Accueil du site > Les activités > Sorties et excursions > Sortie archéologique à Narbonne, Sigean et Leucate

Sortie archéologique à Narbonne, Sigean et Leucate

Le dimanche 14 mai 2006, la Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude a proposé une Sortie archéologique à Narbonne, Sigean et Leucate

Près de 40 personnes ont répondu à l’invitation de la SESA, ce dimanche 14 mai. C’est sur la place de la mairie de Narbonne que M.et Mme Sabrié nous accueillent sous un soleil prometteur, à deux pas de la voie pavée de dalles grossières, tronçon du cardo de la ville antique et de la via Domitia.

- Le matin : à NARBONNE

Le musée archéologique et le Clos de la Lombarde

Dans le musée archéologique de la ville notre hôte décrit les techniques de construction des maisons romaines (pavements, murs, toitures...), puis les délicates peintures murales, patiemment reconstituées à partir de fragments quasiment informes, et présentées grandeur nature sur des panneaux. Du Ier siècle avant notre ère jusqu’au IIIe après J.-C les techniques et l’ornementation ont évolué explique M.Sabrié attirant notre attention sur quelques décors particulièrement réussis, tous découverts dans les ruines du Clos de la Lombarde où nous nous rendons.

Plus de vingt-cinq années de fouilles sur ce site Clos de la Lombarde (Narbonne) découvert en 1973 ont apporté de nombreuses informations sur la vie d’un quartier et de ses habitants durant l’Antiquité Occupé de manière diffuse pendant la République romaine, ce secteur verra ensuite s’implanter de vastes et luxueuses demeures : la maison à Portiques en est le plus bel exemple D’abord alimentées en eau par des puits, les habitations seront par la suite desservies par un réseau d’eau courante et dotées d’un tout à l’égout Un riche propriétaire fera creuser un vivier, un autre fera construire des thermes qui seront abandonnés, en même temps que les riches demeures au cours du IIIe siècle, période difficile pour la ville La basilique érigée à la fin du IVe siècle témoigne d’un renouveau de la cité, de courte durée cependant, puis qu’elle est désertée dans la première moitié du Ve siècle.  [1]

- L’après-midi à SIGEAN puis LEUCATE

*Opppidum de Pech Maho (Sigean) Catherine Brunet qui va conduire la visite présente le site découvert en 1913 Il s’agit d’un « éperon barré »

JPEG - 28.2 ko
Oppidum de Pech Maho (Sigean)

dit-elle, défendu dans sa partie la plus vulnérable par des murs en bel appareil précédés d’un large fossé (Un autre fossé distant de 150 m du premier a été repéré en 2001). Ce comptoir qui commerçait avec les peuples de la éditerranée, fut occupé par un peuple d’origine ligure, les Elysiques, du VIe au IIIe siècles avant notre ère. Une porte charretière aux ornières bien marquées dans la pierre donne accès à la petite cité au sein de laquelle les chercheurs ont reconnu un lieu de culte, une forge, découvert des plombs gravés en Ibère (langue encore incompréhensible), des meules de différents types, une tombe à incinération, des crânes hors sépulture (la nécropole, non fouillée est à l’extérieur des murs). Les fouilles reprises depuis peu et des études géologiques permettront de mieux comprendre l’histoire de ces lieux, et peut-être de situer le débarcadère par où transitaient les marchandises dit Catherine Brunet qui, en guise de conclusion, résume les différentes hypothèses avancées jusqu’ici pour expliquer la désertion du village au cours du IIIe siècle avant J.-C, hypothèses toutes séduisantes mais non avérées

*Le château de Leucate

La première mention écrite connue date de 1036 dit en introduction Catherine Brunet qui nous invite à découvrir les différentes étapes de la construction de cette imposante forteresse Divers aménagements seront apportés au cours des siècles ; elle sera réhabilitée au tout début du Ve siècle par des architectes italiens qui la doteront d’une remarquable enceinte bastionnée : les pierres apportées de l’île Sainte-Lucie composent les parements des murs, certaines d’entre elles portent la marque du tâcheron -tailleur de pierres Au milieu des ruines du haut desquelles le regard embrasse un paysage de rêve, si l’on excepte quelques « marinas » incongrues, Catherine Brunet évoque trois épisodes douloureux de l’histoire de Leucate : le siège de 1589 par les troupes de la Ligue et l’attitude « héroïque » des habitants et de Françoise De Cézelli, celui de 1637 par les Espagnols, la destruction du château enfin, sur ordre de Louis XIV, après de traité des Pyrénées.

Pour découvrir ou revoir ces lieux :

- Musée des Corbières + Oppidum pré-romain de Pech Maho en juillet-août tous les mercredis matins de 9 h à 12 h RdV à 9 h devant le Syndicat d’initiative, place de la Libération à Sigean, déplacement sur le site en voitures individuelles

- Les fortifications leucatoises (Château + Fort de la Haute Franqui) en juillet-août tous les lundis matins de 9 h à 12 h RdV à 9 h devant l’Office municipal du tourisme de Leucate (parking de la cave coopérative) ;

Notes

[1] Pour en savoir plus : Raymond et Maryse Sabrié : Le Clos de la Lombarde, un quartier de Narbonne dans l’Antiquité

  
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0