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La boîte à lichens

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Superposition de thalles

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1- Un thalle de Lecanora muralis recouvre partiellement un lichen de la même espèce
Grès à ciment calcaire, Ladern-sur-Lauquet

2- Xanthoria parietina (en jaune) avance sur le thalle de Physcia leptalea (cils et surface maculée)
Branche morte de Chêne pubescent, Trois Pechs (Cépie)

3- Xanthoria (calcicola) s’est installé sur un thalle de Lecanora muralis
Grès à ciment calcaire, Ladern-sur-Lauquet

Evolution des peuplements et colonisation du support

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Un riche cortège de lichens foliacés et fruticuleux, au premier stade de leur développement, colonise des branches mortes de Chêne pubescent. Trois Pechs (Cépie)

Ms : Melanelixia subaurifera (foliacé, brun cuivré)
Pp : Parmotrema perlatum (foliacé, gris-plomb à cils noirs)
Ps : Parmelia sulcata (foliacé, gris pâle à sillons clairs)
Fc : Flavoparmelia caperata (foliacé, jaunâtre pâle à lobes arrondis)
Ep : Evernia prunastri (fruticuleux, gris clair)

Problèmes de détermination (1) : affinités et divergences

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1- Pertusaria albescens
2- Pertusaria amara
Ces deux lichens peuvent partager le même support, répondent aux mêmes exigences écologiques et montrent une certaine ressemblance (thalle blanc et présence de soralies).
Mais le goût très amer de Pertusaria amara permet de les distinguer facilement.
Vieux Chêne pubescent en lisière, Trois Pechs (Cépie)

Problèmes de détermination (2) : thalles en lanières

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1- Evernia prunastri : thalle en lanières blanchâtres en phase de dépérissement 2- Evernia prunastri : soralies marginales 3- Evernia prunastri : face inférieure blanchâtre avec soralies marginales 4- Evernia prunastri : détails des soralies

Branche morte de Chêne pubescent, Trois Pechs (Cépie)

5- Ramalina farinacea : thalle en lanières étroites 6- Ramalina farinacea : thalle en lanières étroites 7- Ramalina farinacea : lanières densément sorédiées

Branches mortes de Chêne pubescent, Trois Pechs (Cépie)

Les deux espèces sont fruticuleuses avec des thalles découpés en lanières buissonnantes.
Elles poussent en mélange et présentent des soralies marginales qui accentuent leur ressemblance.

Mais il y a néanmoins des différences :
Evernia prunastri possède des lanières plus dilatées et souples, à faces différentes (face inférieure blanchâtre) et une réaction K+ jaune.

NB : Attention aux lichens en dépérissement qui deviennent plus clairs.

Colonisation du support : mosaïque de thalles

Photo 1 : espèces corticoles
Lc : Lecanora (chlarothera), (Apothécies brunes-rouges)
Pa : Phlyctis agelaea, (Thalle blanc)
Le : Lecidella elaeochroma, (Apothécies noires)
Fl : Frullania dilatata (Bryophyte)
Tronc de Chêne pubescent, Les Trois Pechs (Cépie)

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Photo 2 : espèces saxicoles
Ac : Aspicilia calcarea (Thalle blanc)
Pr : Protoblastenia rupestris (Apothécies oranges)
B : Lichens endolitiques du genre Bagliettoa
Vn : Verrucaria nigrescens (Thalle noir)
Calcaire lacustre, Ladern-sur-Lauquet

Les lichens colonisant des supports sans aspérités tels que des écorces lisses ou des pierres compactes peuvent créer des mosaïques très décoratives et tapissantes. Certains lichens sont délimités par une ligne sombre marginale ; c’est l’hypothalle (Hyp. dans les photos) constitué par des hyphes.

Anatomie : fructifications immergées dans le thalle et incrustées dans la roche

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Photo 1 : périthèces enfoncées dans la roche
a, b- Différents lichens du genre Bagliettoa
c- Détail d’un périthèce avec ostiole (pore en forme d’ouverture centrale)
Calcaires lacustres, Belcastel et Ladern-sur-Lauquet

Les périthèces sont des fructifications en forme d’urne. Dans le genre Bagliettoa, dont les espèces sont endolithiques, ils sont incrustés dans le substrat calcaire. A l’œil nu, on observera des minuscules points noirs éparpillés sur la roche (entre 0,1 et 0,8 mm de diamètre selon l’espèce).

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Photo 2 : périthèces immergés dans le thalle
a, b- Pyrenula macrospora
Ecorce de Noisetier, le Saut Cani (Montréal, Arzens)

En revanche, dans le genre Pyrenula, représenté par des lichens corticoles, les périthèces immergés dans les thalles forment des dômes foncés.

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Photo 3 : apothécies cratériformes enfoncées dans le thalle
a, b- thalle blanc aréolé-fendillé de Aspicilia calcarea
Calcaires lacustres, Belcastel (Buc et Belcastel)

Dans certaines espèces, les apothécies sont partiellement enfoncées dans le thalle (en forme de cratères dans les Aspicilia) ou situées au fond de cavités issues de l’épaississement du thalle (Diploschistes).

Clauzadea immersa et Hymenelia possèdent des apothécies incrustées dans la roche carbonatée ; à l’œil nu elles sont facilement confondues avec les périthèces des Bagliettoa.

Problèmes de détermination (3) : Evernia ou Pseudevernia ?

Evernia prunastri et les formes juvéniles des Pseudevernia furfuracea peuvent être confondues à cause de leur aspect buissonnant, de la découpe des lobes, de la face inférieure claire et des réactions chimiques presque identiques. Toutefois, certains caractères permettent de faire la différence.

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Branche de Chêne vert, clairière, Bois de las Mounjos (Villarzel-du-Razès)

1- Evernia prunastri : la face supérieure du thalle est vert-jaunâtre
2- Pseudevernia furfuracea (juvénile) : la face supérieure du thalle est gris pâle

3- Evernia prunastri : les lanières sont plus souples
4- Pseudevernia furfuracea (juvénile) : lanières plus rigides

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Branche de Chêne vert, clairière, Bois de las Mounjos (Villarzel-du-Razès)

5- Evernia prunastri : la surface est sorediée
6- Pseudevernia furfuracea (juvénile) : la surface est isidiée (bâtonnets cylindriques)

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Branche de Chêne vert, clairière, Bois de las Mounjos (Villarzel-du-Razès)

7- Evernia prunastri : la face inférieure est blanche
8- Pseudevernia furfuracea (juvénile) : la face inférieure est souvent noirâtre à la base

NB : Attention surtout aux formes peu isidiées des spécimens juvéniles de Pseudevernia furfuracea. Il existe toutefois une race de P. furfuracea à médulle C+ rouge.

  
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