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Vestiges romains du lac de Laprade Basse

Notre sociétaire, Bernard Micouleau, a découvert le site en 1984. Il a réussi à sensibiliser les décideurs pour assurer la mise en valeur de ces vestiges. A lire sur La Dépêche du 19 septembre 2020 l’article de Pierre Adroit.

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Remontage du mur, source La Dépêche

On connaît l’importance des vestiges gallo-romains dans le département avec entre autres les voies domitiennes et romaines traversant le territoire. Près du barrage de Laprade, un bâtiment industriel datant du Ier siècle après J.C. est en passe d’être remis au jour après une découverte voilà plus de 35 ans. Un instituteur de Trèbes, Bernard Micouleau, aujourd’hui à la retraite, passionné par les fouilles, a en 1984, lors d’une cueillette de champignons, détecté son existence. De grands travaux étaient alors entrepris pendant la construction du barrage de Laprade-basse dont la déviation de la route des Martys à Laprade et la destruction d’une partie importante du dépôt antique de scories pour l’implantation de la nouvelle chaussée. Cet édifice fait partie d’un vaste complexe industriel existant dans la Montagne Noire pour le traitement du minerai de fer. Celui-ci était porté à très haute température dans des fours alimentés avec du bois, le métal fondu étant transformé en lingots et les impuretés (scories) jetées à l’extérieur des forges, constituant des monticules imposants, les crassiers.

Plusieurs chantiers de fouilles durant cinq ans avec de jeunes bénévoles, ont été interrompus en 1989 faute de moyens financiers. Une mise en sommeil d’une trentaine d’années pour cet édifice d’une dimension imposante de 12 m de large pour 14 m de long qui a permis de récolter du matériel archéologique (fragments de céramique, poteries, monnaies, lampes à huile). La végétation ayant repris ses droits et envahissant l’ensemble, ce n’est qu’à l’automne 2018 que des membres du club de randonnée des Martys, qui œuvraient pour l’implantation d’un sentier autour du lac, ont commencé un énorme travail en débroussaillant de la parcelle et l’élagage de nombreux arbres pour redonner vie à ces lieux.

Dès lors, Bernard Micouleau, directeur du chantier a remué ciel et terre (au sens propre comme au figuré) pour la restauration partielle du site à la croisée de deux sentiers de randonnée. Situé sur un territoire appartenant au département, il revenait au service environnemental du conseil départemental de financer les travaux en concertation avec la DRAC de Montpellier. Évacuation des résineux, élévation partielle du bâtiment en pierres sèches par la société « Sud Pierre Sèche » (voir ci contre), la mise en valeur de ce vestige de deux millénaires, est sans conteste un plus pour le tourisme en Montagne Noire. Le village de Cuxac-Cabardès dont dépend le hameau de Laprade Basse et la communauté de communes ne s’y sont pas trompés et sont partie prenante dans cette réhabilitation aux côtés de la future base nautique du lac de Laprade.

Bernard Micouleau, directeur du chantier a remué ciel et terre ( au sens propre comme au figuré ) pour la restauration partielle du site à la croisée de deux sentiers de randonnée. Situé sur un territoire appartenant au département, il revenait au service environnemental du conseil départemental de financer les travaux en concertation avec la DRAC de Montpellier. Evacuation des résineux, élévation partielle du bâtiment en pierres sèches par la société « Sud Pierre Sèche » ( voir ci contre ) , la mise en valeur de ce vestige de deux millénaires , est sans conteste un plus pour le tourisme en Montagne Noire. Le village de Cuxac Cabardès dont dépend le hameau de Laprade Basse et la communauté de communes ne s’y sont pas trompés et sont partie prenante dans cette réhabilitation aux côtés de la future base nautique du lac de Laprade.

  
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