Le 16 octobre 2021

La Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude vous invite, samedi 16 octobre 2021, à assister à deux nouvelles conférences inédites à l’Odeum, 64 Rue Antoine Marty Carcassonne

Entrée libre

Présentation du Passe sanitaire et port du masque obligatoires

  • 14 h 30 : Julien Foltran, archéologue (Scop Hadès), vice-président de la SESA. Le palais vieux des archevêques de Narbonne : recherches archéologiques en cours. La nouvelle découverte d’un second plafond peint médiéval.

Précédant la restructuration et la rénovation du palais des archevêques de Narbonne, une étude archéologique du bâti a été confiée à la société Hadès. L’objectif est d’améliorer la connaissance du palais en déterminant ses périodes de construction et l’évolution de ses fonctions au fil du temps. L’étude, toujours en cours, devrait s’achever au printemps 2022. Elle s’est d’abord concentrée sur le palais vieux, au sud de l’ensemble archiépiscopal, et a déjà permis de déterminer les grandes étapes de la construction et de découvrir un plafond peint inédit, probablement daté du milieu du XIVe siècle, qui vous sera présenté lors de cette conférence avec la projection d’une courte vidéo.

  • 15 h 30 : Christian Raynaud, historien médiéviste. La grange cistercienne de Parahou et la bastide royale de Saint-Louis (XIIe -XVIe siècles).

Saint-Louis-et-Parahou est aujourd’hui une petite commune audoise des hautes Corbières, bâtie au pied du pic de Bugarach. L’évocation de l’histoire de ce territoire entre le XIIe et le XVIe siècle nous permet d’entrer de plain-pied dans l’histoire médiévale du Razès. Au départ, existaient là deux entités territoriales bien distinctes : Parahou, un « honneur » détenu par deux lignages importants du Razès, les seigneurs de Laval et du Bézu. Ils le cèdent en 1160 au monastère cistercien de Fontfroide. A travers la fondation d’une grange pastorale sur ce territoire, les moines blancs comptent désormais parmi les acteurs principaux de l’histoire politique et économique du haut Razès au moment où cette région connaît de profonds changements politiques et religieux. Dans le contexte de la Croisade contre les Albigeois puis celui de son intégration dans le domaine royal capétien, ils y conservent et étendent leur domaine, vital pour leurs activités d’élevage, et élargissent leur influence sur les communautés voisines comme celle de Bugarach. La création en 1299 à Saint-Louis d’une bastide royale, tout près de la frontière fixée par le Traité de Corbeil (1258), montre toute l’attention encore portée à ce territoire. Saint-Louis n’est pas uniquement une bastide de défrichement et de peuplement ; c’est aussi une bastide frontière, proche d’un point de passage important entre deux royaumes. Ce voisinage durable entre une bastide royale et une grange monastique alors est un cas exceptionnel en Languedoc. Il n’avait fait jusqu’ici l’objet d’aucune étude approfondie.