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La Chapelle des Auzils à Gruissan

Le journal La Dépêche publie sur son site un article accompagné d’une vidéo sur la chapelle des Auzils à Gruissan dont est extraite l’illustration ci-dessous.

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VIDÉO. « Secrets d’ici » à Gruissan : à la découverte de Notre-Dame des Auzils, la chapelle cachée et son cimetière marin

l’essentiel Dans le cadre de notre rubrique vidéo « Secrets d’ici », consacrée au patrimoine de l’Occitanie, on vous emmène à la découverte d’une chapelle cachée sur les hauteurs de Gruissan : Notre Dame des Auzils. Pour y accéder, il faut emprunter l’allée des Naufragés, un cimetière marin unique en son genre. Visite guidée.  Tout le monde connaît Gruissan pour ses larges plages ensoleillées. Ils sont moins nombreux, les touristes qui grimpent jusqu’à la chapelle Notre-Dame des Auzils, cette petite église jaune perdue dans le massif de la Clape. Et pourtant, l’édifice vaut le détour, pour son histoire, le panorama sublime qu’il offre sur le littoral et le cimetière marin qui l’accompagne.

Érigée en 1635 sur une grotte réputée pour ses pouvoirs telluriques, Notre Dame de bons secours, comme on l’appelle aussi, veille sur la mer Méditerranée et ses marins, dont les destinées ont été aussi tragiques que miraculeuses. Depuis son promontoire, on aperçoit le port de Gruissan, le village des Chalets et même la falaise de Leucate. 

À l’intérieur de la chapelle, sous une voûte qui rappelle la coque d’un bateau inversée, des dizaines de tableaux et d’objets recouvrent les murs. Un spectacle étonnant. Il s’agit d’« ex voto », des offrandes faites à la vierge des Auzils par des marins rescapés. La plupart de ces tableaux représentent des bateaux malmenés dans des mers déchaînées. Une grande partie d’entre eux est en réalité des trompe-l’œil, des reproductions réalisées à même le mur à la suite d’un vol, commis dans l’église dans les années 60. « C’est une façon de perpétuer le souvenir de ces marins qui ont vécu des aventures extraordinaires », nous confie Elodie Galsomiès, guide-conférencière à l’Office de tourisme de Gruissan. 

L’allée des Naufragés, un cimetière marin unique Le souvenir des marins, il est aussi palpable le long du chemin escarpé qui mène à la chapelle. L’allée des Naufragés, bordée de cyprès et de pins, abrite 26 cénotaphes, ces tombes élevées à la mémoire d’un mort mais qui ne contiennent pas de corps. Ces monuments, construits de manière simple, avec les pierres du pays, rendent hommage aux disparus en mer, très fréquents aux XVII et XIIIe siècles. Le plus souvent, leurs dépouilles n’étaient pas rapatriées, faute de moyens. Les familles gruissanaises endeuillées, très pieuses, les ont érigés progressivement, entre 1840 et 1927, avec l’aide de la paroisse, pour pouvoir se recueillir. Chaque cénotaphe conte une histoire dramatique, comme celle de la famille Rouquette, qui a perdu trois hommes dans le port du Havre en 1852, dont le plus jeune était âgé de seulement de 14 ans. Le cimetière marin fait encore l’objet d’un pèlerinage, chaque année, lors du lundi de Pâques. 

Le site des Auzils est aujourd’hui classé au titre des sites historiques. Une très belle ballade à découvrir si l’on veut sortir des sentiers battus du littoral. 

Manon Haussy

Le cimetière marin compte 26 cénotaphes, érigés en hommage aux marins de Gruissan disparus en mer. DDM - M. Haussy

  
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