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La visite de Quillan.

A 9 h 30 nous étions tous devant l’office du tourisme intercommunal Aude-en-Pyrénées. Monsieur Aragou, maire de Quillan, nous souhaitait la bienvenue puis Monsieur Emmanuel Hoccart de l’office de tourisme nous a guidés dans la ville.

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M. Hoccart de l’Office du Tourisme

Il rappela que Quillan est situé sur les voies de communication Est-Ouest entre Perpignan et Foix et Nord-Sud de Carcassonne vers le Capcir et la Cerdagne. Cette situation a privilégié les activités industrielles et maintenant le tourisme, lequel a commencé au XIXe siècle grâce aux routes puis à la voie ferrée.

L’activité thermale était importante dans les environs : Campagne-les-Bains, Alet-les-Bains, Escouloubre, Usson et tout près de Quillan : Ginoles-les-Bains, cette dernière station avec deux sources : Prosper et Rosita.

Très tôt, un office du tourisme a été installé dans la ville. Il a déménagé dans le bâtiment actuel, affecté antérieurement aux bains-douches et rénové en 2000.

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Le groupe écoutant le conférencier

Devant cet immeuble se dresse la statue de l’abbé Félix Armand, natif de Quillan qui a organisé, aux alentours de la Révolution, le percement de la voie qui traverse aujourd’hui le défilé de la Pierre Lys. Antérieurement, les transports ne pouvant aller au-delà de Belvianes-et-Cavirac par la vallée de l’Aude, devaient grimper sur le plateau de Sault pour rejoindre la Cerdagne. Napoléon aurait dit de cet ecclésiastique : « Dommage que ce soit un prêtre, j’en aurais fait un général d’armée ». Il est mort et enterré à Saint-Martin-Lys dont il fut curé à la fin de sa vie.

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L’office du tourisme et la statue de l’abbé Armand

Nous pouvons découvrir sa maison natale sur la Promenade, au niveau de la place Raoul de Volontat. Cette dernière doit son nom à un instituteur de Quillan qui fut pendant la seconde guerre mondiale le chef local de la Résistance. Arrêté et déporté, il est mort en déportation.

Un peu plus loin, nous pouvons voir des restes du rempart de la ville,

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Le reste de rempart

la Promenade étant installée depuis le XIXe siècle à l’emplacement des fossés qui avaient été asséchés au XVIIe, l’arche permettant de puiser l’eau d’Aude devenant inutile.

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Ancienne prise d’eau pour les fossés

Puis, suivant toujours notre guide, nous avons pénétré dans la vieille ville par la rue Félix Armand qui était issu d’une famille modeste mais qui a pu malgré tout faire des études et devenir prêtre.

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La rue Félix Armand

Cette rue est typique du quadrillage des bastides permettant de mieux contrôler la population mais aussi de montrer l’autorité du roi par un démarquage par rapport aux circulades ou aux castrum.

Les maisons comportaient habituellement deux étages : le rez-de-chaussée était affecté au petit élevage, le premier était réservé à l’habitation et le second était un grenier. De nombreuses maisons du centre de Quillan garde encore cette structure, élevage en moins.

Puis nous sommes passés devant la Maison des Sœurs de l’Ange, congrégation fondée par un prêtre de Quillan dans le but de venir en aide aux jeunes filles.

Nous nous sommes engagés ensuite dans la rue de la mairie et avons visité ce bâtiment public datant du XVIIIe siècle et construit par le seigneur d’Espezel puis habité par le comte de la Rochefoucault qui fut à l’origine des forges situées en amont de la ville. Le bâtiment comporte un bel escalier avec une très belle rampe en fer forgé. A l’étage, la salle des mariages est meublée d’une table aux armes de la ville : les trois quilles, rappelant les trois sommets qui surplombent Quillan. La cheminée est en marbre de Caunes-Minervois.

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Rampe de l’escalier de la mairie

Le bureau du maire réserve une surprise : dans un placard se trouve un oratoire décoré d’anges. A l’origine cette pièce était une chapelle.

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L’oratoire

Puis nous nous sommes rendus place de la République, limite entre la bastide et la première agglomération. Un bel immeuble du XVIIIe siècle, actuel Centre d’Action Sociale, est orné d’un cadran solaire « Propera te fugit ».

Le Pont Vieux construit en pierre au XVIIe siècle a remplacé un ouvrage en bois à culées maçonnées datant probabalement du Moyen Age. Il était flaqué à son amont rive droite d’un moulin démoli il y a une quarantaine d’années.

Il faut imaginer les carrasses sur le fleuve, radeaux descendant les bois des forêts des Fanges et de Callong vers Carcassonne. Les derniers ont descendu le fleuve au début du XXe siècle. Cette pratique est attestée depuis le Moyen Age.

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Le château, vu de la place de la République

Le château, bien visible à partir du pont, est un carré de trente mètres de côté environ. Il faut l’imaginer avec au moins trois mètres de plus en hauteur. Un donjon, aujourd’hui disparu, comportait trois niveaux. La construction actuelle remonterait, pour les parties les plus anciennes, au XIIIe siècle et aurait remplacé un ancien château wisigothique, peut-être romain, la datation étant assurée par des détails architecturaux tels que les pierres à bossage.

Nous avons pu voir, à un angle du bâtiment, la croix de consécration du château.

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Croix de consécration du château

A chaque angle, des échauguettes en encorbellement sont faites principalement avec la même pierre grise du reste du bâtiment mais une partie est en pierre de Roquetaillade aux tons beige, permettant un effet décoratif par le contraste entre les couleurs.

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L’entrée du château et les restes du donjon

Notre guide a retracé rapidement l’histoire de la forteresse,.

Les fouilles effectuées permettent de mettre en évidence un ensemble de bâtiments d’habitation le long du mur nord. Outre sa fonction militaire, le château devait aussi servir de résidence, peut-être en été pour l’archevêque de Narbonne.

Les archères d’origine se trouvent actuellement assez peu élevées du fait du rehaussement des sols. Une porte (mur ouest) devait être accessible par un escalier en bois.

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Meurtrière
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Porte
Un poterne au sud est flanquée à sa gauche d’un lieu d’aisance avec arc ogival.
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Arc ogival sur latrines

Puis nous sommes revenus vers la ville par la rive droite. Après un coup d’œil à l’art contemporain quillanais,

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nous sommes arrivés au pont Suzanne ainsi baptisé, en présence du président de la République d’alors, Gaston Doumergue, en l’honneur de la fille de M. Bourrel, maire et surtout directeur des usines situées en ce lieu.
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Pont Suzanne
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Pont Suzanne
Outre ses activités industrielles, M. Bourrel a lancé la pratique du rugby à Quillan, l’équipe locale ayant remporté le bouclier de Brennus.

L’activité industrielle s’est poursuivie par la fabrication du Formica qui a occupé jusqu’à 1000 personnes. L’usine a été totalement fermée en 2004 et rasée en 2006.

Le guide nous a indiqué les arches des anciens ponts ainsi que le tracé ancien du ruisseau Le Coulant, ruisseau qui avec l’Aude, délimitait le quartier de l’Hille, plus ancienne implantation de la ville.

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Pont

Le ruisseau a été dévié au XVIIe siècle. La place actuelle était occupée par un couvent puis par un hôpital et enfin par l’ancienne mairie.

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Eglise, porte

Nous avons terminé par la visite de l’église datant du XIVe siècle. A droite du portail quelques pierres présentent des sculptures. A l’intérieur une belle piéta est située dans une chapelle.

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Eglise, détail
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Eglise, détail
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Eglise, détail
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Eglise, détail
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Eglise, détail
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Eglise, détail
  
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