Accueil du site > L’Aude et le Monde. > Publications relatives à l’Aude > Léopold Petit architecte

Léopold Petit architecte

Claude Marquié, dans La Dépêche du Midi du13 décembre 2020 consacre son article dominical « Les dimanches de l’histoire » à Léopold Petit architecte.

Vous en trouverez le début ci-dessous :

JPEG - 63.5 ko

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à côté de l’architecte carcassonnais le plus en vue, Marius Esparseil, son confrère Léopold Petit est désormais mieux connu, grâce notamment aux recherches de Martial Andrieu.

Né à Toulouse, il suit les cours de l’Ecole des beaux-arts de Paris, puis se fixe dans notre ville, dont il est l’architecte communal de 1868 à 1875. À ce titre, on lui doit l’application du plan d’alignement de 1869, qui explique notamment la situation en retrait de l’actuel magasin Monoprix. Très impliqué dans la vie de la cité, il est en 1887-1889 deuxième adjoint d’O. Sarraut, puis premier adjoint de G. Jourdanne.

Durant cette période, divers architectes font partie du courant dit historiciste qui, chez L. Petit, consiste à reprendre souvent des éléments de l’antiquité gréco-romaine. On le voit sur le domaine de Fourtou (Villalier), avec le tombeau qui accueillit en 1885 les restes d’Armand Barbès dans un sarcophage encadré par six piliers carrés aux profils d’inspiration grecque. L’année précédente, le conseil municipal de Conques ayant décidé de construire une nouvelle mairie, l’œuvre de l’architecte relève de la même inspiration, tout comme, dans notre ville, les cariatides qui encadrent la porte du 39 boulevard Jean-Jaurès. Il est vrai que d’autres réalisations ne sont pas de la même veine. Certaines sont dues à des commandes publiques, ainsi en 1881 l’agréable kiosque, centre des concerts musicaux, qui ornait alors le square Gambetta, et en 1890 la façade originale de l’école Marcou. Dans la sphère privée, la réalisation la plus importante est le 8 du square Gambetta, mitoyen de l’immeuble Fafeur (1882) où une série d’éléments décoratifs atténue l’impression massive que peut donner la taille du bâtiment.

On doit également à cet homme de l’art la façade de la maison Chonier, rue de Verdun, précédemment appelée Pont Neuf ; détail amusant, l’un des associés qui gérait l’entreprise fit sécession et créa en face, le 8 décembre 1906, la Belle Jardinière par allusion au grand magasin parisien rival du Pont Neuf.

Mais Léopold Petit avait bien d’autres idées en tête, que nous verrons prochainement.

  
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0