface, une altération importante qui les rend souvent impropres à la mensuration. Il est probable que ce mauvais état de conservation est dû à des facteurs intervenus postérieurement à leur enfouissement, car on trouve plusieurs os longs entiers, deux métapodes et un maxillaire inférieur de bœuf, un tibia de petit ruminant.

  • BOS TAURUS :
    Les restes de bœufs ont appartenu à des animaux d’assez grande taille. Calculée sur le métacarpien entier, la hauteur du garrot de l’individu auquel cet ossement avait appartenu était de 122 cm environ. Sans atteindre, et de loin, la taille du Grand Bœuf primitif, l’on est très au-dessus des dimensions du petit Bœuf brachycère du Néolithique. On notera, à ce propos, que la race bovine des niveaux chasséens du gisement de Chazelles (Ardèche) accuse une hauteur au garrot variant de 106 à 117 cm. Ce fait peut signifier ou bien que la race bovine de Péreiras s’est différenciée des races néolithiques par un accroissement de taille, ou bien que cet accroissement est dû à la pratique de la castration, son amplitude correspondant assez bien à la différence, dans une même race bovine, entre la taille des bœufs d’une part, et celle des taureaux et vaches de l’autre. On ne saurait, bien entendu, faute du document comparatif que constituerait une collection d’ossements plus importante, choisir entre ces deux hypothèses.
    Les mensurations des différents ossements de Bos taurus sont les suivantes :
    • Maxillaire inférieur :
      Longueur de la série des dents jugales à la table : 139 mm
      Longueur de la série des dents jugales au collet : 151 mm
    • Omoplate :
      Diamètre antéro-postérieur de l’apophyse proximale : 64,4 59,6 65,6 65,2 67
      DAP de la cavité glénoïde : 53,8 50,2 65,6 53,4 56,2
      Diamètre transverse id… : 46,8 (42) 46,2 45,6 46,2
    • Radius :
      Diamètre transverse de l’épiphyse distale : 69,2 66,4
    • Tibia :
      Diamètre transverse minimum : 41,2
      Diamètre transverse de l’épiphyse distale : 65,8
      Diamètre antéro-postérieur de l’épiphyse distale : 50,2
Métapodes MC MT
Longueur totale 203,6 201,4
DT de l’épiphyse proximale 4,2 - -
DAP de l’épiphyse proximale 40,2 - -
DT minimum de la diaphyse 38,0 - 26,8
DT de l’épiphyse distale au-dessus des condyles 60,8 52,2 -
DT des deux condyles distaux 67,8 57,2 -
DAP des deux condyles distaux 34,8 31,8 30,0
  • PETITS RUMINANTS :
    Les dimensions des quelques ossements de ce groupe sont tout à fait dans les limites de variation de celles du mouton de Châteauneuf-Les-Martigues, par exemple. Un tibia, dont ne manquent que les épiphyses proximales et distales, montre la gracilité de l’espèce. C’est donc à Ovis aries qu’il convient de les attribuer.
    • Omoplate
      DAP de l’épiphyse proximale : 31,6
      DA P de Ia cavité génoïde. : 26,4
      DT de la cavité glénoïde : 19,2
    • Humérus
      DT de la poulie distale : 29,6
      Hauteur id. sur face interne : 19,0
      Hauteur id. sur face externe : 14,0
    • Radius
      DT de l’épiphyse proximale : 30,4
      DT de la surface articulaire proximale : 28,0
      DAP de l’épiphyse proximale : 15,2
      DT de l’épiphyse distale : 28,2, 29,2, 29,6
    • Tibia
      DT minimum de la diaphyse : 14,2, 12,6
      DT de l’épiphyse distale. : 25,2, 25,4, 24,8
      DAP de l’épiphyse distale. : 19,8, 20,0, 19,8
    • Astragale
      Longueur totale : 28,8
      DT de la poulie : 17,6
  • CANIS FAMILIARIS
    Un fragment de maxillaire supérieur gauche d’un canidé a une carnassière dont le diamètre antéro-postérieur est de 17,6 mm. Il s’ agit donc d’ un chien, la carnassière du loup étant notablement plus forte.
  • SUS SP.
    Les Suidés ne sont représentés que par deux ossements en mauvais état, non mesurables, un radius et un astragale. On ne peut préciser s’il s’agit de Sanglier ou de Cochon domestique, cette dernière espèce étant néanmoins la plus probable.

Les proportions des différentes espèces sont les suivantes :

Espèce N %
Bos taurus 153 75,7
Ovis aries 46 22,8
Sus sp 2 1
Canis familiaris 1 0,5
2002 100

Les ossements étaient ainsi répartis dans les différents locus :

  • Tombe 1
    Bos taurus : 1 maxillaire inférieur, 1 vertèbre lombaire, 1 vertèbre sacrée, 2 omoplates (dont 1 juvénile,),1 radius, 1 métatarsien.
    Ces restes correspondent au moins à deux individus, un jeune et un adulte de 4 à 5 ans.
  • Tombe 2
    Bos taurus : 1 maxillaire inférieur, 13 omoplates, 9 humérus, 4 radius, 2 cubitus, 11 pelviens, 3 métacarpiens, 5 métatarsiens, 2 métacarpiens ou métatarsiens, juvéniles. 2 phalanges I, 2 phalanges II, 36 dents isolées. Il s’agit d’au moins 7 individus, dont un très jeune, de moins de 1 an. D’après les dents, l’individu le plus âgé aurait eu de 7 à 8 ans.
    Ovis aries : 5 maxillaires inférieurs, 12 dents isolées, 1 omoplate, 1 humérus, 4 radius, 1 cubitus, 2 pelviens, 3 tibias 1 astragale. Ce sont les restes d’au moins quatre individus : un jeune de moins d’un an, un jeune de 1 à 2 ans, et deux adultes de 2 à 3 ans.
  • Tombe 4
    Bos taurus : 1 maxillaire inférieur, 10 dents isolées, 1 astragale, 1 métacarpien au métatarsien, 1 phalange II. Il s’agit d’au moins deux individus, un jeune de moins de 2 ans, un adulte de 9 à 10 ans
    Ovis aries : 1 maxillaire supérieur, 2 dents isolées, 1 omoplate, 1 humérus, 1 radius, 1 métatarsien, probablement d’un seul individu adulte.
    Canis familiaris : 1 maxillaire supérieur.
  • Tombe 5
    Bos taurus : 2 maxillaires inférieurs, 6 dents isolées, 2 humérus, J pelviens, 1 calcanéum, 3 métacarpiens, 1 métacarpien ou métatarsien, 1 phalange I, 1 phalange II, 1 phalange III.
    Ces restes représentent au moins deux individus un jeune de 1 à 2 ans, un adulte de 7à 8 ans.
    Ovis aries : 5 dents isolées, 1 tibia, probablement d’un même individu de 2 à 3 ans.
  • Foyer 10
    Bos taurus : Les os de ce locus sont en très mauvais état de conservation. Ils ont appartenu à deux individus au moins, un jeune de 2 ans environ et un adulte. On décompte : 1 maxillaire inférieur, 1 vertèbre thoracique, 1 vertèbre sacrée 1 humérus, 2 radius, 1 carpien,3 pelviens, 3 fémurs, 1 tibia, 1 calcanéum ; 2 astragales.
    Ovis aries : 1 métatarsien.
    Sus sp : 1 radius distal (juv.), 1 astragale.
  • Foyer 15
    Bos taurus : 1 frontal, 1 dent isolée, 1 radius, 1 métatarsien probablement un seul individu adulte.
    Ovis aries : 2 dents isolées, d’un individu de 2 à 3 ans.

Quelques remarques peuvent être faites sur cette collection d’ossements. La présence de quelques pièces entières, ou peu brisées, dans les tombes pourrait indiquer une non consommation des animaux abattus. S’il y a manifestement une préférence à sacrifier des bovins, il semble en revanche que l’âge des animaux abattus ait été quelconque puisque l’on trouve aussi bien des jeunes de l’année que des individus d’âge moyen ou avancé.

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[1R.-P. CHARLES. Le peuplement de l’Europe méditerranéenne pendant les III° et II° millénaires av. J.-C. Bull. et Mém. Soc.d’Anthropologie de Paris XI, série, T. I, 1960, p. 104.

[2Ibid. p. 136, fig. 34

[3Ibid. p. 137, fig. 35

[4P. R. GIGi in Bull. Soc. Préhist. Fr. T. LVIII 1960 P. 48-50

[5R.-P. CHARLES in Bull. Soc. Préhist. Fr. T. LI 1954, p. 80

[6R.-P. CHARLES in Bull. Sec. Préhist. Fr. T. XVIII 1951 p. 199, cf. aussi Cahiers Lig. de Préhist. et d’Archéol. n° 1 (1952) p. 54.