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Le 19 novembre 2011

- Benjamin de Jekhowsky : Etudes botaniques dans les Basses Corbières des environs de Lagrasse (Aude) 3 - déroulement du cycle floral annuel.

Le cycle floral global (concernant près de 1100 espèces) peut se résumer dans la succession :
- d’un minimum hivernal
- d’un développement printanier rapide
- d’un maximum en mai - juin
- d’une décroissance lente, modulée par un creux estival suivi d’une reprise automnale modérée.
Mais trés peu d’espèces suivent, de près ou de loin, ce schéma.

La présente contribution a pour but :
- de préciser le schéma d’ensemble évoqué
- de mettre en évidende le comportement individuel des espèces par rapport à celui-ci.

- Charles Peytavie : Le catharisme dans une société urbaine languedocienne en mutation : le cas de Limoux au XIIIe et XIVe siècles.

Au début du XIIIe siècle, dans le contexte de la répression contre les hérésies dans le Midi de la France, la ville de Limoux est considérée comme un foyer majeur de la dissidence religieuse. Déclarée « faydite et rebelle » dès les débuts de la Croisade albigeoise en 1209, sa population est excommuniée en 1227 pour avoir accordé son aide et l’asile aux hérétiques. Son engagement contre les armées royales de Louis VIII et Louis IX est tel que le conflit étendu à tout le Razès et à la Haute vallée de l’Aude prendra, chez ceux qui en furent les témoins, le nom de « Guerre de Limoux ». En conséquence, dès 1242, Limoux est l’une des villes du Midi les plus frappées par l’Inquisition. Ce tribunal s’attaque à toutes les couches sociales de la cité convaincues de proximité avec l’hérésie des Bons hommes : la petite noblesse locale (les Marceille, les Taich, etc.) dont les membres continuent d’apporter avec régularité et opiniâtreté leur aide aux hérétiques et aux défenseurs de Montségur et les notables ou artisans de la ville déclarés accusés d’avoir assisté à des réunions hérétiques ou de leur avoir apporté assistance et soutien matériel. En quelques années, pénitences, condamnations et sanctions s’abattent sur la ville sans que pour autant ne s’éteigne définitivement ce vivier de la foi cathare. Au début du XIVe siècle, les Bons hommes Pierre et Jacques Authié peuvent encore bénéficier d’un solide réseau de croyants dans cette cité qui cultive toujours un fort esprit d’indépendance face aux pouvoirs dominants. Mais dans une société urbaine languedocienne en pleine mutation et une ville devenue le terrain de prédication de nombreuses institutions religieuses catholiques, le catharisme s’est désormais profondément marginalisé. Les raisons de cet effacement progressif sont complexes mais l’étude d’un cas comme celui de la ville de Limoux permet d’avancer quelques hypothèses.

La séance aura lieu à l’auditorium de la chapelle des Jésuites, rue des Etudes, à Carcassonne. Elle débutera à 14 h 30. Entrée libre et gratuite.

  
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