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La sortie du 2 mai 2010.

Le groupe des botanistes de la SESA a proposé une sortie de sensibilisation à la botanique le dimanche 2 mai 2010 après-midi à Montclar, dans la partie sud du massif de Malepère.

La sortie a été effectuée sous la conduite de Jean Sanègre, aidé de Dominique Barreau, Gabriel Coirié et Marie-Thérèse Dimon-Cathary.

Le rendez-vous était fixé devant le foyer du village. Un regroupement en voiture s’est alors opéré avant de prendre le chemin au sud du village.

Un premier arrêt a eu lieu en bordure du Rec Grand, petit ruisseau s’écoulant d’ouest en est. Le caractère ombragé et humide des lieux favorise une végétation spécifique.

Notre attention est d’abord attirée par une fleur située au ras du sol, vivement colorée : la Lathrée de la famille des Orobanchacées, plante dépourvue de chlorophylle et vivant en parasite sur les racines de Saules, Peupliers, Aulnes, etc. Parfois dénommée Chuquet en occitan [1].

Un clic sur la photo permet de l’agrandir

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Lathraea clandestina, L.
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Lathraea clandestina, L.

Puis nous trouvons l’Hellébore fétide qui présente, contrairement à l’hellébore vert, de nombreuses feuilles au-dessous de l’inflorescence mais aucune à partir du collet. Les fleurs sont penchées, à sépales rapprochés en cloche entourée de larges bractées vert-jaune. Les noms occitans : seyre, chidre, cidre, cetroû, sistre, cist, matsin, marcivol, marciule

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Helleborus faetidus, L.

L’Arum d’Italie (coucuroch, espijo, rasim de serp, caulet de serp, ligarou) n’était pas en fleur,

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Arum italicum, Miller

contrairement à l’Euphorbe

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Euphorbia amygdaloïdes, L.

et à la Consoude (palalasse, aureilha d’ase, caboussudo, caulasso)

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Symphytum officinale, L.

L’Hippocrepis et le Tamier commun (Herbe aux femmes battues, merci Gabrielle, cojarassa de bosc, tanos, vinha blanca) :

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Hippocrepis
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Tamus communis, L.

La Gaillet gratteron, gaffarot :

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Galium aparine, L.

La Prêle des champs (couo de loup, boupélh) et l’Herbe à Robert (camirouge, uilh de perdit) :

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Equisetum arvense, L.
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Geranium robertianum, L.

et enfin le carex à épis pendants :

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Carex pendula

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Délaissant les bas-fonds, nous empruntons le chemin non goudronné qui grimpe vers le sud jusqu’à atteindre quasiment le sommet (367 m) des Trois Pechs et le chemin ouest-est situé en ligne de crête.

Sur un fond plutôt calcaire mais décalcifié nous allons observer une flore présentant des aspects calcifuges.

D’abord l’Orchis pourpre qui colonise entièrement un pré :

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Orchis purpurea, Hudson
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Orchis purpurea, Hudson

Puis le Fumeterre officinal et la véronique :

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Fumaria officinalis, L.
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Veronica austriaca

et la bruyère arborescente (bruche, bruga) accompagnée, un peu plus loin de sa cousine la bruyère à balai (Erica scoparia dont nous ne présentons pas de photographie, le photographe ayant été mauvais, si vous avez été meilleurs lors de la sortie, nous sommes preneurs) :

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Erica arborea, L.

Le Dompte-venin (brame baque), toxique, aux petites fleurs

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Vincetoxicum officinale, Moench

qui voisine avec le ciste cotonneux

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Cistus albidus,

et le Pâturin dont les inflorescences présentent de petites pousses feuillées :

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Poa bulbosa, L.

Le Petit houx ou Fragon (rasse, agraulet, agreulôu, escane-clouque, arans). Les éléments qui ressemblent à des feuilles sont en fait des rameaux aplatis au centre desquels les fleurs (mâles ou femelles suivant les pieds) apparaissent discrètement en hiver-printemps suivies des fruits (pour les plantes femelles) constitués d’une baie rouge vif semblable à la fructification du houx.

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Ruscus aculeatus, L.

Un semi-parasite, Osyris alba, de la famille des Santalacées est très abondant :

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Osyris alba, L.

et le Polygala, lactogène (information confirmée par notre bergère qui a pu le vérifier sur les troupeaux de brebis) :

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Polygala vulgaris

La Pulmonaire, reconnaissable à ses feuilles aux taches claires

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Pulmonaria longifolia, B.

et la silène penchée dont les fleurs s’ouvrent très tôt le matin et fanent aussi vite :

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Silene nutans, L.
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Silene nutans, L.

A ma gauche, le Chêne vert, auzina, alzina, caussou bert, à ma droite le Chêne pubescent (cassou) :

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Quercus ilex (à d.) et Quercus pubescens (à g.)

Le Muscari à toupet et l’Homme-pendu :

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Muscari comosum, L.
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Aceras anthropophorum

Un carex retient notre attention :

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Carex halleriana
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Carex halleriana

puis un genêt, Cytisus scoparius plutôt acidophile

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Cytisus scoparius

La lavande stoechas qui forme de belles touffes, l’inflorescence étant composée des petites fleurs situées le long de la tige, la partie supérieure, très colorée, est composée de bractées.

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Lavandula stoechas, L.
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Lavandula stoechas, L.

Puis le Daphné, garon, garou, trentanèl :

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Daphne gnidium, L.

Nous avons observé des abeilles qui construisent un refuge dans le sol meuble :

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et un crapaud :

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Puis l’Astragale de Montpellier, aimant les garrigues et pelouses sèches :

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Astragalus monspessulanus, L.

suivies de la Céphalanthère prise parfois pour du muguet alors qu’il s’agit d’une orchidée :

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Cephalanthera longifolia

et l’Euphorbe serrata, reconnaissable à son bord de feuille ressemblant à une scie :

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Euphorbia serrata, L.
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Euphorbia serrata, L.
Le genévrier commun, dont les baies parfument la choucroute, qui présente sur chaque feuille une seule raie blanche (contrairement au Cade, Juniperus oxycedrus, qui présente deux raies et dont les baies sont brunes au lieu de bleues) :
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Juniperus communis, L.

Et enfin, un genêt, souvent appelé Genêt d’Espagne (à ne pas confondre avec Genista hispanica) aux feuilles ne persistant que quelques semaines au printemps et dont la fibre fut utilisée en corderie et plus spécialement pour faire des espadrilles.

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Spartium junceum, L.

Toutes les plantes vues n’ont pas été photographiées, si vous avez participé à la sortie et que vous avez des photos de fleurs qui ne figurent pas sur cette page, elles peuvent être ajoutées.

Notes

[1] Les noms occitans, comme beaucoup d’informations botaniques, sont tirés de Marcel Saule, La grande flore illustrée des Pyrénées, Editions Milan, Rando-Editions, 2002. Les noms régionaux signalés peuvent être limités à une partie de la chaîne pyrénéenne. Les graphies utilisées sont variables.

  
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