Congrès du CTHS 2023 Toulouse
Le 147e congrès du CTHS aura lieu du 22 au 26 mai 2023 à l’université Toulouse Jean-Jaurès sur le thème : Effondrements et ruptures.
Pour proposer une communication, la date limite est le 1er novembre 2022. Inscrivez-vous directement en ligne sur le site du CTHS (paiement par carte bancaire sécurisé : 25€, gratuité pour les étudiants, les chômeurs et les membres du CTHS et pour les membres de sociétés savantes de Midi-Pyrénées [1] ou envoyez par courrier électronique à congres@cths.fr le bulletin à télécharger.
Il est nécessaire de joindre :
- le titre et le résumé de la proposition de communication (1000 caractères espaces comprises, soit une demi-page) en fichier .doc ou .rtf,
- la fiche d’inscription complétée en précisant bien dans quel thème et sous-thème ou colloque vous souhaitez placer votre communication, et, par courrier postal postal à CTHS Congrès Bât. Recherche Nord - Campus Condorcet - 14 cours des Humanités
93322 Aubervilliers Cedex,
le règlement des droits d’inscription, par chèque bancaire à l’ordre de l’ASCSHS (Association de soutien aux congrès des sociétés historiques et scientifiques) qui vous seront remboursés si votre proposition n’est pas acceptée.
Le résumé doit faire ressortir les points essentiels de la communication ; il en souligne les éléments nouveaux et les conclusions. Il doit faire clairement état des sources exploitées. Il ne doit prendre la forme ni d’une introduction générale, ni d’un plan.
Le Comité étudiera en novembre 2022 toutes les propositions de communication. Il peut écarter celles ne lui paraissant pas convenir, sans avoir à motiver sa décision. Les droits d’inscription sont alors remboursés, sur demande, avant le 1er mars 2023 (de même si un congressiste annule sa participation).
Pour tout renseignement complémentaire voir le site du CTHS.
Vous trouverez ci-dessous le résumé d’appel à communication.
Résumé de l’appel à communication
147e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques
« Effondrements et Ruptures »
22-26 mai 2023, Université Toulouse – Jean-Jaurès
Sous la présidence scientifique de Sandrine Costamagno,
de la section « Préhistoire et protohistoire »
En archéologie, le concept d’effondrement fait référence à la fin relativement rapide des sociétés, à la simplification des systèmes politiques et sociaux, au changement des cadres urbains, à la redistribution de la population dans le territoire et aux changements d’idéologie rendus visibles dans l’architecture et les arts. Les données archéologiques toujours plus nombreuses, le degré de résolution de plus en plus fin des événements et la multitude de nouvelles approches permettent de dégager des scénarios toujours plus élaborés. Cette thématique permet aussi de questionner la précarité des constructions politiques, économiques ou encore idéologiques dans le passé. Les phénomènes d’effondrement au niveau de collectivités plus réduites comme les bassins d’emploi, les terroirs et les villes ou encore l’effondrement de certains secteurs industriels avec la mise en regard des politiques d’accompagnement ou de relance plus ou moins efficaces peuvent aussi être interrogés. Face à la notion d’effondrement, la notion de rupture repose sur des exemples de clivage temporel dans l’histoire des sociétés humaines. La rupture marque l’avant et l’après d’un évènement, souvent de niveau critique et quelle que soit sa nature. Elle mobilise fréquemment le concept de révolution. La révolution française a provoqué l’effondrement des ordres d’Ancien Régime. L’affaiblissement actuel de certains états voit des recompositions brutales des entités nationales. Ces ruptures sont parfois déclenchées ou précipitées par des événements externes aux sociétés, tels que des catastrophes naturelles ou épidémiologiques. Ainsi, ce concept de rupture offre une bonne grille de lecture pour
discuter des capacités de résilience et d’adaptation des sociétés humaines face aux risques d’effondrements.
Ces exemples passés font écho à nos inquiétudes face aux crises actuelles ou à venir. Un courant de pensée « collapsologique » met en scène de nombreux scénarios apocalyptiques. Depuis plusieurs décennies, les scientifiques alertent sur les dégradations irrémédiables de l’environnement engendrées par les activités humaines. Le rapport rapport Meadows « The Limits to Growth » publié dans les années 1970 prédisait, en l’absence de mesures aptes à freiner la croissance économique et limiter la population mondiale, un effondrement de la civilisation industrielle au cours du XXIe siècle. Force est de constater que ce rapport est d’une troublante actualité. Outre la surexploitation des ressources, la planète se réchauffe, les signaux d’alerte se multiplient (montée du niveau marin menaçant de submersion la plupart des mégalopoles mondiales, acidification des océans et
destruction des écosystèmes marins aboutissant à l’appauvrissement de leur biomasse, aridification de certaines zones géographiques et déplacement en masse de réfugiés climatiques, etc...) et, à moins
d’adopter rapidement un nouveau paradigme durable, en rupture avec la tendance actuelle, il est très probable que nous dépassions les neuf limites planétaires permettant la stabilité de l’écosystème
mondial et permettant à l’humanité de prospérer (Rockström et al. 20091). L’effondrement de notre 1 Rockström J. et al. 2009. A Safe Operating Space for Humanity. Nature, 461, 7263, p. 472‑475.
Comité des travaux historiques et scientifiques 2
civilisation industrielle, s’il n’est pas certain, est donc potentiellement envisageable dans les décennies à venir.
Un regard à la fois historique et scientifique se doit donc, à l’occasion de ce congrès 2023 du CTHS, d’enrichir et d’ouvrir ce débat, non seulement sur la notion d’effondrement, mais aussi sur celles de
déclin, de crise et de rupture, en couvrant la plus large diversité disciplinaire représentée au CTHS et dans les sociétés savantes.
Plusieurs thématiques seront déclinées :
1- Définition de l’effondrement, Effondrements,
2- ruptures, adaptation, résilience des sociétés humaines,
3- Impacts des crises politiques, économiques, idéologiques sur les effondrements à des échelles microrégionale, microéconomique ou à l’échelle de la société et de sa structuration sociale,
4- Colonialisme et effondrement des sociétés traditionnelles,
5- Épidémies et effondrements,
6- Effondrement des ressources naturelles et de la biodiversité,
7- Des mondes en rupture ?
8- Peurs, déni, acceptation : quelles perceptions des sociétés anciennes ou actuelles face aux risques globaux pouvant potentiellement aboutir à un effondrement ? 9- Mutations culturelles, intellectuelles et religieuses.
Liste des sessions transversales proposées :
1- Surexploitation et pénurie des ressources naturelles : quels impacts sur les sociétés ? Adaptations, résilience, déclins. Exemples passés et actuels ;
2- Effondrements et ruptures dans l’histoire du monde vivant : les extinctions d’espèces et leurs interprétations ;
3- Le rôle des épidémies dans les effondrements et ruptures des sociétés ;
4- Sciences en contextes de rupture : la science quand la patrie s’effondre ;
5- Quand la démolition marque une rupture... »
Vous trouverez l’appel à communication intégral ici
[1] la SESA est membre de la fédération Midi-Pyrénées des sociétés savantes.
L'Herbiel de Gabriel


