Accueil du site > Les activités > Séances mensuelles > Les séances de 2013 > Le 18 mai 2013

Le 18 mai 2013

- Jean-Louis Bonnet  : Entre le Minervois et Massa-Carrare, une activité marbrière sur deux millénaires.

Basilique Saint-Pierre de Rome.

Sur l’ensemble chaotique du Forum romain, reste encore un bloc de marbre incarnat, morceau d’une colonne antique. Ainsi depuis 2000 ans, le Minervois offre à la péninsule italienne ses plus beaux blocs de rouge tandis que les marbres de Carrare sont parvenus dans le royaume de France. Quelques villas gallo-romaines de la région conservent des carrelages de sols utilisant le marbre blanc de Carrare. Les documents d’archives révèlent l’arrivée de sculpteurs italiens vers 1610 dont certains effectueront des campagnes d’extraction et d’autres se fixeront dans le Minervois.

L’arrivée de marbriers français, vers 1660, favorise la signature commune de baux pour répondre à la demande royale et associer le rouge et le blanc dans les ouvrages. Une entreprise s’organise avec des intermédiaires pour faciliter le commerce et les transports : des marchands français se fixent à Gênes, des Italiens à Marseille. Les échanges se poursuivent encore aujourd’hui grâce à des sociétés exploitant à Caunes, Félines et Carrare.

- Julien Mantenant, A. Beyrie, J.-M. Fabre, E. Kammenthaler, G. Munteanu, C. Rico : L’exploitation minière protohistorique et antique de la mine de Barrencs en Cabardès (Commune de Lastours et de Fournes-Cabardès).

M. Esparseil, l’un des fondateurs de la SESA, n’a pas seulement « découvert » l’or de Salsigne en 1892. Il est aussi le premier à explorer les grandes fosses minières – ou barrencs – situées sur le plateau qui sépare les villages de Lastours et Fournes-Cabardès, dans la Montagne Noire. Il est alors impressionné par l’ampleur des travaux souterrains qu’il visite, qui, à ses yeux, ne peuvent être que l’œuvre des Romains.

Plus d’un siècle après l’exploration de M. Esparseil, un programme d’étude est démarré en 2009 par une équipe d’archéologues du laboratoire toulousain TRACES. La mine des Barrencs se révèle être un site minier exceptionnel par son état de conservation et son ampleur. Elle figure parmi les plus vastes mines antiques connues actuellement en France. Cette étude, dont les principaux résultats seront présentés durant la communication, met notamment en lumière le haut niveau technique atteint par les mineurs. Elle fournit par ailleurs de nouveaux éléments de datation, qui ne confirment que partiellement l’hypothèse émise en son temps par M. Esparseil.

  
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0