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Etudes archéologiques sur Carcassonne

- VAQUER (Jean), Les origines préhistoriques de Carcassonne.  [1]

- RANCOULE (Guy), Carcassonne, protohistoire - Les agglomérations, acquis et incertitudes  [2]

- PASSELAC (Michel), Carcassonne romaine : observations sur l’organisation urbaine dans la Cité et ses abords.  [3]

- GARDEL (Marie-Elise), Les anciens bourgs de Carcassonne : recherches préliminaires.  [4]

- BAUDREU (DOMINIQUE), La commune de Carcassonne et ses anciens paroisses - Contribution à la carte archéologique médiévale.  [5]

- FERRIOL (Marie-Chantal), L’évolution du quartier sud-est de la ville basse de Carcassonne (XIIIe - XIXe SIÈCLE)  [6]

- FOURDRIN (Jean-Pascal), L’enceinte antique de carcassonne (Secteur nord)  [7]

Prix : 25 €, port en plus.

Notes

[1] Si des indices de fréquentation humaine existent pour les périodes du Paléolithique et du Mésolithique, c’est à partir du milieu du 5e millénaire av. J.-C. que l’on constate le premier peuplement organisé dans la région carcassonnaise. Habitat groupé et dispersé coexistent dès cette époque qui correspond à la première mise en valeur agricole d’un fertile terroir alluvial et loessique. Le premier site fortifié, celui d’Auriac se développe au 4e millénaire et révèle une économie d’échanges déjà fortement développée qui se maintiendra sur les grands sites chasséens de Cavanac. La fin des temps néolithiques est marquée par la réalisation d’enceintes monumentales et l’apparition du mégalithisme qui témoignent de l’importance des activités cultuelles et cérémonielles dans des sociétés en cours de hiérarchisation. La civilisation des gobelets campaniformes qui a établi les premiers réseaux de communication et d’échanges à l’échelle européenne est attestée sur plusieurs sites qui contrôlent l’Isthme Aquitain. Le Carcassès acquiert dès lors un rôle stratégique sur cet axe de transit entre la Méditerranée et l’Atlantique. Il donnera lieu vers la fin de l’âge du Bronze à la création d’une des plus grandes agglomérations connues dans le midi de la France, celle de Carsac, l’ancêtre de la cité.

[2] L’existence d’agglomérations protohistoriques sur le territoire de la ville de Carcassonne, est longtemps restée du domaine de l’hypothèse, faute de données matérielles. Depuis un quart de siècle,des informations, bien que de portée inégale, se sont progressivement accumulées, permettant unepremière approche. Un bilan des acquis concernant le site de Carsac, habité entre le IXe et le VIIe siècle,puis celui situé à l’emplacement de la Cité, entre le VIe siècle et le dernier siècle avant notre ère, permet de mieux appréhender les caractéristiques de ces occupations, notamment sur le plan des appartenances culturelles et de la chronologie, même si nous échappent de nombreux aspects, notamment ceux concernant leur extension et l’évolution de leur organisation interne.

[3] On a recherché par des méthodes de carto-interprétation à retrouver l’organisation de l’espace antique dans la Cité de Carcassonne. Le bâti actuel reflète la présence de plusieurs structures organisées. Certaines sont antérieures à la fondation de la cité de droit latin, d’autres suivent de peu cette promotion de l’oppidum indigène, et correspondent à des réseaux organisant aussi le territoire de la cité. Deux nouveaux réseaux sont mis en évidence. Les données de la carto-interprétation sont rapprochées des observations archéologiques sur le terrain : on est bien loin du vide imaginé par J. Poux entre l’occupation indigène et la fortification tardive. L’analyse conduit à rechercher les rapports de ces structures avec l’enceinte du Bas-Empire et permet de proposer le modèle sur lequel elle a été édifiée.

[4] La ville de Carcassonne, avant 1240, était entièrement installée sur la rive droite de l’Aude. Au XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, des “ bourgs ” entouraient la Cité. Il n’y a jamais eu de véritable synthèse sur ce thème, même si quelques auteurs ont tenté d’évoquer la physionomie médiévale de la ville. Nous proposons ici une relecture de trois sources principales : le récit du siège de 1209 par Pierre des Vaux-de-Cernay, le rapport adressé à la reine Blanche par Guillaume des Ormes, sénéchal de Carcassonne, sur les opérations du siège mis devant cette ville par Raymond Trencavel, en 1240, et surtout les Lettres des commissaires du roi Louis IX au sénéchal de Carcassonne, de 1262, qui tentent de déterminer le périmètre des bourgs détruits en 1240. Nous compléterons les éléments fournis par ces textes au moyen d’une première approche des sources antérieures, de plans anciens ainsi que d’une étude de terrain.

[5] Avec ses 6 400 ha, l’actuelle commune de Carcassonne regroupe les anciens territoires paroissiaux de la Cité, de la Ville Basse mais aussi de six habitats groupés qui ont perduré jusqu’à nos jours sous des formes diverses : Montlegun, Montredon, Gougens, Grèzes, Maquens et Villalbe. L’utilisation des plans parcellaires du XVIIIe siècle permet de dresser un premier inventaire et un premier classement des établissements médiévaux, à l’exclusion de la Cité, de ses anciens faubourgs et de la Ville Basse. Le dénombrement a porté sur une chapelle, quatorze églises et cimetières, quatre villages ouverts, trois villages castraux, onze habitats intercalaires (dont huit bastides ou maisons-fortes seigneuriales) et cinq moulins à eau. Nombre de ces établissements sont aujourd’hui des sites archéologiques puisque disparus, par simple abandon ou par destruction volontaire. En matière d’histoire du peuplement, les habitats groupés et les églises recensés posent le problème de la mise en place du réseau paroissial et du rôle attractif exercé sur le long terme, d’une part par la Cité, d’autre part par la Ville Basse, en direction de la proche campagne. Quant à la Ville Basse, création du XIIIe siècle, elle pose de façon spécifique le problème du territoire qui lui a été associé au détriment du ou des territoire(s) préexistant(s).

[6] L’évolution urbanistique de la zone sensible du quartier du pont Vieux s’est faite en trois étapes principales : de la création (1247) à l’incendie du Prince Noir (1355) ; de 1355 à 1570 ; et de la destruction des couvents (1570) à la fin du XIXe siècle. Cette étude s’inscrit dans le cadre du Projet Collectif de Recherche « Carcassonne et son Territoire » et fait apparaître l’étude de ce quartier comme essentiel dans le développement de Carcassonne. C’est le lieu privilégié du franchissement du fleuve, des installations artisanales prés industrielles, de l’accueil des voyageurs et des établissements hospitaliers. L’évolution de ce quartier charnière est liée à l’histoire de la ville et a scellé dans son bâti les événements qui le jalonnent. Le secteur étudié se situe au sud -est de la ville basse, dans une zone comprise entre le cimetière Saint-Michel et la caserne Laperrine, la porte des Jacobins, le boulevard Commandant Roumens, le boulevard Camille Pelletan, le square Gambetta et l’Aude.

[7] Dans la section de l’enceinte intérieure de la Cité de Carcassonne comprise entre la tour du Trésau et le Château Comtal subsistent la plupart des constructions défensives qui furent implantées en cet endroit à la fin de l’Antiquité. Leur développement correspond au quart de la longueur de la muraille primitive, neuf tours y sont attestées. Deux parties différenciées s’y observent, celle tournée vers le Nord-Est, où la pente douce du terrain a nécessité le renforcement de la protection, et celle qui la prolonge en direction de l’Aude, dont l’approche était rendue plus difficile par l’escarpement prononcé. Une poterne est placée à leur jonction.

  
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