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Sortie du 4 mai 2008 à Montréal.

Le 4 mai 2008, à 14 h 30, rendez-vous était donné au Bois du Chapitre à Montréal pour une sortie d’information sur les plantes et fleurs.

Jean Sanègre, qui a réalisé un inventaire floristique de la Malepère, nous a présenté la géographie, la climatologie et la géologie de la Malepère et plus particulièrement du Bois du Chapitre. A la limte des zones franchement méditerranéenne et plus océanique, sur un secteur où la teneur en calcaire du sol peut varier très rapidement, situé de part et d’autre d’une crête exposant un flanc au nord et un autre au sud, le Bois du Chapitre présente une grande variété de plantes.

Le présent compte rendu ne reflète que bien peu de ce qui peut se rencontrer à d’autres saisons et même qu’une petite partie de ce qui a été vu. Vous pouvez apporter des compléments (liste de plantes et photographies prises ce jour).

Le travail de terrain s’est effectué avec Jean Sanègre, Marie-Thérèse Dimon-Cathary, Dominique Barreau, Gabriel Coirié, en deux groupes d’une vingtaine de personnes. Le secteur que nous allons explorer devrait nous permettre d’examiner une vingtaine d’espèces d’arbres, une trentaine d’arbustes et environ cinquante plantes herbacées. Dans ce compte rendu sommaire, nous ne pouvons pas, malheureusement, donner une photographie de chacune, ni même nommer toutes celles qui ont été vues et présentées.

Le flanc sud

La première plante en fleur rencontrée est la Mélitte à feuilles de Mélisse, plutôt calcicole.

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Puis nous examinons un chêne dont la face inférieure de la feuille est duveteuse : le chêne pubescent. Ses feuilles caduques restent sur l’arbre jusqu’à la pousse des nouvelles feuilles, au printemps. Nous verrons, un peu plus loin, le chêne kermès

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et le chêne vert.

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Un arbrisseau aux magnifiques feuilles roses nous interpèle : le ciste cotonneux, à feuilles duveteuses,

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il voisine ici avec le ciste à feuille de sauge, à fleurs blanches (comme presque tous les autres cistes sauvages de nos contrées). Normalement, l’un est calcicole et l’autre plutôt calcifuge. Nous constatons ainsi la variation rapide de sol.

Un glaïeul d’Italie montre sa hampe florale à peine éclose.

Un petit arbrisseau, très piquant, aux fleurs jaunes, le genêt scorpion,

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est distingué du spartiais et du genêt à balai vus plus loin sur notre parcours.

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Plusieurs « genêts » : Spartium junceum

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(à la tige ronde), quelque fois appelé genêt d’Espagne, Cytisus scoparius (genêt à balai à la tige striée) et Genista pilosa qui présente des poils sur son fruit.

Sur le talus, au soleil, le Sedum altissimum fait face à un Homme-pendu,

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alors que le Brome dressé et la Clématite vigne-blanche colonisent le bord du chemin. Plus loin le rouvet ou osyris, plante semi-parasite sur racine de chêne vert, de la famille du santal, montre ses fleurs curieuses, et le chevrefeuille étrusque ses longues tiges.

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L’urosperme présente ses belles fleurs jaunes et ses feuilles très caractéristiques.

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Puis successivement la séséli des montagnes, le limodore,

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l’épervière des murs

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et l’euphorbe des bois,

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le tamier (de la famille des ignames) et le cornouiller sanguin, arbrisseau, voire arbuste.

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La gesse noire nous montre ses tiges et ses fleurs.

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Nous faisons connaissance avec la bruyère arborescente,

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. Il existe au moins une autre espèce de bruyère sur le site Erica scoparia. La garance voyageuse, Viburnum lantana, la Véronique teuchrium

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et le Teuchrium ou germandrée sont ensuite sur notre chemin. Si on veut tirer le portrait d’un grillon, il faut le prendre en main.

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Il circulait aux alentours d’un sérapia (Serapia vomeracea

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et voisinait avec une embuse.

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La dorycnie à cinq feuilles, à petites fleurs blanches, ci-dessous en compagnie du ciste cotonneux,

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faisait face à l’orchis bouc et au géranium sanguin.

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Un arbuste, l’alisier ou Sorbus torminalis

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et la bryone (cucurbitacée, dioïque, toxique)

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voisinent avec un églantier, une pulmonaire.

Le Tamier,

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le Bugle Ajuga reptans

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côtoient Polygala vulgaris

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.

Un plant de Serratula tinctoria, qui fleurit en septembre, le Dompte-venin

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et le grémil Lithospermum purpureocaeruleum aux belles petites fleurs bleues, terminent cette première partie.

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Le flanc nord

Une fois arrivés à la citerne, nous prenons le chemin de retour, sur le flanc exposé au nord. Le bois devient différent. Un merisier Prunus avium et un sorbier Sorbus domestica se présentent en premier. Ils sont suivis par le châtaignier Castanea sativa

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, le néflier, aux fleurs aplaties sur les feuilles Mespilus germanica, nesplier en occitan.

Les fougères sont plus nombreuese et plus variées qu’au sud : polypode aux feuilles simples, fougère aigle.

Quelques beaux specimens de Houx Ilex aquifolium voisinent avec le Petit Houx Ruscus ou Fragon, qui ne ressemble au précedent que par ses fruits en forme de boules rouges. Le premier devient un arbuste de plusieurs mètres de haut, ses feuilles sont beaucoup plus larges que les fausses feuilles (en fait tiges élargies) du second, qui, lui, ne dépassent guère le mètre. Les deux sont coriaces et piquants.

L’anémone des bois est à ce moment en fruit Anemone nemorosa, nous aurions pu la voir en fleur en mars.

La valériane officinale Valeriana officinalis, le noisetier Corylus avellana, la raiponce en épi Phyteuma spicata. L’érable champêtre, Acer campestre en latin et azerou en occitan, la silène, la benoîte Ranunculus acris.

Un hanneton traverse le chemin. Cette espèce devient rare.

Un chêne sessile (le plus atlantique du secteur), un tilleul à petites feuilles en forme de cœur Tilia cordata, et en bordure du chemin la fétuque Festuca paniculata, l’Orchis morio et l’ornithogale des Pyrénées Ornithogalum pyrenaicum.

Nous aurions pu découvrir encore de nombreuses espèces, soit en étant plus attentifs, soit en nous engageant dans les ravines et le sous-bois. Mais il a bien fallu mettre un terme à cette après-midi qui a été très instructive.

Merci à l’organisateur, Jean Sanègre, et aux botanistes qui ont encadré cette belle sortie.

  
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